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20
4,5 sur 5 étoiles
En quatrième vitesse [Blu-ray]
Format: Blu-rayModifier
Prix:12,99 €+Livraison gratuite avec Amazon Premium
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24 sur 25 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ce classique du film noir daté de 1955 est, comme tous les vrais grands classiques, un objet cinématographique innovant et qui s'écarte assez largement des règles du genre, qu'il illustre et dépasse à la fois. Au commencement, Hammer prend en stop une échappée d'un asile. Il a peu de temps pour profiter du covoiturage puisqu'un groupe de malfrats les séquestre et entend les faire disparaître. Réchappé du saut dans le précipice, Hammer n'aura de cesse de retrouver les malfrats - lesquels courent après une mystérieuse malette.
Le script du grand scénariste A.I.Bezzerides commence comme un de ces romans ordinaires de Mickey Spillane consacrés au privé Mike Hammer. La première partie de 'Kiss me deadly' reprend donc parfaitement les canons du genre : Hammer est bourru et individualiste; plusieurs femmes gravitent autour de lui ; policiers et malfaiteurs viennent les uns après les autres contrarier son enquête. Quand la lumière se fait peu à peu sur les motifs des uns et des autres, le film se tend d'une atmosphère plus sombre, presqu'onirique avant d'opérer une spectaculaire bascule vers la SF - ou au moins l'anticipation. Admirablement mené (quel rythme !), admirablement photographié, perpétuellement étonnant (les raccords brutaux annoncent déjà la nouvelle vague), le film bénéficie aussi fortement de son casting, composé d'inconnus et de nouveaux venus qui confèrent une étrange saveur aux aventures de Mike Hammer. Aldrich ne nous a pas habitués par la suite à cette sécheresse et cette tension.
Ne manquez pas ce film d'une puissance atomique.
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10 sur 11 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Va va voom ! Pretty Pow !

Dans un cas comme dans l'autre, le rendu visuel est virtuellement identique. La palette de gris est bien traitée, sans noirs bouchés ou blancs brûlés. L'image est dans l'ensemble très belle, et plutôt propre, même si on pourra déceler quelques rayures tenaces mais assez faibles en intensité. Seul un plan est beaucoup plus touché car parsemé de rayures et poussières très visibles (environ 10 sec à la 65e minute). Si la définition est très souvent au rendez vous, on remarquera aussi un nombre assez conséquent de plans à la netteté plus faible. Cependant, l'absence de bidouillage numérique permet de conserver les qualités et les faiblesses telles quelles pour un rendu filmique très naturel. A ce jeu là, on pourra remarquer le seul tout petit avantage du disque Criterion : un grain fin un chouïa mieux géré. Bref, un bon rendu même si on a déjà vu plus impressionnant.

Même constat sur le son, avec une sonorité identique entre le Carlotta et le Criterion, malgré l'encodage différent (les formats habituels chez chacun : DTS HD MA chez Carlotta, LPCM chez Criterion). Si la piste est parfois assez plate, elle présente un rendu agréablement surprenant pour un film de ce genre et de cet âge. La restitution des dialogues, en particulier, est très claire, très rarement étouffée / sourde, et la musique aussi profite d'une ouverture évidemment relative mais bien plaisante. Seuls quelques séquences sonnent plus datées, mais elles sont peu nombreuses.
Le disque Carlotta inclut une VF qui est globalement inférieure à la VO. Si elle est propre et si la musique est bien rendu, les dialogues sont tellement nasillards que l'écoute en est gênée. Comme souvent, on ne peut que déconseiller de regarder le film avec une VF ayant ce rendu.

Carlotta :
Image : 8.5/10
Son (VO) : 8/10
Son (VF) : 6/10

Criterion :
Image : 8.5/10
Son (VO) : 8/10

Film : 9/10
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Que dire de plus que ceux passés avant moi??
Voici le type de film pour lequel j'accepterais volontiers de devenir amnésique à chaque vision pour avoir l'impression de le découvrir pour la 1ère fois, encore et encore. Récit pour hommes avec des hommes, des vrais, des castagneurs, des mauvais garçons aux manières de voyous dévergondés et irrévérencieux au possible, "En 4ème vitesse" se prend un virage dangereux et louche sans gêne ni fausse pudeur du côté du surnaturel, de l'indicible et du mystérieux. Nous laissant sans souffle et au bord du gouffre, Robert Aldrich magnifie son chef d'oeuvre par l'intermédiaire de Ralph Meeker, dans le rôle de Mike Hammer. Brutal, animal et brut de brut, cet homme est magnifique.
Le grand "gimmick" du film est la révélation de la nature de ce que cherchent tous les zozos rencontrés. Une scène étrange qui clôt un film en état de grâce. Merci à tous ceux qui ont fouillé et trifouillé leur imagination pour nous concocter ce joyau, funambule habile et talentueux sur le fil du rasoir.
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
500 PREMIERS RÉVISEURSle 5 septembre 2014
Ce film de Robert Aldrich, dù à son très faible budget, m'a laissé sur ma faim et c'est aujourd'hui pour moi un simple film policier où on ne retrouve pas réellement le talent et la violence intrinsèque des films d'Aldrich. Je sais, je sais, ce film a été encensé par " Les cahiers du cinéma " mais " Les cahiers du cinéma " n'ont pas toujours raison.

A titre de comparaison, sortait un an plus tard " The killing / L'ultime razzia ", avec un budget bien inférieur, film autrement mieux construit et ayant beaucoup mieux vieilli, réalisé par un jeune homme de 26 ans et dont Jean-Luc Godard ( qui a réalisé quelques chefs d'oeuvre ) " écrivait dans " les cahiers du cinéma " que c'était un réalisateur moyen. Le jeune homme de 26 ans s'appelait Stanley Kubrick.

Vu en Blu-ray VOST.
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Concerne l'édition Blu-Ray.

Incroyable coup de poing que ce film de Robert Aldrich, sorti en 1955.
Adapté d'un livre de Mickey Spillane, il raconte une enquête du Privé Mike Hammer, le bien nommé.

Nous sommes immédiatement plongés de nuit, sur une route déserte, face à une jeune femme affolée qui court, vêtue de son seul imperméable, au devant des voitures qu'elle essaie désespérément d'arrêter.
En vain, jusqu'à ce qu'elle oblige la voiture d'Hammer à stopper brusquement, en se jetant devant ses roues.
Forcé, le détective embarque la femme mystérieuse.
Hammer a juste le temps de comprendre que l'inconnue dénommée Christina vient de s'évader d'un asile, que des hommes inconnus les arrêtent et les enlèvent.
Hammer est battu, Christina est torturée à mort. Tous deux sont remis dans la voiture d'Hammer qui est précipitée dans un ravin.
Miraculeusement sorti d'affaire, Hammer enquête pour savoir quelle information importante pouvait détenir la jeune femme, qui justifie cet acharnement.
Ouf.

Dès le générique, défilant à l'envers sur fond de halètement paniqué d'une Christina à bout de souffle, on sent qu'on aura droit à un film très noir.
De fait, rien ne manque : un privé cynique et désabusé, des femmes peu fiables, une intrigue embrouillée, des cadrages spectaculaires dans un Los Angeles où chaque immeuble recèle un danger. Ça cogne et ça reste étonnamment violent pour l'époque, sans compter un dénouement proprement apocalyptique.

Bien qu'inspiré du roman de ce tâcheron de Spillane, ce film s'approche du chef d'oeuvre grâce à l'expressivité de la caméra d'Aldrich et de son incroyable rudesse : tortures (suggérées surtout), meurtres...
Les interprètes s'en sortent plutôt bien, même si je trouve que le jeu de Ralf Meeker manque un peu de finesse. A sa décharge, le personnage d'Hammer n'est pas franchement sympathique, détective minable, n'hésitant pas à exploiter sa secrétaire. Il ferait passer Sam Spade pour une gonzesse (no offense).
Les autres personnages sont bien définis et constituent une belle galerie de portraits. J'ai quand même trouvé Gaby Rodgers (qui joue la co-locatrice de Christina) un peu en dessous, tandis que Nick Dennis (dans le rôle de Nick, le garagiste), en fait des tonnes et ressemble au Luiggi du dessin animé "Cars" !

La remasterisation est correcte. Le N & B est plutôt bien défini, mais le grain reste quand même sensible avec ces nombreuses scènes de nuit et passée la 1ère heure, quelques pétouilles apparaissent et le contraste peine un peu. Le son de la VOST (pas testé la VF seul autre choix) en 1.0 DTS HDMA est par contre, très clair.
En bonus : une analyse du film (23') et un entretien avec un scénariste, à propos des adaptations de Mike Hammer (28'). Plutôt intéressant. On a droit aussi à la "Fin" autorisée de l'époque, beaucoup moins explosive que celle qui ressort aujourd'hui.

Le boitier est minimal sans que ce soit trop frustrant.
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6 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Adapté d'un roman de Mickey Spillane , Kiss me Deadly réussit tout à la fois , à être fidéle à l'oeuvre originale et en réalité encore plus proche de l'univers de Robert Aldrich qui , aidé de son scénariste A.I. Bezzerides , a apporté au roman de Spillane une surprenante seconde dimension.

Certes , la violence inhérente à la production littéraire de Spillane , la personnalité de Mike Hammer , son héros d' éléction , les comparses habituels (Velda , la fidéle secrétaire , Pat , l'ami policier) et la galeries inévitable de filles et de tueurs sont au rendez-vous mais Bezzerides et Aldrich , en remplacant le traffic initial par le péril atomique , ont contribué à faire exploser l' intrigue elle-même...

Le simple fait que le générique se déroule à l'envers suffit à indiquer que le film n'est pas déstiné à suivre les conventions à la mode...

On peut remarqué également que le film à influencé Quentin Tarantino à cause du mystérieux contenu de l' attaché-case récupérées par Travolta et Jackson dans Pulp Fiction ...

Un Chef'D'Oeuvre de Robert Aldrich.
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le 18 février 2015
J'avais acheté ce blu-ray en profitant d'une promotion, me basant sur un certain nombre de critiques assez élogieuses. En l'insérant dans mon lecteur, je ne m'attendais à rien de plus que de voir un bon polar américain des années 50.
Première surprise, le film est en fait une aventure du détective Mike Hammer, que je ne connaissais que par la série des années 70. On peut dire que le personnage prend dans ce film une tout autre ampleur. Ralph Meeker campe un personnage digne de Bogart dans le Faucon Maltais, en approchant le charisme du maître par sa présence et son jeu. La mise en scène de Robert Aldrich est excellente et très dynamique. Le film, hormis le fait qu'il est en noir et blanc, n'a pas pris une ride et peut à mon sens être réellement considéré comme un grand classique du genre. L'intrigue, qui peut sembler assez conventionnelle au départ, prend des tournures inattendues pour un final apocalyptique. Les interprètes, tous assez peu connus également et loin des standards hollywoodiens, sont dans l'ensemble très bons.
Bref, un film que j'ai pris du plaisir à voir du début à la fin, et que je pense revoir dans quelques temps avec autant de plaisir.
La qualité du blu-ray contribue bien entendu à ce plaisir de vision : la restauration est très satisfaisante, tout en respectant l'oeuvre d'origine.
Quelques bonus plutôt intéressants permettent d'en savoir un peu plus sur le film et son réalisateur. Je recommande donc chaudement cette édition à tous les amateurs de films noirs américains des années 50 : c'est un must !
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6 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 27 février 2014
On ne présente plus ce film qui a révélé le talent de Robert Aldrich qui porte le médiocre roman de Spillane (qui n'est ni Chandler ni Hammett, ni même Horace Mc Coy ou Jim Thompson) à des hauteurs qu'on n'aurait pas pensées possible. Le blu-ray envoie à la poubelle les dvd plus ou moins médiocres qui l'ont précédé. Beau transfert audio et image et belle présentation.
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6 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Un excellent polar violent, poisseux, cauchemardesque dans une ambiance mêlant paranoïa et sexe...Cette adaptation fait de Mike Hammer un vrai prototype du privé qui en refile même s'il en prend, qui aime coucher dès qu'il peut et pour qui l'auto-défense est légitime.
Harry Callahan suivra sa trace.

Bref un film à voir.
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le 7 février 2015
Rien à redire sur le master de Carlotta proche de celui de Criterion, ce film est un ovni (mixte entre policier, thriller et fantastique). Indispensable pour tout cinéphile averti. Reste le book en moins par rapport à Criterion mais au moins on a une VF.
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