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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'humanité et la musicalité, 13 juin 2014
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Richard Strauss : Lieder (CD)
Eternelle Arabellissima, Lisa della Casa s'est inscrite à la scène comme une voix particulièrement emblématique de l'univers opératique straussien (et mozartien). On a souvent tendance à oublier qu'elle s'est aussi essayé au registre du lied (en dehors des Quatre Derniers Lieders avec orchestre bien sûr, pour lesquels elle rivalise au sommet de la discographique avec sa rivale Elisabeth Schwarzkopf; le choix, inutile, étant affaire de goût).

Ainsi en 1957, l'année de son Arabella studio avec Solti, la suissesse donne un unique récital de lieders à Salzbourg (avec Arpad Sandor, un témoignage publié chez Orfeo). Dans une discographie assez peu étoffée en la matière, on notera aussi le magnifique récital 1956 publié chez Testament (avec Karl Hudez au piano), complété de fameux "Frauenliebe und Leben" de Schumann (en 1962 avec Sebastian Peschko). Toujours avec Peschko en 1962, on ira aussi chercher les 7 lieders straussiens, également disponibles chez Testament (en complément d'une sélection d'Ariane avec Alberto Erede et les berliners).

Lisa Della Casa nous propose ici un récital studio de 17 lieders straussiens (anciennement chez Eurodisc), enregistré à New-York en novembre et décembre 1963, l'année de son Arabella studio avec Keilberth (chez DG), et quelques mois avant son Octavian au Metropolitan, où elle retrouvait Schwarzkopf après "l'affaire" de Salzbourg.

Dans ce Strauss plus intime, on retrouve les mêmes qualités vocales qui ont fait de la suissesse une interprète singulière et irremplaçable : une voix naturellement distinguée, un timbre cristallin, une clarté proverbiale, une articulation précise aux intentions raffinées, et cette ligne de chant infinie toujours aussi fascinante. Le style, peut-être parfois un tout petit peu tendu (gênée par le studio ?), pourra aussi revêtir par moment comme un parfum légèrement suranné; mais jamais ne se rompra cette impression de charme et de séduction, car l'humanité et la musicalité qui se dégagent de ce chant demeurent définitivement troublants.

La soprano est accompagnée par le piano du hongrois Arpad Sandor, un élève de Kodaly et de Bartok qui se fit un nom (principalement aux Etats-Unis après son exil en 1933) dans l'accompagnement de voix (comme Josef von Manowarda, ou Lily Pons) ou d'archets (il eut notamment pour partenaire Jascha Heifetz ou même Fritz Kreisler). Agé ici de 67 ans, il se montre efficace mais discret, laissant toute la place à sa prestigieuse soliste (une impression renforcée par une prise de son un peu déséquilibrée).

Un disque réédité sans complément, donc assez court (43 minutes à peine), avec un léger souffle bien présent. A noter encore la présence des textes avec traduction en anglais (et une courte notice de 2 pages, en anglais seulement).
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Richard Strauss : Lieder de Richard Strauss (CD - 2014)
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