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5.0 étoiles sur 5 bien sûr
le jazz respire, il sent bon, il vit, il avance. Et Ambrose en est un nouveau maître. Remettant sans cesse son œuvre sur le métier, poussant toujours plus avant son idée. Il y a dans ce disque des partis pris qui vont déconcerter ceux qui croient aux postures (cf les autres commentaires)...Je crois au travail, j'ai vu Akinmusire au travail...
Publié il y a 22 jours par HenriPierre

versus
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 l'art de l'affectation...
Ce disque d'Ambrose Akinmusire est une petite déception de mon point de vue. Ce jeune trompettiste âgé d'une trentaine d'années, s'était fait remarquer dans trois galettes fort bien réalisées (Prelude (To Cora), Don't Fight the Inevitable et surtout Consequences du pianiste John Escreet). Il signe là son troisième...
Publié il y a 14 mois par freddiefreejazz


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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 bien sûr, 15 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Imagined Savior Is Far Easier to Paint (CD)
le jazz respire, il sent bon, il vit, il avance. Et Ambrose en est un nouveau maître. Remettant sans cesse son œuvre sur le métier, poussant toujours plus avant son idée. Il y a dans ce disque des partis pris qui vont déconcerter ceux qui croient aux postures (cf les autres commentaires)...Je crois au travail, j'ai vu Akinmusire au travail... C'est un disque de choix, ceux d'un compositeur, d'un producteur, d'un afro américain d'aujourd'hui. Et c'est beau
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 l'art de l'affectation..., 5 mai 2014
Par 
freddiefreejazz (Quelque part dans le Sud Ouest...) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Imagined Savior Is Far Easier to Paint (CD)
Ce disque d'Ambrose Akinmusire est une petite déception de mon point de vue. Ce jeune trompettiste âgé d'une trentaine d'années, s'était fait remarquer dans trois galettes fort bien réalisées (Prelude (To Cora), Don't Fight the Inevitable et surtout Consequences du pianiste John Escreet). Il signe là son troisième opus en leadeur et son deuxième paru sous le label Blue Note (après When The Heart Emerges Glistening sorti en 2011). Un trompettiste bourré de talents, certes, mais dont le défaut majeur est de multiplier des pistes plus ou moins doloristes. Alors bien sûr, c'est beau, très beau même, mais mon dieu que tout cela sent la complaisance et la naphtaline. Je sais, la musique d'Ambrose Akinmusire est sous le feu des projecteurs à l'heure actuelle (le dernier numéro de Jazz Mag lui a même décerné un « CHOC »). Le goût et le langage musical changent de temps à autre. Et Ambrose a raison de ne point jouer à la vieille mode (le néo-bop si cher à Marsalis, Pelt et bien d'autres encore). Le goût doit se faire à la nouvelle, nous rabâche-t-on. Soit. Encore faut-il bâtir un projet qui tienne la route. Personnellement, malgré la qualité de l'ensemble (l'album est quand même loin d'être mauvais), plusieurs choses me gênent ici : d'abord, c'est cet état d'esprit pleurnichard de notre artiste, et puis toutes ces voix un peu trop envahissantes... Cela gâche l'intention à mon avis. Trop d'affectation tue le message (« Ceaseless Inexaustible Child » ou encore l'emploi de la voix d'une gosse de six ans sur « Rollcall for Those Absent ») versent dans le sirupeux, voire dans les choeurs tendance évangélique; la complaisance et cette manière d'infantiliser le public, voilà qui procure aussi quelques sentiments mitigés. Terence Blanchard avec A Tale Of God's Will (paru chez Blue Note également) avait montré la voie de toute façon (après le passage de l'ouragan Katrina.... il réalisa le même genre d'album « pompier »). Pleurons, pleurons sur le sort des blessés de la vie. Mais ne le sommes-nous pas tous à quelque degré que ce soit? Va-t-on gémir pour autant? N'oublions jamais que l'affectation, c'est quand même ce qui gâte les plus belles choses (Duke Ellington, Charles Mingus, John Coltrane et Miles l'avaient fort bien compris...). Et pourtant la trompette de Akinmusire a ce je ne sais quoi de lumineux... Manque justement un peu d'obscurité et de sincérité... Ce n'est pas tout de faire dans la transversalité, encore faut-il que ça joue, que ça pulse, qu'il y ait une direction idoine et un peu de ténèbres...

De l'ère post-Marsalis, il est pourtant (certainement même) l'un des meilleurs ambassadeurs de son instrument. Une sincérité bienvenue en tout cas. Ce dernier album, The Imagined Savior is Far Easier to Paint s'inscrit dans une continuité logique à l'aune de son précédent opus, et possède bien entendu quelques qualités instrumentales (l'intro sur « J.E. Nimah »). On a ici une oeuvre sensible, très américaine dans l'âme, comme en témoigne le thème d'ouverture, empreint de nostalgie (« Marie Christie »). Ce trompettiste proche de Jeremy Pelt (de par le phrasé) mais beaucoup plus finalement de Christian Scott (en terme d'écriture, l'inspiration tire vers le jazz-pop qui ratisse large...) a tout de même le mérite de se renouveler dans un album assez bien construit mais qui s'avère au final, et ce malgré la bonne volonté de son auteur, un beau fourre-tout lorgnant vers une sensiblerie mystique et doloriste. Rien de révolutionnaire par ici, rien de nouveau non plus. L'intention de notre artiste, on le voit bien, c'est de marquer les esprits sur la situation détestable dans les ghettos de par une écriture bien ciselée avec des arrangements tirés au cordeau mais tirant sur une coquette expression de cette grâce peu comprise parfois, que nous appellerons « sensiblerie » ici, et qui, chez quelques artistes américains, est la poésie du cœur arrivée à la surface de l'être, s'épanchant en minauderies, en divines manières chez des musiciens soit disant spirituels, donnant ainsi des résultats pour le moins décevants. Il y aurait bien entendu quelques contre-exemples, comme le surprenant « Inflatedbyspinning » au cours duquel les musiciens manifestent un élan spontané. Bien sûr, c'est un jazz très accessible dont la qualité ne saurait être mise en question. Mais il eût fallu à mon sens un directeur artistique plus exigeant. L'on pourra préférer un jazz beaucoup plus roboratif et prenant plus de risques (comme celui que l'on trouve chez Jonathan Finlayson, Dave Douglas et surtout Peter Evans, qui, en termes d'idées musicales et de prises de risques, sont autrement plus subtils.

Cela dit, Ambrose Akinmusire propose quelques compositions surprenantes, même si l'on pourra ici et là évoquer quelques doutes sur le choix des intervenants (que vient faire par exemple cette chanteuse sur « Our Basement »?). En tout et pour tout une heure de musique qui s'écoute avec pas mal de sentiments mitigés (sûr qu'en concert, je me déplacerais, la dernière plage est à ce titre la plus intéressante puisqu'il s'agit d'une captation « live »). Comme je le faisais remarquer pour le dernier album de Brian Blade (Landmarks, Blue Note 2014), il y a comme un désir chez de nombreux artistes américains d'apaiser les auditeurs (en exagérant l'aspect dramatique ou au contraire en essayant d'apaiser à l'extrême les tensions qui sous-tendent la société US), et de façon globale, pour apaiser l'état actuel du monde (en pleine effervescence, en pleine ébullition). Comme si les musiciens ressentaient profondément les blessures, les tourments de leurs contemporains, avec une affectation justifiée sans doute (Akinmusire revient longuement sur cette adolescente tabassée par des flics et toujours tenue en prison à l'heure qu'il est...). Alors, engagement, oui. Mais affectation ou complaisance, non. La musique reste le langage universel par excellence. N'y rien ressentir et n'y rien dire de notre ressenti serait regrettable. Malheureusement, The Imagined... est un produit beaucoup trop consensuel, c'est là son défaut majeur. La révolte d'un Max Roach (We Insist! Freedom Now Suite) ou plus près de nous, la colère d'une Matana Roberts (Coin Coin Chapter One: Gens De Couleur me semblent plus porteurs de sens. Ici, l'ensemble n'est pas catastrophique mais parfois tous ces disques en disent long sur la morosité ambiante de notre monde, comme si un je ne sais quoi de turbulent était sur le point d'arriver, ou d'éclater. La fin d'un commencement, un incipit... Alors que d'autres jouent, non pour apaiser mais pour décider... Ils ont une approche plutôt « nietzschéenne » de la musique (je songe au trompettiste Peter Evans donc, mais aussi au saxophoniste Ivo Perelman, au pianiste Matthew Shipp, et plus près de chez nous, à tous ces musiciens européens, comme ce saxophoniste extraordinaire qu'est Matthieu Donarier). Aucune comparaison. Aucune complaisance non plus à l'égard de l'actualité. Ce n'est pas la même philosophie du jazz de toute façon. En attendant, ne gâchons pas ce maigre plaisir, on peut écouter ce The Imagined...comme si l'on se contentait de quelques miettes... Désolé d'avoir été aussi long et aussi pénible... 3 étoiles (parce que je ne suis pas trop méchant sur ce coup-là...).
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un album engagé, 19 avril 2014
Par 
Cetalir "Cetalir" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Imagined Savior Is Far Easier to Paint (CD)
On peut dire de ce troisième album du prodige de la trompette de jazz, obsédé par la maîtrise technique parce qu'elle est le seul moyen de le faire accéder à ce qu'il veut exactement exprimer, que c'est un album engagé à plus d'un titre.

Engagé parce que, comme ce titre où une voix d'enfants défile une litanie de liste de noms, il s'agit de dénoncer les enfants noirs tués par la police américaine. Engagé parce qu'il s'agit sur cet autre titre de dire la violence d'un internement à vie d'une jeune fille de seize ans, autant de manifestations des dérives d'une société américaine faite d'outrances. Engagé artistiquement, aussi et surtout, parce que c'est à un voyage musical et poétique, protéiforme et personnel qu'Akinmusire nous invite avec ses quatre compères.

Un voyage où le regard se tourne parfois vers les formes désormais classiques de la musique impressionniste française du début du XXème siècle mais explore le plus souvent des allées laissées vierges comme autant de possibles musicaux où le jeune homme peut laisser la puissance de son imaginaire s'exprimer. Parfois, des chanteurs sont invités donnant une voix éraillée à la limite d'une rupture, illustration supplémentaire et volontaire d'un monde qui se fracture.

Il n'y a pas dans cet album un peu magique une volonté acharnée de faire du neuf pour du neuf. Seule la volonté de faire du neuf si c'est beau et si cela raconte quelque chose prime, et cela s'entend immédiatement. On est comme subjugué à l'écoute de ces morceaux parfois dérangeants et dont plusieurs écoutes révéleront toute la richesse et la subtilité.

Du grand art parfaitement bien capté de plus.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Militant......Tant.... Tant !!!!!!!!!!!!!, 20 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Imagined Savior Is Far Easier to Paint (CD)
Sérieux comme un pape, le ptit à la trompette...pette... pette............le garçon souffre beaucoup et distille un album de jazz moderne et drôle comme une envolée de corbeaux.................
comme dab : un très beau son + de belles voix..............une inspiration toujours à la limite de ma ligne de flottaison : l'harmonie.......
et puis le passage obligé avec la liste (d'ailleurs très courte d'individus dont je ne connais pas l'histoire, "assassinées" par la police mais assurément innocents - la liste est d'ailleurs tellement courte qu'il est obligé de la réciter en boucle,l'habituelle litanie -et patati et patata)

pour rappel : 72 officiers de police américains sont mort en 2012 dans l'exercice de leurs fonctions (j'attends toujours un morceau de musique pour célébrer leurs sacrifices)

l'album se termine sur un morceau live de 16 minutes un peu casse bonbon........

Si vous faite le calcul : 78 minutes moins 16 minutes live moins trois minutes pour la liste des martyrs,
il vous reste près de 60 minutes de jazz très intéressant .................
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un projet ambitieux., 21 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Imagined Savior Is Far Easier to Paint (CD)
A. Akinmusire nous invite à un voyage musical divers, imaginatif et original. Sa musique est lyrique, poétique et aussi savante. Elle ne tombe pas cependant dans le piège de l'abstraction. Les climats sont divers. "As we Fight" sonne un peu comme certaines oeuvres d'Herbie Hancock (on pense à Maiden Voyage) et l'écriture pour les trois instruments solistes qui termine le morceau est d'un excellent niveau; de même "Vartha" nous offre deux solos remarquables du guitariste et du pianiste dans une ambiance davisienne. L'écriture pour cordes ne manque pas d'originalité ("Inflatedbyspinning"). Le chant de Cynthoia Brawn s'inscrit dans la tradition du blues et du gospel dans une démarche contemporaine et donne lieu à des échanges d'un grand intérêt avec le trompettiste. Le dernier morceau donne l'occasion aux musiciens tous excellents de déployer de longues improvisations aux marges d'un jazz très ouvert qui ne confond pas liberté et déconstruction. Une mention spéciale pour Justin Brown. Son jeu de batterie profus et d'une instablitité apparente est impressionnant et insufle au groupe au groupe une dynamique et un groove remarquables. Un seul regret; la recherche présente dans ce travail n'évite pas une impression de manque d'unité.
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les saveurs, 17 mai 2014
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Imagined Savior Is Far Easier to Paint (CD)
Un grand trompettiste et compositeur, à écouter pour qui considère le Jazz comme une antenne ouverte à tous les courants
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2 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Trop dissonant, 9 mai 2014
Par 
Marc Debono (La Ferté sous Jouarre) - Voir tous mes commentaires
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Imagined Savior Is Far Easier to Paint (CD)
C'est toujours la même chose, je me suis fié à cette critique par trop intellectuelle. Du coup un album ou l'on ne comprend rien si l'on n'est pas initié. Par trop dissonant.
J'ai pas aimé et je me suis obligé à l'écouter et le résultat est que je n'entends pas la chose
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