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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 ELEKTRA DANS TOUS SES ÉTATS, 2 août 2014
Par 
Melimelomane (Valréas France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Strauss / Elektra [Blu-ray] (Blu-ray)
Je suis totalement fasciné par cet opéra.
« Un temple dans l’oreille » comme le disait Rilke.
Ainsi au fil des années j’ai thésaurisé, ou presque, toutes les productions en DVD et Blue Ray de ce bijou lyrique sulfureux.
A l’occasion des récentes sorties, celle de Chéreau, celle de Lehnhoff, j’ai revu les différentes versions. L’occasion peut être de faire le point ?
Une première constatation : Elektra est gâtée. Beaucoup de représentations ont de sérieux arguments à faire valoir !

Commençons :
ELEKTRA ET BÖHM :
En premier le film de Götz Friedrich avec le philarmonique de Vienne conduit par Karl Böhm.
En général je n’aime pas l’opéra filmé, car il manque l’urgence, la tension qu’apporte le public. Ici nous oublions très vite que nous sommes au cinéma tant les interprètes sont investis dans le projet.
Le décor choisi par Friedrich et son célèbre décorateur Josef Svoboda est une immense usine de locomotive désaffectée. Le palais de Mycènes, délavé par la pluie, respire l’humidité la tristesse et la misère.
La scénographie est somptueuse : quelques exemples : la danse d’Elektra, ses pieds frappants le sol au son martial de la musique, l’apparition de Clytemnestre : une momie sortant de sa chrysalide, la lente arrivée majestueuse d’un Oreste « samouraïsé » …
Le philarmonique de Vienne se déchaîne sous la baguette de l’octogénaire Böhm : un torrent de feu qu’il sera difficile d’égaler ; en particulier dans le cataclysme orchestral lorsque Oreste se dévoile.
Leonie Rysanek est bouleversante dans sa prise de rôle d’Elektra, Astrid Varnay hallucinante en Clytemnestre, royal l’Oreste de Dietrich Fischer-Dieskau, moins convaincante la Chrysosthémis de Catarina Ligendza.
Filmé en 1982 : l’image 4/3 est d’excellente qualité, son 5/1 maîtrisant sans saturation le torrent straussien !

Un témoignage filmé qui reste une référence !

ELELEKTRA ET NILSSON :
Nous sommes en 1981 au Met. Il est évident que la mise en scène ne sera pas le point fort de cette représentation. Sans être aussi critique que certains commentateurs je dirais qu’Herbert Graf et son équipe font le travail : décor quelconque, costumes sobres, sauf celui de Clytemnestre.
En réalité le scénographe se retire derrière les prestations grandioses de ses interprètes et là nous sommes gâtés !
A tout seigneur tout honneur l’Icône Birgit NILSSON.
Disons le franchement malgré son âge avancé, la soixantaine, c’est la seule interprète, peut être avec la récente Herlitzius (avec d’autres moyens) à maîtriser ce rôle insensé. De sa voix puissante et inaltérable elle domine les torrents orchestraux avec une facilité déconcertante.
Il faut l’entendre jeter à Clytemnestre : « Alors, tu n’auras plus de rêve : moi non plus, je n’aurai plus de rêve, et qui vivra jubilera et pourra JOUIR DE LA VIE » ou encore à sa sœur : « SOIS MAUDITE »
Frissons garantis !
Leonie Rysanek, son amie, que nous avons rencontrée dans le film cité plus haut, retrouve ici son rôle fétiche, elle est une Chrysosthémis merveilleuse nullement dans l’ombre de sa sœur.
Un peu moins convainquant la prestation de Mignon Dun en Clytemnestre. Quant à l’Oreste de Donald Mc Intyre je l’ai trouvé franchement faible : aucun charisme, difficile de l’imaginer en vengeur !

Qualités techniques : des images pourtant dues à l’excellent Brian Large souvent légèrement floues, surtout dans les plans lointains. Son très bien capté ménageant un bel équilibre entre l’orchestre et les voix.
Je n’oublie pas la baguette de feu du grand James Levine mettant en relief toutes les finesses et les forces de cette partition sauvage et sublime!
En bonus l’hommage du public du Met à l’icône Nilsson : 20 minutes d’applaudissement !

ELEKTRA ET ABBADO :
Une mise en scène due à Harry Kupfer qui souvent frise l’hystérie ! Pour autant cette vision n’est pas un contresens de l’œuvre de Strauss Hofmannsthal. Il parait difficile de faire plus sombre, plus dramatique !
Dans un décor de pierre aux accents métalliques trône une immense statue d’Agamemnon décapitée. La tête traine comme un symbole au centre de la scène.
Les costumes, les maquillages sont l’œuvre de Reinhard Heinrich : des visages blêmes enturbannés aux reflets de lunes surmontent des robes aux tonalités lugubres : il ne faisait pas bon vivre à la cour de Mycènes.
Le ton est donné cette Elektra sera sans concession !
Le divin Claudio Abbado propose une vision très moderne, où, pourquoi pas, nous sentons déjà les vapeurs du futur Wozzeck de Berg, l’orchestre d’Abbado renie toute rondeur accentuant la verdeur et le modernisme de cette partition protéiforme.
Le trio de Femmes est impressionnant malgré la prestation d’Eva Marton qui à mon sens ne maîtrise pas toutes les difficultés du rôle.
Cheryl Studer, dans une tessiture presque aussi exigeante, nous fait partager sa démarche tournée vers l’avenir, vers la Vie avec une grande conviction.
Que penser de Brigitte Fassbaender en Clytemnestre ?
Elle pousse son personnage aux limites de la frénésie : elle incarne une Clytemnestre totalement névrotique, envoutée par les remords, plongeant dans la folie de ses rêves.
Une Elektra servie par des qualités techniques correctes, 1989 : image encore en 4/3, bien définie. Bon équilibre sonore.
Peut être la plus angoissante, la plus terrible de la série.

ELEKTRA ET THIELEMANN

Je dois avouer que je suis très sensible aux mises en scène qui sans trahir la volonté du compositeur actualise le propos en s’appuyant sur une vision abstraite.
Abstraction qui s’applique tout d’abord aux décors : de grandes surfaces aux angles acérés qui font chanter le Rouge, le Noir et le Banc.
Les trois couleurs alchimiques. Vue la symbolique du drame ce choix ne me paraît pas totalement innocent.
Abstraction des costumes mais aussi de la gestuelle. Herbert Wernicke sans tomber dans la caricature qui dans certaines œuvres guette Robert Wilson (L’Alceste de Gluck) sait donner sens à la gestuelle hiératique de ses acteurs.

Le Müncher Philarmoniker est conduit par Christian Thielemann. Ce dernier connait bien l’univers de Richard Strauss : Arabella, le Chevalier et il obtient de cette phalange toute l’intensité réclamée par cette partition.

Linda Watson, la noire, n’est pas Birgit Nilsson, au diable la nostalgie, elle incarne une Elektra pleine de révolte.
La Blanche Chrysothemis est chantée avec beaucoup de sensibilité par Manuela Uhl.
La Rouge Jane Henschel interprète la fatidique Clytemnestre avec toute la rage et la veulerie nécessaires .
René Kollo est un Egisthe vieillissant.
Seul l’Oreste d’Albert Dohmen, dans cette distribution remarquable manque de majesté et d’aura, ce qui est presque une constante dans l’interprétation de ce personnage.

Qualités techniques exceptionnelles, tant sur le plan visuel que sonore, surtout en DTS. Nous sommes maintenant en Blue Ray.

Cette interprétation bien que très réussie manque peut être d’un léger grain de folie !

ELEKTRA ET CHRISTOF VON DOHNÀNYI :
Le metteur en scène Martin Kušej est-il un épigone du peintre /sculpteur Joseph Beuys pour nidifier ses personnages dans un sol entièrement couvert de feutre ?
Sur cette surface terne se dresse un large couloir sur lequel débouche une enfilade de portes qui permettent aux courtisans de vaquer à leurs occupations érotiques.
Elektra affublée d’un sweater à capuche et pantalon large ressemble à une jeune punk échappée d’un centre de redressement. Mais est-on loin finalement de la vérité théâtrale ?
Sa sœur, elle, est vêtue d’une robe blanche très recherchée, à défaut d’être élégante.
Contraste vestimentaire qui souligne, avec une grande naïveté, la différence entre deux identités, deux destins !
Au final la laideur l’emporte sur le symbole.

Christof von Dohnànyi conduit l’orchestre de l’opéra de Zurich. De cette phalange qui n’est pas la plus prestigieuse du catalogue il tire des sonorités qui regardent vers Abbado, accentuant, lui aussi le côté moderne de la partition.
Eva Johansson et Melanie Diener incarnent les deux sœurs avec vaillance, leurs voix se perdant souvent dans l’orchestre.
Mariana Lipovsek nous offre une Clytemnestre d’anthologie : un quart de d’heure de théâtre ; une leçon de chant mettant en pratique le conseil de
Strauss :
« Chanteurs, mes bons amis, en donnant toute votre voix, vous allez nous priver d’une bonne moitié du texte. Essayez donc de ne donner que la moitié de la voix, pour que nous ayons le texte tout entier. »

Sur un Blue ray aux images de grande qualité, le son privilégie nettement l’orchestre aux voix.
Peut être l’Elektra la moins passionnante de la comparaison.

ELEKTRA ET PATRICE CHÉREAU :
Nous arrivons aux petites dernières…
Loin d’être un thuriféraire de Patrice Chéreau, encore moins sensible aux éloges funèbres, aux hagiographies posthumes ; je maintiens, je confirme ce que j’ai affirmé dans le commentaire écrit à la sortie de ce Blue Ray.
Il est tentant de transformer le dernier opus d’une icône en hommage ; il est encore plus regrettable, et souvent de bon ton, de jouer les pisse-froid sur le testament d’un artiste !
Loin devant sa Tétralogie et son Tristan nous retrouvons le Chéreau de « Wozzeck » celui « De la maison des morts »
De la lave en fusion qui coule sur la scène !
Chéreau s’appuie sur un décor de son ami Richard Peduzzi, décor au sobre graphisme, aux lignes très pures, au chromatisme gris mordoré qui forme comme le dit le librettiste Hofmannsthal « Un composé de nuit et de lumière, noir et blanc. »
C’est dans cette pénombre majestueuse que Patrice Chéreau va ancrer le drame d’Elektra.
Un drame qu’il va traiter avec toute la violence paroxystique que réclame l’intrigue, frisant parfois l’hystérie, mais souverainement maîtrisée !

Il est servi par un plateau magistral.
L’orchestre de Paris sous la férule d’Esa-Pekka Salonen se couvre de gloire. Il rugit, claque, murmure, vocifère au grè des richesses inépuisables de la partition. (L’intervention des tubas wagnériens à l’entrée de Clytemnestre.)

Les deux hommes :
Egisthe est interprété par Tom Randle, voix quelconque qui sert un petit rôle
Oreste est incarné par Mikhail Petrenko, vu récemment dans le Ring scaligère où il interprétait un Hagen impressionnant. Il est un Oreste qui manque cruellement de force et de majesté.

Les trois Femmes :
Chrysothèmis est interprétée par Adrianne PIeczonka, voix merveilleuse qui, dans ce personnage manque, peut être, un peu de fragilité, de féminité. Elle est l’anti Elektra, elle doit l’affirmer.
Quelle chance de retrouver la divine Waltraud Meier dans un des plus beaux rôles écrit par Richard Strauss. Elle incarne une Clytemnestre arrogante, taraudée par le doute. Le récit de son cauchemar :’ Je dors et je rêve que la moelle fond dans mes os… »… est un grand moment de théâtre.

Elektra ! Tout l’opéra repose sur ses épaules.
L’incarnation d’Evelynn Herlitzius est littéralement STUPÉFIANTE !
J’ai rarement vu un chanteur s’identifier à ce point à son personnage.
Elle est Elektra.
D’une voix au souffle qui semble inépuisable, et qui avec d’autres moyens ranime les cendres de Birgit Nilsson ; elle passe du doute, du murmure, à la violence la plus insoutenable. C’est une torche vivante qui brûle littéralement la scène. Dans ses veines coule du FEU non du Sang !
Elle nous fascine, nous envoute!

Cet ensemble somptueux est servi par un Blue Ray de qualité exceptionnelle. Son parfait, images excellentes. De plus cette représentation est merveilleusement filmée. Il semblerait que Patrice Chéreau, lui-même ait participé à son élaboration.

ELEKTRA ET LEHNOFF :

Après sa Salomé, j’attendais avec impatience et curiosité la vision de
Lehnoff pour l’autre brûlot de Strauss.
Son approche d’Elektra me semble encore meilleure, une vraie réussite.
Il suit, avec une extrême vigilance le désir du compositeur qui réclamait que les mots aient la même valeur que la musique.
Un décor très sobre, un peu blockhaus, un peu fourmilière avec ses petites ouvertures où l’on voit surgir tels des têtes de corbeaux les visages voilés des servantes. Des costumes anonymes, un éclairage attentif, une gestuelle efficace mais sans excès. Tous ces ingrédients engendrent l’osmose entre le théâtre d’Hofmannsthal/Sophocle et la musique de Strauss.

Musique servie par la phalange des somptueux viennois, conduite par Danielle Gatti qui retient l’orchestre, lui impose les murmures d’un ensemble chambriste, lâchant les chevaux, et Dieu sait s’ils sont fougueux, pour les vociférations finales !
Un plateau de rêve : réunir Irène Theorin (grande Walkyrie) qui chante Elektra ; Waltraud Meier (sublime Isolde) qui incarne Clytemnestre et Eva-Maria Westbroek (la Sieglinde du Met) qui campe une vaillante Chrysothèmis constitue une véritable prouesse.
Sans oublier René Pape en Oreste !
Ce plateau prestigieux tient toutes ses promesses. Il nous livre, me semble-t-il, l’Elektra la plus théâtrale du répertoire visuel.

S’IL FALLAIT CONCLURE :
Il est délicat de faire un choix.
Je me lance : le film avec Böhm, Nilsson au Met, la vision de Chéreau et celle de Lehnoff.
Après une bonne quinzaine passée en compagnie de cette géniale comète lyrique, je suis loin d’être sorti de son sillage de feu !
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 très sombre, 3 mars 2011
Par 
Mr. Daniel Zehnacker "Rimbaud "Dan" F... - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Elektra (Festival De Salzbourg, 2010) [Blu-ray] (Blu-ray)
La cour d'un bunker bancal, avec des fenêtres comme des meurtrières. Une surveillante costumée en gardienne de camp d'internement avec un revolver à la ceinture. Elektra sort du sol avec une tête de zombie et s'accroche à un manteau de militaire (souvenir du père et du pouvoir?).La robe mauve de sa soeur tranche avec le gris de la forteresse. Mais c'est l'apparition de Klytemnestre qui étonne le plus : ancienne star encore belle, turban et robe du soir scintillants, lunettes de soleil et grand manteau à poils rouges criards. Entre elle et sa fille, c'est le Boulevard du Crépuscule opposé à la gamine de l'Exorciste.
La distribution est superbe. D'après les compte-rendus de la première, les critiques se sont plaints du vacarme de l'orchestre qui aurait étouffé les voix aux endroits les plus exposés. Il n'en est rien ici, à cause sans doute de la balance, remixée en studio, car l'enregistrement ne semble pas avoir été fait en public. La voix très sollicitée d'Irène Theorin arrive à rester stable malgré quelques cris inévitables, alors que Waltraud Meier déploie tous ses talents d'actrice, même si on se demande ce qu'elle vient faire dans cette galère (trop belle pour le rôle?). Le principal défaut, pourtant, reste la scène finale, de très mauvais goùut, avec ce clin d'oeil assez vulgaire à la mort de Mussolini.
Cette Elektra possède de solides qualités, mais elle ne saurait éclipser le spectacle grandiose de Munich, paru en DVD et blu-ray l'aznnée dernière, avec ses magnifiques couleurs et son décor scènique d'une rare intelligence.
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Super Strauss, 6 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Strauss / Elektra [Blu-ray] (Blu-ray)
Performance excellente d'une oeuvre exceptionnelle.
Les opéras de Strauss demandent à l'auditeur toujours une concentration au delà du commun. Non seulement les thèmes sont traités avec fureur et exigeance presque diabolique mais ce que le compositeur exige des interprètes dépasse de loin toute forme de superficialité. Chaque individualité est obligé de surpasser ses propres limites pour finir en beauté le rôle qui lui est confié. Les chanteurs atteignent tous un niveau presque supernaturel pour offrir aux spectateurs une interprétation de très grande excellence. Seule petite remarque : je n'ai pas tellement apprécié la construction du décor (je préfère toujours l'environnement proche du sujet qui est traité); mais ce detail disparait très vité quand on regarde et écoute la splendeur de l'oeuvre dans sa musicalité et interprétation.
Je dois avouer qu'après avoir "consommé" cette vision de Strauss, laquelle est tellement profonde et surhumaine, mon coeur s'est arrêté quelques secondes avant de retomber sur terre avec un choc qui ma frappé en pleine figure.......Le retour à la réalité a quand même pris tu temps. Conclusion : Elektra est une création d'un niveau tellement élévé, écrit par un compositeur qui exploite à chaque moment l'âme et l'esprit de toute caractère.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Elektra à Salzbourg, 13 novembre 2014
Par 
RAS - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Strauss / Elektra [Blu-ray] (Blu-ray)
Cette version-ci provient des Salzburger Festspielen de 2010, mais elle a été enregistrée sans public, ce qui est généralement un appauvrissement, il manque la tension avec l'audience et l'ambiance, les applaudissements surtout à la fin. A déplorer également cette manie de fournir quelques maigres informations uniquement sur le verso de la feuille d'emballage du DVD. Ce qui manque aussi, c'est un synopsis filmé, ce qui devrait devenir un standard pour les opéras sur DVD. Par contre, il y a 140 minutes de "bandes de lancement" d'autres opéras et orchestrations. Il est vrai aussi que le prix est dérisoire, il ne faut pas hésiter pour ce coût-là.
La mise en scène accentue la côté sinistre et enfermant du récit, une sorte de bunker avec des fenêtres qui sont des meurtrissures, des trous dans le sol qui ressemblent à des tombeaux ouverts. Une Electre marquée par des années de deuil impossible pour son père Agamemnon assassiné par sa mère et son amant. Un décor expressionniste plus proche d'un film de zombies ou de vampires, ce n'est pas à consommer si on traine une période de cafard. La scène finale de la pendaison de Clytemnestre est inutile et de mauvais gout, c'est plus juste quand c'est suggéré par la musique.
Le plateau tient tout-à-fait ses promesses : Irène Theorin (une Electre magnifique dans ce rôle difficile quoique sa voix peine parfois), Waltraud Meier (une Clytemnestre étonnante en mère plus séduisante que la fille), Eva-Maria Westbroek (une Chrysothèmis contrastant par sa soif de vivre avec sa sœur) et finalement René Pape (Oreste). Comme souvent chez Strauss, ce sont les femmes qui dominent. Les Wiener Philharmoniker sous la direction de Daniele Gatti sont excellents. L'enregistrement est très bon, en tout cas sur la version Blu-ray que j'ai vue.
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3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 erol, 12 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Strauss / Elektra [Blu-ray] (Blu-ray)
Excellente version de Elektra . Interprétation homogène et mise en scène sobre et efficace au service de l'oeuvre . Une bonne surprise
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3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique "Elektra", 24 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elektra (Festival De Salzbourg, 2010) (DVD)
Le grand plus de cette dvd est la presence de les Wiener Philharmoniker et de Daniele Gatti.
L'orchestre est simplement fabuleuse, avec une verité straussienne insurpassable. Gatti dirige avec une mixture de tendresse et violence, toutes les indications de la partiture sont finalement audibles. Et quelle dramaturgie sonore!
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