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4.0 étoiles sur 5 Bela Blasko dit Lugosi
Quelle époque que celle qui vit le cinéma devenir parlant. Quelle année que celle de 1931: non seulement "Dracula" mais aussi "Frankenstein" (avec Karloff suite au forfait de Lugosi). Je n'ai pas encore le dvd, mais je connais bien le film et son contexte. Il sauva les studios universal de la ruine, consacra Lugosi comme acteur vedette (pour à...
Publié le 24 novembre 2006 par Abenaki

versus
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3.0 étoiles sur 5 Les enfants de minuit
Dracula de 1931 est un film très important pour l'histoire du cinéma. Il fut à la fois le premier film d'horreur parlant et la première adaptation officielle du roman de Bram Stocker, réalisé neuf ans après le Nosferatu de Murnau, qui était en vérité la première adaptation officieuse du roman,...
Publié le 15 juin 2012 par Tornado


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4.0 étoiles sur 5 Bela Blasko dit Lugosi, 24 novembre 2006
Par 
Abenaki "Livre et musique" (Gard et Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula - Version restaurée (DVD)
Quelle époque que celle qui vit le cinéma devenir parlant. Quelle année que celle de 1931: non seulement "Dracula" mais aussi "Frankenstein" (avec Karloff suite au forfait de Lugosi). Je n'ai pas encore le dvd, mais je connais bien le film et son contexte. Il sauva les studios universal de la ruine, consacra Lugosi comme acteur vedette (pour à peine quelques années hélas) des studios et en fit une star mondial après avoir campé le rôle plusieurs centaine de fois à broadway, et qui fut refusé entrez autre par Veidt et que devait tenir Lon Chaney mais qui décéda l'année précédente. Je suis très cinéphile et nul doute, c'est une grande oeuvre, avec ces moments de silence très présent, normal, la musique qui avait régnées sur tant de films muet n'était plus jugé nécessaire. En même temps celà rajoute de l'épaisseur à l'atmosphère particulièrement lugubre du film. Cette atmosphère est encore plus lourde et inquètante lors des scènes filmées dans les rues de Londres envahit de brouillard. Un Lugosi de la grande époque: talent immense, même si il était peut-être plus fait pour le théâtre que le cinéma (celà se voit bien qu'il sortait du théâtre), sa merveilleuse et si belle voix grave, et des seconds rôle que l'on peut revoir dans d'autres perles de l'époque: David Manners, Edward Van Sloane, mais surtout Dwight Frye que je trouve vraiment très grand, il n'y a qu'à le voir dans "Frankestein". La première apparition de Dracula m'a marqué enfant, et c'est la meilleur. Il s'agit de la meilleur histoire cinématographique de vampire à mes yeux avec le "Nosferatu" de Murnau (1922). A noté pour l'anecdote que la musique du générique fut la même que pour "La Momie" (1932). Un très grand Browning.
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5.0 étoiles sur 5 vraiment superbe, 26 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula - Version restaurée (DVD)
Ce film est une réussite sur tous les plans:la beauté des décors, la justesse de jeu des acteurs, le travail de la lumière, la musique...etc... En ce qui me concerne c'est l'un des films qui m'a le plus touché ces dernières années.Je ne comprends pas que l'on ne puisse pas apprécier un tel film à moins d'être complètement insensible ! Je voudrais aussi saluer le travil remarquable du compositeur Wojciech Kilar qui signe ici l'une des plus belle page musicale consacrée au 7eme art.À ne manquer sous aucun prétexte !!
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5.0 étoiles sur 5 vraiment superbe, 26 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula - Version restaurée (DVD)
Ce film est une réussite sur tous les plans:la beauté des décors, la justesse de jeu des acteurs, le travail de la lumière, la musique...etc... En ce qui me concerne c'est l'un des films qui m'a le plus touché ces dernières années.Je ne comprends pas que l'on ne puisse pas apprécier un tel film à moins d'être complètement insensible ! Je voudrais aussi saluer le travil remarquable du compositeur Wojciech Kilar qui signe ici l'une des plus belle page musicale consacrée au 7eme art.À ne manquer sous aucun prétexte !!
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5.0 étoiles sur 5 Mon premier film de vampires, 27 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula - Version restaurée (DVD)
Ce fut le premier Dracula dont j'eu le plaisir de visionner à l'âge de 14 ans et j'en ai gardé un souvenir marquant avec le jeu de Bela Lugosi (dont la composition mémorable installera dans les mémoires collectives l'image maléfique du comte que l'on connaît toujours) l'atmosphère de cauchemar (on regarde le film avec la sensation d'évoluer dans un mauvais rêve) et les décors gothiques à souhait. Il a lancé mon intérêt puis ma passion pour les histoires de vampires et je le conserve aujourd'hui sagement dans ma vidéothèque. Malgré le recul des années, le changement de moeurs et la modernité acharnée des histoires de vampires actuelles, il reste toujours une oeuvre majeur du cinéma vampirique et gothique.
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3.0 étoiles sur 5 Les enfants de minuit, 15 juin 2012
Par 
Tornado (Provence Côte d'Azur) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula - Version restaurée (DVD)
Dracula de 1931 est un film très important pour l'histoire du cinéma. Il fut à la fois le premier film d'horreur parlant et la première adaptation officielle du roman de Bram Stocker, réalisé neuf ans après le Nosferatu de Murnau, qui était en vérité la première adaptation officieuse du roman, mais qui ne bénéficia pas de ces droits.
Produit par la Universal à l'aube du cinéma parlant, il lança la mode des grandes adaptations gothiques, sauva son studio et annonça l'âge d'or du cinéma fantastique. Car le succès du film fut phénoménal et planétaire.
Tout ce qui fait la qualité et la légende des "Universal monsters" se trouve déjà à l'écran : Le noir et blanc directement calqué sur l'expressionnisme allemand des films de Murnau et Fritz Lang, les décors gothiques avec château des Carpates (en vérité une très belle peinture sur verre), brumes et toiles d'araignées, ainsi que la présence d'un acteur taillé pour les rôles ténébreux : Le grand Bela Lugosi.
Lugosi porte le film et marquera durablement les mémoires, composant l'archétype ultime du conte Transylvanien. Si aujourd'hui, la seule prononciation du nom de Dracula évoque un aristocrate gominé au teint blafard, à la chemise à jabot et à la grande cape noire teintée de rouge (telle qu'on pouvait la contempler sur les affiches en couleurs de l'époque), c'est parce que Lugosi a su immortaliser son interprétation au point de la rendre indissociable du personnage. Il est d'ailleurs notoire que ce rôle étouffa l'acteur qui devint plus ou moins fou, au point de s'habiller comme ça dans la vie et de dormir dans un cercueil ! Il n'interpréta pourtant le rôle de Dracula qu'à deux reprises : le film de 1931 et la parodie Abbott et Costello contre Frankenstein en 1949 ! Tous ses autres rôles de vampires ne seront pas ceux du Comte Dracula.
Dans ce rôle en particulier, celui qui fit sa gloire, l'acteur hongrois en impose dans un jeu outré et incroyablement habité, faisant des merveilles avec sa voix suave directement issue de la vieille Europe. Certaines de ses tirades sont devenues éternelles au point d'être reprises dans les autres adaptations cinématographiques de l'œuvre de Stocker, comme "Ils sont les enfants de la nuit", lorsqu'il entend le glapissement des loups, ou bien "Je ne bois jamais... de vin". Soit deux phrases reprises mot pour mot dans le Dracula de Francis Ford Coppola réalisé en 1993 ! Un des castings historiques de l'histoire du 7° art...

Pourtant, dans un sens, Dracula de 1931 n'est pas vraiment un très bon film. De plus, davantage que les autres films estampillés "Universal monsters", il accuse très mal le poids de l'âge.
Les premières minutes, qui montrent le jeune Reinfield voyager en carrosse et rejoindre le château des Carpates où l'attend un Dracula incroyable d'ambivalence chaleureuse et maléfique, sont largement les plus réussies. Elles en imposent toujours autant 80 ans plus tard et sont particulièrement envoûtantes, notamment grâce aux somptueux décors. La suite, qui voit le Comte Dracula partir en Angleterre, y fréquenter l'intelligencia et s'en prendre aux gentes damoiselles, est nettement moins excitante. C'est extraordinairement lent, statique, bavard, théâtral et surjoué. Et les courtes 74 minutes qui composent le film deviennent interminables.
En réalité, une chose explique cette faiblesse de manière indiscutable : Depuis 1927, la pièce de théâtre transposant le roman de Bram Stocker est jouée à Broadway et c'est un succès sans précédent. Le studio Universal, qui ne veut pas prendre de risques, décide donc d'adapter cette pièce de manière presque littérale. Il convoque les scénaristes de la pièce en question, ainsi que son acteur principal, un certain... Bela Lugosi (après que bon nombre de stars de l'époque aient été écartées) ! Le résultat donne forcément un film aux allures de pièce de théâtre, avec ses décors intérieurs statiques et le ton surjoué de l'ensemble des acteurs.
Il faut également se remettre dans le contexte de l'époque : Le parlant n'existe que depuis quatre ans et les réalisateurs ne savent pas très bien encore maîtriser le débit des dialogues. Ils ont souvent tendance à en faire trop.
Le film est pourtant réalisé par l'immense Tod Browning, génie du 7° art et auteur complet du mythique Freaks, la monstrueuse parade. Mais il est évident que le metteur en scène, privé de libertés et de la présence de son acteur fétiche, Lon Chaney Sr., prévu au départ pour incarner Dracula mais décédé peu avant le début de la production, ne maîtrise pas son sujet comme il a pu le faire sur ses autres films. C'est tout le paradoxe de constater que le film le moins réussi de Tod Browning demeurera pour toujours son plus grand succès...
Pour l'anecdote, on raconte que, pour les besoins de la distribution étrangère, une version espagnole du film était tournée la nuit par une équipe entièrement hybérique, et que cette version de 104 minutes, plus spontanée, est supérieure à la version américaine !

Pour le reste, le film ne devrait quand même pas beaucoup plaire aux nouvelles générations, ni même aux amateurs les plus extrêmes du roman de Bram Stocker. Le scénario fonctionne à la manière d'une version courte qui fait l'impasse sur la plus-part des éléments du livre pour n'en conserver que l'essentiel.
A part le générique d'ouverture qui permet d'entendre un très mélancolique "Lac des cygnes", aucune musique n'est présente tout au long du film. Ce parti-pris, propre aux premières années du parlant, s'il a l'avantage d'imposer une atmosphère très particulière, laissant surtout s'exprimer les bruitages, accentue aujourd'hui la lourdeur de l'ensemble.
Quoiqu'il en soit, je conseille tout de même de voir ce classique absolu, ne serait-ce que pour sa culture personnelle. Il demeure un film très important dans l'histoire du cinéma, et comme la pierre angulaire du cinéma fantastique. Il reste le monument du genre qui inventa une forme entière de cinéma, définissant les archétypes et enfantant toutes les sous-catégories du genre devenues aujourd'hui incontournables, comme l'épouvante, l'horreur et le gore.
Le présent DVD ne propose pas de version française, mais seulement une VO sous titrée en VF. De toute manière, je ne crois pas me souvenir que le film ait été traduit sur aucun support, ni même lors de ses passages à la télévision, dans le légendaire "Cinéma de minuit"...
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4.0 étoiles sur 5 Les enfants de minuit, 15 juin 2012
Par 
Tornado (Provence Côte d'Azur) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula (DVD)
Dracula de 1931 est un film très important pour l'histoire du cinéma. Il fut à la fois le premier film d'horreur parlant et la première adaptation officielle du roman de Bram Stocker, réalisé neuf ans après le Nosferatu de Murnau, qui était en vérité la première adaptation officieuse du roman, mais qui ne bénéficia pas de ces droits.
Produit par la Universal à l'aube du cinéma parlant, il lança la mode des grandes adaptations gothiques, sauva son studio et annonça l'âge d'or du cinéma fantastique. Car le succès du film fut phénoménal et planétaire.
Tout ce qui fait la qualité et la légende des "Universal monsters" se trouve déjà à l'écran : Le noir et blanc directement calqué sur l'expressionnisme allemand des films de Murnau et Fritz Lang, les décors gothiques avec château des Carpates (en vérité une très belle peinture sur verre), brumes et toiles d'araignées, ainsi que la présence d'un acteur taillé pour les rôles ténébreux : Le grand Bela Lugosi.
Lugosi porte le film et marquera durablement les mémoires, composant l'archétype ultime du conte Transylvanien. Si aujourd'hui, la seule prononciation du nom de Dracula évoque un aristocrate gominé au teint blafard, à la chemise à jabot et à la grande cape noire teintée de rouge (telle qu'on pouvait la contempler sur les affiches en couleurs de l'époque), c'est parce que Lugosi a su immortaliser son interprétation au point de la rendre indissociable du personnage. Il est d'ailleurs notoire que ce rôle étouffa l'acteur qui devint plus ou moins fou, au point de s'habiller comme ça dans la vie et de dormir dans un cercueil ! Il n'interpréta pourtant le rôle de Dracula qu'à deux reprises : le film de 1931 et la parodie Abbott et Costello contre Frankenstein en 1949 ! Tous ses autres rôles de vampires ne seront pas ceux du Comte Dracula.
Dans ce rôle en particulier, celui qui fit sa gloire, l'acteur hongrois en impose dans un jeu outré et incroyablement habité, faisant des merveilles avec sa voix suave directement issue de la vieille Europe. Certaines de ses tirades sont devenues éternelles au point d'être reprises dans les autres adaptations cinématographiques de l'œuvre de Stocker, comme "Ils sont les enfants de la nuit", lorsqu'il entend le glapissement des loups, ou bien "Je ne bois jamais... de vin". Soit deux phrases reprises mot pour mot dans le Dracula de Francis Ford Coppola réalisé en 1993 ! Un des castings historiques de l'histoire du 7° art...

Pourtant, dans un sens, Dracula de 1931 n'est pas vraiment un très bon film. De plus, davantage que les autres films estampillés "Universal monsters", il accuse très mal le poids de l'âge.
Les premières minutes, qui montrent le jeune Reinfield voyager en carrosse et rejoindre le château des Carpates où l'attend un Dracula incroyable d'ambivalence chaleureuse et maléfique, sont largement les plus réussies. Elles en imposent toujours autant 80 ans plus tard et sont particulièrement envoûtantes, notamment grâce aux somptueux décors. La suite, qui voit le Comte Dracula partir en Angleterre, y fréquenter l'intelligencia et s'en prendre aux gentes damoiselles, est nettement moins excitante. C'est extraordinairement lent, statique, bavard, théâtral et surjoué. Et les courtes 74 minutes qui composent le film deviennent interminables.
En réalité, une chose explique cette faiblesse de manière indiscutable : Depuis 1927, la pièce de théâtre transposant le roman de Bram Stocker est jouée à Broadway et c'est un succès sans précédent. Le studio Universal, qui ne veut pas prendre de risques, décide donc d'adapter cette pièce de manière presque littérale. Il convoque les scénaristes de la pièce en question, ainsi que son acteur principal, un certain... Bela Lugosi (après que bon nombre de stars de l'époque aient été écartées) ! Le résultat donne forcément un film aux allures de pièce de théâtre, avec ses décors intérieurs statiques et le ton surjoué de l'ensemble des acteurs.
Il faut également se remettre dans le contexte de l'époque : Le parlant n'existe que depuis quatre ans et les réalisateurs ne savent pas très bien encore maîtriser le débit des dialogues. Ils ont souvent tendance à en faire trop.
Le film est pourtant réalisé par l'immense Tod Browning, génie du 7° art et auteur complet du mythique Freaks, la monstrueuse parade. Mais il est évident que le metteur en scène, privé de libertés et de la présence de son acteur fétiche, Lon Chaney Sr., prévu au départ pour incarner Dracula mais décédé peu avant le début de la production, ne maîtrise pas son sujet comme il a pu le faire sur ses autres films. C'est tout le paradoxe de constater que le film le moins réussi de Tod Browning demeurera pour toujours son plus grand succès...
Pour l'anecdote, on raconte que, pour les besoins de la distribution étrangère, une version espagnole du film était tournée la nuit par une équipe entièrement hybérique, et que cette version de 104 minutes, plus spontanée, est supérieure à la version américaine !

Pour le reste, le film ne devrait quand même pas beaucoup plaire aux nouvelles générations, ni même aux amateurs les plus extrêmes du roman de Bram Stocker. Le scénario fonctionne à la manière d'une version courte qui fait l'impasse sur la plus-part des éléments du livre pour n'en conserver que l'essentiel.
A part le générique d'ouverture qui permet d'entendre un très mélancolique "Lac des cygnes", aucune musique n'est présente tout au long du film. Ce parti-pris, propre aux premières années du parlant, s'il a l'avantage d'imposer une atmosphère très particulière, laissant surtout s'exprimer les bruitages, accentue aujourd'hui la lourdeur de l'ensemble.
Quoiqu'il en soit, je conseille tout de même de voir ce classique absolu, ne serait-ce que pour sa culture personnelle. Il demeure un film très important dans l'histoire du cinéma, et comme la pierre angulaire du cinéma fantastique. Il reste le monument du genre qui inventa une forme entière de cinéma, définissant les archétypes et enfantant toutes les sous-catégories du genre devenues aujourd'hui incontournables, comme l'épouvante, l'horreur et le gore.
Le présent DVD ne propose pas de version française, mais seulement une VO sous titrée en VF. De toute manière, je ne crois pas me souvenir que le film ait été traduit sur aucun support, ni même lors de ses passages à la télévision, dans le légendaire "Cinéma de minuit"...
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4.0 étoiles sur 5 Le premier né de la famille des "Universal Monsters", 29 avril 2014
Par 
Jord - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula - Version restaurée (DVD)
Premier film de l'ère "Universal Monsters", ce "Dracula" de "Tod Browning" de 1931 avec "Bela Lugosi", est aussi le premier film a utiliser le nom du célèbre vampire créé par Bram Stocker (l'adaptation de Murnau de 1922 "Nosferatu le vampire", pourtant assez fidèle au roman même si elle se permet quelques libertés, ne put utiliser ce nom pour des questions de droits d'auteur.)
Le succès de ce film fera naître la prestigieuse collection de la série des "Universal Monsters": "Le Loup-garou (The Wolf Man)"1941, "Frankenstein" (1931) avec "Boris Karloff", "La Momie" (1932)," L'Homme invisible" (1933), "Le Loup-garou" (1941), "Le Fantôme de l'Opéra" (1943), "L'Étrange Créature du lac noir" (1954) et "La Fiancée de Frankenstein" (1935), etc...
Le sujet est connu: "Reinfield", chargé d'une transaction immobilière avec un mystérieux comte "Dracula" vivant dans un château des Carpates, se rend en Transylvanie où il s'aperçoit que ce comte est un monstre mort-vivant qui se nourrit du sang de ses victimes. Le vampire hypnotise le clerc de notaire qui devient son esclave puis se rend en Angleterre pour faire de nouveaux adeptes.
Ambiance rétro, décors sublimes, château sinistre, atmosphère envoutante et menaçante, hurlements glaçants de loups dans le lointain, tous les ingrédients des films de vampires (qui seront légions au cinéma par la suite) sont déjà présents dans ce chef-d'œuvre des années 30. Et Bela Lugosi, s'il donne au personnage l'inquiétante allure que copieront les acteurs interprétant ce rôle ultérieurement, ne porte pas les fameuses canines (d'où vient d'ailleurs cette idée que les vampires ont toujours des canines proéminentes, le roman n'en parle pas et les chauve-souris vampires, dont le nom vient du roman et non le contraire comme on le pense souvent, se servent de leurs incisives, comme le "Nosferatu" du célèbre film de "Murnau" de 1922 ?).

Audio: anglais et allemand 2.0 mono. Plusieurs sous-titres dont le français. Edition améliorée et remasterisée en numérique.
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5.0 étoiles sur 5 Incontournable., 25 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula - Version restaurée (DVD)
Ce qui marque, en tout premier, c'est la qualité des décors dans le film. On en vient à se demander si c'est du décors ou du réel !
Les effets spéciaux sont en effet très spéciaux ... mais cela fait parti du charme de ce film, un classique, un chef d'oeuvre de ce type de cinéma. Je recommande vivement.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les enfants de minuit, 23 mai 2013
Par 
Tornado (Provence Côte d'Azur) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula (DVD)
Dracula de 1931 est un film très important pour l'histoire du cinéma. Il fut à la fois le premier film d'horreur parlant et la première adaptation officielle du roman de Bram Stocker, réalisé neuf ans après le Nosferatu de Murnau, qui était en vérité la première adaptation officieuse du roman, mais qui ne bénéficia pas de ces droits.
Produit par la Universal à l'aube du cinéma parlant, il lança la mode des grandes adaptations gothiques, sauva son studio et annonça l'âge d'or du cinéma fantastique. Car le succès du film fut phénoménal et planétaire.
Tout ce qui fait la qualité et la légende des "Universal monsters" se trouve déjà à l'écran : Le noir et blanc directement calqué sur l'expressionnisme allemand des films de Murnau et Fritz Lang, les décors gothiques avec château des Carpates (en vérité une très belle peinture sur verre), brumes et toiles d'araignées, ainsi que la présence d'un acteur taillé pour les rôles ténébreux : Le grand Bela Lugosi.
Lugosi porte le film et marquera durablement les mémoires, composant l'archétype ultime du conte Transylvanien. Si aujourd'hui, la seule prononciation du nom de Dracula évoque un aristocrate gominé au teint blafard, à la chemise à jabot et à la grande cape noire teintée de rouge (telle qu'on pouvait la contempler sur les affiches en couleurs de l'époque), c'est parce que Lugosi a su immortaliser son interprétation au point de la rendre indissociable du personnage. Il est d'ailleurs notoire que ce rôle étouffa l'acteur qui devint plus ou moins fou, au point de s'habiller comme ça dans la vie et de dormir dans un cercueil ! Il n'interpréta pourtant le rôle de Dracula qu'à deux reprises : le film de 1931 et la parodie Abbott et Costello contre Frankenstein en 1949 ! Tous ses autres rôles de vampires ne seront pas ceux du Comte Dracula.
Dans ce rôle en particulier, celui qui fit sa gloire, l'acteur hongrois en impose dans un jeu outré et incroyablement habité, faisant des merveilles avec sa voix suave directement issue de la vieille Europe. Certaines de ses tirades sont devenues éternelles au point d'être reprises dans les autres adaptations cinématographiques de l'œuvre de Stocker, comme "Ils sont les enfants de la nuit", lorsqu'il entend le glapissement des loups, ou bien "Je ne bois jamais... de vin". Soit deux phrases reprises mot pour mot dans le Dracula de Francis Ford Coppola réalisé en 1993 ! Un des castings historiques de l'histoire du 7° art...

Pourtant, dans un sens, Dracula de 1931 n'est pas vraiment un très bon film. De plus, davantage que les autres films estampillés "Universal monsters", il accuse très mal le poids de l'âge.
Les premières minutes, qui montrent le jeune Reinfield voyager en carrosse et rejoindre le château des Carpates où l'attend un Dracula incroyable d'ambivalence chaleureuse et maléfique, sont largement les plus réussies. Elles en imposent toujours autant 80 ans plus tard et sont particulièrement envoûtantes, notamment grâce aux somptueux décors. La suite, qui voit le Comte Dracula partir en Angleterre, y fréquenter l'intelligencia et s'en prendre aux gentes damoiselles, est nettement moins excitante. C'est extraordinairement lent, statique, bavard, théâtral et surjoué. Et les courtes 74 minutes qui composent le film deviennent interminables.
En réalité, une chose explique cette faiblesse de manière indiscutable : Depuis 1927, la pièce de théâtre transposant le roman de Bram Stocker est jouée à Broadway et c'est un succès sans précédent. Le studio Universal, qui ne veut pas prendre de risques, décide donc d'adapter cette pièce de manière presque littérale. Il convoque les scénaristes de la pièce en question, ainsi que son acteur principal, un certain... Bela Lugosi (après que bon nombre de stars de l'époque aient été écartées) ! Le résultat donne forcément un film aux allures de pièce de théâtre, avec ses décors intérieurs statiques et le ton surjoué de l'ensemble des acteurs.
Il faut également se remettre dans le contexte de l'époque : Le parlant n'existe que depuis quatre ans et les réalisateurs ne savent pas très bien encore maîtriser le débit des dialogues. Ils ont souvent tendance à en faire trop.
Le film est pourtant réalisé par l'immense Tod Browning, génie du 7° art et auteur complet du mythique Freaks, la monstrueuse parade. Mais il est évident que le metteur en scène, privé de libertés et de la présence de son acteur fétiche, Lon Chaney Sr., prévu au départ pour incarner Dracula mais décédé peu avant le début de la production, ne maîtrise pas son sujet comme il a pu le faire sur ses autres films. C'est tout le paradoxe de constater que le film le moins réussi de Tod Browning demeurera pour toujours son plus grand succès...
Pour l'anecdote, on raconte que, pour les besoins de la distribution étrangère, une version espagnole du film était tournée la nuit par une équipe entièrement hybérique, et que cette version de 104 minutes, plus spontanée, est supérieure à la version américaine !

Pour le reste, le film ne devrait quand même pas beaucoup plaire aux nouvelles générations, ni même aux amateurs les plus extrêmes du roman de Bram Stocker. Le scénario fonctionne à la manière d'une version courte qui fait l'impasse sur la plus-part des éléments du livre pour n'en conserver que l'essentiel.
A part le générique d'ouverture qui permet d'entendre un très mélancolique "Lac des cygnes", aucune musique n'est présente tout au long du film. Ce parti-pris, propre aux premières années du parlant, s'il a l'avantage d'imposer une atmosphère très particulière, laissant surtout s'exprimer les bruitages, accentue aujourd'hui la lourdeur de l'ensemble.
Quoiqu'il en soit, je conseille tout de même de voir ce classique absolu, ne serait-ce que pour sa culture personnelle. Il demeure un film très important dans l'histoire du cinéma, et comme la pierre angulaire du cinéma fantastique. Il reste le monument du genre qui inventa une forme entière de cinéma, définissant les archétypes et enfantant toutes les sous-catégories du genre devenues aujourd'hui incontournables, comme l'épouvante, l'horreur et le gore.
Le présent DVD ne propose pas de version française, mais seulement une VO sous titrée en VF. De toute manière, je ne crois pas me souvenir que le film ait été traduit sur aucun support, ni même lors de ses passages à la télévision, dans le légendaire "Cinéma de minuit"...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Dracula le DVD, la restauration inachevée..., 7 juin 2012
Par 
Sicé - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula - Version restaurée (DVD)
Trompé par un documentaire chantant les louanges de la restauration en HD des classiques du cinéma pour l'anniversaire d'Universal ("retrouvez-les en blu-ray et en DVD" qu'ils disaient...), je me suis en quelque sorte jeté non seulement sur cette édition, mais également l'édition anglaise plus récente portant le bandeau "100ème anniversaire", le film étant un classique du cinéma fantastique des années 1930, bourré des clichés et de l'ambiance adéquat, à défaut d'être une adaptation fidèle du roman de Stoker.

Si le transfert du dvd anglais plus récent parait un peu meilleur (un problème de compression pour l'édition française ?), c'est le même combat quelque soit l'édition : ce master n'est pas la restauration annoncée.

Image : rayures et coups qui auraient pu et qui auraient dû être effacés numériquement, des sauts d'images aléatoires également non restaurés (ils correspondent sauf erreur de ma part à un crantage endommagé non réparé). Le film reste largement visible mais ce n'est pas du tout le transfert vanté dans le documentaire, qui présentait une scène d'une grande pureté et d'une grande stabilité en haute définition.

Son (anglais mono, sous-titres français sur l'édition française) : déformé et crissant, avec des déraillements sur le générique d'ouverture correspondant avec la saute des images. Là aussi, on est très loin de ce que j'ai pu voir sur plusieurs films de la même époque ou bien antérieurs.

Bonus : les mêmes quelque soit l'édition et très moyens en ce qui me concerne.

Verdict : je suis furieux, j'attendrai de pied ferme la vraie restauration, celle qui enlèvera numériquement les rayures et les coups ponctuels à l'image - et l'édition blu-ray digne de ce nom pour profiter d'une compression la plus faible possible tant de l'image que du son.
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