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Le restaurant de l'amour retrouvé Broché – 5 septembre 2013


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Extrait

Quand je suis rentrée à la maison après ma journée de travail au restaurant turc où j'ai un petit boulot, l'appartement était vide. Complètement vide. La télévision, la machine à laver et le frigo, jusqu'aux néons, aux rideaux et au paillasson, tout avait disparu.
Un instant, j'ai cru que je m'étais trompée de porte. Mais j'avais beau vérifier et revérifier, c'était bien ici, le nid d'amour où je vivais avec mon petit ami indien. La tache en forme de coeur, abandonnée au plafond, en était la preuve irréfutable.
On aurait dit le jour où l'agent immobilier nous avait montré l'appartement pour la première fois. Seulement, à la différence de ce jour-là, il flottait dans la pièce un léger parfum de garam masala et, au beau milieu du salon désert, luisait la clé de mon copain.
Dans cet appartement que nous avions eu du mal à trouver, nous passions nos nuits dans le même futon, côte à côte, main dans la main. La peau de mon amoureux indien exhalait toujours un arôme épicé. Les vitres étaient décorées de cartes postales du Gange. J'étais parfaitement incapable de déchiffrer les lettres en hindi qui arrivaient de temps à autre d'Inde, mais il me suffisait de poser le doigt sur les caractères pour avoir l'impression d'être reliée à ma famille indienne, submergée de tendresse.
Un jour, on irait sans doute en Inde, tous les deux.
C'est comment, une cérémonie de mariage à l'indienne ?
Je m'abandonnais à de doux rêves, aussi sucrés qu'un lassi à la mangue.
Cet appartement renfermait, condensés, les souvenirs de trois années de vie commune avec mon fiancé et tout ce que nous possédions de plus précieux.
Chaque soir, je cuisinais en attendant son retour.
L'évier était petit mais nanti d'une paillasse carrelée, et l'appartement, qui faisait l'angle, avait des fenêtres sur trois côtés. Lorsque j'étais de service du matin au restaurant, la joie de préparer le repas en fin d'après-midi, dans la lumière orangée du soleil déclinant, était un bonheur sans pareil. Il y avait également un four à gaz, pas très performant mais un four à gaz quand même, et comme la cuisine aussi avait une fenêtre, quand je dînais seule, je pouvais faire griller du poisson séché sans que l'odeur envahisse la maison, c'était pratique.
J'avais aussi tous mes ustensiles de cuisine préférés.
Le mortier de l'ère Meiji hérité de ma grand-mère aujourd'hui disparue, le baquet en bois de cyprès dans lequel je gardais le riz au chaud, la cocotte en fonte Le Creuset enfin achetée avec mon premier salaire, les baguettes de cuisine à pointe fine dénichées chez un marchand spécialisé de Kyoto, le couteau d'office italien que m'avait offert le chef d'un restaurant bio pour mes vingt ans, mon tablier en lin si agréable à porter, les galets ronds indispensables à la confection des aubergines en saumure, sans oublier la poêle en fonte pour laquelle j'avais fait tout le trajet jusqu'à Morioka.

Revue de presse

Peintre des sentiments, Ogawa Ito choisit ses couleurs, comme Rinco ses épices...
On en retiendra tout de même la fantaisie, et ces images - un loir au creux d'une marmite, une truie de compagnie nommée Hermès - que l'écriture, limpide, saisit dans toute leur étrangeté. (Paloma Blanchet-Hidalgo - Le Monde du 5 septembre 2013)


Détails sur le produit

  • Broché: 242 pages
  • Editeur : Philippe Picquier (5 septembre 2013)
  • Collection : GRAND FORMAT
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 280970936X
  • ISBN-13: 978-2809709360
  • Dimensions du produit: 20,5 x 2 x 13,1 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (19 commentaires client)
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile  Par Lisbei13 TOP 1000 COMMENTATEURSVOIX VINE sur 23 octobre 2013
Format: Broché
Rinco n'a pas eu beaucoup de chance dans la vie jusqu'à présent : elle ne sait pas qui est son père, elle a quitté le domicile familial à l'âge de quinze ans, ne supportant plus ses relations exécrables avec sa mère, et voilà qu'en rentrant d'un de ses nombreux petits boulots, elle découvre l'appartement qu'elle occupait avec son amoureux entièrement vide ... il est parti, emportant avec lui la moindre parcelle de leur vie à deux, et tous les instruments de cuisine patiemment et soigneusement accumulés au fil des ans ... Car Rincon a une passion dans la vie, une passion qui lui vient de sa grand-mère et qui pourrait la sauver, la cuisine ... elle aime plus que tout cuisiner des plats simples ou élaborés, traditionnels ou exotiques, des plats dans lesquels elle met toute son âme et tout son coeur, et tout ce qu'elle a tant de mal à partager avec les autres êtres humains.

Profondément meurtrie par cet abandon inexplicable, Rinco découvre qu'en plus d'avoir perdu son amour et tout ce qu'elle possédait, elle a également perdu sa voix. Incapable de communiquer autrement que par des petites fiches en carton, elle décide de retourner dans son village natal, fui depuis dix ans. Trouvera-t-elle là-bas une nouvelle raison de vivre ? La cuisine peut-elle la sauver, une nouvelle fois ?

J'ai énormément aimé ce petit roman sensuel et empli d'effluves délicieuses.
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Par BMR & MAM TOP 500 COMMENTATEURS sur 15 novembre 2014
Format: Format Kindle Achat vérifié
Une japonaise homonyme de la célèbre Yoko Ogawa !
Voilà qui avait de quoi éveiller notre curiosité.
Et nous voici donc avec entre les mains un petit bouquin sympa de Ito Ogawa : Le restaurant de l’amour retrouvé.
Une belle histoire avec juste ce qu’il faut d’étrangeté nippone et de bizarroïde extrême-oriental.
Tout commence avec un amour perdu.
Un soir en rentrant chez elle et son ami, la jeune Rinco trouve l’appartement vide.
Dans le genre déception amoureuse, difficile de faire plus brutal. Elle en perd la voix.
Elle décide donc de laisser la grande ville derrière elle et de retourner dans son village natal.
Où elle retrouvera sa mère avec qui ce n’est pas le grand amour non plus.
Elle ouvre donc un petit restaurant. Un peu spécial. Pas de carte, pas de menu.
Un seul client par soirée. Un entretien préalable. À partir duquel, la jeune Rinco concocte le menu, personnalisé et adapté spécialement pour chacun de ses clients.
Apparemment, le principe fonctionne et le village s’étonne devant les résultats un peu magiques des soirées privées de l’Escargot (c’est le nom du resto) : tel amoureux qui pleurait son ex la retrouve, telle veuve qui pleurait son mari le revoit en rêve, tels jeunes gens qui n’osaient se déclarer se découvrent amoureux, …
Telle est la recette magique du restaurant de l’amour retrouvé.
Ce qui, à propos de recettes, nous vaut d’ailleurs de savoureuses descriptions culinaires (avec même une touche européenne et même française, la jeune Rinco et le roman de Ito Ogawa sont très ‘modernes’).
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Par Guillaume TOP 1000 COMMENTATEURS sur 21 octobre 2014
Format: Broché Achat vérifié
J'ai trouvé ce petit roman très réussi. En peu de pages, l'auteure a su développer un thème surprenant. La cuisine et l'ouverture de ce restaurant ne sont sans doute que le prétexte à traiter des sujets bien plus graves avec une certain légèreté.

Du côté de la langue, contrairement à ce que j'ai pu lire dans certains commentaires, j'ai trouvé ce roman plutôt bien écrit. La pudeur des sentiments des écrivains japonais est très présente. L'évocation des mets les plus raffinés et des produits de saison sont une vérirable invitation à contempler la nature et ses richesses. On sent au travers des mots les effluves d'une cuisine raffinée qui tisse le lien entre les êtres.

Les prouesses de l'auteure tiennent plus en la description des sentiments et de leurs évolutions que dans ce récit culinaire. En effet, notre restauratrice très proche de sa grand mère et qui n'a aucun amour pour sa propre mère évolue au cours de l'histoire pour finalement reconsidérer ses sentiments de A jusqu'à Z. Au fur et à mesure des pages, les personnages nous paraissent bien moins manichéens qu'au début et les être livrent une complexité insoupçonnée, leur donnant ainsi une véritable dimension humaine.

J'ai également été impressionné par le rôle du cochon : véritable frère ou soeur de sang de la narratrice, auquel elle finit par s'attacher comme à un être humain. Au final, c'est bien le sacrifice de cet animal, de ce double, qui permettra le rapprochement entre mère et fille.
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