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Cette histoire pourrait être un bon scénario pour un road movie, je préfère son dernier roman à son avant dernier Retour en terre. J'aime bien le personnage Cliff, ce sexagénaire, plaqué par sa femme. Cet ancien prof et fermier dont la ferme est vendue, se retrouve sur la route, à l'aventure dans sa vieille guimbarde. Tout au long de son périple il évoque son passé son histoire, ses amis, ses amours, sa chienne Lola qu'il aimait tant; il parle également de ses passions de la pêche, des oiseaux. On retrouve les thèmes chers à Harrison, son histoire est truculente, elle a un côté rabelaisien, ses évocations sexuelles sont natures mais, elles collent bien au personnage qui survit malgré tout. Il n'est pas totalement abandonné puisque son fils homosexuel, sa maîtresse du moment Marybelle qu'il finit par quitter, une ancienne étudiante de sa connaissance, maintiennent le dialogue. Sa femme finalement punie de ses déboires extra conjugales tente de le raccrocher tant bien que mal, la maison de son grand-père sera l'occasion pour lui d'un possible retour...Le texte de Harrisson sent bon la nature, si un film devait suivre, j'avais les images en tête, on pourrait entendre une musique Country bien appropriée. Un bon moment de lecture.
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Où nous retrouvons notre bon gros Jim dans ses nouvelles aventures. J'ai déjà dit et redit que j'aimais beaucoup les bouquins de Jim Harrison, pour ce qu'ils disent et pour les images qu'ils évoquent dans mon esprit, l'Amérique telle que je la fantasme et la rêve, les grands espaces et la nature avec sa faune et sa flore. J'ai lu un bon tiers de ses trente romans aussi n'avais-je aucune raison de rater ce dernier, Une odyssée américaine.

Cliff, la soixantaine, ancien professeur devenu fermier, voit sa femme le quitter après plus de trente années de mariage. Il décide alors de tout larguer et se lance dans une traversée des Etats-Unis dans le but de rebaptiser chacun des Etats. Son périple qui se voulait solitaire est bien vite remplacé par une virée à deux, avec une ancienne de ses étudiantes particulièrement portée sur le sexe et les téléphones portables. Nous croiserons aussi son fils gay qui vit aisément à San Francisco ainsi qu'une jeune serveuse Sylvia qui l'émoustillera. Il y aura des parties de pêches à la truite, une obsession pour la bouffe de qualité, son envie de finir sa vie dans une cabane isolée qu'il faudra retaper.

Jim Harrison reprend ses thèmes favoris, son amour de la nature et de la liberté, sa critique de la société moderne trop futile et cupide, ainsi que ce sentiment qui anime tout Américain, à tout âge on peut refaire sa vie et se reconstruire. Le livre se lit très aisément, on sourit de ses aventures et de ses exagérations ( ?) sur ses prouesses sexuelles, un peu trop envahissantes dans ce roman. Ce n'est pas le meilleur Harrison, c'est le moins qu'on puisse dire, nous sommes loin de l'émotion ressentie à la lecture de Dalva ou Retour en terre. Mais un faible livre de Jim Harrison qui maintenant a 72 ans, reste néanmoins un bouquin très agréable à lire.

« Soudain, je me suis senti mieux : par cette chaleur extrême, la vie sur la route proposait des pensées inédites, et la première m'a poussé à rejoindre les toilettes et mon motel, à lâcher le téléphone portable dans la cuvette et à tirer la châsse. J'ai savouré ce que Robert appelle « un visuel génial » : le tourbillon concentrique de l'eau, un léger frémissement lumineux, et tout au fond la mort inéluctable d'une créature électronique qui a à peine poussé un petit cri. Sayonara, fils de pute, comme on disait dans le temps. »
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le 30 mars 2009
Woooooooooooooowww ! ça redécoiffe enfin. Je vais être sévère.... Après quinze ans pendant lesquels il nous a abreuvé jusqu'à plus soif de pavés que j'ai trouvé indigestes et de nouvelles insipides (excusez-moi), IL revient enfin à un style léger qui m'a fait penser à Steinbeck. Les digressions sont pléthores, courtes, incisives et prégnantes. Sexe, humour, amour, philosophie intemporelle, clins d'oeil, tout y est. Il a abandonné provisoirement ses fourneaux (c'est ce qui manque un peu...) et sa cave (également) pour de moins nobles hamburgers et des kilométres de bieres. Il traverse les USA comme steinbeck, mais lui sans son chien car il est mort la veille de son départ. Un voyage plus que sympa à partager délicieusement avec lui, qui permet de découvrir notamment qu'il ne faut TOUJOURS PAS confondre un peuple avec ses gouvernants.
Avec un peu de chance, sur la "route du retour" l'ami Jim va nous concocter maintenant des perles comme à ses débuts.
Chapeau bas !
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Pour ma part , j'ai bien retrouvé le " souffle " de Jim Harrison , ainsi que les ingrédients qui font de ce court roman un petit bijou... un grand cru classé , une partie de pêche d'anthologie !

A 60 ans , Cliff prend la route à la recherche de son passé. Entre introspection et projets d'avenir aux contours incertains,le narrateur traîne sa carcasse .
Gravitent autour de lui :
* Vivian ( son ex-femme ) , amoureuse des beignets frits et d'un ami d'enfance .
* Robert ( son fils ) " je préfère qu'il soit Gay plutôt que Républicain "
* Lola ( sa défunte chienne ) , la femme la plus fidèle de mon existence .
* Teddy ( son frère ) qui s'est noyé à l'âge de 11 ans en passant par-dessus bord du ferry .
* Marybelle ( l'une de ses anciennes étudiantes ) qui s'enthousiasme pour les pistils et les romans des soeurs Brontë .

On retrouve avec délectation les thèmes de prédilection de l'auteur :
La pêche et plus largement les magnifiques paysages des états nord-américains .
La Terre ancestrale du peuple indien .
Son rejet des nouvelles technologies ( téléphone portable , ordinateur ) .
La Gastronomie ( les vins )
mais tout particulièrement " la saveur de l'Instant présent " .

Harrison rend hommage à ses illustres inspirateurs :
Henry David Thoreau qu'il cite à de nombreuses reprises ( " mon vieux héros " ) , Ralph Emerson , Edna St Vincent Millay , Jack London , Jack Kerouac et Henry Miller ; pour les romanciers.
Loren Eiseley, Emily Dickinson et Keats pour les poètes.
Edward Hopper pour les peintres .
Brahms et Mozart pour les musiciens .

Une douce alchimie de Richard Ford (pour la nostalgie et le cynisme) et de Jim Harrison (pour la verve et les décors naturels) émaille ce roman .
Un grand Millésime........ à déguster !
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Cliff, la soixantaine, est quitté par son épouse qui retombe amoureuse d un ami d enfance....et dépossédé de sa ferme qui était toute sa vie, il prend donc la décision de prendre la route dans le but de traverser tous les états américains avec la ferme intention d écrire un guide dans lequel il les renommerait et décrirait les oiseaux qui s y trouvent. Ce road trip tourne vite en boucle et on assiste à une " véritable traversee du désert". On se perd dans les descriptions inutiles des ébats amoureux ( voire sexuels...un tantinet trop vulgaires à mon goût) de notre héros et de ses assiettes qui ne présentent guère plus d intérêts. Un personnage m a intéressée, le fameux Docteur A, ami plein de bon sens au franc parler, vieux dragueur macho dont les remarques ne manquaient ni de piquant, ni d originalité, ni d humour cynique. Il a permis de donner un peu d intérêt à ma lecture
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le 12 juin 2012
Disons-le tout net: il s'agit là du plus mauvais livre de Jim Harrison. En lieu et place d'une odyssée, on a droit à une visite de déchetterie dans laquelle l'auteur ramasse, pour le recycler, tout ce qu'il a déjà utilisé dans ses autres romans, afin de le présenter à son lecteur, qui fera semblant de ne pas s'en apercevoir. Du moins celui qui connaît Harrison. Les autres (voir les commentaires à 5 étoiles) diront n'importe quoi. Harrison se rend d'ailleurs parfaitement compte de ce qu'il fait, puisqu'il se voit lui-même, à plusieurs reprises, comme bon pour la "déchetterie biologique" dans les yeux des filles entre 20 et 30 ans.
A la suite d'un divorce, le nommé Cliff, double transparent de l'auteur (malgré sa corpulence) décide de s'offrir une virée américaine nord-est/nord-ouest (Du Michigan à l'état de Washington), puis de longer la côte californienne, de virer est et de remonter à peu près en ligne droite (Arizona, Utah) vers son point de départ. Le fil d'Ariane (restons dans la métaphore filée...lourdingue)étant constitué par les pièces d'un puzzle des Etats-Unis, dont Cliff jette un morceau à chaque franchissement de frontière.
Réutilisation donc, sans souci d'ordre ou d'importance, des éléments suivants: la bouffe, la picole, la faune et la flore, la pêche à la truite, la détestation de la ville, des républicains, des gens qui font du sport, de la technique, les tribus indiennes, les parties charnues des filles de 20 ans...etc.
Tous les chapitres sont bâtis sur le même schéma: je roule (au début en compagnie d'une ancienne étudiante à moitié barjot, mythomane et nymphomane), je me pose au motel, je vais boire un coup, je mange (bien ou mal), je jette ma pièce de puzzle en nommant les emblèmes des états (devise, fleur, animal) et je repars.
Le personnage de lourdaud aboulique qu'est Cliff suscite au mieux, de l'indifférence, et au pire, de l'ennui. Quant aux personnages secondaires, ce sont des caricatures: ex-femme virago escroquant ses contemporains dans l'immobilier ( pardon pour le pléonasme escroc/immobilier), fils gay gagnant des fortunes en Californie, copain alcoolique...bref, des caractères à la louche.
Le seul personnage auquel on s'attache (arf arf...), c'est le chien Lola. Harrison a dû être chien dans une autre vie; il en parle en général très bien, comme Marcel Aymé.
2020 commentaires| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Cliff a enseigné la littérature,il a été agriculteur,et à 62 ans, abandonné par sa femme,il décide de rompre avec le quotidien.Il part visiter tous les Etats-Unis.Il emporte avec lui un puzzle,représentant les Etats,et ,à chaque nouvelle frontière,il jette la pièce correspondante.Une ancienne étudiante,Marybelle,fera un bout de route avec lui.Telle la Circé d Ulysse,cette femme retiendra Cliff par le sexe!Après son long voyage,Cliff-ulysse rentrera chez lui.Va-t-il succomber aux relances de Vivian-Pénélope,son ex-épouse?Jim Harrisson nous offre un excellent road-movie,alors,bon voyage!
review image
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le 6 février 2013
J aime bien Jim Harrison ...

Ce n est pas son meilleur roman, mais comme toujours ses descriptions de la nature et de l'espace américains sont attachants. On trouve une Amérique mal connue , hors des sentiers battus, petites villes, petits bars ...
Le puzzle des états américains, base de son voyage , m a fait sourire et a réveillé le souvenir d'un puzzle de la France où il y avait les departements , les chefs lieux et les spécialités , que l on avait fini par coller sur une planche en contre plaqué, quand j'étais gamine...

Une ballade originale , que l on a peu de chances de faire, du Michigan à la Californie , en bagnole , qui est aussi l'occasion de faire le bilan d une vie plus ou moins réussie....
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le 9 avril 2009
Cliff se fait plaquer par sa femme à 62 ans. Il décide de tout laisser derrière lui pour traverser les Etats-Unis de part en part. Marybelle, une ancienne étudiante, le rejoint dans sa folle épopée pour une liaison chaude, très chaude.

"Une Odyssée Américaine" nous embarque dans un incroyable voyageà travers le pays des Indiens. Jim Harrison décoiffe ses lecteurs. Le rythme est soutenu et le style limpide. Les rencontres se succèdent. Ce livre est le souffle de l'Amérique, celui qu'on imagine et dont on se prend à rêver.

Va t'il retrouver sa femme à son retour ? Mystère, mystère...

Surtout, si un jour vous croisez Cliff, demandez-lui qu'il vous emmène. Il vaut toutes les agences de voyage du monde.

Un livre, une épopée extraordinaire.

Christophe Tissier
Unlivreparjour.com
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le 5 février 2012
Un sexagénaire, ex professeur de littérature, agriculteur à la retraite et fraîchement largué par sa femme décide de faire un périple à travers les Etats-Unis, accompagné presque tout le long par une de ses anciennes étudiantes avec laquelle il s'envoie joyeusement en l'air. Ce road movie est de manière assez convenue le prétexte à une vaste introspection du personnage principal et narrateur. Mais c'est toujours fait avec détachement, autodérision et une gouaille jubilatoire, comme si en formulant toutes ses interrogations existentielles il en soulignait simultanément la fatuité ("Qui suis-je pour que la vie me déçoive?"). Traversant une société bien pensante et vénale, il ne se sent bien qu'au milieu de la nature sauvage américaine si bien que je n'ai cessé de penser à cette pensée de Nietzche: "Si nous sommes si bien au milieu de la nature, c'est qu'elle n'a pas d'opinion sur nous". Un petit concentré d'humanité bien roboratif.
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