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On peut dire de ce troisième album du prodige de la trompette de jazz, obsédé par la maîtrise technique parce qu'elle est le seul moyen de le faire accéder à ce qu'il veut exactement exprimer, que c'est un album engagé à plus d'un titre.

Engagé parce que, comme ce titre où une voix d'enfants défile une litanie de liste de noms, il s'agit de dénoncer les enfants noirs tués par la police américaine. Engagé parce qu'il s'agit sur cet autre titre de dire la violence d'un internement à vie d'une jeune fille de seize ans, autant de manifestations des dérives d'une société américaine faite d'outrances. Engagé artistiquement, aussi et surtout, parce que c'est à un voyage musical et poétique, protéiforme et personnel qu'Akinmusire nous invite avec ses quatre compères.

Un voyage où le regard se tourne parfois vers les formes désormais classiques de la musique impressionniste française du début du XXème siècle mais explore le plus souvent des allées laissées vierges comme autant de possibles musicaux où le jeune homme peut laisser la puissance de son imaginaire s'exprimer. Parfois, des chanteurs sont invités donnant une voix éraillée à la limite d'une rupture, illustration supplémentaire et volontaire d'un monde qui se fracture.

Il n'y a pas dans cet album un peu magique une volonté acharnée de faire du neuf pour du neuf. Seule la volonté de faire du neuf si c'est beau et si cela raconte quelque chose prime, et cela s'entend immédiatement. On est comme subjugué à l'écoute de ces morceaux parfois dérangeants et dont plusieurs écoutes révéleront toute la richesse et la subtilité.

Du grand art parfaitement bien capté de plus.
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Cette galette d'Ambrose Akinmusire est de mon point de vue une nouvelle petite déception... Pourtant, souvenez-vous : le trompettiste aujourd’hui âgé d'une trentaine d'années s'était fait remarquer dans trois enregistrements fort bien réalisés (Prelude (To Cora) (publié par Fresh Sound New Talent en 2009), Don't Fight the Inevitable et surtout l’excellent Consequences, respectivement publiés en 2009 et 2008, ces deux dernières galettes étant produites par le pianiste John Escreet…). Si en concert le trompettiste est surprenant, sur disque et dans celui-ci tout particulièrement, c’est tout le contraire. Ou pour le dire autrement, sa production discographique m’apparaît de plus en plus consensuelle... Il signe là son troisième opus en leadeur et son deuxième publié par le label Blue Note (après When The Heart Emerges Glistening sorti en 2011). Bourré de talents, certes. Mais son défaut majeur est de multiplier des pistes plus ou moins doloristes. Alors bien sûr, c'est beau, très joli même, mais mon dieu que tout cela sent la complaisance et la naphtaline. Je sais, la musique d'Ambrose Akinmusire est sous le feu des projecteurs à l'heure actuelle (le dernier numéro de Jazz Mag lui a même décerné un « CHOC »). Le goût et le langage musical changent de temps à autre. Et Ambrose a raison de ne point jouer à la vieille mode (le néo-bop si cher à Marsalis, Pelt et bien d'autres encore). Le goût doit se faire à la nouvelle, nous rabâche-t-on. Soit. Encore faut-il bâtir un projet qui tienne la route. Personnellement, malgré la qualité de l'ensemble (l'album est quand même loin d'être mauvais), plusieurs choses me gênent ici : d'abord, c'est cet état d'esprit pleurnichard de notre artiste, et puis toutes ces voix un peu trop envahissantes... Cela gâche l'intention à mon avis. Trop d'affectation tue le message (« Ceaseless Inexaustible Child » ou encore l'emploi de la voix d'une gosse de six ans sur « Rollcall for Those Absent ») versent dans le sirupeux, voire dans les chœurs grand spectacle tendance évangélique; la complaisance et cette manière d'infantiliser le public, voilà qui procure de surcroît quelques sentiments mitigés. Terence Blanchard avec A Tale Of God's Will (paru sous le label Blue Note également) avait montré la voie de toute façon (après le passage de l'ouragan Katrina.... il réalisa le même genre d'album « pompier »). Pleurons, pleurons sur le sort des blessés de la vie. Mais ne le sommes-nous pas tous à quelque degré que ce soit? Va-t-on gémir pour autant? N'oublions jamais que l'affectation, c'est quand même ce qui gâte les plus belles choses (Duke Ellington, Charles Mingus, John Coltrane et Miles l'avaient fort bien compris...). Et pourtant la trompette d’Akinmusire a ce je ne sais quoi de lumineux... Manque justement un peu d'obscurité et de mystère... Ce n'est pas tout de faire dans la transversalité, encore faut-il que ça joue, que ça pulse, qu'il y ait une direction idoine et un peu de ténèbres...

De l'ère post-Marsalis, il est pourtant (certainement même) l'un des meilleurs ambassadeurs. Une sincérité bienvenue quand il embouche la trompette. Ce dernier album, « The Imagined Savior is Far Easier to Paint » s'inscrit dans une continuité logique à l'aune de son précédent opus, et possède bien entendu quelques qualités instrumentales (l'intro sur « J.E. Nimah »). On a ici une oeuvre sensible, très américaine dans l'âme, comme en témoigne le thème d'ouverture, empreint de nostalgie (« Marie Christie »). Ce trompettiste proche de Jeremy Pelt (de par le phrasé) et de Christian Scott (en terme d'écriture, l'inspiration tire vers le jazz-pop qui ratisse large...) a tout de même le mérite de se renouveler dans un album assez bien construit mais qui s'avère au final, et ce malgré la bonne volonté de son auteur, un beau fourre-tout lorgnant vers une sensiblerie mystique et doloriste. Rien de révolutionnaire par ici, rien de nouveau non plus. L'intention de notre artiste, on le voit bien, c'est de marquer les esprits sur la situation détestable dans les ghettos et ce grâce à une écriture bien ciselée avec des arrangements tirés au cordeau, mais tirant aussi sur une coquette expression de cette grâce peu comprise parfois, que nous appellerons « sensiblerie » ici, et qui, chez quelques artistes américains, est la poésie du cœur arrivée à la surface de l'être, s'épanchant en minauderies, en divines manières chez des musiciens soi-disant spirituels, donnant ainsi des résultats pour le moins décevants. Il y aurait bien entendu quelques contre-exemples, comme le surprenant « Inflatedbyspinning » au cours duquel les musiciens manifestent un élan spontané. Bien sûr, c'est un jazz très accessible (terme qui ne veut pas dire grand-chose), mais dont on comprend que la lisibilité ne saurait être remise en question. Mais il eût fallu à mon sens un directeur artistique plus exigeant. L'on pourra préférer un jazz beaucoup plus roboratif et prenant plus de risques (comme celui que l'on trouve chez Jonathan Finlayson, Dave Douglas et surtout Peter Evans, qui, en termes d'idées musicales et de prises de risques, sont autrement plus subtils)...

Cela dit, Ambrose Akinmusire propose quelques compositions assez surprenantes, même si l'on pourra ici et là évoquer quelques doutes sur le choix des intervenants (que vient faire par exemple cette chanteuse sur « Our Basement »?). En tout et pour tout une heure de musique qui s'écoute avec pas mal de sentiments mitigés (sûr qu'en concert, je me déplacerai de nouveau, la dernière plage est à ce titre la plus intéressante sans doute puisqu'il s'agit de l’extrait d’une captation « live »…). Comme je le faisais remarquer pour le dernier album de Brian Blade (Landmarks, Blue Note 2014), il y a comme un désir chez de nombreux artistes américains d'apaiser leurs auditeurs et de façon globale, d’apaiser l'état actuel du monde (en pleine effervescence, en pleine ébullition), soit en exagérant l'aspect dramatique soit au contraire en essayant de réduire à l'extrême les tensions qui sous-tendent la société US par l’emploi de nappes harmoniques un peu faciles. Comme si les musiciens ressentaient profondément les blessures, les tourments de leurs contemporains, avec une affectation justifiée sans doute (Akinmusire revient longuement sur cette adolescente tabassée par des flics et toujours tenue en prison à l'heure qu'il est...). Alors, engagement, oui. Mais affectation ou complaisance, non. La musique reste le langage universel par excellence, dit-on souvent. N'y rien ressentir et ne rien en dire seraient regrettable. Malheureusement, « The Imagined... » reste un produit beaucoup trop convenu, c'est là son défaut majeur. La révolte d'un Max Roach (We Insist! Freedom Now Suite) ou plus près de nous, la colère d'une Matana Roberts (Coin Coin Chapter One: Gens De Couleur) me semblent nettement plus porteurs de sens. Ici, l'ensemble n'est pas catastrophique mais parfois tous ces disques en disent long sur la morosité ambiante de notre monde, comme si un je ne sais quoi de turbulent était sur le point d'arriver, ou d'éclater. La fin d'un commencement, un incipit... Alors que d'autres jouent, non pour apaiser mais pour décider... Ils ont une approche plutôt « nietzschéenne » de la musique (je songe au trompettiste Peter Evans donc, mais aussi au saxophoniste Ivo Perelman, au pianiste Matthew Shipp, et plus près de chez nous, à tous ces musiciens européens, comme ce saxophoniste extraordinaire qu'est Matthieu Donarier). Aucune comparaison. Aucune complaisance à l'égard de l'actualité. Ce n'est pas la même philosophie du jazz de toute façon. En attendant, ne gâchons pas ce maigre plaisir, on peut écouter ce « The Imagined... » comme si l'on se contentait de quelques miettes... Désolé d'avoir été aussi long et pénible... 3 étoiles (parce que je ne suis pas trop méchant sur ce coup-là...).
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P.S. Quant au titre à rallonge proposé par le trompettiste et que l’on pourrait traduire par « le sauveur imaginaire est beaucoup plus facile à peindre » ou « brosser le portrait du sauveur imaginaire est beaucoup plus facile », j’avoue être encore dubitatif…
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le 20 août 2014
Sérieux comme un pape, le ptit à la trompette...pette... pette............le garçon souffre beaucoup et distille un album de jazz moderne et drôle comme une envolée de corbeaux.................
comme dab : un très beau son + de belles voix..............une inspiration toujours à la limite de ma ligne de flottaison : l'harmonie.......
et puis le passage obligé avec la liste (d'ailleurs très courte d'individus dont je ne connais pas l'histoire, "assassinées" par la police mais assurément innocents - la liste est d'ailleurs tellement courte qu'il est obligé de la réciter en boucle,l'habituelle litanie -et patati et patata)

pour rappel : 72 officiers de police américains sont mort en 2012 dans l'exercice de leurs fonctions (j'attends toujours un morceau de musique pour célébrer leurs sacrifices)

l'album se termine sur un morceau live de 16 minutes un peu casse bonbon........

Si vous faite le calcul : 78 minutes moins 16 minutes live moins trois minutes pour la liste des martyrs,
il vous reste près de 60 minutes de jazz très intéressant .................
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le 21 juin 2014
A. Akinmusire nous invite à un voyage musical divers, imaginatif et original. Sa musique est lyrique, poétique et aussi savante. Elle ne tombe pas cependant dans le piège de l'abstraction. Les climats sont divers. "As we Fight" sonne un peu comme certaines oeuvres d'Herbie Hancock (on pense à Maiden Voyage) et l'écriture pour les trois instruments solistes qui termine le morceau est d'un excellent niveau; de même "Vartha" nous offre deux solos remarquables du guitariste et du pianiste dans une ambiance davisienne. L'écriture pour cordes ne manque pas d'originalité ("Inflatedbyspinning"). Le chant de Cynthoia Brawn s'inscrit dans la tradition du blues et du gospel dans une démarche contemporaine et donne lieu à des échanges d'un grand intérêt avec le trompettiste. Le dernier morceau donne l'occasion aux musiciens tous excellents de déployer de longues improvisations aux marges d'un jazz très ouvert qui ne confond pas liberté et déconstruction. Une mention spéciale pour Justin Brown. Son jeu de batterie profus et d'une instablitité apparente est impressionnant et insufle au groupe au groupe une dynamique et un groove remarquables. Un seul regret; la recherche présente dans ce travail n'évite pas une impression de manque d'unité.
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le 15 juin 2015
le jazz respire, il sent bon, il vit, il avance. Et Ambrose en est un nouveau maître. Remettant sans cesse son œuvre sur le métier, poussant toujours plus avant son idée. Il y a dans ce disque des partis pris qui vont déconcerter ceux qui croient aux postures (cf les autres commentaires)...Je crois au travail, j'ai vu Akinmusire au travail... C'est un disque de choix, ceux d'un compositeur, d'un producteur, d'un afro américain d'aujourd'hui. Et c'est beau
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le 10 janvier 2016
Parfait!

Inspiration, maturation...ce nouvel album d'Ambrose respire l'amour, la sincérité, la perfection.
C'est du caviar, un grand cru, et il faut avoir le coeur et les oreilles grandes ouvertes pour mieux l'apprécier.
C'est "orgasmique"!
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le 17 mai 2014
Un grand trompettiste et compositeur, à écouter pour qui considère le Jazz comme une antenne ouverte à tous les courants
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le 9 mai 2014
C'est toujours la même chose, je me suis fié à cette critique par trop intellectuelle. Du coup un album ou l'on ne comprend rien si l'on n'est pas initié. Par trop dissonant.
J'ai pas aimé et je me suis obligé à l'écouter et le résultat est que je n'entends pas la chose
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