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Le rapport Stiglitz : Pour une vraie réforme du système monétaire et financier international après la crise mondiale [Broché]

Joseph E Stiglitz
4.3 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
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Description de l'ouvrage

11 avril 2012 Babel (Livre 1105)
Après le succès phénoménal du dernier livre de Joseph E. Stiglitz, Le triomphe de la cupidité, voici le fameux rapport sur la crise commandé par l'ONU au célèbre Prix Nobel d économie. Ce rapport passionnant, sur l'état des lieux et les nombreuses propositions dans les domaines financiers mais également sociaux et économiques qu'il défend, a mobilisé une dizaine de prestigieux économistes internationaux sous la houlette du Prix Nobel. Un rapport de très haut niveau, contrairement à la plupart, aisé à lire tant il a été rédigé dans un souci pédagogique et qui fait des propositions à long terme. Il se concentre sur les questions monétaires et financières mais il évoque également les aspects économiques et sociaux. Préface de Joseph E. Stiglitz : Cette préface, écrite en juin 2010, présente non seulement le rapport mais extrapole sur les conséquences des plus récents évènements de l'économie mondiale. Elle évoque en particulier la crise européenne et le désastre annoncé des politiques de rigueur récemment initiées.
--Ce texte fait référence à l'édition Broché .

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Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

Que faire après la crise ? Voici le rapport Stiglitz initié par l'ONU qui, sous la présidence du prix Nobel, a réuni quelques-uns des économistes les plus émérites du monde. Selon eux, la crise n'est pas un simple accident qu'on ne pouvait prévoir ni éviter, elle résulte à la fois d'erreurs commises par le secteur privé et de politiques mal orientées, vouées à l'échec, menées par les pouvoirs publics. Le rapport préconise dès lors un audacieux programme de changement stratégique de l'économie mondiale : ne pas considérer la crise financière isolément mais en conjonction avec les crises sociale, climatique, alimentaire, énergétique ; inciter les Etats à agir ensemble ; réformer le système financier et monétaire pour une meilleure prise en compte du bien public ; réformer les institutions internationales... Ce rapport essentiel complète un passionnant état des lieux par de nombreuses propositions de nature à tracer le chemin d'une économie mondiale plus juste, plus stable, plus solidaire.

Biographie de l'auteur

Joseph E Stiglitz est l'un des économistes les plus influents au monde, et l'un des rares à nous mettre en garde, depuis plusieurs années, contre le fanatisme du marché et la financiarisation de l'économie. Prix Nobel d'économie en 2001, il a notamment publié Le Triomphe de la cupidité (LLL, 2010; Babel n° 1042).

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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Luc REYNAERT TOP 100 COMMENTATEURS
Format:Broché
Ceux qui connaissent les livres de J. Stiglitz (lecture obligatoire) perçoivent clairement sa main dans ce rapport important pour l'avenir de l'humanité.

Constatations
La crise de 2007 a montré clairement l'interdépendance de toutes les économies (inter) nationales. Aux États-Unis, 1 personne sur 6 n'a pas d'emploi à temps plein; à travers le monde 200 millions de personnes ont été jetées dans la pauvreté en devenant chômeurs et le financement des retraites a été mis gravement en danger.
La crise a révélé de graves défauts dans l'évangile néolibéral des marches libres: les marchés ne sont pas stables, ne se rectifient pas automatiquement et ne sont même pas efficaces à cause notamment des asymétries d'information entre le vendeur et l'acheteur.

But
Pour les auteurs, les valeurs éthiques et morales doivent être des facteurs décisifs dans les décisions économiques. Dans un monde où il y a encore tant à faire, un chômage massif est inacceptable. Le rapport propose d'installer, non seulement, un nouvel ordre économique mondial fondé sur plus de stabilité (taux de change, prix des actifs, revenus, effets de levier limités) et une croissance plus rapide par une augmentation de la demande globale, mais aussi, des gouvernances plus démocratiques (ceux qui souffrent n'ont rien à dire et les vrais responsables ne doivent même pas rendre des comptes).

Nouveau cadre financier
La déréglementation financiere a été une des principales causes de la crise mondiale. Le secteur financier était devenu une fin et non pas un moyen de l'activité économique. Mais, il était incapable de gérer tous les risques, d'allouer les capitaux de manière efficace et de mobiliser l'épargne au coût le plus bas.
Le rapport propose la création de nouvelles `Banques Centrales' plus efficaces et une `Autorité de Régulation Financière', pour imposer plus de transparence dans les comptes des sociétés (pas de comptabilité créative), pour limiter la taille des institutions financières, pour réglementer les agences de cotation des risques financiers, pour créer un système d'assurance des dépôts, pour permettre la création d'institutions financières publiques et pour interdire l'utilisation de paradis fiscaux.
Le FMI, au lieu d'aggraver la crise, devrait, au contraire, soutenir l'emploi dans le monde entier. Sa gouvernance devrait être plus démocratique.
La première tâche de l'OMC doit être la mise en aeuvre de mesures anti-protectionnistes.
Parmi d'autres mesures, le système mondial de réserves devrait être amélioré par la création d'une monnaie supranationale nouvelle (éventuellement une augmentation des DTS du FMI).

Ce rapport est une lecture indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à l'avenir de l'humanité.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent! 6 janvier 2011
Par BniB
Format:Broché
Si vous aimez Stiglitz, a lire! Si vous ne connaissez pas Stiglitz, à lire (avec "Le Triomphe de la cupidité")!

Légitime, clair, accessible. Ce que l'on aime!

Un livre actuel et porté vers l'avenir. L'un des points centraux du débat sur la réforme financière. Un prix Nobel. Que demander de plus?
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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Latour07 1ER COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR TOP 500 COMMENTATEURS VOIX VINE™
Format:Broché
"Le rapport Stiglitz" paru en septembre 2010.

Il dénonce avec justesse les impérities de la crise financières, quelques unes de ses causes, à commencer par la force incontestée par les politiques occidentales pendant une trentaine d'années de l'idéologie du "Marché" autorégulateur.

"En réalité, les marchés ne se corrigent pas tout seuls, et l'intervention de l'Etat au niveau macroéconomique est nécessaire pour assurer la reprise et le retour du plein emploi (...)" -p.66 Nous savons, à l'exception des ayatollahs du libre-échangisme, ou libéralisme ultra (il en existe encore, très actifs, au niveau politique, qui agissent par intérêt, par asservissement idéologique ou bien les deux combinés), que les marchés livrés à eux-mêmes soit se détruisent, soit tuent la concurrence. Aussi avons-nous à maintes reprises signalé le double mensonge, démontré par l'économiste Jacques Sapir (La fin de l'eurolibéralisme) du dogme fondamental du projet de TCE qui stipulait "la concurrence libre et non faussée". En outre, parler sans cesse de "marchés" sans jamais le définir, à la mode des journalistes radio - tv à l'incompétence charbonneuse, n'a aucun sens hors l'Etat comme la démontré l'économiste Michel Henochsberg dans son très clair ouvrage La Place du marché

Il expose assez rapidement les turpitudes du défaut de réglementation du marché financier en rappelant la finalité d'une réglementation nécessaire :

"a) promouvoir la stabilité du marché financier;
b) renforcer la stabilité et la croissance macroéconomique;
c) promouvoir l'allocation efficace d'un capital rare;
d) promouvoir l'équité; et
e) protéger les finances publiques, qui ont supporté les conséquences financières des échecs de la réglementation" (p.120)

Echecs et défauts, échecs et absence : la réglementation doit être définie par les pouvoirs politiques à l'échelle internationale et être évolutive pour répondre à la créativité de la finance qui sans cesse cherche à la contourner. Une réglementation mal définie et figée est ainsi vite dépassée et ne protège plus les citoyens. Stiglitz a raison de vouloir travailler en ce sens. Mais le propos manque de force. Il est avantageux de lire par exemple deux ouvrages : De l'euphorie à la panique : penser la crise financière de l'économiste André Orléan et Crisis Economics: A Crash Course in the Future of Finance de l'économiste américain Nouriel Roubini qui fut l'un des rares à prévoir l'implosion de la bulle des subprimes.

Pages 150 et 151, revenant sur la crise des subprimes, Stiglitz stigmatise la nécessité de "Restreindre les pratiques trop risquées".
"La crise en cours illustre les risques de l'excès de levier, qui rapporte de hauts rendements des capitaux propres quand les marchés montent mais expose à des pertes gigantesques quand ils baissent. Si une institution financière a un levier de 30 à 1, il suffit d'une baisse de 3% des prix des actifs pour effacer la valeur totale des fonds propres de ses propriétaires."

La solution appliquée par les Etats dès 2008 pour éradiquer la crise de liquidité intra-bancaire, et aider à éponger les pertes du secteur privé bancaire, par l'injection massive de capitaux, empruntés sur les marchés (augmentation mécanique de la dette publique = transfert de la dette privée bancaire vers la dette publique), est gentiment égratignée par Stiglitz : "il n'est pas toujours évident que les Etats ont été convenablement indemnisés pour le risque porté par le contribuable". (p.170); Doux euphémisme pour la France qui a perdu (l'Etat, donc ses citoyens) l'occasion de réaliser une plus-value de 12 milliards d'Euros (article du quotidien financier "La Tribune" du 8 décembre 2010) dont 5,6 milliards sur le capital de la BNP - 31/03/2009 - 30/09/2009) cadeau offert aux actionnaires de ces banques ... 12 milliards d'Euro perdus pour la dette publique. 12 milliards d'Euro de recettes non gagnées malgré les risques pris et l'accroissement de la dette publique. 12 milliards d'Euro qui valent bien de l'or non ? de celle de la "Règle" du même métal forcée aux citoyens...

Le rapport Stiglitz souligne à juste titre que "la mondialisation a aussi aggravé l'instabilité des revenus et de de leur inégalité. Elle s'est accompagnée d'un renforcement de l'inégalité des revenus au sein de chaque pays en développement mais aussi entre eux, et entre les pays développés et de nombreux pays en développement." -p.68
Là encore, le désir de consensus intrinsèque à la composition des rapporteurs, émousse la critique de la mondialisation. J'invite le lecteur à étudier le remarquable ouvrage de Jacques Sapir (encore) : La démondialisation

Dans ses positions, le rapport sonne juste à l'exception toutefois d'un impardonnable manque, volontaire, quand il aborde le sujet de la réglementation du commerce mondial en étudiant l'OMC sur les pages 221 à 226. Fustigeant les réflexes protectionnistes il oublie totalement de mentionner que le protectionnisme est une insulte en Europe mais une pratique courante aux Etats-Unis et ... et... mais qui donc exerce de manière implacable, dirigiste, totalitaire un protectionnisme d'une redoutable efficacité ... la CHINE.

La Chine est le grand absent de l'analyse de cet ouvrage. Comme cela est bien dommage ! Le lecteur ignorant les liens entre Stiglitz et la Chine aurait pu penser qu'il pût s'agir d'une omission involontaire. Quelle omission ! volontaire.

La Chine pratique un protectionnisme monétaire en contrôlant la parité de change fixe Yuan - US Dollar en dopant sa monnaie, la dépréciant de fait de 50% par rapport au US Dollar. L'absence (intéressée) de l'exigence internationale sur la Chine lors de son entrée dans l'OMC en 2001 de rétablir une juste parité des changes, qui revient à financer ses exportations et renchérir ses importations (sans parler du protectionnisme interne dans les appels d'offres sur marchés publics par exemple, de la nécessité de créer des joint-ventures, de transférer de la technologie, etc.) a permis à la Chine de réaliser un trésor de guerre (au plein sens du terme) de 4.500 milliards de US Dollars en 10 ans, et de devenir le premier créancier de la planète ! L'excellente critique de l'économiste Antoine Brunet est naturellement à lire, méditer, et affirmer sans cesse contre les sicaires du PCC : La visée hégémonique de la Chine - L'impérialisme économique. Avoir fait l'impasse sur ce sujet affaiblit très grandement la pertinence et la portée (qui se voulait universelle) d'un tel rapport.

Hélas.
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