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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Envie d'un trip orwellien ?, 10 janvier 2012
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Animals (Discovery Edition) (CD)
Animals est sans conteste le mal aimé de la discographie Pink Floydienne. Il serait conseillé uniquement aux fans hard-core du groupe ce qui n'est pas mon cas. Faut dire qu'après un dard side et un wich your where here aux facéties plutôt commerciales que je ne goûtais que d'un oreille, Animals, qui réveillait mon intérêt pour ce groupe, plongeait l'auditeur dans une sorte de contre pied éprouvant et laissait ce dernier perplexe, mal à l'aise, hébété, sonné.
Trois titres uniquement si l'on excepte les 2 ballades folkeuses (très agréables et un brin désabusées) qui n'existent que pour le concept développé ici en rapport direct avec les animaux de la ferme à George Orwell. Concept album donc, résolument tourné rock progressif en pleine période punk entre autre, avec l'émergence de groupe tels que Stranglers et d'autres déjà établi tels que les Clash, et, difficulté supplémentaire, l'impossibilité de passer un single à la radio, pour cause d'absence de tubes à la "Monney" et de plages s'étalant chacune sur plus de 10 minutes.
Petite appartée : la pochette est assez géniale et reflète bien l'atmosphère angoissante de la musique. L'usine qu'on y voit est la même que dans la pochette interne de Quadrophenia des Who.
Le concept pour résumer : la classe dominante (les cochons), la petite bourgeoisie et la classe active et dépressive enclins aux remords et à la culpabilité (les chiens) et les autres, le peuple "normal", ceux qui suivent sans trop se poser de questions : les dominés.
Tout commence avec "Dogs" qui va durer pas loin de 20 minutes avec un Gilmour en super forme - épatant d'inventivité, passant de l'acoustique avec des accords complexes à l'électricité d'une Télécaster au détriment de sa Strat habituelle - extirpe là les plus belles notes de toute sa carrière. Jamais il n'a joué aussi bien. L'ambiance est oppressante et puissante. Les dégâts collatéraux se font sentir, on en ressort prostré, terrassé.
Puis, c'est au tour des cochons de rentrer en scène : "pigs". Là encore, pas question de s'ennuyer une seconde, c'est épatant de bout en bout avec des textes qui ne se privent pas de fustiger la morale britannique. Les piggies de Harisson faisait plutôt dans l'ironie primesautière, bien que méchante, Pigs décoche ses rifs hargneux sur fond de vocoder et de longs soli de guitare blues. Gilmour tient bien l'auge, les cochons grognent, ça découpe du bourgeois à plein glands.
L'essentiel de l'album, s'il a été pensé par Waters, repose presque entièrement sur Gilmour, wright n'ayant qu'un rôle subalterne. Jamais Gilmour ne s'était autant exprimé ; pour ceux qui aiment la guitare, c'est superbement talentueux (du moins dans le genre)
Le dernier titre est une réflexion sur la classe des dominés : sheep. Certainement des trois, le morceau le moins bien ficelé et le plus simpliste (à ce niveau ça reste quand même top) mais c'est encore Gilmour qui sauve la mise de ses soli infernaux. Ça s'écoute sans problème, mais les deux premiers sont une telle claque que ces moutons tout en étant de bêêêlle facture n'ont pas l'éclat de leurs oppresseurs. La fin de sheep s'achève sur une longue série d'accords un peu répétitifs typiquement floydiens.
35 ans après, est-ce que cette musique a toujours une signification ? D'un certain côté, c'est plus que jamais d'actualité. Sur le plan musical on peut toujours se poser la question s'il s'agit d'art ou de turpitudes blufantes de garçons mal élevés. Dans les deux cas, ça reste génial de toute façon et je crois qu'on peut prendre un réel plaisir à écouter cet Animals un des albums les plus atypiques de toute une époque.
Je ne comprends pas Gilmour qui juge Animals très sévèrement. Fausse modestie ? Souvenir des relations pesantes au sein du groupe particulièrement entre lui et Waters ? Je pencherai pour cette explication. De fait Animals n'a été que rarement joué en public. C'est sans doute bien dommage car jamais le génie de Waters ne s'est exprimé de façon aussi pertinente. The Wall malgré quelques superbes fulgurances n'est pas de ce niveau. Waters a eu l'intelligence de confier arrangements et harmonisations à Gilmour qui s'est acquitté de la tâche avec une maîtrise irréprochable. C'est lui qui se taille la part du lion en bon exécuteur des 4 volontés de Waters.
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Message initial: 12 janv. 12 18:23:03 GMT+01:00
Hervé J dit:
J'aime beaucoup cet album, mais c'est celui où le son de Gilmour me plait le moins et bien que plus hargneux que d'habitude je trouve ses solos moins inspirés, tapant dans des gammes un peu bateau, passe-partout. Je ne savais pas qu'il jouait là sur une télécaster, ceci explique peut-être cela (je suis un inconditionnel de la Strat). Très belle analyse pour cet album pas évident à chroniquer.

En réponse à un message antérieur du 12 janv. 12 18:43:35 GMT+01:00
Jlenjo dit:
Le jeu de Gilmour est plus expressif que sur les autres albums. Quant aux gammes utilisées c'est essentiellement de la pentatonique majeure et mineure avec sixte, et du mixolidien. J'avais beaucoup aimé son jeu dans WYWH, le son y est plus chaud. Là c'est effectivement plus violent ce qui n'est pas pour me déplaire... Tu joues sur strat ? je n'ai pas touché la mienne depuis 3 ans...

En réponse à un message antérieur du 12 janv. 12 19:19:44 GMT+01:00
Jlenjo dit:
si tu peux réécouter ce passage, une reproduction à la note près
http://www.youtube.com/watch?v=gsZRtmL92QI&feature=related
a+++++

En réponse à un message antérieur du 22 janv. 12 13:54:47 GMT+01:00
mon n° 1 ou 2, du Floyd çà dépend des jours. Wish you were here étant alors alternativement 2 ou 1 ; VU

En réponse à un message antérieur du 30 janv. 12 17:59:01 GMT+01:00
Jlenjo dit:
comme dirait primex qui hait le Floyd, tout est bon dans le cochon (animals).
Meddle en 3 ? Dark Side ? Atom, Umagumma... enfin, j'aime bien tout ça aussi.

En réponse à un message antérieur du 2 févr. 12 08:55:06 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 2 févr. 12 08:55:36 GMT+01:00
Jlenjo, sympa le commentaire sur Gilmour avec l'allusion au jeu en pentatonique majeur, mineur avec sixte, et mixolidien, on ne lit pas svt ce type d'analyse, ça fait plaisir...

En réponse à un message antérieur du 2 févr. 12 10:06:12 GMT+01:00
Jlenjo dit:
Merci Pat, mais je suis loin d'avoir tes connaissances en matière d'harmonie. Animals est intéressant à disséquer à ce niveau car il y a tout ce qu'un musicien et guitariste en particulier doit connaître pour toucher un peu à tous les styles actuels pop/rock/blues/folk/jazzy etc... variété au sens large. Maîtrise des penta, substitution d'accords et leurs renversements, 1 ou 2 mode, une assise rythmique impeccable (binaire, ternaire) et le tour est joué... Ça m'a pris qd même quelques années, mais aujourd'hui faute d'envie j'ai raccroché les poêles et déposé les amplis, me nourrissant de plaisirs baroques et romantiques... ça s'appelle vieillir... oh joie :)))
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Commentateur


Lieu : toulouse, france

Classement des meilleurs critiques: 18.320