undrgrnd Cliquez ici KDPContest nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Rentrée scolaire Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

3,3 sur 5 étoiles
100
3,3 sur 5 étoiles
Format: Format Kindle|Modifier
Prix:12,99 €
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 24 octobre 2014
Lydie Salvayre n’avait jamais éprouvé le besoin ni le désir de se consacrer aux souvenirs maternels de la guerre civile espagnole. Jusqu’au jour où cela lui est devenu une nécessité impérieuse. Pour aborder ce sujet, elle confronte d’un côté cette parenthèse libertaire qui fut pour Montse, la mère de la narratrice, un pur enchantement, et de l’autre côté les récits de Georges Bernanos, témoin direct de la répression des nationaux franquistes à Palma de Majorque. Il est tellement épouvanté par ce qu’il observe qu’il fuit l’Espagne tout en s'attelant à l'écriture de son récit Les Grands Cimetières sous la lune, dans lequel il dénoncera « cette saloperie des hommes lorsque le fanatisme les tient et les enrage jusqu’à les amener aux pires abjections ».

Afin de ne pas s’égarer entre les récits de Bernanos et la mémoire défaillante de sa mère, qui soixante-quinze ans après les événements, est pleine de méandres et de trous, Lydie Salvayre consulte également quelques livres d’histoire pour reconstituer le plus précisément possible l’enchaînement des faits.

Deux voix entrelacées donc, celle horrifiée de Bernanos et celle éclatante de joie solaire de Montse, pour qui l’arrivée dans la ville catalane aux mains des milices libertaires fut la plus grande émotion de sa vie. La nécessité également pour l'auteur de faire revivre cette année 36 et cette envolée de révoltes libertaires, qui n’auront pas d’autres équivalents en Europe et qui seront sauvagement réprimées.

Si la voix de Bernanos se fait entendre, il faut bien avouer que Lydie Salvayre privilégie avant tout celle de Montse, et ce pour notre plus grand plaisir. Une voix vibrante, émouvante, une voix qui s’exprime dans un français bancal, que la mère maltraite et estropie en intercalant des mots espagnols et des mots français malmenés. Cette voix de Montse, qui abuse aussi de gros mots depuis sa maladie, comme si elle pouvait enfin se libérer de la censure sociale, est sans aucun doute le plus bel hommage qui soit d’une fille à sa mère, qui nous la rend aussi attachante qu’inoubliable. Un récit vivant porté par une plume aussi révoltée qu’ironique car il vaut mieux en rire qu’en pleurer, même si…

Un seul bémol, quelques phrases ou slogans écrits en espagnol, pour garder tout leur impact et leur intensité, ne sont malheureusement pas traduits en bas de page par la maison d’édition. Mais ne vous laissez pas décourager pour autant, car il serait bien dommage de passer à côté de toute la verve de Montse.
22 commentaires| 49 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
La mère de la narratrice confie à celle-ci sa jeunesse dans un petit village catalan,et sa libération au cours du bel été de la révolution espagnole:l'été 36 sera pour Montse une parenthèse libertaire et enchantée dans sa vie.En contrepoint,l'auteur nous retrace l'indignation de Bernanos devant les exactions des "nationaux" à Majorque,crimes bénis par l'Eglise Catholique.
Lydie Salvayre est l'un des rares écrivains à garder intacte une roborative capacité d'indignation devant le pharisaîsme et la violence sociale;servie par un style concentré et percutant,son récit ne se laisse pas abandonner en chemin même si,une fois n'est pas coutume,l'on peut lui reprocher un certain schématisme.Diego et Josep sont des caricatures de stalinien et d'anarchiste:le rouquin complexé et bourgeois assoiffé d'ordre s'oppose,bien sûr,à l'impulsif roi de cour d'école qui veut la propriété collective des terres.La fin de Josep est un peu téléguidée...et de parlons pas de la nuit d'amour de Montse avec "André",écrivain français à la mèche...
Dommage,car le portrait de Montse est très réussi,et son vocabulaire truffé d'espagnolismes est savoureux.Livre attachant,tonique,et salutaire,recommandé donc malgré ses quelques défauts.
22 commentaires| 56 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 27 février 2015
Retour en pleine forme de Lydie Salvayre après une passade moyenne! je craignais de lire un Goncourt, car trop souvent ça sonne faux...mais là le sujet, La guerre d'Espagne, avec un angle d'approche très original, m'intéressait. La guerre civile espagnole par des historiens qui se veulent spécialistes, très souvent c'est éreintant! entre le Poum, les phalanges, les républicains...rapidement cela donne une soupe indigeste! alors que là l'auteur nous montre toute la stupidité et l'horreur de cette guerre civile, qui a changé l'Espagne à jamais....alors pourquoi pas 4 étoiles ou plus? trop de phrases en espagnol: ne parlant pas cette langue, et l'auteur n'ayant pas cru nécessaire de faire des notes de traduction, à la longue, c'est pénible....même avec Reverso.....Si L.Salvayre visait le Cervantes, elle avait qu'à écrire tout son bouquin en espagnol et le publier à Madrid....le parrallèle avec Bernanos est très pertinent (à la mode en ce moment Bernanos)...par contre je comprends pas pourquoi l'auteure s'intéresse aussi précisément à Manacor (sur l'ile de Majorque)? c'est une toute petite ville de l'archipel majorquin et pour ceux qui s'intéresse au tennis, c'est la ville de Rafael Nadal, l'immense champion espagnol de tennis....est ce pour ça que la narratrice nous dit qu'elle regarde avec sa mère un match entre Nadal et Federer? j'ai pas compris ce que cela venait faire là....mais bon.
0Commentaire| 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 février 2015
Les critiques fréquentes et justifiées des lecteurs sont les suivants :
- L’intégration de phrases entières en Castillan sans traduction peut en rebuter plus d’un; en revanche, les nombreux hispanicismes sont plutôt amusants.
- L’absence de ponctuation dans les dialogues, une lubie germano-pratine, sera perçue par les puristes (dont je suis) comme une offense à la langue française.
Cela dit, le témoignage de Montse, la mère de l’auteure est à la fois captivant et fidèle à de l’Histoire vécue avec ses tripes. Montse, une modeste fille de paysans catalans, se voit obligée d’épouser le fils du grand propriétaire du lieu, après une nuit d’amour à Barcelone avec un séduisant Français des Brigades Internationales (censé être André Malraux). Inutile de dire que cette aventure aura laissé des traces des plus tangibles.
Montse se retrouve donc prisonnière de cette famille aisée, malheureuse au début, mais son sort va s’améliorer, car son mari l’aime vraiment et son beau-père, une homme froid et distant va lui manifester une amitié inattendue. La guerre civile est omniprésente, avec ses absurdités, ses paradoxes, ses partis-pris et ses massacres fratricides des deux bords.
L’auteure cite abondamment Bernanos, une grande âme chrétienne écœurée par la servilité de son Eglise vis-à-vis de la dictature de Franco. Certains lecteurs ont déploré la subjectivité de Lydie Salvayre; faut-il signaler que de grands auteurs étaient de son bord , tel George Orwell du côté des damnés de la terre, ou encore Saint-Exupéry du côté des “bourgeois” ¿
Ce livre est une bonne occasion de (re)lire “Hommage à la Catalogne” de George Orwell, un combattant des Brigades. Les témoignages de Saint-Exupéry (dans “Un sens à la vie”) sont aussi d’une rare lucidité.
0Commentaire| 9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 août 2015
A travers les souvenirs fragmentaires de sa mère, Lydie Salvayre a le mérite de dresser le portrait d'une époque méconnue de l'histoire d'Espagne. Les acteurs principaux du drame sont connus, mais les multiples conséquences pour la population de la situation révolutionnaire dans laquelle le pays s'est retrouvé à cette époque sont totalement ignorées hors d'Espagne tout au moins. Je trouve que l'auteure a trouvé les mots justes pour nous faire ressentir l'enthousiasme énorme partagé par la classe populaire en Juillet 1936, puis le désarroi et la méfiance qui ont suivi les manœuvres politiciennes qui se sont déroulées autour du pouvoir. Ce n'était pas tant la lutte contre le fascisme qui motiva le prolétariat espagnol en lutte que le fait que les changements révolutionnaires aient lieu de suite. Du coup, on ne se battait pas pour une idée, mais pour défendre un ensemble de transformations bien concrètes. Bravo et merci !
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
500 PREMIERS RÉVISEURSle 4 décembre 2014
L'appréciation d'une oeuvre littéraire est chose fort subjective, les plus grands experts n'arrivant d'ailleurs pas à se mettre d'accord sur quoique ce soit. L'un crie au chef d'oeuvre là ou l'autre descend le livre en flammes. Donc, un peu de modération et de tolérance seraient les bienvenues ici.
J'ai trouvé ce roman fort intéressant et fort bien écrit, en fait je l'ai quasi dévoré d'une traite. Les personnages sont intéressants, les situations bien décrites, il y a un réel dynamisme et un bon rythme dans le récit. Je ne me suis pas ennuyé une minute. Les souffrances et les passions qui ont déchirées les Espagnols du peuple au moment de la guerre civile sont bien rendues. Le niveau personnel subjectif des passions qui mènent à un engagement politique est bien montré.
Quant à la critique récurrente que le livre n'est pas du bon français, il est bien dit dans le roman que c'est le langage de la mère de la narratrice qui est alors cité, le « fragnol » (mélange de français et d’espagnol). Espagnole venue en France elle a dû apprendre le français sur le tas. Ses expressions mélangées et hybrides ont quelque chose de savoureux, que j'apprécie pleinement, car j'avais une grand-mère venue de l'étranger et qui a dû apprendre la langue du pays sans bénéficier de cours de langue. Le résultat était similaire à ce que nous raconte ici Lydie Salvayre, qui par ailleurs est capable à d'autres moments du livre d'écrire un français impeccable. Il est vrai que pour les mots espagnols isolés, on devine le sens, mais quand il y a des phrases entières, l'auteur aurait pu mettre une traduction française en note de bas de page pour ceux qui comme moi ne comprennent pas l'espagnol. Soit, mais ça ne fait même pas un pour-cent du texte.
On a deux voix entrelacées dans le roman, celle de Montse, la mère de la narratrice, devenue amnésique sauf pour la période d'utopie libertaire qu'elle a vécue en 1936, et de Bernanos à travers son livre « Les Grands Cimetières sous la lune », où l'écrivain catholique, d'abord sympathisant, fustige les massacres des franquistes. Ce dialogue à deux voix, où celle de Bernanos est quand même nettement plus sommaire (non, ce n'est pas du bouche-trou) fonctionne très bien.
Seul point qui me gêne vraiment, vers le milieu du livre l'auteur se croit obligé de citer ses lectures des historiens, et avec la distance qu'on a maintenant presque quatre-vingt après, on est étonné de retrouver le même langage militant, faisant des franquistes les seuls méchants et oubliant un peu vite certains massacres commis par les républicains. Que la famille de la narratrice ait un point de vue partisan, c'est leur droit le plus strict, c'est même un point de vérité de la narration, mais si on passe aux travaux d'historiens, on ne peut plus se permettre une telle partialité.
0Commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 décembre 2014
La Maman de Lydie Salvayre raconte sa jeunesse et notamment la guerre d'Espagne à sa fille. Lydie Salvayre a su nous faire vivre cette parole d'une espagnole vivant en France depuis plus de cinquante ans et n'ayant jamais quitté sa langue. l'écriture est vivante, poétique, avec ces mots, ces phrases en espagnol qui nous font écouter maman, sa maman. Certains passages sont donc emprunts de cette parole, d'autres plus classiques, racontent ce que la Maman ne sait pas, ce que Bernanos vit. Le jeu d'écriture est vivant, plein de soleil et d'histoire. Mais j'avoue m'être ennuyé. La fatigue de l'hiver ? La lecture trop tardive ? J'ai quitté Montse, la Maman de Lydie. Je sais qu'elle va bien. Mais il manquait quelques chose à Lydie Salvayre pour que ce livre personnel, fort, devienne une vraie œuvre littéraire. Prix Goncourt ? Pourquoi pas ... Je ne sais pas quels sont les critères du jury. J'ai lu mieux.
0Commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
L'été 1936 fut inoubliable pour tous les français qui après la victoire du Front populaire bénéficièrent pour la première fois de congés payés. Au même moment, en Espagne, une insurrection militaire, qui rata partiellement, marqua le début d'une guerre civile atroce de 3 années dont les stigmates blessent encore la conscience collective du pays (voir la série de romans qu'Almudena Grandes a commencé d'écrire).
Automne 2014 : Lydye Salvayre, née Arjona, fille d'exilés espagnols, reçoit le Prix Goncourt pour Pas pleurer, un "roman" qui raconte à la fois la jeunesse de sa mère (Montse), entre 1936 et 37, et l'épouvante qui saisit Bernanos à Majorque devant les massacres de "rouges" perpétrés par les troupes franquistes avec la bénédiction de l'Eglise catholique. Un livre de transmission entre une mère et une fille et un réquisitoire contre le fanatisme, tous les fanatismes. Pas pleurer fait passer le lecteur par toutes les émotions : l'euphorie de son héroïne alors que Barcelone s'épanouit dans une ivresse libertaire, l'écoeurement quand Bernanos, inlassablement, fait le compte des républicains assassinés sans l'ombre d'un procès. Le saut d'un récit à l'autre est fluide, alternance de phrases courtes et cinglantes et de passages amples et travaillés (notons l'emploi récurrent de délicieux subjonctifs de l'imparfait).
Le coeur du livre réside dans les souvenirs de Montse, vieille femme usée qui semble avoir cessé de vivre à partir de son départ d'Espagne en 37. 75 ans ont passé mais seuls lui restent en mémoire les événements qui ont marqué son existence à jamais, au commencement de cette guerre civile, aux côtés d'un frère anarchiste et d'un époux (forcé) communiste, deux hommes que la haine rassemblait.
Le "fragnol", ce sabir entre français et espagnol cimente le roman. Un bonheur pour les hispanisants qui goûteront le côté picaresque du livre, notamment dans ces jurons et gros mots qui reviennent sans discontinuer dans la bouche de la vieille dame.
Il y a de la colère, de la passion, du drame et de la comédie dans Pas pleurer. Et avant tout l'hommage d'une fille à une mère laquelle, au soir de sa vie, vibrait comme une passionaria dans les bras de souvenirs indélébiles. Et qui, si longtemps tus, sont désormais passés de l'ombre à la lumière.
Pas pleurer, non. Mais ne jamais oublier non plus.
33 commentaires| 15 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 novembre 2014
La vie de Montse, la mère de l'auteur, est un vrai roman dans cette période 36 37.
La vie du petit village, pendant la guerre, où s'affrontent les différents courants ( républicains, communistes, libertaires, franquistes) est rendue avec une vivacité et une fraîcheur décoiffantes.
Montse a suivi avec fougue son frère José gagné aux idées libertaires. Elle fut ensuite contrainte d'épouser le fils d'un bourgeois, rallié aux thèses communistes, plus par opposition à sa famille et par haine de José que par véritable conviction.
J'ai aimé la retranscription savoureuse des propos de Montse, la description de la vie au jour le jour. L'éclairage des écrits de Bernanos apporte un éclairage plus global des horreurs qui se passaient à la même période. Il y a beaucoup d'humour ce qui rend la lecture agréable même si les faits sont souvent dramatiques. Lire en format Kindle m'a apporté le possibilité de traduire les mots espagnols que je ne connaissais pas.
A lire.
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 mai 2016
Très bien. Une langue inventive, un récit sensible et poignant sans pathos, et qui donne envie de lire (relire?) Bernanos. Les luttes franquistes, communistes et anarchistes en Espagne, vues de l'intérieur. En contrepoint, une jolie relation mère-fille. A lire, vraiment.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

11,99 €
14,99 €

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)