14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
Classical Jazzy, 29 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gershwin : Rhapsody in Blue / An American in Paris, Grofé : Grand Canyon Suite (CD)
Georges Gershwin fut avant tout un compositeur de musique "légère" de qualité, alimentant les comédies musicales de Broadway des années folles. Il se démarqua pourtant de ses pairs en s'intéressant de près aux formes de la musique classique, y introduisant les fondements du jazz et du blues qui faisaient sa réputation. C'est pour un concert de jazz symphonique de 1924 que le chef d'orchestre Paul Whiteman commanda à Gershwin un concerto pour piano, lequel sera finalement une Rhapsodie (c'est à dire une suite de sections reliées librement entre elles). C'est en quelques semaines que la version pour deux pianos fut écrite. A ce moment de sa carrière, Gershwin n'était pas à même de composer la partie orchestrale; il confia donc l'orchestration à Ferde Grofé, le pianiste de l'orchestre de Whiteman. Grofé fit des révisions par la suite, en 1926 et 1942, élargissant la partie orchestrale à un effectif plus important. Chaque version débute par le célébrissime glissando de clarinette, lequel ne figurait pas sur la partition originale de Grofé mais avait été improvisé par le clarinettiste de l'orchestre (Ross Gorman) lors des répétitions, à la grande joie de Gershwin. Bernstein, à la fois au piano et à la direction, se montre idéalement inspiré, fraichement lyrique et subtilement jazzy, livrant une interprétation devenue une référence (malgré un son quelquefois un peu trop ostensiblement manipulé par les ingénieurs de Columbia, expérimentant en cette fin des années 50 les techniques de la stéréo). La célèbre suite Un Américain à Paris, pleine de thèmes sucrés qui charment l'oreille, est tout en dynamisme, sans recherche excessive de subtilité mais pleine de cette énergie vitale que Lenny distillait comme personne. La suite Grand Canyon de Grofé complète agréablement cet album de musique américaine, que l'on recommandera sans réserve. A noter que cet album est également disponible avec en supplément de luxe le "Prelude, Fugue and Riffs" de Bernstein avec Benny Goodman en soliste ! (voir Leonard Bernstein Conducts Gershwin)
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Gershwin : Rhapsody in Blue / An American in Paris, Grofé : Grand Canyon Suite B000025U7Q
George Gershwin
Sony Classical
Gershwin : Rhapsody in Blue / An American in Paris, Grofé : Grand Canyon Suite
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Classical Jazzy
Georges Gershwin fut avant tout un compositeur de musique "légère" de qualité, alimentant les comédies musicales de Broadway des années folles. Il se démarqua pourtant de ses pairs en s'intéressant de près aux formes de la musique classique, y introduisant les fondements du jazz et du blues qui faisaient sa réputation. C'est pour un concert de jazz symphonique de 1924 que le chef d'orchestre Paul Whiteman commanda à Gershwin un concerto pour piano, lequel sera finalement une Rhapsodie (c'est à dire une suite de sections reliées librement entre elles). C'est en quelques semaines que la version pour deux pianos fut écrite. A ce moment de sa carrière, Gershwin n'était pas à même de composer la partie orchestrale; il confia donc l'orchestration à Ferde Grofé, le pianiste de l'orchestre de Whiteman. Grofé fit des révisions par la suite, en 1926 et 1942, élargissant la partie orchestrale à un effectif plus important. Chaque version débute par le célébrissime glissando de clarinette, lequel ne figurait pas sur la partition originale de Grofé mais avait été improvisé par le clarinettiste de l'orchestre (Ross Gorman) lors des répétitions, à la grande joie de Gershwin. Bernstein, à la fois au piano et à la direction, se montre idéalement inspiré, fraichement lyrique et subtilement jazzy, livrant une interprétation devenue une référence (malgré un son quelquefois un peu trop ostensiblement manipulé par les ingénieurs de Columbia, expérimentant en cette fin des années 50 les techniques de la stéréo). La célèbre suite Un Américain à Paris, pleine de thèmes sucrés qui charment l'oreille, est tout en dynamisme, sans recherche excessive de subtilité mais pleine de cette énergie vitale que Lenny distillait comme personne. La suite Grand Canyon de Grofé complète agréablement cet album de musique américaine, que l'on recommandera sans réserve. A noter que cet album est également disponible avec en supplément de luxe le "Prelude, Fugue and Riffs" de Bernstein avec Benny Goodman en soliste ! (voir Leonard Bernstein Conducts Gershwin)
Savinien
29 août 2010
- Général:
5

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Détails de l'évaluation
Lieu : Liège, Belgique
Classement des meilleurs critiques: 5
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