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Comme beaucoup, j'ai découvert David Binney (1) il y a une dizaine d'années. Et Bastion of Sanity (paru chez Criss Cross en 2004) avait été un sacré coup de coeur... L'oeuvre colossale de ce saxophoniste californien présente une qualité d'écriture indéniable ainsi qu'un jeu à nul autre pareil. Sa technique n'est plus à démontrer. Dans le jazz contemporain, David Binney est une valeur sûre. Depuis Bastion of Sanity, ses disques essentiellement enregistrés en studio ne se ressemblent quasiment pas. Son goût pour le renouvellement et le dépassement en font un musicien singulier à plus d'un titre. Aliso, dans la lignée de Bastion of Sanity, s'inscrivait dans un jazz très efficace, très roots dans son approche (les quelques compositions de Wayne Shorter et John Coltrane le rappelaient sans équivoque). Third Occasion (publié chez Mythology records) sera plus axé sur des compositions obliques et des arrangements tirés au cordeau. Et justement, voilà, de mon point de vue, la dernière grande réussite du saxophoniste se situe là, avec Third Occasion... Depuis 2009, j'ai le sentiment (sauf exception) que le saxophoniste a perdu de sa superbe et que s'il essaie de se renouveler, son inspiration ne me paraît pas toujours au rendez-vous.. Les nouvelles formes instrumentales qu'il s'est choisies pour son collectif sont pour le moins torpillées par une limite en termes d'écriture... Ses trois derniers opus parus chez Criss Cross dont celui-ci en témoignent directement. Ils sont bien sûr intéressants, mais pas assez mordants, pas assez piquants et surtout beaucoup trop consensuels.

Par ailleurs, l'ajout de voix (choeurs, chants, onomatopées) semble, comme chez Steve Coleman dans ses derniers disques ou, à l'instar de Wayne Shorter dans Native Dancer, une des caractéristiques de ses derniers enregistrements, une de ses idées constantes, mais franchement, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur... Au contraire, ils donnent le sentiment de nous perdre dans une mélasse ésotérique qui gâche un peu la fête... Anacapa sorti en mai 2014 ne déroge pas à cette tendance donc, à ce virage pris par Binney depuis Graylen Epicenter (on pourra toujours lire mon commentaire sur ce dernier...). Si l'album lorgne davantage vers un jazz rock de bon aloi, ce n'est pas pour me déplaire, bien au contraire : les lignes mélodiques sont parfois de toute beauté et les idées rythmiques sont souvent enthousiasmantes. Le sax alto de Binney est toujours aussi acéré, précis et techniquement, c'est irréprochable. Ainsi, dès l'ouverture, une ambiance très urbaine accroche les esgourdes. On se dit que la suite va être aussi surprenante. Hélas, le meilleur (Heart Shaped Mind) côtoie le pire (Waiting for The Blast), avec ces ajouts de synthétiseurs, ces nappes nauséabondes, ces sonorités années 80.... Ou quand le premier exemple représente ce que Binney sait faire de mieux : déployer de magnifiques couleurs; improvisation au sommet; lignes à la fois claires et obliques pour un résultat enthousiasmant et le deuxième, une version boursoufflée et insipide, pour ne pas dire peu inspirée.

Au final, un album sympa mais plutôt anecdotique, qui nous fait regretter le Binney d'il y a quelques années. Aucun thème pour vraiment en rattraper un autre. Et quand l'album se clôt par She Hates, Outro, l'on se dit que c'est bien dommage. Les musiciens qui l'accompagnent dans ce projet ont beau être talentueux (on les connaît tous, que ce soit Wayne Krantz et Adam Rogers à la guitare, Dan Weiss à la batterie, John Escreet au piano et fender), le résultat est là : mi-figue, mi-raisin. Encore une fois, la confusion en termes de projets artistique est à ce point étonnant venant de la part d'un artiste aussi important que Binney. Dans le même genre, et à leur manière, avec des degrés divers de réussite, Brad Mehldau s'y est essayé tout récemment (si vous avez aimé Mehliana:Taming the Dragon, vous aimerez sans doute Anacapa....). Dave Holland dans un tout autre registre (quelques interventions de Wayne Krantz, notamment sur Imagination Sets us Free me fait parfois penser à Prism avec Kevin Eubanks, mais sans toutefois s'en approcher en termes d'inspiration...). De toute façon, il n'y a pas de comparaison à faire, mais disons que cette tendance à faire dans la transversalité (punk, rock, variété, jazz) laisse parfois des sentiments mitigés... Ici, le projet (je le répète, histoire d'enfoncer le clou) est complètement torpillé par les voix (le final de Imagination sets us Free) et une limite claire en terme d'écriture. Ou alors, je suis passé à côté, ce qui est fort possible...

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(1) Son album South enregistré aux côtés de Chris Potter et Brian Blade était sorti en 2000 et avait fait l'effet d'une bombe! Succès à la fois critique et publique bien mérité.
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le 23 octobre 2014
J'ai découvert Binney avec The luxury of Guessing... c'est le seul artiste qui m'a fait sortir du Jazz "classique" pour apprécier le contemporain.
Pas tous les morceaux me plaisent, mais je trouve l'entrée en matière avec "she loves" réjouissante et surprenante.
Je ne peux plus me passer d'écouter "Waiting for the Blast"... morceau suprenant avec ces harmonies à la limite de la polyphonie et ses voix sensuelles, dérangeantes et caressantes à la fois= chaque harmonie part en décallage dans des directions inattendues et suaves...
Certains morceaux me plaisent moins... ce qui contribute à une écoute encore plus joussive de ceux qui me plaisent :)
Moderne, magnifique...
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