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Enregistrée à la Cité de la Musique en juin et décembre 2013, voici une version majeure du Clavier bien tempéré au clavecin, réalisée par Kenneth Weiss, musicien peu médiatisé mais important, en particulier dans Bach dont il a déjà donné, chez me même éditeur, des Partitas et des Goldberg de premier ordre. Il fallait beaucoup de maturité, alors que nombre d'artistes optent pour enregistrer les deux livres de ce qui constitue l'alpha et l'omega de leur répertoire (comme de toute la musique occidentale d'ailleurs) sur un laps de temps pouvant dépasser la dizaine d'années, pour présenter ainsi le bloc des 48 Préludes et Fugues en entier. L'expérience de toute une vise de musicien, comme celle de nombreuses exécutions en concert (dont tout récemment à Paris), se reflète dans cette somme, que l'artiste aborde un peu comme un paysagiste, cultivant et traversant le climat propre à chaque pièce, essentiellement défini par la couleur associée à sa tonalité, avec une liberté, un naturel, une ouverture intellectuelle des plus vivifiants.

Ici, et pour s'en tenir aux clavecinistes qui ont enregistré les livre I et II, point de dogmatisme même de haut vol (à la Gustav Leonhardt - DHM- dont l'approche à la fois solaire, sévère et inquisitrice n'a pas pris une ride, malgré un instrument peu séduisant et peu maniable, et une prise de son clinquante, et continue à dominer), point de coquetteries de style ou d'ornementation pour séduire et conjurer l'uniformité (voir l’approche rouée de Blandine Verlet - Naïve-), point de pastellisation du discours au gré d'atmosphères (et de conduite de phrases et de lignes) évanescentes (voir Ton Koopman - Erato-), ou de lenteurs nébuleuses trouées d'emballements gratuits (voir Maazaki Suzuki - Bis), mais plutôt une approche aussi spontanée que subtilement différenciée de chaque page, comme en un catalogue d'affects ou Weiss déploie, en poète plus qu'en architecte, un spectre de textures , de couleurs , de touchers, d'arpeggiatures discrètes proprement stupéfiant.

Loin de faire un sort à chaque note, sans aucune subjectivité excessive (ça c'est plutôt le propre des pianistes), il fait éclore chaque pièce, chaque ligne, chaque frottement harmonique et contrapuntique avec des doigtés tout en souplesse (particulièrement à la main gauche, ce qui fluidifie et avive le contrepoint) et un extraordinaire sens du chant, du modelé expressif, d'une seule coulée, évidente, créant une variété d'atmosphères absolument inédites, de l'allégresse (II. Prélude en ré majeur par exemple, dont la carrure sanguine est adoucie par un éclairage limpide, sans rien du caractère exaspéré ou furieux que d'autres - voir Pierre Hantaï par exemple - y mettent) à des demi-teintes presque pré-schumaniennes (la couleur crépusculaire, la respiration rêvée dans un rubato souple du Prélude en fa mineur du Livre I, ouvrant sur une fugue dont les chromatismes sinistres, lus avec une limpidité absolue, a quelque chose de tendrement fatal).

De même, les tempos, ici strictement déduits du caractère des pièces (tant de leur tension contrapuntique que de leur couleur tonale), vont naturellement de soi, sans excès, sans langueurs, sans embardées, en une sorte de continuum sensible particulièrement séduisant. L'attention portée aux fins et aux débuts de pièces, ouvertes (c'est la principale caractéristique de cette approche d'ailleurs) et "animées" - pulsées, presque- avec une totale logique, mais sans autres moyens que ceux que d'intuitions strictement musicales sans rien de forcé ou d'imposé, dessine pour chacune d'elles, et pour le tout, une dramaturgie intime qui captive, sans jamais lasser, tricher ou agacer, sur la totalité des deux "cycles". Il est extrêmement rare, pour moi, en tout cas, d'avoir été happé au point de ne pouvoir interrompre l'écoute en continu (pourtant tout à fait déraisonnable!).

C'est un itinéraire sans complaisance mais tout à fait fraternel auquel Kenneth Weiss convie ici ses auditeurs, sans, et c'est tout le charme de cette version aux sinuosités à la fois lumineuses et secrètes, que rien n'y paraisse fixé pour "la postérité". Le simple plaisir de jouer (divinement), de dialoguer, et de transmettre la plus belle musique du monde. Pas loin de l'approche "heuristique" d'un Gloud, par exemple, même si le résultat se situe aux antipodes.

C'est encore mieux (un cran au dessus à la fois pour l'élégance, l'imagination et l'extrême beauté de l'instrument choisi, un Andreas Ruckers de 1648, frais, précis et boisé, aussi parfait dans la distribution des coloris qu'il permet que pour la mise en espace du discours contrapuntique - à peu près le même que Suzuki, qui en tire des couleurs bien différente) que la récente version de Pieter-Jan Belder chez Brilliant Le Clavier Bien Tempéréqui avait jusqu'ici ma préférence, Leonhardt Le Clavier bien tempéré, 2ème livre The Well-Tempered Clavier 1 mis à part.

Textes de présentation détaillés en français. Image sonore tout en finesse (la figuration gauche-droite des claviers est hallucinante), avec des micros idéalement placés pour éviter toute dureté ou toute intrusion. Du grand art.
55 commentaires|20 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Il y a deux façons d'entreprendre le Clavier Bien Tempéré : soit ses 2 fois 24 préludes et fugues dans tous les tons chromatiques majeurs et mineurs sont une démonstration de rhétorique musicale constituant une somme quasi encyclopédique de l'art compositionnel de la fin de l'époque baroque. Soit on considère ces livres comme une collection de courtes pièces indépendantes formant une collection de 48 instantanés dans lesquels on pioche selon l'humeur.
Cela donne lieu à 2 types d'interprétations (voir à ce sujet le remarquable commentaire de Brissaud) parfois presque contradictoires. Ici, le second choix est retenu, comme expliqué par Kenneth Weiss dans le livret qui déclare se nourrir, chaque jour, du Clavier Bien Tempéré. Et le résultat est remarquable : chaque prélude et fugue est caractérisé sans la moindre outrance : le texte, et seulement le texte, mais avec quelle clarté !
Ajoutons à cela un magnifique instrument (quelle tristesse que ce clavecin soit enfermé dans un musée) aux sonorités d'une richesse rare et une prise de son idoine : un grand enregistrement, dans lequel on continuera de piocher souvent, avec gourmandise ! Que dire de plus ? Ecoutez...
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le 8 avril 2015
Cette nouvelle édition sous forme de coffret-livret de Das Wohltemperierte Klavier (Le Clavier bien tempéré) de Johann Sebastian Bach, interprétée par Kenneth Weiss mérite de loin une écoute attentive.
Les deux livres du Clavier bien tempéré, élaborés entre 1722 et 1744, contiennent chacun 24 préludes et fugues écrits dans les 12 demi-tons de la gamme chromatique soit 24 modes majeurs et mineurs. J.S. Bach y explore brillamment toutes les possibilités qu’offre généreusement le tempérament égal. Chaque ton se divise en deux demi-tons identiques.

Ce recueil est sans nul doute une des œuvres les plus importantes tant sa finesse musicale, son élaboration théorique a marqué profondément l’histoire de la Musique. Le premier livre – BWV 846 à BWV 869 fut achevé à Köthen (Anhalt) en 1722. Le manuscrit porte ce sous-titre : «Le Clavier bien tempéré, ou préludes et fugues dans tous les tons et demi-tons, tous deux avec la tierce majeure ou ut, ré, mi, et avec la tierce mineure ou ré, mi, fa. Pour la pratique et le profit des jeunes musiciens désireux de s’instruire et pour la jouissance de ceux qui sont déjà rompus à cet art». Le second livre – BWV 870 à BWV 893 – datant de 1744 à Leipzig, est écrit sur le même schéma à savoir 12 préludes et 12 fugues.

Qui mieux, que Kenneth Weiss, pouvait en apporter une nouvelle interprétation riche en sensibilité, en expressivité et profondeur ? Originaire de New-York où il suit des études à la High School of Performing Arts, Kenneth Weiss est diplômé du Conservatoire d’Oberlin puis poursuit ses études de clavecin avec Gustav Leonhardtau Conservatoire Sweelinck à Amsterdam. C’est en 1989 qu’il remporte le Concours International de Clavecin de Bruges, puis devient l’assistant musical de William Christie auprès des Arts Florissants de 1990 à 1993.

Ce claveciniste américain livre par cet enregistrement une interprétation toute en subtilité grâce aux multiples couleurs poétiques peintes de ses doigts agiles sur la toile de ces 48 préludes et fugues… Ces légères nuances distinguent chaque tonalité voisine et permettent de mettre en valeur les couleurs spécifiques de chaque pièce. Les fugues prennent toute leur ampleur « dans la fuite » en faisant progresser la technique du contrepoint dans une diversité d’usages et de modulations nouvelles. Le génie de Bach est bien là !

Même si ce coffret représente plus de 4 heures d’écoute, le temps s’égraine à une vitesse folle. La beauté suspend le cours du temps en libérant l’auditeur des pressions quotidiennes de la vie. Voilà ce qu’est la poésie de la Musique…
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Je n'ai pas acheté ce clavier bien tempéré de Kenneth Weiss, non pas parce que j'aurais quelque chose de particulier à lui reprocher mais simplement parce que je possède déjà beaucoup de versions que j'aime (et que j'ai déjà du mal à écouter) et peut-être aussi parce que je ne trouve pas, à priori, ce clavecin Ruckers-Taskin comme toujours convaincant, au disque en tout cas, lui préférant soit les clavecins allemands, soit les Ruckers de Colmar ou de Versailles et trouvant son image sonore un brin "métallique" et gris, assez loin de la sensualité et de la souplesse du Taskin de 1769 et de ses meilleurs copies (je pense à celle de Keith Hill notamment).

Une fois cela dit, si Christophe Rousset avais mis du temps à terminer son intégrale du clavier bien tempéré, j'aurais peut-être fini par acheter cette somme impeccable tant le travail et la résultat de Kenneth Weiss est remarquable de richesse, de variété, de précision, de nuances, de finesse d'articulation et tant le clavecin est particulièrement bien capté, avec des aigus cristallins dont la brillance raffinée contraste avec la sonorité mate des registres médiums et le mordant du medium.

Kenneth Weiss sait parfaitement combiner deux aspects contradictoires de la musique de BACH, le besoin de cohérence dans la progression et de l'architecture générale des pièces, et la nécessité de mettre en valeur les ruptures rythmiques, les chocs de notes, les frottements de timbres, les respirations de phrase, les dissonances pour éviter d'aseptiser cette musique si variée, colorée et expressives.

De ce point de vue, le second livre me parait particulièrement réussi, Kenneth Weiss réussissant à dégager sa dimension universelle et spéculative tout en en faisant une experience jubilatoire et tout simplement passionante, alors que le premier livre me parait peut-être un tout petit peu trop appliqué, pas toujours suffisamment fluide ou rêveur, et manquant parfois de fulgurance par rapport , notamment, au premier livre de Christophe Rousset qui va bientôt paraître (il est déjà disponible en téléchargement à l'heure où j'écris ce commentaire), alors que ce second livre de Kenneth Weiss tient parfaitement la route par rapport à la performance majestueuse de Christophe Rousset, voire lui est supérieur du point de vue de l'inventivité du jeu.
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le 14 septembre 2015
Sublime interprétation de Kenneth Weiss sur cet instrument ancien magnifique qui " Transportent " à l' Infini.... Indispensable J S Bach...!
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le 18 février 2015
Une interprétation d'exception, dans un son à couper le souffle, à comparer aux interprétations plus "classiques" sans aucune réticence! Bravo, Monsieur Weiss!
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