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4,7 sur 5 étoiles
27
4,7 sur 5 étoiles
Format: Blu-ray|Modifier
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Valerio Zurlini est un réalisateur à fleur de peau. Auteur de trop peu de films, ce cinéaste talentueux est un sensible doublé d'un grand directeur d'acteurs. Il faut entendre ses acteurs - en particulier Claudia Cardinale et Jacques Perrin, tout jeunes à l'époque - parler de lui pour se rendre compte à quel point il a été incroyablement important pour eux, et pas seulement parce qu'il a contribué à lancer leur carrière. Jean-Louis Trintignant assure qu'il était "magnifique", généreux et plein d'enthousiasme au moment où il tournait ses premiers films. Dire que Zurlini aurait dû réaliser Le Jardin des Finzi Contini! Je reste persuadé qu'il avait la sensibilité idoine pour ce grand livre et ce sujet (bien plus que De Sica), ce que la vision de ses films, en particulier Eté violent et La Fille à la valise fait plus que suggérer.

Au lieu de quoi, c'est l'adaptation de l'alors très célébré roman de Dino Buzzati Le Désert des Tartares qu'il finit par réaliser à la demande de Jacques Perrin, qui joue dans ce film mais en est également le co-producteur. Aux dires de Perrin, Zurlini accepta d'autant plus rapidement qu'il avait été très convaincu par l'adaptation d'André-Georges Brunelin et Jean-Louis Bertuccelli, il est vrai habilement fidèle.

Le Désert des Tartares, sorti en 1976, est son chant du cygne. S'il n'est question que de Zurlini dans le supplément - on comprend bien pourquoi, d'autant que Perrin entend sans doute cette restauration également comme un hommage à un cinéaste qui a beaucoup compté pour lui - il est de notoriété publique qu'il était déjà bien malade et que le tournage lui a été pénible. Jean-Louis Trintignant va même jusqu'à affirmer avec sa franchise habituelle (cf. le supplément du dvd d'Eté violent) que c'est le plus souvent Christian de Chalonge, qui dirigeait la 2ème équipe, qui réglait la mise en scène. Quel que soit le degré d'implication réel de Zurlini, il n'est reste pas moins que ce film fait plus que porter des marques de sa sensibilité. Sans parler du fait que le fond du livre de Buzzati - observer la dégradation de l'idéal héroïque de ces soldats cloîtrés, comment ils "consumaient dans ce fort la meilleure part de leur vie", voir la mort au travail - ne pouvait que résonner très fortement en lui.

Zurlini a donné sa lecture, personnelle mais somme toute relativement traditionnelle, du roman : "Les Tartares étant à l'intérieur de notre esprit et représentant le mystère de la mort, il est juste qu'ils soient également un mystère non identifiable avec une armée aux frontières. Ils sont quelque chose qui vient du néant, ils ne se voient pas ou ils se voient au dernier moment de la vie quand la mort frappe à la porte. Les Tartares représentent cet inconnu qu'il y a dans la vie. Les Tartares symbolisent 'ceux qui devraient arriver et n'arrivent jamais', c'est-à-dire un moment qui pourrait être la gloire, voire le bonheur, et que la vie ne donne pas, parce que l'homme ne se réalise jamais totalement au cours de sa vie qu'au moment où il accepte sa mort. Tel est, à mon avis, le sens du livre de Buzzati. Le seul moment où l'homme devient véritablement un héros, c'est quand il se retrouve confronté à la mort et qu'il l'accepte. L'héroïsme, ce ne sont pas les actes d'audace qu'on peut faire quand on est jeune. (...) La forteresse est la véritable héroïne du film." (propos cités dans le dossier de presse réalisé à l'occasion de la ressortie en salles de la version restaurée, en 2013, très bien conçu et qui se trouve aisément en ligne)

Le film illustre parfaitement ces propos, aussi bien sur le dernier point que sur le reste. Avec l'aide très précieuse du génial chef-opérateur Luciano Tovoli, Zurlini filme la forteresse, intérieur et extérieur, sous toutes les coutures et avec toutes les lumières possibles et imaginables. Il faut dire qu'il n'y a pas beaucoup plus cinégénique que ce paysage montagneux aride, avec au milieu la Citadelle de Bam - avoir choisi cette citadelle iranienne pluri-millénaire pour figurer le fort de Bastiano s'avère un choix très payant, et voir le film est d'autant plus émouvant aujourd'hui que l'on sait qu'elle a été rasée par le tremblement de terre de 2003. Ce n'est évidemment pas qu'une question de quantité de plans de paysage ou de situation. Si les personnages sont montrés comme se consumant, ils sont avant tout consumés par le lieu. Si les individualités des personnages comptent, elles finissent toutes par être entamées par lui, autant que par le temps qu'ils y passent. Même s'il est par moments un peu empesé, la façon qu'a le film de représenter cette perte de vitalité progressive, ou bien les soubresauts de ceux qui souhaitent partir avant que cela n'arrive, avec style, me semble tout à fait remarquable.

Le casting de grosses pointures internationales, qui pourrait constituer le sérieux handicap qu'il a pu être dans tant d'"euro-puddings", se révèle être judicieux pour donner un poids immédiat à chacun des personnages et faire exister pleinement y compris ceux qui n'ont que peu de temps de présence à l'écran. Si les acteurs sont essentiellement italiens et français - tous par ailleurs habitués depuis les années 60 à aller travailler en Italie, de Jacques Perrin à Jean-Louis Trintignant, Laurent Terzieff ou Philippe Noiret - l'apport d'un Max von Sydow par exemple (avant sa 2ème carrière aux Etats-Unis) est patent. Reste qu'il faudra, pour les personnes comme moi qui ne voient jamais les fims en version doublée, passer le cap de la post-synchronisation avec doublage d'acteurs non francophones dont on connaît très bien le timbre. C'est évidemment tout à fait possible, comme à l'inverse il est possible de passer outre le doublage des acteurs français comme Trintignant, Noiret ou Perrin dans les films qu'ils ont tournés en Italie, même si l'on préférerait évidemment entendre leur voix dans la version originale.

Il faut ici faire plus que dire un mot de la restauration, tant elle paraît avoir été réalisée de façon exemplaire. Pour moi qui avais vu une copie fatiguée il y a quelques années, le revoir en salle l'année dernière a été une révélation. La réussite de cette restauration est expliquée dans le supplément : non seulement Luciano Tovoli y a participé de près - en essayant de corriger ce qui pouvait l'être au maximum mais sans céder à la tentation de refaire le film a posteriori, précise-t-il bien - mais le laboratoire a pu travailler avec les deux internégatifs, français et italien, ce qui fait qu'ils ont pu utiliser les meilleurs éléments, ainsi que les pistes sonores séparées dans les deux cas. Le master auquel ils sont arrivés est éblouissant, qu'il s'agisse de la restitution de la lumière, des couleurs, du son. Evidemment, cela accentue un peu plus la gêne que l'on peut ressentir à écouter la post-synchonisation, tant la clarté de la piste son souligne tout. Mais, y compris pour la façon dont sont rendues les nuances, sonores comme visuelles, le résultat impressionne.

Le master utilisé, à part que sur mon écran l'image est un peu rognée à gauche et à droite, est donc de première qualité. Quand on a attendu longtemps qu'un film ressorte en vidéo et que l'attente n'est pas déçue, quel plaisir. J'ai pour ma part acquis le blu-ray, qui donne toute satisfaction, mais vu la qualité du master, j'imagine que le dvd doit lui aussi être mieux qu'honnête. En tout cas, ceux qui ont déjà vu le film avant sa restauration risquent d'être surpris de le voir ainsi rehaussé (sans pour autant être trahi), et ceux qui vont le découvrir peuvent être assurés qu'il le feront dans d'excellentes conditions. Si seulement tous les films de patrimoine pouvaient être traités de cette façon...

La note de 4,5 que j'attribue finalement tient compte de l'excellence de ce master restauré.

Pour ce qui est du supplément d'une demi-heure, il est assez nettement séparé en deux : propos de Perrin et von Sydow, ainsi que du critique Jean Gili (Le cinéma italien) sur l'adaptation du roman de Buzzati, sur Zurlini et les autres acteurs ; propos de Perrin, Tovoli et des artisans-techniciens de Digimage sur la restauration. Le tout est intéressant mais aurait sans doute gagné à être un peu moins impressionniste et un peu plus approfondi.
44 commentaires| 18 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 25 octobre 2015
Un peu différent du roman dans les détails mais formidablement identique dans l'esprit : complètement intemporel, cette histoire (ici militaire) peut s'appliquer à de nombreuses situations de la vie. Ici, l'attente d'un ennemi qui ne viendra que lorsque plus personne ne l'attend ; Ici, le destin d'un homme qui ne croit pas à sa mission au départ (attendre l'ennemi) puis qui se pique au jeu pour finir par mourir (de maladie, de vieillesse) lorsque l'ennemi arrive. Grand livre de Buzzati, Grand film de Zurlini.
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le 20 juillet 2014
Excellent film à tout point de vue: adaptation, mise en scène, acteurs, photo, décors, etc..
Restauration Blu Ray impéccable.
Mais l'absence de la version italienne m'empêche de noter 5 étoiles.
11 commentaire| 17 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 juin 2016
Ce film séduit par la beauté des images, la rigueur des costumes et la crédibilité des personnages, tous des militaires. Une brochette d'acteurs de premier plan, avec Perrin dans le rôle principal, Trintignant, Gassman, et Noiret notamment. Dans ce poste avancé (bizarrement autrichien) à la frontière d'un état du nord peuplé de Tartares menaçants mais invisibles, les occupations ne sont pas seulement les manœuvres militaires, mais aussi les manœuvres personnelles des officiers pour quitter cette affectation au milieu de nulle part, ou bien pour se faire mousser.
Malgré ce casting et cette image parfaite, le film manque tout de même d'un peu d'action.
Le film a été tourné en Iran, dans l’impressionnante forteresse de Bam, qui se dressait aux portes du désert, avant qu'un tremblement de terre ne l'anéantisse en 2008.
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le 30 avril 2016
Superbe fresque désenchantée de Valerio Zurlini, ce film raconte la vie ordinaire d'une garnison perdue dans la désert, et surtout la trajectoire du jeune lieutenant Drogo, éperdu de gloire militaire. En fait, cette vie se délite dans l'attente vaine d'un ennemi invisible qui n'apparaîtra jamais, et les soldats deviennent comme des fantômes, errant au milieu de nulle part, dans un décor splendide, mais totalement vide qui semble les aspirer. Adaptation très remarquable du roman éponyme de Dino Buzzati, dominée par une interprétation cinq étoiles : Jacques Perrin, Vittorio Gassman, Helmut Griem, Max Von Sydow et Noiret, qui sont tous à l'unisson de ce grand film.
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le 28 avril 2016
Admirable histoire d'un officier et d'une garnison. On assiste à la vie d'une unité isolée dans un contexte particulier et des paysages grandioses.
les uniformes semblent ceux de l'armée austro hongroise avant 1914. Ils sont superbement portés. Les chevaux, les selles, magnifiques , sont mis en valeur notamment lors des prises d'armes. Ce film est un moment de plaisir remarquable
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le 4 janvier 2016
On a souvent le tort de chercher dans l'adaptation cinématographique la fidélité ou la moindre fidélité à l'oeuvre écrite.
Il s'agit avec ce film de tout autre chose . Un récit en apparence dépouillé, mais d'une infinie subtilité.

La restauration mérite d'être saluée.
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le 21 juillet 2014
Le soussigné s'associe à ceux qui ont déjà posté d'élogieux commentaires sur ce remarquable film de Valerio Zurlini, qui constitua une expérience cinématographique exceptionnelle pour le soussigné lorsqu'il le découvrit. Au passage et de façon anecdotique, signalons que la chanson de Jacques Brel "Zangra", ("(...) Je m'appelle Zangra et je suis lieutenant au Fort de Belonzio qui domine la plaine... (...)") est directement inspirée du thème traité par le roman de Dino Buzzati !... Evidemment Brel a traité à sa manière ce sujet... Voir ci-après cette célèbre chanson : [...]
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le 4 novembre 2014
je connaissais l'oeuvre depuis longtemps et ses grandes qualités artistiques -performances d'acteurs, paysage, ambiance, proximité du texte de Buzzati. Cette rénovation est de grande qualité et le dvd 2 (d'explications ou de commentaires) complète magnifiquement le travail. J'apprécie beaucoup les acteurs du film donc je ne suis peut être pas impartial !!. Un excellent achat pour les amateurs de cinéma.
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le 9 décembre 2015
Enfin disponible en DVD, ce film est un must absolu !
Une impressionnante palette d'acteurs , un décor qui n'existe plus (tremblement de terre de 2004).
Une référence incontournable !
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