Il ne faut pas se méprendre sur le titre comme l'ont fait certains pseudo-historiens. L'institut M. Goering a tenté d'éradiquer tout ce qui venait de plus ou moins prêt des freudiens classiques, il a par contre protégé Carl Jung qui en a d'ailleurs été membre et directeur et les adlériens qui correspondaient mieux au idées de grandeur du troisième Reich. Parmi les membres de l'institut, restaient certains analystes atypiques comme : Felix Boehm, Carl Müller-Braunschweig. August Aichhorn plus "freudien" et John Rittmeister(dénoncé par un "cher" collègue et fusillé) seront minoritaires. Karen Horney était proche de Matthias Göring très (trop) tardivement au goût de certain. Quand à Harald Schultz-Hencke (le fameux inventeur du "training autogène") il fut un nazi zélé très loin de la psychanalyse freudienne à laquelle il s'était un temps initié. Comment clarifier les idées sur le sujet, certainement pas par des auteurs qui confondent tout et leur contraire et qui ne savent pas vraiment ce qu'est la psychanalyse ? En lisant ce livre et les Mijolla :
Freud et la France, 1885-1945 ou
Ici, la vie continue d'une manière fort surprenante: Contribution à l'histoire de la psychanalyse en Allemagne. Seul reproche, Cocks aurait en effet dû plus distinguer entre la psychanalyse freudienne et les dérivés adlériens et jungiens. Le propos y aurait gagné en clarté et les historiens amateurs auraient peut-être éviter des erreurs. Pour les rapports de psychothérapeutes français comme René Laforgue avec Göring, il faut consulter les livres de De Mijolla cités plus haut.