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32 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bouleversant.
Bénédicte Ombredanne, héroïne de cette magnifique histoire, est une femme, prisonnière d'un mari pervers. Elle est belle, intelligente, cultivée et étouffe dans son carcan conjugal. En s'inscrivant sur un site de rencontres elle va sympathiser avec "Playmobil677" et le prendre pour amant.
C'est sur cette trame que...
Publié il y a 2 mois par chantal bonnevault

versus
2.0 étoiles sur 5 Lourd, très lourd
Que ce soit le sujet, les sujets: le harcèlement, le cancer ... ou la façon douloureusement alambiquée de les (mal)traiter ...
Emma Bovary c'est savoureux car cynique, cruel envers la société... là on hésite entre compassion et complaisance dans le mélo le plus bas de gamme ... lourd, très lourd ! Le...
Publié il y a 4 heures par stephane


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32 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bouleversant., 27 août 2014
Par 
chantal bonnevault (Orléans) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour et les forêts (Broché)
Bénédicte Ombredanne, héroïne de cette magnifique histoire, est une femme, prisonnière d'un mari pervers. Elle est belle, intelligente, cultivée et étouffe dans son carcan conjugal. En s'inscrivant sur un site de rencontres elle va sympathiser avec "Playmobil677" et le prendre pour amant.
C'est sur cette trame que l'auteur va broder, de mots et de phrases d'une réelle beauté, un roman qui nous fait vivre l'oppression et l'exaltation de cette femme ainsi que sa quête de libération. Bien sûr, on peut penser à Emma Bovary mais le sujet, bien plus complexe qu'il n'y paraît, va basculer d'une façon inattendue...
Inoubliable et bouleversant.
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2.0 étoiles sur 5 Lourd, très lourd, 31 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour et les forêts (Broché)
Que ce soit le sujet, les sujets: le harcèlement, le cancer ... ou la façon douloureusement alambiquée de les (mal)traiter ...
Emma Bovary c'est savoureux car cynique, cruel envers la société... là on hésite entre compassion et complaisance dans le mélo le plus bas de gamme ... lourd, très lourd ! Le début commence mal, on est vite tenté de laisser tomber ce livre quand on a perçu " l'amour et les forêts" dans le texte.On se dit, c'est bon, le morceau de bravoure est passé, maintenant on peut plier ! Quant au redoutable chapitre Meetic, à peine lisible, je ne comprends pas comment l'auteur a pu avoir envie de planter cette verrue dans son livre. Encore moins le grand écart entre Villiers de L'isle Adam et Meetic ... à ce moment là autant qu'elle prenne Musso comme idole ... L'alibi littéraire du XVIIIème passe mal avec la bêtise affligeante et incongrue de Bénédicte Ombredanne (ce nom qu'on endure à chaque page jusqu'à la nausée), cette femme n'est ni subtile ni échappée d'un autre siècle, à peine peut-être d'un mauvais roman à l'eau de rose, elle est juste navrante pour le genre féminin. Incompréhensiblement navrante ! Aussi navrante que le mari est inconsistant ... On est au delà de la soumission volontaire, du masochisme ... ce roman se veut sans doute la preuve que le niveau d'études n'est aucunement un gage d'intelligence ... Cela engage-t-il l'auteur ? Bref, j'ai fini ce livre par respect pour le papier et parce que j'attendais un éclair, un sursaut ... que l'apparition aussi inattendue qu'incohérente de la jumelle ne m'a pas apporté. Bref, peu d'intérêt, peu de plaisir, trop de misérabilisme: le cocktail harcèlement, dépression, maladie et vie ratée est un peu trop dosé et surprenant face aux envolées sur le tir à l'arc, les arbres et les considérations littéraires.
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21 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Ennui profond, 29 septembre 2014
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour et les forêts (Broché)
Tout m’a déplu dans ce livre, à commencer par le thème peu imaginatif de l’auteur racontant la vie d’une de ses lectrices, rencontrée tandis qu’il peine à écrire un nouveau livre ; cela donne franchement l’impression qu’il n’a pas de sujet. Puis, on ne voit pas pourquoi l’auteur se met en scène, si ce n’est pour faire l’apologie de son précédent livre, en mettant dans la bouche de sa lectrice toute une série de compliments, dont le plus ridicule est que seule la lecture de son précédent livre lui « a de nouveau donné de la lumière » (page 245). C’est d’une prétention extraordinaire.
Mais le plus grave, c’est que Bénédicte Ombredanne n’est jamais crédible, l’auteur ne parvenant pas à s’effacer derrière son personnage féminin. Il est en effet impossible de se mettre dans la peau de cette femme tant on a l’impression que ses pensées sont celles d’un homme ou d’un personnage fabriqué à la va-vite. On a de la peine à croire qu’une femme timide, qui subit le harcèlement de son époux et excuse sa violence en prétendant l’aimer, puisse tout à coup répondre des insanités sur Meetic, qui sont très clairement celles d’un homme. L’auteur ne se donne pas non plus la peine de nous faire comprendre comment une femme cultivée, agrégée de lettres et professeur dans un lycée, qui prétend affirmer sa liberté en trompant son mari, s’avère incapable de le quitter ou du moins de répondre à ses agressions, ne serait-ce que pour protéger ses enfants. Franchement le mystère demeure et il n’est même pas crédible qu’elle ne s’en ouvre pas au moins à ses amies. Quant au discours féministe que cette femme soumise tient à sa propre fille, il est complètement risible et hors sujet. On ne croit pas une seule seconde à ce personnage péniblement créé par un auteur omniprésent. De même, l’amant est inconsistant et on ne parvient pas à se défaire de l’idée que ses élucubrations mortellement ennuyeuses sur la beauté de la nature en automne et les spécificités du tir à l’arc sont celles de l’auteur lui-même. Même la scène de séduction des amants est ridiculement entrecoupée de considérations alambiquées sur Villiers de L’Isle-Adam. Quant au mari, c’est une caricature lointaine et sans intérêt - pour qui l’auteur est « un homme inaccessible » (p. 255) c’est dire! -, ce qui ne permet pas non plus de comprendre pourquoi Bénédicte Ombredanne s’obstine à rester avec lui.
Enfin, le style est souvent lourd, les phrases parfois interminables et peu claires, en particulier lorsque l’auteur part dans ses délires sur la nature ou certains auteurs. Cela dit, il faut reconnaître que certains passages sont assez réussis, en particulier le chapitre très drôle sur Meetic.
En résumé, c’est un livre prétentieux dont les personnages caricaturaux ne sont qu’un prétexte pour nous abreuver de considérations pseudo-intellectuelles profondément ennuyeuses.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Ne peut être sauvé celui qui ne veut pas l’être, 30 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour et les forêts (Format Kindle)
Bouleversante aurait pu être l’histoire d’une femme qui s’est battue, qui a combattu sans se résigner et qui finalement a été vaincue, mais ce n’est pas le cas ici.
Ce livre m’a quasiment ulcérée jusqu’à ses 2/3, tellement le style le style de l’auteur, quand il se fait parler en tant que personnage, est ampoulée, précieux, pompeux, „blablatérant“, cette façon aussi d’écrire le nom complet de B.O. trois fois par page au lieu de ne citer que son prénom, façon exaspérante qui donne l’impression d’écouter un documentaire télé sur les méfaits du harcèlement. Son „héroïne“ m’a aussi ulcérée : femme cultivée (littéraire) mais inculte relationnelle, sans doute intelligente (quoique, comment revenir d’une partie de jambes en l’air habillée comme un sapin de Noël et penser que sa famille va gober son histoire de randonnée en forêt) mais complètement enchaînée à ses représentations de la réussite sociale au travers du couple.
Femme victime qui a eu quand même les superbes ou tragiques ressources pour déclencher à 3 reprises des évènements majeurs qui lui auraient permis de s’échapper et de voler vers un nouvel avenir mais qui à chaque fois est rentrée sagement à la niche, niche d’humiliations, dégradations, annihilation de sa personne. Mais pourquoi donc son pervers de mari l’aurait-il respectée puisqu’elle accepte tout et renie même ce qui a été beau pour garder le laid, se vautrer dans l’horreur glauque. Par ailleurs, se faisant, elle mettait en danger psychologique ses enfants tout en certifiant ne pas vouloir les choquer à cause d’un éventuel divorce. Ils lui rendront bien, malheureusement, cette absence de décision. Ce personnage de femme est presque une insulte à ceux qui vivent ce calvaire et qui se battent pour en sortir sans avoir ses facultés de rébellion, de réflexion, sa sécurité financière dû au parachute social qu’est son métier de professeur.
Enfin je trouvais que le nom « OMBREDANNE » était ridicule, improbable, à tel point que je suis allée chercher sur internet son origine et me suis amusée à lire qu’il a été porté seulement par 2 personnes entre 1916 et aujourd’hui et surtout qu’il s’agit d’un sobriquet signifiant « peureux, comme l’âne qui a peur de son ombre ». La peur de la liberté, de faire un choix et de l’assumer, oui, cela ressemblait bien à Bénédicte mais aussi à son mari, le veule, le pleutre.
Donc jusqu’au 2/3 du livre, pas de pitié pour cette pauvre Bénédicte.
Puis vient un choc et le témoignage d’un nouveau personnage, sa sœur jumelle. Bien que celle-ci soit assez agaçante aussi dans son inaction vis-à-vis de sa sœur et dans sa façon de dire à tout bout de champ « ma jumelle », elle ouvre les portes de l’explication, pourquoi B.O. se comportait ainsi, qui est son mari,… et le récit de ses derniers instants sont, là oui, vraiment poignants.
Vient enfin clore le livre un dernier tout petit chapitre qui nous arrive par surprise, très joli, très doux, très triste aussi mais il vient relever l’ensemble d’une note angélique et nostalgique et termine l’histoire avec beaucoup d’adresse, magnifiant ainsi la beauté du titre de l’ouvrage.
Au final, un livre qui me laisse un goût mitigé et ne laisse pas indifférent de par son style ou plutôt ses styles (l’auteur sait tous les employer), sa construction, son thème, ses personnages terriblement humains. Des moments aussi de drôleries extrêmes (meetic). Je verrais bien un joli film en être tiré.
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19 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une Emma Bovary des temps modernes, 3 septembre 2014
Par 
Darkman43 "Je commente, donc je suis" (Bordeaux) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour et les forêts (Broché)
Pour cette rentrée littéraire 2014, il n'est pas peu dire que nombre d'écrivains se mettent en scène dans leur livre. Emmanuel Carrère, dans le très attendu "le Royaume", jusqu'à Amélie Nothomb dans "Pétronille", en passant par Eric Reinhardt avec "l'Amour et les forêts" (très beau titre au demeurant), auteur que je découvre avec ce roman.

Émouvant, sensuel, puissant et surprenant sont les principaux adjectifs qui me viennent à l'esprit à la lecture de cet ouvrage. Au début, j'ai pensé suivre les aventures d'une Emma Bovary moderne, à travers le personnage de Bénédicte Ombredanne, enfermée dans une vie morne et soumise à un mari jaloux qui frise parfois (doux euphémisme) le harcèlement.
Puis, en avançant dans le roman, on découvre plusieurs facettes de Bénédicte, en changeant de narrateur.

Les situations vont crescendo jusqu'à cette "pause" dans le livre, où une nouvelle de Villiers de L'isle- Adam est retranscrite, Villiers de L'isle-Adam, auteur préféré de Bénédicte, agrégée de lettres et d'Eric Reinhardt, autre personnage de cette aventure.

Mais ce n'est pas seulement un magnifique portrait de femme qui est dressé ici (un des plus beaux que j'ai jamais lu depuis très longtemps) mais aussi une réflexion sur l'écriture, sur le pouvoir de la littérature et la création littéraire.

Un roman puissant et fort bien écrit.
Et une lecture dont on ne sort pas indemne.

Un véritable coup de cœur !
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15 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 de l'ennui dans la forêt ...., 23 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour et les forêts (Broché)
j'aurais du me méfier, je n'aimais déjà pas le titre vaguement ampoulé, fait pour nous égarer... et j'ai haï ce bouquin, à un point qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps.
Rien n'a fonctionné, le personnage principal est factice, de son nom à sa personnalité, ça ne colle pas.
Le style est précieux, pompeux, sans fluidité... et cela devient l'histoire d'un mec qui se regarde écrire l'histoire d'une femme qui n'arrive pas à exister malgré l'acharnement de l'auteur à décrire ses boutons de bottine.
Et puis c'est long, tellement long... qu'on a en effet l'impression de s'enfoncer dans une forêt profonde de mots, collés les uns aux autres pour faire de la page ( j'ai cru mourir pendant la leçon de tir à l'arc).
La deuxième partie ( dernier quart hein, pas la moitié...faut encore y arriver ) a un peu sauvé le truc car Reinhardt trouve le ton juste quand il parle avec esthéticienne.
Mais ce sera le seul aspect positif d'un livre qui m'a agacé du début à la fin, dont j'ai vu toutes les ficelles et qui a fini à la poubelle.
22 euros quand même et non, je ne le prêterai pas , non je ne le ferai pas tourner.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un parcours glaçant, 25 octobre 2014
Par 
Feron Béatrice (Marbais, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour et les forêts (Broché)
Eric Reinhardt reçoit une lettre qui le touche beaucoup. Elle est signée d'une certaine Bénédicte Ombredanne. Après un échange épistolaire, l'auteur et sa lectrice se donnent rendez-vous au Nemours près du Palais Royal. La jeune femme parle du calvaire que lui fait vivre son mari.
Un soir, en rentrant, Bénédicte trouve la maison plongée dans l'obscurité. Retranché dans la chambre, Jean-François pleure. Il vient d'écouter une émission consacrée aux maris harceleurs et aux souffrances de leurs épouses. Jean-François se reconnaît dans ce triste portrait. C'est le moment. Bénédicte doit lui dire ses quatre vérités et suivre le conseil donné dans l'émission : « partez, ne restez pas, faites-le pour vous, mais aussi pour votre mari, afin qu'il puisse se faire soigner, guérir, refaire sa vie dignement. »
Pourtant, elle reste, pour son plus grand malheur.
Ce roman est divisé en trois parties. La première est prise en charge par un narrateur qui se révèle n'être autre qu'Eric Reinhardt lui-même. Il narre la rencontre avec cette lectrice dont la missive l'avait ému. Nous voilà lancés dans une autofiction. Eric Reinhardt rencontre Bénédicte. Il lui parle de ses doutes d'écrivain. Quelques mois plus tard, un second rendez-vous permet à Bénédicte de s'exprimer, de se confier. Fin du premier chapitre.
A partir du suivant, l'auteur se focalise sur Bénédicte. On remonte dans le temps. Mars 2006. Jean-François, le mari, apparaît. Il a l'air perdu. Il fait pitié. Il bat sa coulpe. Il insiste sur la phrase qu'il a retenue. Elle est écrite en lettres capitales. La porte s'ouvre. Bénédicte peut s'envoler. Respirer. Refaire sa vie. Mais non. Elle le console. La porte se referme sur elle. Elle va marcher vers l'enfer Le roman est la relation de tous les tourments, les vexations, humiliations que Jean-François va infliger à sa femme sans qu'elle puisse y échapper, puisque, implicitement, elle a accepté cette situation.
Jean-François apparaît comme un malade, un homme dangereux : « elles(...) pouvaient l'entendre frapper les murs, articuler entre ses dents de menaçantes lamentations, hurler de claires insultes parfois suivies de la chute d'un objet. »
Bénédicte n'explique pas la situation à ses enfants, à son entourage. Face à ses collègues, elle présente la façade de l'épouse heureuse, pour qui tout va bien. Quand sa fille a peur de voir ses parents se séparer : « Bien sûr que non ! Mais enfin ! Lola ! Qu'est-ce qui t'arrive d'imaginer des choses pareilles ! Comment peux-tu penser un seul instant, papa et moi, qu'on puisse mais enfin ! »
Alors, le ton et l'attitude de Jean-François se durcissent : « Regarde-moi dans les yeux au lieu d'interroger la moquette, on croirait une demeurée (...)hypocrite, salope (…) Ta triste vie t'impose de réfléchir, de faire le point ? Madame n'est pas heureuse ? C'est son mari ? C'est ça ? Son mari ne lui convient plus ? »
Il devient brutal. Il s'attire des reproches au bureau. Le lecteur a envie d'intervenir. De secouer Bénédicte, de lui crier : « Réagis ! Pars ! » Au lieu de cela, il assiste impuissant à une escalade infernale.
Dans la deuxième partie, la parole est donnée à une femme. Elle s'appelle Marie-Claire. Elle se révèle être la sœur jumelle de Bénédicte. Elle nous donne sa propre vision de celle-ci. Elle raconte leur enfance, le caractère joyeux et insouciant de Bénédicte. Elle avance dans le temps, nous révèle des détails qui nous permettent de comprendre comment et pourquoi Bénédicte en est arrivée là. Les anecdotes qu'elle nous livre sont effrayantes. Mille fois pires encore que celles qu'avait racontées Bénédicte. Jean-François est dur, calculateur, manipulateur, avare. On a envie de l'étrangler.
Enfin, le roman se clôt par un épilogue de treize pages qui permet au lecteur de retrouver son souffle. Sans quoi la lecture l'aurait laissé révolté, furieux, amer, frustré !
Eric Reinhardt insère dans son roman les pages du journal intime de Bénédicte. Il nous fait assister à un échange sur Meetic, parfois drôle, parfois terriblement cru et choquant, comme doivent l'être les propos tenus sur ce genre de site (je ne sais pas, je ne l'ai jamais fréquenté, mais je l'imagine!).
Ses phrases sont longues (trop) avec beaucoup d'accumulations : « l'écrivain que je suis devenu, avide d'estime et solitaire, suicidaire, spéculatif, dangereux, rigide, frustré, insatiable, obsessionnel, perfectionniste, maniaque, fuyant, violent, virtuel, radical, intransigeant – aimant le risque et le danger, adorant les paris périlleux et les gains qu'il est dans la nature de ces derniers de laisser espérer, mirifiques, face à une possibilité de pertes équivalentes. »
Il y a beaucoup de répétitions, lassantes à la fin, parfois agaçantes, comme cette manie de seriner le nom complet de « Bénédicte Ombredanne » ou « ma jumelle » dans la bouche de Marie-Claire, ce qui me paraît artificiel et peu vraisemblable. Je n'ai, en tout cas, jamais entendu de jumeaux se désigner ainsi.
Certaines lourdeurs ou maladresses de langage apparaissent ici et là : « ma jumelle, son premier mari, il convoitait la ferme de nos parents » ou « il avait attendu que son père lui dise qu'il l'aimait, parce qu'il sentait qu'il ne l'aimait pas, et sans doute, de fait, ne l'aimait-il pas, ce père, son fils ».
On a droit à la version intégrale d'une nouvelle de Villiers-de-l'Isle-Adam (« L'Inconnue ») que rien ne signale dans le récit et on peut se creuser la tête pour établir un rapport entre celle-ci et l'histoire.
Mon avis est mitigé, en dépit de la vague de critiques terriblement élogieuses que j'ai lues ou entendues à propos de ce roman.
J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans le récit, mais j'ai beaucoup aimé à partir du monologue de Marie-Claire.
Les répétitions, les tics de langage m'ont lassée et agacée. En revanche, j'ai beaucoup apprécié le traitement du temps et notamment la capacité de l'auteur à créer une sorte de bulle où les minutes s'étirent et semblent infinies.
Je conclurai par cette phrase qui explique le mystère du titre : « Je préfère le profond, ce qui peut se pénétrer, ce en quoi il est envisageable de s'engloutir, de se dissimuler : l'amour et les forêts, la nuit, l'automne. »
A chacun de se faire son opinion. Pour ma part, en dépit de certaines réserves, je ne regrette pas ma lecture.
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19 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Etonnant, 3 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour et les forêts (Broché)
Je m attendais à une véritable ruée vers l or, je n y ai trouve que quelques grammes de ce précieux métal.. Il est évident que Reinhardt est un auteur à lire, de là à dire que son roman est le Livre de la rentrée.....j ai aime qq lignes, que j appellerai " mes pépites" Pour le reste, je me suis ennuyée considérablement, tel un chercheur d'or, j ai attendu mon lingot mais en vain. Je n ai pas ete emportée par cette héroïne si peu crédible....et quelques passages trop vulgaires et inutiles me semblent n être qu une démarche mercantile et " racoleuse" de l auteur. Le sujet est facille, d actualité. Quelle déception!!! Avoir autant de talent et se laisser emporter par autant d indécence. A croire que c est la crise pour tout le monde.
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4.0 étoiles sur 5 Un livre dérangeant mais qui mérite d'être lu, 2 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour et les forêts (Broché)
Quelle claque, je suis encore sous le choc après cet incroyable livre sur la manipulation psychologique et l'amour au quotidien, à lire d'urgence !
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7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Une surprise désagréable ..., 1 octobre 2014
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour et les forêts (Broché)
Dieu sait si j'en ai lu des livres, et de toute sorte !
Celui-ci est probablement le plus mauvais que j'ai lu durant ces dix dernières années ...
D'un ennui mortel, rien ne tient debout, psychologie de bar-tabacs, personnage idiots, histoire débile Impossible d'y croire ... bref, économisez vos sous et tapez ailleurs selon votre goût : le choix ne manque pas !
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L'amour et les forêts
L'amour et les forêts de Éric Reinhardt
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