quelle déception! Après avoir vu quelques articles ici ou là, je me faisais une joie de lire ce livre et puis... Et puis non!
Ce type, qui a pourtant 55 ans à peu près, écrit comme un gamin appliqué -mais maladroit-, creux et parfois si prétentieux que le sourire me venait en lisant. La plupart de ses phrases sont lourdigues, certaines même absconses et comportent, à mon avis, des fautes, comme celle-ci, pour exemple :
"Et j'ai beau me démener pour lui faire changer d'état d'esprit, je reste désarçonné quand il faut affronter l'entêté fait qu'il est parfois découragé alors que mon désarroi et l'énervement qu'il me provoque ne peut que l'enfoncer encore".(p306)
Personne ne relit, chez POL? J'avoue que moi aussi, mon garçon, je reste désarçonnée.
Quant aux grandes figures qu'il a côtoyées (Foucault, son père, Beckett, Hervé Guibert...), on ne fait que tourner autour sans jamais en saisir la chair. Relisons Guibert,Beckett, relisons le portrait de Jérôme Lindon par Echenoz, lisons Foucault, mais laissons tomber Mathieu Lindon ... Voilà le seul avantage que j'aie trouvé à cette lecture: elle m'a donné envie d'aller voir ailleurs!