Commentaires en ligne


3 évaluations
5 étoiles:
 (2)
4 étoiles:
 (1)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 HEIMAT, le rêve de Jacob, 9 octobre 2014
Par 
Francisco - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heimat : chronique d'un rêve - l'exode [Blu-ray] (Blu-ray)
Dans l'Allemagne du 19ème siècle, la vie rude et austère d'une famille au village de Schabbach.
Chronique paysanne transfigurée par le regard du jeune Jacob, jeune et idéaliste rêveur, fasciné par les indiens du Brésil.
Rudesse du quotidien au coeur de paysage sublimés par un noir et blanc somptueux.
Visions traversées parfois de quelques touches de couleurs.
Tourné en numérique, l'incroyable précision de l'image rend chaque tableau bruissant de vie. Un travail sur la photographie que le Blu-ray restitue à la perfection.
Un spectacle contemplatif où l'oeil aime à se perdre
Oeuvre fascinante, à la fois poétique et profondément terrienne.
Retour donc à schabbach, Lieu fictif et racines de la gigantesque fresque de 50 heures que le réalisateur Edgar Reitz réalisa au cours de sa carrière.
Trois gigantesque films couvrant un siècle de l'histoire d'une famille de 1912 aux années 80.
(réalisés en 1985-1993-2004)
D'abord au village puis dans les villes, suivant les "migrations" de chaque génération.

Avec Chroniques d'un rêve et l'Exode le réalisateur remonte plus loin dans le temps.
C'est une époque aujourd'hui totalement disparue qui reprend vie.
Celle d'avant les profondes révolutions du 20ème siècle.
Un retour aux sources nourri par la "magie du cinéma" pour le réalisateur, lui même enfant du pays, ayant grandit au coeur de cette région.
Matrice de l'ensemble de l'oeuvre du cinéaste depuis 1985 et la première saga d'Heimat, Chaque plan, chaque visage est une déclaration d'amour à ce pays.
Sa terre natale.

Deux films.
Le rêve et l'exode
Des illusions au fatalités du réel.
Des lumières printanières du premier opus à l'hiver plus sombre du second, Heimat ne cesse jamais d'éblouir.
Un grand moment de cinéma.
La vie, le labeur, l'amour et la mort.
Le passage des saisons, semailles et récoltes.
La famine, la maladie.
Les chants et les fêtes.
Edgar Reitz embrasse tout un univers avec une grâce égale.
A l'image du regard immense de Jacob

Blog Les Chroniques ciné de Francisco
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Et une bonne cinquantaine d'heures de film plus tard..., 3 septembre 2014
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heimat : chronique d'un rêve - l'exode [Blu-ray] (Blu-ray)
... Edgar Reitz signa, avec ce dernier volet qui est aussi un prologue - Heimat (dvd) / Heimat (blu-ray) - son chef-d'oeuvre.

Pour mémoire : entre 1984 et 2004, fut diffusée dans les salles et à la télévision une trilogie intitulée Heimat (terme dont on sait qu'il se traduit difficilement, le mot français de "patrie" n'en rendant que très imparfaitement tout le sens et les connotations). Celle-ci, occupant plus de 50 heures de film, se trouve aujourd'hui dans trois coffrets dvd séparés, l'intégrale n'étant pour l'instant plus disponible : Heimat - Coffret 6 DVD / Heimat, vol.2 - Coffret 7 DVD / Heimat 3 - Coffret 6 DVD.

Le réalisateur a partiellement situé son action dans le village fictionnel de Schabbach, dans sa propre région natale, le Hunsrück (aujourd'hui dans la Rhénanie-Palatinat). Contrée montagneuse, non loin du Rhin, le Hunsrück est le cadre rural d'une partie de la Trilogie (qui court de 1919 à 2000), aussi bien que de cet "autre Heimat" - "Die andere Heimat", ainsi Reitz a-t-il appelé ce prologue en deux parties conçu en aval de la Trilogie, se déroulant quant à lui au même endroit, dans ce qui était la Prusse, de 1842 à 1844.

Il faut assurer dès l'abord que si des spectateurs potentiels sont intéressés par ces films sans nécessairement vouloir tenter l'achat des coffrets, ce volet réalisé en dernier mais situé chronologiquement en premier peut se voir tout à fait indépendamment et fait même à présent figure de porte d'entrée idéale dans l'oeuvre de Reitz.

Je dois à la vérité d'avouer que je ne connais pas la totalité des épisodes de cette série, que je n'en ai vu qu'une moitié au fil des ans. Si j'assurais plus haut que c'est là le chef-d'oeuvre de son auteur, ce n'est que sur la foi de ce que j'ai effectivement vu. Est-ce également dû au fait que je n'ai fréquenté ce que j'ai vu de la Trilogie que sur le petit écran alors que c'est en salle que j'ai découvert cet "autre Heimat"? Sans doute, et peut-être ma mémoire me joue-t-elle des tours, mais il me semble pour ce que cela vaut que Reitz condense là tout ce que sa série a pu avoir de meilleur, tout en lui donnant une forme cinématographique plus constamment passionnante.

Pour commencer, je reproduis le synopsis fourni dans le dossier de presse : "1842–1844, L’histoire de la famille Simon. Johann le père forgeron, Margret la mère, Lena la fille ainée, Gustav et Jakob les fils, Jettchen et Florinchen leurs futures épouses. Les coups du destin risquent de détruire cette famille mais c’est une histoire de courage et de foi en l’avenir. Des dizaines de milliers d’Allemands, accablés par les famines, la pauvreté et l’arbitraire des gouvernants, émigrent en Amérique du Sud. « Un sort meilleur que la mort, ça peut se trouver partout ». Jakob Simon le cadet, lit tous les livres qu’il peut se procurer, il étudie les langues des Indiens d’Amazonie. Il rêve d’un monde meilleur, d’aventure, de dépaysement et de liberté. Il décide d’émigrer. Le retour de son frère Gustav du service militaire dans l’armée prussienne déclenche une série d’évènements qui met à rude épreuve l’amour de Jakob et bouleverse son existence."

Et voici les propos d'Edgar Reitz sur son point de départ : "Lorsque j’eus terminé la trilogie « Heimat », j’écrivis en 2007 un avant-projet dans lequel je cherchais une forme narrative qui conviendrait à ce sujet historique. Au fil de mes investigations, je me suis retrouvé face à un aspect auquel les historiens n’avaient guère accordé d’attention : les Allemands qui ont émigré au milieu du 19ème siècle, appartenaient à la première génération de ruraux alphabétisés. La Prusse, dont les frontières englobaient depuis 1815 le Hunsrück, avait introduit immédiatement la scolarité obligatoire généralisée. La plupart des enfants nés après 1810 apprirent donc à lire et à écrire. Dans les régions rurales en particulier, l’alphabétisation progressa tellement en quelques années qu’on vit apparaître une génération nouvelle : ces jeunes gens en savaient plus sur le monde que ce que tradition, catéchisme et malice paysanne pouvaient leur transmettre. Les connaissances en géographie, en histoire, et en politique avaient depuis lors considérablement augmenté, tandis qu’en même temps les gens étaient de plus en plus conscients de l’étroitesse de leur propre pays et de son absence de perspectives. A l’époque du romantisme allemand et de l’éveil des idéaux de liberté régnait un climat intellectuel et social nouveau dans lequel la grande vague d’émigration puisa sa dynamique. A l’aide de ces connaissances, j’ai essayé de trouver le ton juste pour parler de ce mouvement d’émigration. Mon hypothèse est que la connaissance a été radicalement modifiée par la lecture. Même le paysan du Hunsrück savait dorénavant que la terre était ronde, qu’il existe d’autres climats et des pays où les régimes de propriété étaient différents. Ce savoir nouveau au sujet des peuples lointains a également stimulé l’imagination des gens : on a vu se répandre un imaginaire caractérisé par le romantisme et l’idéalisation du réel, qui trouvait ses sources dans la très abondante « littérature de voyage ». S’ajoutait à cela le fait que le Brésil cherchait à attirer des émigrants. (...) Quitter son monde de toujours demande une force énorme. Couper le lien affectif non seulement avec ses proches, mais aussi avec le paysage familier et avec toutes ses habitudes de vie, c’est très difficile et tout le monde n’en est pas capable. Mais lorsque le départ devient un mouvement de masse, tous se rendent compte que ce lien est devenu plus faible. Ce jour-là, ils sont capables de dire tout simplement : « Moi aussi, je pars ». Cette pensée a donné une direction nouvelle à mon travail sur le sujet : le personnage de Jakob Simon, un jeune paysan du Hunsrück, qui lit des livres et se crée son propre univers de savoir et de rêves. Ma première version avait pour titre « Le Paradis dans la tête ». Je ne voulais pas seulement faire ainsi allusion aux rêves de Jakob mais aussi à ces représentations d’un monde meilleur, que la lecture des romans d’aventure fait naître dans sa tête."

Reitz résume parfaitement ce qui rend son film si passionnant. Il est précieux qu'il se soit attaché avant toute chose au personnage de Jakob, jeune homme autant dévoré par l'appétit de la connaissance que par l'envie de l'ailleurs. En avoir fait son personnage principal permet de créer bien des contrastes (en particulier avec ses ascendants et le mode de vie de ceux qui l'entoure), et d'accuser toutes les transformations auxquelles cette société est soumise. Il en résulte un film qui ne dit pas et ne montre pas la même chose de l'émigration que les autres, parce qu'il se penche sur un lieu et un temps peu abordés par le cinéma auparavant bien sûr, mais aussi parce que son point de vue sur la question est aussi complexe que singulier. Peut-être également parce qu'il s'agit avant tout du récit d'un désir - en cela, il n'est pas si éloigné du America America d'Elia Kazan (de sa première moitié en tout cas).

La première partie de ce diptyque s'intitule en allemand "Chronik einer Sehnsucht". Manière tout d'abord de rattacher cet "autre Heimat" à la Trilogie, dont chacune des grandes parties était elle aussi qualifiée de chronique. Quant à la traduction de "Sehnsucht", on sait qu'il n'y en a pas plus de directe en français que pour "Heimat". La restitution de ce mot par "rêve" était-elle la plus heureuse? Quoi qu'il en soit, une grande partie de la beauté du film tient à ce qu'il fait bien la chronique d'une "Sehnsucht", qui peut être tournée vers l'avenir (expression d'un manque, désir ardent de quelque chose) comme vers le passé (nostalgie, désir du retour de quelque chose de disparu). Dans tout ce vers quoi Jakob tend, il y a déjà la notion de ce qui va être perdu. Si la 2ème partie, "L'exode", finit par se pencher plus franchement sur l'apprentissage de la perte, c'est bien la 1ère partie qui la porte intégralement en germe, tout en exaltant l'aspiration juvénile du jeune homme.

Si je parle essentiellement du personnage de Jakob, c'est parce qu'il est le filtre principal. Cela ne signifie aucunement que les autres personnages n'aient pas leur (grand) intérêt. Si "l'autre Heimat" n'est pas à proprement parler une fresque ou une saga, la famille et les autres personnages du village qui gravitent autour d'eux sont admirablement dessinés. Tous fort bien interprétés, ils contribuent à donner une immédiateté et une épaisseur à ces recréations d'un passé à présent très éloigné de nous. Les personnages féminins sont dotés d'une existence vibrante. Mais là aussi, il faut s'arrêter sur l'exceptionnelle prestation de Jan Dieter Schneider en Jakob. Reitz raconte que c'est au moment où l'équipe était découragée qu'ils ont trouvé leur interprète : "De tous les candidats, il était le premier que l'on écoutait lorsqu'il lisait ce texte écrit dans un allemand désuet". Etudiant inscrit en première année de médecine qui ne souhaitait pas particulièrement devenir comédien et s'est présenté par curiosité, Jan Dieter Schneider compose un personnage attachant pour son naturel ouvert et fantasque autant que pour sa détermination, jusque dans ses moindres maladresses et naïvetés. A noter la participation de Werner Herzog, dont l'apparition est aussi savoureuse que l'arrivée du personnage qu'il incarne dans ce petit village prussien (et le but de sa visite).

Si l'on ajoute qu'à l'actif du film il y a également à mettre le fait qu'il n'élude pas certaines des questions sociales et politiques les plus aiguës qui pouvaient se poser à l'époque, que quelques scènes sont d'une merveilleuse délicatesse mais aussi qu'il lui arrive de faire preuve d'un humour salutaire, que la voix off témoigne de qualités d'écriture certaines, on comprendra aisément qu'il s'agit bien là d'une oeuvre d'une richesse des plus enviables. A laquelle contribue évidemment qu'elle ait été tournée dans un très beau Scope N&B, avec une caméra très souvent mobile mais dont la fluidité confère à la mise en scène une véritable ampleur sans pour autant donner l'impression d'un procédé systématique. Alors que dans la Trilogie Reitz alternait la couleur et le N&B, il a ici intégralement opté pour le N&B, non sans faire éclater par moments à l'écran une touche de couleur. L'effet est souvent remarquable, et là aussi ne saurait passer pour un procédé gratuit. A vrai dire : de systématisme dans cette mise en scène il n'y en a point, et elle est d'une variété qui contribue grandement à l'impression de plénitude qui émane du film. Reitz a bien su donner une forme à son histoire, pas un pur décalque de celle de la série précédente, d'une grande beauté sans jamais chercher à être belle pour elle-même.

EDITION POTEMKINE / AGNES B BLU-RAY

En mars 2014, une édition dvd est sortie pour ce film - Heimat - et nous avons été plusieurs à poser la question : pourquoi pas d'édition blu-ray? Elle seule semblait à même de rendre parfaitement le N&B tel qu'obtenu par le réalisateur et son chef-opérateur. En l'espèce le dvd est de qualité, mais on sent bien le petit manque de définition qui sépare un très bon dvd d'un blu-ray parfaitement réalisé. Le N&B y est restitué de façon très correcte, sans que les contrastes soient assez prononcés, toutefois. La photographie, les variations de lumière, etc, ne sont pas rendues de façon absolument idéale.

C'est en septembre que finit par sortir une édition blu-ray : Heimat : chronique d'un rêve - l'exode - Blu-ray. J'ignore si ce délai est dû à de bonnes ou de mauvaises raisons, mais même si les détenteurs de lecteurs BD qui ont déjà acheté l'édition dvd risquent à bon droit de fulminer, cela reste une excellente nouvelle. Car la qualité de l'image et du son est à la hauteur des attentes. En outre, on y trouve l'entretien avec le réalisateur qui avait été annoncé au moment de la sortie du dvd mais n'y figurait pas. Reste qu'une fois encore sont annoncés des éléments introuvables! On ne pourra voir ni les entretiens avec les acteurs ni les scènes commentées listées ci-dessus.

Pour ce qui est de l'image, on y gagne indubitablement. Sans que les contrastes soient nettement plus marqués, il est patent dans un certain nombre de plans où les blancs tranchent avec les noirs qu'ils sont mieux respectés. L'image est globalement plus stable, les petits défauts de numérisation moins nombreux. Les paysages, les moments dans la brume ou au bord de l'eau, tout cela est rendu de façon à la fois plus nette et plus délicate.

La piste sonore DTS HD-Master Audio 5.1 est excellente, mais comme sur le dvd il y a uniquement une VOSTF.

Les suppléments restent un peu décevants, même s'il y en a un de plus que dans l'édition dvd, donc : d'une durée de 26', l'entretien avec Reitz intéresse en particulier par les détails qu'il donne sur son premier montage de 5h30, qu'il n'exclut pas de sortir à l'avenir vu la très bonne réception qu'a eue le film. L'autre supplément à part la bande-annonce est un entretien avec le critique de la revue Positif Pierre Eisenreich (qui a maigri de quelques minutes entre l'édition dvd et le blu-ray) : il replace le film dans l'oeuvre de Reitz, parle de l'auteur et le ré-inscrit dans sa génération dans le cinéma allemand ; il n'oublie pas de décrypter, de façon pertinente, le style de Reitz et sa mise en scène.

L'édition dvd est de bonne facture, cependant pas tout à fait à la hauteur du film qu'elle présente à mon sens. L'édition blu-ray est un bon cran au-dessus, en particulier pour ce qui importe le plus, la qualité de l'image.

A n'en pas douter un des grands films de l'année 2013, qui sera, on l'espère, beaucoup plus vu à présent qu'il est disponible en vidéo. Après la très large redécouverte de Welcome in Vienna (autre film pour lequel le thème de l'émigration est central, mais à une époque qui lui donne de tout autres résonances, évidemment), ce ne serait que justice que l'un des fleurons du cinéma allemand des trente dernières années, et son auteur, soient un peu plus nettement remis à l'honneur par ce qui est peut-être une de ses parties les plus abouties.

Quoi qu'il en soit, contrairement à ce que j'avançais plus haut, on ne peut en définitive que considérer que le chef-d'oeuvre d'Edgar Reitz, c'est l'intégralité de cette oeuvre hors normes : longue à présent de plus de 55h de métrage, elle restera à n'en pas douter comme un lieu de mémoire important pour la nation allemande.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 HEIMAT, 14 septembre 2014
Par 
Gaziglia Gerard (france) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heimat : chronique d'un rêve - l'exode [Blu-ray] (Blu-ray)
Un merveilleux film qui aurait mérité une édition Dgibook avec livret autrement plus classe, que ce simple
Digipack ridicule. Mémento fait des efforts éditoriaux indéniables, mais la, il y avait mieux à faire !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Heimat : chronique d'un rêve - l'exode [Blu-ray]
EUR 21,70
En stock
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit