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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'album des prouesses., 20 avril 2011
Par 
jean-claude "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Living The Blues (CD)
Living The Blues (octobre 1968), troisième album de la discographie officielle de Canned Heat, est un double LP, constitué d'une première partie réalisée en studio, dans la veine blues rock habituelle et une seconde, live, sur laquelle figure ce qui doit être le morceau le plus long de toute l'histoire du rock, Refried Boogie, lequel affiche 40 minutes et 51 secondes au compteur. Digne pendant du LP précédent (Boogie With Canned heat), d'une part, ce top 20 est également l'occasion pour Canned Heat d'être, instrumentalement parlant, très démonstratif et de partir dans d'interminables soli, que d'aucuns peuvent considérer comme inutiles et redondants. Il faut toutefois replacer le disque dans le contexte musical de cette période, qui était friande de démonstrations instrumentales (généralement improvisées) dans lesquelles qui guitariste, qui batteur, qui organiste ou bassiste s'engouffraient généreusement et y allaient de leur petit numéro technique, à la grande satisfaction du public. Outre le théâtre des prouesses énoncées, Living The Blues est le lieu de première apparition du titre pop phénoménal qu'est Going Up The Country (1er dans 25 pays et, paradoxalement, seulement 11ème aux States), immortalisé dans le film Woodstock et utilisé à des fins de soutien musical dans une publicité de Renault. Bénéficiant de la présence au piano de John Mayall (Walking By Myself et dans le mouvement de Parthenogenesis, qu'est Bear Wires) que Fito De La Parra (remplaçant de Cook à la batterie) a ramené ponctuellement) dans ses bagages au sortir d'une tournée, et de Dr John (Boogie Music), Living The Blues affiche de l'éclectisme dans son répertoire : du bon mélange de rock électrifié et de R&B, avec le Pony Blues de Charley Patton, de l'excellent boogie (Boogie Music et l'énorme Refried Boogie), de l'expérimental solide pour les 20 minutes de Parthenogenesis, de l'hymne hippie rafraîchissant (Going Up The Country). Vestine était un très grand gratteur, Hite un sublime grondeur, Alan Wilson un drôle de slider, un excellent chanteur et harmoniciste et Fito De La Parra (auquel il faut associer son alter-ego de la rythmique, Larry Taylor) est et sera toujours le grand Fito De La Parra. C'était alors l'époque glorieuse de Canned Heat.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Canned Heat - Living The Blues - 1968 (Destination Rock), 29 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Living The Blues (CD)
« Le blues partout dans mes veines, le blues au fond de ma maison, le blues au fond de mon âme » Buddy Guy.

Presque 45 ans après les faits, le cas Canned Heat suscite encore la polémique. Rednecks crasseux pour certains, hippies délurés pour d’autres, ou encore incarnation de la relève du blues américain pur jus : tout a été dit sur les lascars californiens. Au moment où la musique du diable est justement l’affaire de jeunes Anglais du nom de Cream, John Mayall ou Ten Years After, toute une génération de « Ricains » rompus aux enseignements de Robert Johnson et autres Muddy Waters décide qu’il est temps de rendre à César ce qui lui appartient. Emergent ainsi dès 1968 entre autres Creedence Clearwater Revival, Janis Joplin, Johnny Winter et bien sûr Canned Heat, nom qui évoque un alcool frelaté. L’approche se distingue de l’école anglaise : un blues moins psyché, plus roots, voir bouseux dans certains cas, allant davantage vers les rivages marécageux du Mississippi que les bars enfumés de Chicago. Canned Heat est de ceux qui érigent le blues en culte, une religion au panthéon constitué des gloires noires des années 1930 et 40, mais apparue bien éloignée de ses racines.

Living The Blues, qui paraît en 1968, est le troisième album du « Heat » et fait suite au succès de Boogie With Canned Heat (1967) et son hymne « On The Road Again ». On a affaire ici à un double-album, chose pas si courante à la fin des 60’s et qui montre une certaine audace, si ne n’est pas de l’insolence, l’exercice étant jusqu’ici le monopole de monuments de la trempe de Bob Dylan ou des Beatles. Le line-up, composé notamment de Bob « The Bear » Hite au chant (un surnom dû à la barbe et à la corpulence du frontman) et Alan « Blind Owl » Wilson (guitare, harmonica et chant), est renforcé en 1967 par le batteur Adolfo « Fito » de la Parra, déjà apparu aux côtés de la référence texane T-Bone Walker. Le nom de l’album donne le ton : « vivre le blues », ou plutôt le faire revivre. Car, tels des sorciers vaudous, les « Heat » ressuscitent par quelque obscure magie une conception poussiéreuse et presque oubliée du blues, sans affres ni artifices. Un blues messianique, qui se joue uniquement au feeling et ne dispense aucune concession. Le groupe invoque un savoir-faire vieux de plusieurs décennies et réveille une entité en sommeil depuis trop longtemps : l’âme du blues rural parcourt l’ensemble des titres de Living The Blues et l’habite jusque dans ses moindres notes (« Pony Blues », « My Mistake »…). Sous le soleil cuisant de Los Angeles, l’Ours et ses compagnons ont réussi l’exploit de composer un album qui n’a rien à envier aux papes du Delta.

Mais dans les faits, ce LP souffre d’un classicisme trop présent dans sa première partie. Certains morceaux, bien qu’imprégnés d’un boogie dont le groupe a le secret, font figure de remplissage (« Walking By Myself », sur laquelle est d’ailleurs crédité au piano John Mayall, ou encore « Boogie Music » dans laquelle Hite semble refreiner ses ardeurs). Ainsi, quelques efforts peinent à honorer le talent du quintet. Cependant « Sandy’s Blues », titre long qui fait la part belle au piano, aux arrangements de cuivres et à une guitare slide à mi-chemin entre Elmore James et le surf rock, est une véritable réussite. Ce morceau lent et suave nous dépose au saloon par une humide soirée au cœur de la Louisiane, pour une partie de poker chaleureuse accompagnée des digressions d’un pianiste imbibé. « Going Up The Country » et son intro à la flûte de pan fleurent bon le bitume desséché de Californie et font naître l’envie de se lancer dans un road trip à la Jack Kerouac ; elle est en outre le hit ultime : reprise en ouverture du documentaire retraçant le festival de Woodstock auquel Canned Heat participera un an plus tard, elle sera numéro un dans vingt-cinq pays, malgré une timide onzième place dans les charts US.

Le morceau de bravoure « Parthenogenesis » nous prouve une fois de plus à quel point nos amis californiens sont attachés à leurs racines musicales. Construit comme une succession de compositions, il veut nous conter la genèse du blues rock, une sorte de frise historique grimpant différents échelons, époques et ambiances, et s’érige tel un monolithe d’une vingtaine de minutes à la gloire de la musique du crossroad. « Fito » de la Parra nous gratifie d’un solo de batterie aux accents jazzy, tandis qu’aux environs de dix minutes culmine un arpège diabolique auquel succèdent des larsens exhumés des tréfonds de la terre humide du Mississippi, magnifiés par un solo d’harmonica. L’œuvre, qui s’achève par une énième exubérance boogie, est profonde et poignante, sans nul doute le sommet de l’album.

Mais le « Heat » n’a pas encore tiré ses dernières cartouches. Longue improvisation en deux parties construite sur la base d’un riff de John Lee Hooker et qui rappelle les jam sessions de la Côte-Ouest (San Francisco, capitale du psychédélisme, n’est pas loin), « Refried Boogie » nous transporte avec une facilité déconcertante dans la salle de concert-même où la piste fut enregistrée. Le « Hook’ » a donc fait école, et si Wilson n’a pas la virtuosité d’Alvin Lee ou de Johnny Winter, il sait cependant dispenser quelques phrasés bien sentis, aidé par la sobriété de la section rythmique. De même que le bassiste Larry « The Mole » Taylor se met en valeur grâce à un solo flanqué d’un groove solide.

Si Living The Blues pêche donc par une certaine tendance au remplissage, l’authenticité de l’œuvre de Canned Heat, qui rend un hommage réussi à ses maîtres, est des plus plaisantes. Cet album, qui se savoure comme l’on boit un verre de scotch, reste encore aujourd’hui l’effort le plus abouti des Californiens.

« The Blues are the roots, the rest are the fruits » Willie Dixon.
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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Culte, 17 août 2009
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Living The Blues (CD)
Entre un disque studio proposant les 20 minutes de "Parthogenesis" et "Going up the country" et un disque live proposant 40 minutes de "Refried Boogie", mon coeur balance. Le sommet de Canned Heat. Inaltérable.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Canned Heat au sommet de son art!, 21 mars 2014
Par 
Lenormand Erik - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Living The Blues (CD)
Ce double disque de Canned Heat est composé de trois parties:
-une première partie assez traditionnelle comportant en particulier le mégasuccès planétaire d'Alan Wilson "Going up the country" qui fit partie de la bande originale du festival de Woodstock, ainsi qu'un superbe "Sandy's blues" composé par Bob Hite.
-la deuxième partie intitulée "Parthenogenesis" est franchement psychédélique (mot tiré du grec, et signifiant " qui manifeste le psyché"...). Qu'elle ait été ou non composée sous l'effet de certaines "substances", cette composition est assez extraordinaire de par sa richesse, son harmonie et son originalité absolue.
-la troisième partie " Refried boogie" enregistré en public, est un régal pour ceux qui avaient apprécié "Fried hockey boogie" sur leur précédent disque (Boogie with Canned Heat). Il en constitue une reprise très étirée (40 minutes) sur laquelle chaque musicien y va de son petit solo. L'ensemble est génial.

"Living the blues" marque le sommet de l'art musical du groupe Canned Heat. Surtout ne pas s'en priver!
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 excellence, 15 août 2010
Par 
P. Genton (Suisse) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Living The Blues (CD)
oui, excellence ! Alors que j'ai dû renvonyer le disque qui présentait un défaut de fabrication, les conditions de renvois et de retour méritent d'être soulignées : courtoises, efficaces, rapides, en un mot parfaites !
Comme est parfait ce double CD. Pour ceux qui aiment le blues californien, le boogie woogie et les vraies james sessions, ce disque est incontournable. Le meilleur concert enregistré de cette époque. Canned Heat, ici, mieux encore qu'à Woodstock.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 BIEN FRIT LE BOOGIE, 5 juillet 2012
Par 
BAGRATION "MOLTO LENTE" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Living The Blues (CD)
"On the road again"...seriné jusqu'à la nausée qui prend l'amateur de gâteaux devant sa treizième part de Schwarzwald Torte ("Ginger sling with a pineapple heart")...et derrière café noir, oeufs bacon et haricots blancs sauce tomate...Le boogie ça se mange bien frit comme cela ou en cheeseburger bacon..Le Hockey Refried Boogie version "longue" représente l'Anapurna du South Rock from USA...Viendront le K8 (Sweet Home Alabama"), l'Aconcagua ("La Grange") et l'Everest ("ABB live At Fillmore East")...Ah c'est baôôô l'Esprit Pionnier !
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4.0 étoiles sur 5 40 minutes de boogie coupés en 2..., 8 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Living The Blues (CD)
Tout a été dit par mes prédécesseurs sur ce disque.
Je m'en tiendrai donc au produit.
Ayant depuis des années le vinyl, je me faisais une joie de le redécouvrir convenablement remasterisé. Ce qui est le cas. Peut être avec un peu moins de dynamique que les excellentes ré éditions Rhino.
Toutefois, je me faisais une joie de redécouvrir les 40 minutes du refreid boogie, non coupés par l'obligation de retourner le vinyl...
Or , le CD est shunté exactement au même endroit que l'était la face 3 du vinyle...
La question est donc le suivante : ce shuntage est-il le résultat d'un désir de reproduire à l'identique l'écoute du LP ? Et alors qu'on m'explique...
Ou bien l'éditeur ( qui accompagne les CD d'un livret pas mal fichu) , est-il un gros fainéant, ce qui m'étonnerait, vu que le son a été bien retravaillé, sans pour autant être " stéroÏdé "...
D'où seulement 4 étoiles...
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5.0 étoiles sur 5 Le rythmin blues bien gras dans son meilleurs jus !, 3 août 2012
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Y en avait des bons groupes de blues et de rock aux states dans les années 70 ! Canned Heat est l'un d'eux, et le double album "livng the blues" en est un pur joyaux! Peu conventionnel,le groupe mêle à ses rythmes lancinants (One kind favor) des apports mystiques très personnels (parthogenesis à la guimbarde sublime et envoutant). La voie de Bob Hite portée par une section rythmique des plus rodée est à tomber. Piano et flute viennent nous surprendre là ou on ne les attendrait pas. (voir le merveilleux "Going up the country" qui a servi d'ouverture sonore au film Woodstock). On ne doit pas oublier Canned Heat qui reste l'un des meilleurs témoignages du rythmin blues bien gras du sud des Etats Unis.
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4.0 étoiles sur 5 Le double d'u double mémorable, 31 mars 2015
Par 
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Repiquage fidèle d'un double album mythique, dont les 2 disques étaient très différents : le premier, excellent pour tout le monde, même pour des "easy listeners", le second (refried boogie) plus réservé aux fans du groupe et/ou aux mordus de "boogie music".

Tout ça est mieux que bon, dommage que la pochette du double CD ne reprenne pas l'extraordinaire graphisme de la pochette du double vinyle d'origine ( [...] , cliquer sur "more images" sous la petite image ;-)
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5.0 étoiles sur 5 HEAT, 19 mai 2013
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Living The Blues (CD)
Ce merveilleux troisième album de Canned Heat avec le regretté Al Wilson est un sommet. Sommet blues avec des titres inoubliables de "Going up the country" à "Parthenogenesis" ou sommet boogie avec "Refried Boogie" qui tient deux faces à lui seul!
Ne vous privez pas, çà sent si bon!
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