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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une excellente surprise
Cette « aube de la planète des singes », le huitième film de la série inspiré du roman de Pierre Boulle, se situe dix ans après le précédent opus, à la fin duquel un virus aussi contagieux que mortel commençait à se répandre dans le monde. Une petite population humaine, probablement immunisée, a...
Publié il y a 14 jours par FX de Vasselot

versus
2 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 La conquête ou la bataille.
Après un formidable premier volet, et une critique unanime sur cette suite, l'attente était donc forte, tout comme la déception après la séance. A nos yeux le principal problème est le manque de rythme, le film aurait gagné en tension avec une petite demie-heure de moins, d'autant que l'ennui nous gagne assez souvent,...
Publié il y a 2 mois par insander


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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une excellente surprise, 6 novembre 2014
Par 
FX de Vasselot (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Cette « aube de la planète des singes », le huitième film de la série inspiré du roman de Pierre Boulle, se situe dix ans après le précédent opus, à la fin duquel un virus aussi contagieux que mortel commençait à se répandre dans le monde. Une petite population humaine, probablement immunisée, a trouvé refuge dans les ruines de San Francisco et s’est organisée afin de survivre. Mais les réserves de diesel étant quasiment à sec, les groupes électrogènes peuvent tomber en panne d’une semaine à l’autre. Seule solution possible : remettre en état de marche un barrage hydro-électrique non loin de la ville, perdu au milieu d’une forêt où les singes menés par César ont commencé, eux aussi, à créer leur société. La rencontre de ces deux groupes ne va pas aller sans difficultés ni tensions.

Après Rupert Wyatt qui n’a pas souhaité travailler sur la suite de son Rise of the Apes, l’excellent Matt Reeves (Cloverfield, Laisse-moi entrer) a hérité du projet. Une certaine continuité reste assurée entre les deux films par quelques éléments périphériques, comme la terrible infographie de l’épidémie virale, vue à la fin de Rise et reprise pour l’ouverture de « Dawn », ou le retour inattendu aux deux tiers du film du décor de la maison où César (le chef des singes) avait grandi dans « Rise ». Mais au lieu de tomber dans le travers des suites qui copient la recette de l’original en ajoutant plus de ceci ou de cela (d’action, d’humour, de sexe, de sang, etc), Reeves a opté pour ne reprendre quasiment aucun personnage précédent (seuls les trois principaux singes reviennent), et de situer son histoire dix ans plus tard, dans un contexte post-apocalyptique de type réaliste. Son choix lui permet de représenter un choc de civilisations que tout sépare mais qui finalement se ressemblent bien plus que chacune serait prête à l’admettre. La symétrie des comportements, des situations et des personnages n’est ni une facilité ni une paresse de scénario, mais bien la thèse principale du film. Il n’y a pas un camp du bien dressé contre un camp du mal, mais chacun défendant les intérêts légitimes de sa société (propriété, sécurité, accès aux ressources vitales, etc). Chaque camp contient ses partisans d’une coopération et ses va-t-en-guerre, et chacun des héros commet des erreurs graves compromettant le fragile équilibre de coexistence.

Reeves consacre donc beaucoup de temps à ses personnages au détriment de l’action, limitée à un nombre réduit de scènes (dont la qualité compense largement la rareté). Il préfère également présenter de nombreux détails bien vus qui confèrent une épaisseur certaine aux deux sociétés en germe (les « lois singes » qui rappellent « La ferme des animaux » d’Orwell, par exemple). De plus, le scénariste n’a pas multiplié les effets de manche, ni les twists improbables. L’intrigue et ses rebondissements sont relativement crédibles et même prévisibles. D’un côté, cela confère au film un agréable côté « tragédie grecque » par l’implacable progression du chemin des personnages, avec leurs tourments et leurs erreurs, passionnant. Mais ce côté prévisible renforce également le réalisme du film.

Réalisme accentué par des effets spéciaux superbes pour la plupart, en particulier les singes en images de synthèse. « Pour la plupart » car certains éléments ne sont (très) visiblement pas au niveau du reste, comme le gibier dans la scène de chasse, par exemple. L’animation des personnages en CGI passent par la désormais incontournable capture de mouvement, ce qui signifie que le personnage en images de synthèse est en fait réellement joué par un homme. Ses gestes, ses attitudes, ses expressions, sa voix : tout provient de l’acteur. La référence absolue dans ce domaine reste Andy Serkis. Après avoir assuré les rôles de Gollum, King Kong et le capitaine Haddock, il reprend le personnage du singe César auquel il avait donné vie dans le film précédent avec la même éclatante réussite.

En face, côté humains, le héros Malcolm est campé par un acteur jusqu’ici cantonné à des seconds rôles (dans Gatsby ou Zero Dark Thirty), Jason Clarke. Son physique ordinaire nous évite d’imaginer qu’il sauvera le monde des derniers hommes (dans le sens que, au final, le concept général de la planète des singes nous réserve un sort peu favorable, mais ce n’est pas le sujet de ce film). Le casting inclut également un très bon Gary Oldman, qui donne chair à un personnage bien plus intéressant que la bande-annonce le laissait craindre. Enfin, on notera la présence d’un excellent Kodi Smit-McPhee dans le (petit) rôle du fils de Malcolm. Au passage, cela nous rappelle que Matt Reeves avait précédemment réalisé le superbe Let me in avec le même Kodi Smit-McPhee en tête d’affiche.

Cette « Aube de la planète des singes » se révèle être une excellente surprise, fait rare pour une suite. Assumant discrètement sa continuité mais en développant ses propres thèmes, le film est suffisamment costaud pour se voir même sans connaître le reste de la série (pour ma part, je n’ai vu que l’original, le remake de Tim Burton et l'antésuite de 2012). Voilà un bon film de science-fiction qui n’insiste pas trop sur la science mais s’attarde beaucoup sur l’humanité de ses personnages, et cherche à rester réaliste et crédible dans les développements de son intrigue. L’ensemble étant servi par une image soignée, de beaux effets spéciaux et contenant une violence finalement limitée, on le recommande à tous.
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17 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une vrai réussite, 9 août 2014
J'appréhendais énormément cette suite et l'on peut dire que de nombreuses surprises m'on agréablement surpris.

Le design des singes en premier lieu encore plus réaliste que le précédent opus (césar en particulier) ainsi que les décors post-apocalyptique réalisé (la nature qui reprend ses droits me surprend à chaque fois). Le scénario lui aussi est une surprise fort appréciable en termes de rebondissements. A noter aussi la question du langage car les 2/3 du film sont en sous-titré (les singes parlant le langage des signes). La encore incroyable que les producteurs ai permis cela a un blockbuster estival.
La musique est efficace reprenant le thème "tribal" du film original.

Reste à savoir les bonus à venir (je prie pour un commentaire audio en vost)

Bref, une réelle bonne surprise que j'aurais adoré à 100% si les autres spectateurs avaient pu se passer de leur foutu IPhone lumineux pendant 2h. Cette dépendance au portable commence à me taper sur le système...au cinéma en tout cas.
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14 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une réussite majeure., 14 août 2014
Par 
matt - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Planète des Singes : L'Affrontement [Blu-ray] (Blu-ray)
Parvenir à pratiquement se hisser, qualitativement parlant, au niveau de « La Planète des Singes » de 1968 : voilà ce à quoi parvient « La Planète des Singes : L'affrontement, » huitième volet de la prolifique saga.

A l'origine de ce classique en devenir, Matt Reeves, fan incontesté de cet univers post-apocalyptique et déjà réalisateur d'un film où l'humain perdait de sa suprématie : « Cloverfield ». S'étant assis sur le siège de réalisateur laissé par Rupert Wyatt (qui refusa d'aller plus en avant pour cause de temps de tournage trop réduit par la production), Reeves parvint à imposer ses vues à la Twenty Century Fox : ne pas situer l'action dans un futur trop lointain, et prendre le temps de développer les étapes de la naissance de la civilisation simiesque.
Force est de constater que le résultat final est à la hauteur, voir dépasse, les espérances les plus téméraires.

Faux remake de « La Bataille de la Planète des Singes », le film se situe huit ans après « Les Origines ». Les singes et les humains vivent dans l'ignorance l'un de l'autre, ne sachant s'il existe des survivants de l'autre race. Chacun tente bâtir son univers sur une Terre revenue à l'état sauvage, jusqu'au jour ou une rencontre imprévue à lieu...

Techniquement parfait, « L'affrontement » offre les effets de motion capture (dit « mocap ») les plus élaborés qu'il nous ait été donné de voir. Avec, en fer de lance, la performance hallucinante d'Andy Serkis en César, l'acteur prouvant une nouvelle fois qu'il est le maître incontesté de ce domaine des effets spéciaux (rappelons qu'il a déjà incarné King Kong, le Capitaine Haddock, Godzilla et Gollum). Jamais des singes n'avaient été ainsi représentés si parfaitement à l'écran, le tournage presque intégral en environnement naturel ajoutant au sentiment d'immersion dans l'existence de nos proches cousins – devenus ici, par un malheureux concours de circonstance, nos plus impitoyables ennemis.

Mais ce qui frappe avant tout dans ce long-métrage, ce qui fait sa force et sa singularité, c'est son scénario. Car oui, contrairement à la majorité des blockbusters actuels qui se contentent d'une mince et souvent plate intrigue, prétexte à des effets spéciaux à la limite de l'overdose, ce « Planète des Singes » propose un canevas scénaristique brillant ! Pour preuve, le film réussit le tour de force de nous faire oublier que nous sommes en train de regarder une simple fiction, pour nous immerger corps et bien dans son histoire. Et ce, sans s'appuyer sur des stars mondiales (la majorité du casting, parfait soit dit en passant, ne dira rien au grand public), ni sur des débordements pyrotechniques. Le jeu des acteurs et actrices (singes y compris) y est évidemment pour quelque chose, de même que le tournage dans des forêts moussues aux pluies glaciales. Mais avant tout, c'est le message intrinsèque qui fait mouche, et ne peut que tous nous toucher.

Tout d'abord, Matt Reeves développe avec talent et en prenant le temps nécessaire à une exposition claire mais jamais niaise, chacune des deux civilisations. Celle en devenir des primates, qui tente de se construire sans répéter les erreurs des humains, et celle des hommes, qui cherche à maintenir l'étincelle d'humanité qui lui reste. Chacune, au final, cherchant à survivre. Puis, à la suite de la rencontre entre les deux races, de nombreux thèmes sont abordés et approfondis (chose suffisamment rare de nos jours dans un film de cette ampleur pour mériter d'être soulignée !). Sans trop en dévoiler, l'empathie peut être considérée comme la thématique centrale, avec en parallèle de multiples réflexions sur la famille, la confiance, l'ignorance ou encore la peur d'autrui.

Cependant, ce qui frappe dans « L'affrontement » est l'absence de méchant tout désigné. Chaque personnage appuie ainsi ses actes sur son expérience antérieure, bonne ou mauvaise. Et nous place donc dans une position ambivalente : qui aimer, et qui détester ? Sans jamais nous donner de réponse préfabriquée, mais nous laissant au contraire le soin de nous forger notre propre opinion, le réalisateur ne prend jamais le spectateur pour un imbécile. Par exemple, pour développer la psychologie de ses protagonistes et mettre en place les relations complexes qui s'instaurent entre eux, ce dernier privilégie régulièrement aux dialogues (qui sonnent d'ailleurs toujours justes) des moments de silence, où les regards et les corps peuvent s'exprimer dans toute leur finesse. Ici, une vieille photo ou des yeux embués en apprennent souvent plus qu'une longue tirade. Reeves a bien compris le pouvoir du non-dit, l'utilisant à bon escient et le rehaussant par un montage exemplaire et des prises de vue splendides.

Cerise sur le gâteau, s'ajoutent à toutes ces qualités des visions pour la plupart inoubliables : un assaut nocturne totalement immersif (et montrant bien mieux l'horreur des conflits que la plupart des films de guerre actuels), un cavalier simiesque chevauchant sa noire monture au ralenti devant un mur de feu, une cité qui aurait eu sa place sur l'île du Crâne de King Kong, et j'en passe, tant le long-métrage en regorge.

Se concluant par une fin au goût de cendre, « La Planète des Singes : L'affrontement » acquiert enfin une curieuse mise en abîme à l'heure du sanglant conflit Israëlo-Palestinien. Et prouve par la même que son message est bel et bien universel et intemporel, gage d'une œuvre intelligente et fine, aussi bien écrite que jouée et réalisée.

Malgré quelques petits raccourcis aisément pardonnables et un titre français peu adéquat (le titre original, bien plus évocateur, étant « L'aube de la Planète des Singes »), le long-métrage peut donc se targuer de s'élever à un niveau qualitatif qui n'avait pas été atteint depuis 1968 au sein de cette saga. Et mérite à ce titre de faire entendre, par moments, les quelques notes du thème musical du classique de Schaffner.

Gageons que la suite soit d'aussi haute volée, la réalisation - et cette fois-ci le script - étant remis entre les bonnes mains de Matt Reeves !
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7 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Excellent, 22 août 2014
Vu hier et j'ai adoré.
Bien sûr, les effets spéciaux sont irréprochables. Mais sans un bon scénario, on n'aurait pas mieux qu'un film d'action lambda.
Les personnages sont bien développés et l'histoire s'articule bien autour de leurs passés (la haine de Koba vis-à-vis des humains, la sagesse de César). Le cheminement qui mène au désastre n'est pas non plus linéaire, un méchant et un gentil; le tort est bien partagé et les extrêmes de chaque partie conduisent au conflit. Je retiendrais particulièrement la prise d'assaut de la colonie et la scène filmée caméra fixée sur le char avec une musique calme contrastant avec le chaos. Magnifique.
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4 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une très bonne suite ..., 15 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Planète des Singes : L'Affrontement [Blu-ray] (Blu-ray)
Un bon film ...
Les singes sont très bien faits, le San Francisco d' "après-guerre" très bien recréé, les scènes de combat impressionnantes ...
Le précédent film m'avais laissé assez dubitatif ... J'ai bien apprécié cet opus ...
Si l'histoire avait été un tout petit peu plus travaillée, cela aurait été presque le film de l'année
J'attends en tout cas le sortie du blu ray avec impatience.
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2 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 La conquête ou la bataille., 9 septembre 2014
Par 
insander - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Planète des Singes : L'Affrontement (DVD)
Après un formidable premier volet, et une critique unanime sur cette suite, l'attente était donc forte, tout comme la déception après la séance. A nos yeux le principal problème est le manque de rythme, le film aurait gagné en tension avec une petite demie-heure de moins, d'autant que l'ennui nous gagne assez souvent, l'histoire donne malheureusement l'air de patiner régulièrement. L'histoire justement, on se retrouve face à un pseudo remake de La Bataille de la planète des singes et non de la Conquête... comme on pouvait s'y attendre. Le conflit entre singe peut certes être vu comme une parabole des problèmes de société actuels, mais il aurait gagné en intensité si, du côté des humains, les acteurs n'étaient pas aussi insipides. D'ailleurs le gouffre est flagrant entre leurs jeux et celui, proprement hallucinant d'Andy Serkis. Côté effets spéciaux d'ailleurs, c'est absolument parfait, certains plans étant tout à fait iconiques, mais encore une fois, un gros problème de rythme et de personnages vient gâcher le plaisir de ce qui aurait pu être un grand divertissement mêlant judicieusement réflexion et spectacle.
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15 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un nouvelle opus à regarder s'ils ont a apprécie les précédents., 24 août 2014
Par 
Darkman43 "Je commente, donc je suis" (Bordeaux) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Planète des Singes : L'Affrontement [Blu-ray] (Blu-ray)
Beaucoup ont redouté – moi, le premier – la mise en chantier du reboot de la Planète des Singes. Maltraité au cinéma, le livre de Pierre Boulle restait sur l’échec cuisant de l’œuvre de Tim Burton, en 2001. La saga cinématographique enclenchée avec Charlton Heston paraissait cantonnée au rang de fantaisie, avec ses masques et déguisements peu crédibles. La réussite du premier film, mis en scène par un illustre inconnu, Rupert Wyatt, arrivait à point nommé avec un perfectionnement de la technologie qui permettait alors à la série d’exister aux yeux du public et d’être crédible. Et oui, il a aussi enfanté des choses positives de la sortie d’Avatar, autre qu’une utilisation abusive de la 3D dans les grosses productions. Spectaculaire voyage initiatique pour le mythique César, La Planète des Singes – les Origines devait aussi sa réussite à l’excellence de son écriture et à la force de scènes d’action peu nombreuses mais proportionnelles à l’émotion diffusée tout au long du film. On sortait revigoré de ce premier volet, qui finissait sur un plan d’une puissance inégalée. Ce plan symbolisait en soit le bond en avant réalisée par la série et une perspective vers l’avenir. Il était un aboutissement pour les studios néo-zélandais WETA et surtout une mise en lumière de la performance capture auprès du grand public.

Trois ans après, le retour de ces singes n’était pas simplement qu’un film attendu pour une grande part du public, mais devait servir pour la Fox et WETA comme un second coup d’éclat après l’excellent divertissement offert à l’été 2011. On change le réalisateur, l’intégralité du casting des humains aussi, mais rien ne devait poser un réel problème, à l’origine. Pourtant, le coup de massue est terrible sur la tête du spectateur. Quelques semaines à peine après le ratage quasi-total de Gareth Edwards avec Godzilla, l’échec de ce deuxième volet, réalisé par Matt Reeves, marque un retour en arrière pour la technologie au service du récit et résonne en un étonnant gâchis, monochrome et sans ampleur. Collés au siège immédiatement avec une mise au point des ambitions de ce nouvel opus, on croit avoir ici trouvé la nouvelle grande saga de science-fiction au cinéma. La tragédie est silencieuse, et les dix premières minutes, sans parole, marquent les esprits par leur violence. Sans recul, la mise en scène de Reeves aurait pu en tout point être celle du changement, de la surprise face à la candeur de Rupert Wyatt sur le précèdent film. Balancés dix ans après le premier film, on a l’impression que la production n’a finalement pas compris les atouts du film réalisé par Wyatt et ce qui en faisait sa puissance. Ainsi, La Planète des Singes – l’Affrontement est un film certes formellement ambitieux mais sans émotion, dénué de personnages forts, hormis celui d’Andy Serkis qui fait cavalier seul tout au long du film, et d’un réalisateur capable d’insuffler l’ampleur émotionnelle nécessaire au récit. Ayant déjà prouvé par le passé, avec Cloverfield, sa capacité à tenir les exigences d’un film apocalyptique sur une certaine durée, la réalisation de Reeves ne tarde pas à s’effondrer en enchaînant un par un les effets de style inutiles, des travellings élégants mais sans intérêt, à une histoire et des personnages léthargiques. On peut aussi voir le film comme une œuvre sur une impuissance qui se fait communicative, au-delà de l’écran. Un peu comme le monde des humains, on sombre lentement dans ce festin d’ambitions exacerbées, d’une noirceur qui dégouline pour ne plus donner dans le gris.

Ce nouvel épisode, largement influencé par le travail de JJ Abrams sur Lost, se vit effectivement comme un épisode de série télé, incapable de créer en une séquence, ou même en y allant crescendo, du mouvement qui galvaniserait le film entier. La panne de courant se vit à tous les étages du film, et ce malgré des audaces visuelles parfois intéressantes. Le choix du format de l’image donne une force particulière au film, désespérée, qui met en avant l’ambiance apocalyptique du film mais l’empêche, l’enferme, au moment d’offrir des plans spectaculaires. La Planète des Singes est constamment dans cette alliance entre une illusion de grand spectacle, qui se dissipe peu à peu le film avançant, et la réalité à l’écran. Là où Rupert Wyatt allait piocher chez Spielberg et d’autres cinéastes influents dans l’histoire de Hollywood, Matt Reeves, serviteur de Abrams, s’agite en un faiseur de films impuissant, prenant parti pour un clan et ne cherchant pas à les réunir. Les personnages demeurent inexistants, les acteurs inertes (Jason Clarke et Kodi Smit-McPhee sont paumés) et le récit finit par céder aux sirènes du schéma typique hollywoodien.

La désillusion de ce volet est d’autant plus forte qu’elle intervient après le récent et long naufrage de Gareth Edwards à Hollywood. Commandant d’un projet ambitieux mais certainement pas taillé pour allier le spectacle à un récit à la fois politique et philosophique, Matt Reeves s’est fourvoyé en pensant créer un substitut de divertissement noir dans son propos et dans sa forme. Il y a de la matière, mais elle est mal-utilisée, sacrifiée au profit d’un montage chaotique, qui transforme le métrage en un divertissement choral. En résulte un film de producteurs, sans ampleur, monté et raconté de manière très simpliste pour tous les publics (parce que l’on croit encore que le spectateur, qui porte ses lunettes 3D, est tout autant un esclave que les personnages du film). Plus une mise à jour donc pour le système WETA qu’un prolongement au travail réalisé sur la préquelle et plus un film de transition, sans enjeu, qu’une œuvre autonome et impériale. L’Affrontement matérialise en outre l’écart entre l’acteur Andy Serkis dont le jeu, shakespearien, se perfectionne et gagne en nuances, et des productions de plus en plus avares en récit qui favorisent l’instantané à des séquences qui marquent le spectateur et l’amènent à réfléchir des heures et des jours après à ce qu’il avait vu et ressenti.
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8 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Avis mitigé, 1 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Planète des Singes : L'Affrontement [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray 2D] (Blu-ray)
Avis mitigé car j'avais vraiment apprécié le volet précédent et que j'attendais beaucoup de celui ci.
Il est vrai que les images sont belles et les singes très bien faits, c'est de la bonne science fiction.
Cependant, Jason Clarke n'a pas le charisme de James Franco et Gary Oldman que j'aime beaucoup habituellement ne m'a pas convaincue. Je trouve que ce volet est moins émouvant que le précédent et manque de rythme.
Par contre la liaison entre les 2 opus est bien faite et l'histoire reste cohérente.
Mitigée donc.
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5 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellente illustration de notre société !, 18 août 2014
Par 
sro "sro" (france) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Planète des Singes : L'Affrontement [Blu-ray] (Blu-ray)
Il s'agit, au premier degré, d'un superbe spectacle, haletant, rapide et souvent imprévisible. Vous ne verrez pas passer le temps et vous souhaiterez regarder ce film à nouveau dès qu'il sera terminé.

Au second degré, on remarquera que rien n'est blanc ou noir, vrai ou faux, et que les peuples, le plus souvent, finissent par se taper dessus à cause d'incompréhensions réciproques. Superbe résumé de nos fautes quotidiennes.

Observations très justes donc, et spectacle hors pair. À ne pas manquer.
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 encore mieux que le premier, 25 octobre 2014
j'ai bien aimé le 1 mais sans plus (trop de longueur), mais j'ai adorer le deuxième les décors sont magnifique, les effet spéciaux au top, et les acteur sont tous très bon, on entre tout de suite dans l'histoire, bref une bombe ce film.
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