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Quand le beau soleil révèle à la terre sa face dorée, ou quand, après l'âpre hiver, le doux printemps revient et souffle les zéphyrs, tout change d'aspect dans la nature, tout se rajeunit de couleurs nouvelles; de même dès que vous écoutez Sonny Rollins, votre physionomie se transforme, le sourire et la joie vous reviennent (1). Le colosse, quatre-vingt-quatre ans cette année, vient donc de sortir ce troisième volume issu de concerts s'étendant de 2001 à 2012 (à Tokyo, Marciac, Toulouse, New-York). Onze années durant lesquelles le vétéran n'a donc cessé de se déplacer, jouant ici et là, dans des festivals américains, européens et même asiatiques, pour y donner à chaque fois des concerts marathons (lesquels pouvaient durer plus de deux heures). Un peu comme Wayne Shorter (qui vient de sortir un album chez Blue Note, Without a Net, Blue Note 2013), un peu aussi comme Pharoah Sanders ou encore Ahmad Jamal, Sonny Rollins continue d'émouvoir malgré son grand âge. Ce troisième volume, sans être "indispensable" stricto sensu, mérite toutefois un sérieux détour. Celui qu'on surnomme le "Colosse" et qui avait débuté sa carrière en 1947 (sic) nous donne ici l'occasion de le redécouvrir dans des extraits de concerts passionnants, voire incandescents, des concerts durant lesquels la jeunesse lui semble éternelle, où la prise de tête n'a pas lieu, où seul compte le plaisir de jouer. Alors forcément, c'est le disque des beaux jours, celui du printemps finissant et de l'été éternel ! On pourra toujours regretter l'aspect "compilation" de ce dernier disque (comme les deux précédents volumes d'ailleurs; le même reproche avait été fait pour le disque de Wayne Shorter), mais qu'importe !

Il faut savoir aussi savourer ces moments comme des cerises sur le gâteau (la transition entre les morceaux est en outre fort bien réalisée). Les six titres gravés dans ce volume, on ne pourra donc pas les mépriser. Alors que Road Shows /Vol.1 (sorti en 2008) était plus large en terme de durée (l'album s'étendait sur près de trois décennies !!!) et que Road Shows 2 (sorti en 2011) était axé sur un point essentiel, ou disons, une date précise (l'anniversaire du Colosse, alors âgé de 80 ans, concert enregistré à la fin de l'année 2010), ce troisième volume revient un peu sur le même concept que le premier, et s'étend donc sur onze années qui n'ont certes rien de révolutionnaire, mais qui compteront comme un beau témoignage de la vitalité de cette légende vivante. Composé de six thèmes incandescents (il faut absolument écouter les huit minutes de solo sur "Sonny Solo" au cours desquelles le colosse cite plusieurs standards, au gré d'une phrase, au gré d'une idée, l'imagination étant toujours fertile et féconde chez notre saxophoniste, pour mesurer l'étendue de son Art), ce troisième volume ne souffrira pas plusieurs écoutes. Vraiment du plaisir en barre ! Sonny Rollins est vraiment increvable ! Le disque s'ouvre donc sur "Biji", tiré d'un concert donné au Japon en 2001. Sorte de mise en bouche phénoménale, parce que mine de rien, c'est un thème gorgé de swing, de groove, aux accents funky et Stephen Scott au piano offre un solo éblouissant...

Le fidèle Bob Cranshaw (une amitié et une collaboration de plus de quarante ans!!) donne des lignes de basse bien grasses, et ça fait un bien fou à la chair ! Quant à Rollins, il ne laisse rien passer, ses soli témoignent d'une endurance inouïe. Ses acolytes s'en donnent à coeur joie pour lui répondre, ou le soutenir. D'ailleurs, d'emblée, ce qui compte ici, c'est le plaisir que prennent tous les musiciens. Bobby Broom, par exemple, l'un de ses fidèles guitaristes (2), sonne très juste sur "Someday I'll Find You" et sur le bouillonnant et répétitif "Pantajali" (3). En cela, on est moins dans un jazz cérébral. On se rapprocherait même de façon significative d'un jazz afro-cubain (présence du percussionniste Kimati Dinizulu sur quelques plages), une musique qui se rit des conventions et des complexités, sans pour autant faire dans le simplisme. Le tromboniste Clifton Anderson apparaît sur toutes les plages, et le pianiste Stephen Scott, seulement sur la première, tout comme le batteur Perry Wilson. Ainsi le collectif du Colosse est à géométrie variable, tantôt dans la configuration du quintette, tantôt dans celle du sextette. A noter la présence de Victor Lewis sur "Someday I'll Find You" et de Peter Bernstein sur les deux plages suivantes. Au final, un disque qui reflète bien le Rollins de ces dix dernières années, même s'il est clair que l'on pourra toujours préférer ses disques parus sur Riverside, Prestige et Blue Note (la grande époque). En attendant, ne boudons pas notre plaisir. 3,5 étoiles.

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(1) Cette phrase en préambule est librement inspirée d'une page d'Eloge de la folie d'Erasme.

(2) Personnellement, je trouve que le guitariste Jim Hall a été son meilleur interlocuteur à la guitare... On écoutera avec plaisir ce chef-d'oeuvre atemporel qu'est The Bridge (RCA, 1962).

(3) Sur Wiki, on trouve l'info suivante : Patañjali, un nom célèbre dans l'histoire intellectuelle de l'Asie méridionale... Ce nom est porté, semble-t-il, par un érudit, un grammairien de l'ère présocratique.
11 commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 décembre 2014
D'accord avec Christian Larrède et d'autres commentateurs dans l'ensemble. "Road Shows", premier d'une série de trois volumes nous fait passer un bon moment. Le côté compilation est un peu dommage, mais la musique, elle, est étonnante. Outre ses performances marathon, l'un de ses attraits les plus remarquables est que le saxophoniste Sonny Rollins lui-même est responsable du choix des titres et le répertoire ici est à la hauteur de ses propres exigences. Seul petit problème pour ce troisième volume, tandis que je le réécoutais l'autre soir, le sentiment que ce n'est pas aussi indispensable que la grande époque de Rollins. C'est du très bon, mais pas forcément indispensable.
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le 17 juillet 2015
Certes, j'ai commandé pour le saxo... mais pas noyé au sein d'un orchestre !
Les titres sont de qualité, comme leur interprétation, mais ce n'est pas de mon goût.
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le 24 mai 2014
CD "super"nouvelle adaptation musicale comme sait si bien le faire Sonny.
Dommage qu'il soit souffrant et que ses concerts soient annulés pour le moment.
Un Grand Musicien
Monique
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le 7 décembre 2014
Cet article répond parfaitement à mon attente.
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