Ah, soupir... il faut lire les commentaires sur l'oeuvre après... mais pour cela faire également l'impasse sur la quatrième de couverture ou l'introduction...
Ce tome est souvent présenté comme totalement sombre...
Je ne l'ai pas ressenti de cette façon. L'absence de l'être aimé est précisément, scrupuleusement décrite, dans ses moindres méandres, mais comme une "belle" démonstration du manque...
Les mécanismes du deuil et la progression vers la guérison se mettent rapidement en place. Ah ! certaines jeunes vénitiennes sont bien charmantes... humm...
Et puis cette guérison est lente car il fait la découverte que l'amour qu'il portait à Albertine lui révèle qu'il a non pas un « type de femme »... mais qu'il porte « en lui » une sorte de « standard » amoureux. Albertine ou une autre peu importe, c'est un certain type de relation qu'il recherche et notamment un cas de figure particulier : s'attacher à une personne qui ne l'aime pas...
Je persiste à penser que le héros n'a pas de lui-même une si bonne estime que cela... Il parle sans cesse des présents qu'il envisage de faire quand il « repère » une proie... ou plutôt une fille qui lui plaît...
Un vrai travail d'horloger dans la description des mécanismes à l'oeuvre...
Et maman dans tout cela ? Ah ! elle sait comment distraire son fils - on ne sait jamais son âge d'ailleurs - dans le train du retour. Ah les beaux mariages, comme dirait Eric Rohmer, quel suspens captivant, pendant le trajet, pour le « petit »... sans doute « déjà grand ».
Et elle le tient en haleine, son fils chéri, en distillant les informations au compte goutte tout au long du périple... ah ! elle sait faire durer la maman...
Mon petit frère se montre plus avide quand on voyage, il faut prévoir davantage d'histoires à égrener...
Je retarde un peu la lecture du dernier tome... Je dois me préparer à faire le « deuil » moi aussi de cette lecture inoubliable et si profitable.