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4.0 étoiles sur 5 Magnifique, malgré une prise de son trop réverbérée..., 9 février 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Suites pour violoncelle [2 CDs + DVD] (CD)
Cette interprétation est l'une des meilleures que je connaisse, mais je voudrais juste, avant d'en parler, attirer l'attention de l'acheteur éventuel sur un détail, au cas où il y serait sensible comme moi : la prise de son, trop réverbérée, ne déplaise aux amateurs de cette esthétique. Mais quand arrêtera-t-on d'enregistrer ces suites dans une église ? Quand cessera-t-ton de noyer et refroidir la chaleur du violoncelle dans les réverbérations d'une captation de ce genre ? C'est devenu à peu près systématique depuis une trentaine d'années, comme si la musique baroque ne pouvait être jouée (et écoutée) dans un lieu de taille moyenne, avec une acoustique à peu près neutre... Bien sûr, ça s'écoute bien, la qualité sonore est bonne, mais la prise de son ne rend pas pleinement justice à l'instrument, en gommant certaines finesses et en lissant le son du violoncelle, en arrondissant les angles, et surtout en faisant beaucoup trop entendre l'acoustique du lieu, autant que les œuvres et l'interprète...
Donc, 4 étoiles seulement, à cause de ce choix esthétique discutable : j'aimerais tant avoir la même interprétation, qui vaut, elle, 5 étoiles, avec une acoustique plus neutre, moins typée...

Maintenant, après ce petit coup de gueule, voyons pourquoi l'interprétation de Queyras vaut 5 étoiles. Ce qui frappe l'auditeur dès les premières mesures, c'est l'aisance et le lyrisme qui imposent cette conception claire comme une évidence. Le violoncelle chante, sans faiblesse, avec chaleur et précision, d'un chant toujours mélodieux, ample, délié, respirant comme si ça coulait de source, et c'est sans doute cela la force de Queyras. Le timbre de son violoncelle est moelleux, généreux, et la fluidité du jeu en fait ressortir la beauté. Bref, c'est voluptueux, aérien, et tout d'équilibre. Et c'est là une caractéristique majeure de cette interprétation : elle est souverainement équilibrée, mesurée, prenant soin d'éviter tous les excès. En effet, Queyras adopte des tempi moyens, ni parmi les rapides, ni parmi les lents, ne se laisse aller ni à la complaisance d'une sensualité facile, ni à la sécheresse d'une austérité froide, ne joue jamais la carte des nuances et contrastes caricaturaux, tout en ayant un jeu admirablement dosé et vivant, avec juste ce qu'il faut d'écarts dynamiques, ne donne ni dans la légèreté futile, ni dans une sombre méditation. Il ne donne pas de grands coups d'archets, tout en articulant de façon impeccablement expressive. Enfin, bien que d'inspiration baroque, son interprétation évite les excès que certains prédécesseurs ont pu imposer comme une pseudo-norme (Bylsma en tête), et il joue sur un instrument équipé d'un montage moderne, alliant l'esthétique baroque aux facilités de jeu d'une lutherie moderne. Bref, on pourrait dire que cette intégrale est celle du juste milieu, de l'adéquation réussie entre des partis pris qui, chez d'autres, donnent lieu à des excès. On pourrait d'ailleurs comprendre que certains auditeurs, habitués à une esthétique baroque plus tranchée, plus extrême, reprochent à cette version ses compromis, et la trouvent trop consensuelle, mais, c'est ce qui en fait au contraire une réussite, les compromis sont ici habités par cette qualité si rare qu'on appelle le bon goût, et, au lieu de donner dans la demi-mesure ou la tiédeur, cette version est une synthèse presque parfaite des courants interprétatifs, tirant de chacun ce qui contribue à produire une vision admirablement cohérente, homogène, généreuse et profondément humaine.
Bref, cette interprétation est, à mon avis, une nouvelle référence, parmi les plus belles, que je mets au niveau d'un Fournier ou d'un Tortelier, une magnifique réussite.
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Message initial: 8 août 13 20:42:30 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 12 août 13 00:58:27 GMT+02:00
EB dit:
Pour ceux que ça intéresse, voilà quelques précisions sur les raisons qui me font affirmer que la prise de son n'est pas bonne, contrairement à ce qu'il a été de bon ton de matraquer dans les critiques sur cet enregistrement.
D'abord, je l'ai dit : enregistrer des ½uvres profanes dans une église n'a en soi pas de légitimité. Des salles de concert ont été conçues pour ça, avec très souvent de bien meilleures conditions acoustiques, et, pour des petites formations, il ne manque pas de salles de petites dimensions (pièces de château, de grandes demeures, salons etc) convenant parfaitement à l'écoute et l’enregistrement d'un violoncelle, bien mieux qu'une église. Enfin, certains studios d'enregistrement peuvent proposer des solutions très satisfaisantes...
Ensuite, enregistrer dans une église un instrument soliste au timbre moyennement puissant et aux couleurs intimistes comme le violoncelle, ça a encore moins de légitimité, car, hormis des raisons liées aux contraintes d'un concert (ce qui n'est pas le cas ici), ou encore des raisons acoustiques spécifiques convenant particulièrement bien au timbre de l'instrument (ça n'est pas le cas non plus), je ne vois pas ce qui pourrait justifier le choix d'un tel lieu. Si au moins il s'agissait d'une église protestante en bois comme il y en a pas mal, où l'acoustique est parfois exceptionnelle pour la musique de chambre... Mais ça n'est ici pas du tout le cas, et on se trouve au contraire dans une église à l'acoustique très réverbérante, très résonnante, qui ne convient ni aux ½uvres, ni à l'instrument...
Donc, le choix du lieu est déjà à peu près sans pertinence, et il semble plutôt le fruit d'une mode fortement ancrée depuis les années 80, imposée arbitrairement par une esthétique sonore attachée au renouveau des interprétations baroques à la fin des années 70. Ce parti pris, devenu systématique, n'a souvent aucune raison valable, sauf quand il s'agit d'½uvres religieuses avec des effectifs assez importants (dont le lieu d'écoute naturel est alors bel et bien l'église), et veut que les enregistrements soient presque toujours trop réverbérés, au détriment de la lisibilité, de la clarté, de la dynamique, des timbres des instruments et, finalement, de la musique elle-même... Disons que ça fait bien d'aller s'enfermer dans une jolie chapelle ou une église d'âge vénérable pour enregistrer de la musique baroque, et ça donne l'impression au mélomane bobo d'y trouver un supplément d'âme, une plus-value et une caution spirituelles... Illusion marketing bien sûr, mais ça marche... En tout cas, si l'idée vient de la directrice artistique, alors elle a fait une erreur, et même une faute de direction artistique...

Ensuite, sur la prise de son elle-même : Cécile Lenoir, dont j'ai lu ici où là des louanges pour ses talents de preneur de son (par des gens qui n'en savent manifestement rien), se contente d'appliquer des recettes classiques, et a placé ses micros principaux de façon très banale, telle qu'il est enseigné dans toute école. Elle ne fait donc pas là preuve d'un talent quelconque... Si ses compétences musicales semblent de nature à satisfaire pleinement l'interprète, comme il l'exprime lui-même, en revanche, son savoir technique sur l'utilisation du matériel d'enregistrement apparaît limité au minimum, et, en l'occurrence, ça ne suffit pas.
Ce qu'elle fait là est dérivé de la position de micros dite ORTF, que tout preneur de son amateur connaît (ici avec un écartement plus grand). D'ailleurs, d'après ce qui est montré dans le film qui accompagne les CD, elle ne semble pas avoir cherché beaucoup son placement (or, ça peut être très subtil et très long à faire)... Normalement, lorsqu'on utilise ce placement, on utilise des micros à directivité cardioide, qui focalisent la captation vers le centre du couple de micros, entre les capsules (voir le film), ce qui permet d'estomper les réverbérations qui se trouvent hors de leur champ limité à ce qui se trouve devant elles, pour entendre l'instrument bien plus que les bruits et résonances qui se produisent autour... Or, les micros utilisés, qui semblent être des DPA 4006 (à 5'33" dans le film, très bons micros onéreux dans la lignée des anciens micros Brüel et Kjaer qui ont fait les beaux enregistrements et les grandes heures du label Astrée dans les années 70-80), sont sans doute équipés de capsules, non pas cardioides, mais omnidirectionnelles qui, si elles ont plus de naturel et d'ouverture que les précédentes, ont le défaut, dans le cas d'un instrument soliste, de capter à égalité tout ce qui se passe autour des micros, à 360 degrés, ce qui explique pourquoi la réverbération de l'église est si présente... Il aurait mieux valu ne pas faire ça, d'autant que le placement ORTF est conçu pour du cardioide, pas pour de l'omnidirectionnel (même si, en matière de prise de son, tout est possible ou presque, chaque placement variant en fonction du lieu)... Enfin, et là, à mon avis, on frise le non sens absolu, dans le film, on aperçoit à un moment un couple de micros Neumann mis loin du musicien, en hauteur (à 7', sur fond de vitrail), dont le but est de capter l'ambiance, l'acoustique du lieu, pour pouvoir accentuer la présence de la réverbération. Or, dans une église déjà très réverbérée, c'est inutile, et ne peut que noyer l'instrument. Et c'est malheureusement ce qui se produit bel et bien... C'est intéressant et même à peu près indispensable pour de l'orgue, qui, pour le coup, est un instrument basé sur l'acoustique du lieu et ses résonances propres, mais ici, ce couple de micros auxiliaires est absurde.

Autre élément technique problématique : cette prise de son est faite au casque... C'est très fréquent et nécessaire dans un lieu comme celui-là, puisqu'on n'est pas en studio, mais, pour que le travail soit fiable, il faut vérifier le résultat sur des moniteurs, des enceintes de haute qualité, car le rendu au casque n'est pas du tout le même : au casque, la réverbération est beaucoup plus agréable que sur des enceintes, plus discrète et plus loin aussi, parce que le casque "triche" avec la perception, en dissociant clairement l'instrument au centre de l'espace, et les résonances qui se disposent autour. L'écoute au casque est toujours flatteuse et superlative. Mixer de cette façon a donc le défaut de ne pas donner une idée fiable de ce que ça donnera sur des enceintes, qui opèrent beaucoup moins cette distinction des plans dans l'espace... Or, c'est ce qui s'est probablement fait ici, comme c'est souvent le cas... Sauf que la musique enregistrée n'est initialement pas faite pour être écoutée au casque. Et je ne vous conseille d'ailleurs pas de le faire sur le long terme, pour vos oreilles...

Or, maintenant, attachons-nous au résultat de cette prise de son bizarre : sur un matériel d'écoute "ordinaire", c'est trop réverbéré, mais, soit ça devient brouillon, parce que les résonances noient le son de l'instrument, soit, au contraire, ça reste correct, parce que le matériel gomme une bonne partie de la réverbération, parce qu'il est incapable de la reproduire (plus le matériel est mauvais, moins la réverb passe, pour simplifier, mais ça varie d'un matériel à l'autre).
Si on écoute ça avec du bon matériel, d'audiophile comme on dit, les qualités du matériel vont permettre, heureusement, de mieux distinguer les plans sonores, de les rendre plus nets, de mieux respecter les timbres, les résonances, de dissocier les sons etc... Mais ça va aussi mettre en évidence les défauts, car, c'est le revers de la médaille, meilleur est le matériel d'écoute, plus belle sera la musique, plus grand aussi le plaisir, soit, mais aussi plus impartiale sera l'écoute, et cela fait très clairement entendre tous les caractères, bons ou mauvais, des prises de son, mixages etc. Une bonne chaîne ne flatte pas, ne triche pas, mais révèle toute la réalité d'un enregistrement, et ceux qui ont de tels matériels savent que les vraiment bons enregistrements sont malheureusement assez rares (en classique et en pop/rock surtout, le jazz "sortant" souvent bien). Étant doté d'un tel système, je peux vous dire qu'il confirme mon analyse. En effet, cet enregistrement a un défaut rare : non seulement il est beaucoup trop réverbéré, mais il fait entendre de l'écho, c'est-à-dire comme un rebond qui double toutes les notes, tous les accents, comme si le violoncelle sonnait deux fois. Ce que je veux dire, c'est que le son de l'instrument est "abimé" non seulement par une réverbération excessive, mais aussi par des interférences sonores produites par l'écho. Or, s'il y a une chose que s'évertue à proscrire n'importe quel apprenti preneur de son, c'est bien l'écho ! C'est la base... Base que ne maîtrise pas Cécile Lenoir et, pour une interprétation de référence comme celle de Queyras, c'est extrêmement dommage, car on sait faire aujourd'hui des merveilles, et il ne manque pas dans la discographie d'enregistrements bien plus réussis que celui-là...

Maintenant, je sais que des mélomanes aiment ce type d'esthétique sonore (soit parce qu'ils écoutent au casque, soit parce que 30 ans d'enregistrements très réverbérés les y ont habitués, plus que par véritable goût personnel), mais je souhaiterais qu'ils se posent les bonnes questions... D'abord, un CD n'est pas censé nous mettre en situation de concert, au douzième rang, et tous ceux qui vont écouter de la musique vivante essaient de se rapprocher au troisième ou deuxième, voire au premier rang (surtout pour du violoncelle), justement parce que, sinon, c'est trop loin. Or, l'esthétique des enregistrements baroques nous met souvent au moins au dixième rang, ce qui n'a aucune justification. Et puis on n'est pas au concert... Autant tirer parti des avantages que ça peut avoir, et mettre l'auditeur dans la meilleure position d'écoute possible...
Bien sûr, il n'y a évidemment pas d'acoustique vraiment neutre, mais il n'empêche qu'il y en a de bien plus neutres que d'autres, de bien plus transparentes que d'autres... Or, quand on écoute un disque, n'est-il pas aussi évident que, sauf enregistrement de concert, qui fait que l'auditeur souhaite entendre l'atmosphère unique d'un événement, on attend avant tout de goûter l'½uvre et l'interprétation ? Et plus l'acoustique se fait oublier, mieux c'est, car, a contrario, plus elle est spécifique et a une présence ou une couleur/personnalité forte, plus elle s'interpose entre l'auditeur et l'interprète... Or, qu'écoutez-vous, la musique ou le lieu ? Queyras jouant Bach ou l'église Saint-Cyriak de Sulzburg en Allemagne ? Si l'½uvre est dépendante de l'interprète, elle ne devrait pas l'être du lieu où elle est enregistrée... N'oublions pas que le lieu n'est pas l'instrument, mais doit permettre à celui-ci de s'exprimer dans toute sa plénitude, s'effacer devant lui, dans la mesure du possible, et non l'étouffer, le mettre en valeur comme un joyau, et non l'enfouir dans le coton de l'écrin. Or, ici, on entend l'église autant que Bach et Queyras... Voilà une église qui manque singulièrement de modestie et, au lieu de se faire oublier, vole la vedette à ses hôtes, Cécile Lenoir n'ayant pas su mettre le lieu au service de la musique...

Alors pourquoi toutes ces considérations à propos de cet enregistrement-là, alors qu'il y en a sans doute beaucoup d'autres auxquels on peut adresser des reproches voisins ? D'abord dans un souci pédagogique, pour apporter des renseignements utiles aux lecteurs éventuels, sur des problèmes méconnus mais auxquels les mélomanes sont pourtant sensibles, sans forcément en identifier les composantes et les causes, et cette édition m'en donne l'occasion, grâce au DVD qui permet de voir comment c'est fait. Ensuite parce que cet enregistrement-là est pire que beaucoup d'autres, par la présence d'un écho injustifiable, et tout aussi injustement encensé en tant qu'enregistrement. Enfin parce que cette version de Queyras sera encore admirée dans 50 ans, tout comme celles de Fournier et Tortelier (j'en fais le pari mais ne serai pas là pour le voir), et que Cécile Lenoir sera celle qui aura gâché l'enregistrement d'une si belle référence majeure dans l'interprétation de Bach, quelqu'un dont on dira avec incompréhension, et sans doute de l'irritation, quand la mode de la "surréverbération" sera passée : "mais comment a-t-on pu faire une chose pareille ?"...

J'espère vous avoir appris quelque chose, et si quelqu'un veut encore des précisions, j'essaierai d'en donner...

En réponse à un message antérieur du 24 août 13 09:36:25 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 24 août 13 09:51:57 GMT+02:00
Votre commentaire est passionnant mais il me semble qu'on vous surprend parfois franchissant clandestinement la frontière entre le parti-pris esthétique et l'analyse objective...
De manière spontanée j'avais beaucoup aimé l'enregistrement, alors que d'habitude je redoute l'excès de réverbération (l'excès seulement). Peut-être est-ce l'effet d'un matériel d'écoute "moyen" (Teac, Rega, Harman Kardon) combiné au goût pour les réalisations de Manfred Eicher (par exemple), mais le charme avait opéré dès le début et a persisté au fil des réécoutes. Parmi les 36 versions des Suites que je possède ça reste une de mes favorites. Alors, aurais-je les oreilles à ce point "perverties" par les travers des productions à la mode pour ne pas percevoir les défauts majeurs de ce travail (comme tant d'autres mélomanes) ? Ou bien faut-il laisser à la professionnelle qu'est Cécile Lenoir (on n'aura jamais autant cité un preneur de son, ma parole !) la maîtrise et le respect de la pertinence de ses choix techniques, d'autant que l'artiste a l'air d'y souscrire pleinement ?
C'est diablement important, la prise de son, essentiel même, mais franchement on est ici à la limite du mauvais procès. L'excès d'honneur prodigué à cet enregistrement (j'ai pu y contribuer aussi dans les commentaires, dans l'enthousiasme naïf de la découverte) entraine en retour un excès d'indignité manifestement abusif (la condamnation anticipée de l'histoire dans 50 ans, c'est fort de café tout de même !). Il y a tant d'horreurs dans le paysage discographique que la cible, pour discutable qu'elle puisse paraître, me semble injustement choisie pour concentrer tant de courroux.
Retrouvons un peu de mesure, peut-être. Mais en tous cas merci pour votre vigoureuse et argumentée prise de position.

En réponse à un message antérieur du 4 sept. 13 18:09:19 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 4 sept. 13 18:15:11 GMT+02:00
Merci infiniment pour ce "cours" sur les techniques d'enregistrement. Etant mélomane passionnée, mais totalement néophyte du point de vue technique, j'ai énormément appris, et j'espère que cela me rendra plus sensible aussi à l'avenir quand j'hésite entre plusieurs interprètes, interprétations et "rendus" musicaux.
Néanmoins j'aime beaucoup cet enregistrement et le commentaire de Georges Nuyssen n'est pas infondé. Quand on n'est pas un spécialiste, comme moi, finalement, il faut prendre l'interprétation qui nous touche le plus (mais j'ai une assez bonne oreille qui me permet malgré tout de séparer le bon grain de l'ivraie !).
Cordialement

En réponse à un message antérieur du 19 janv. 14 20:19:19 GMT+01:00
Yomi Bel dit:
+1. Tout a fait d'accord avec votre analyse. Cet enregistrement très bien réalisé, ne mérite pas autant d'opprobre. Je conçois qu'on puisse préférer des enregistrement plus "secs", mais il ne s'agit de rien d'autre que d'affaire de gouts.
Personnellement, cet enregistrement me semble parfaitement dosé au niveau de sa réverbération. Le violoncelle de Queyras n'est en rien devenu flou, et je n'ai certainement pas l'impression d'être assis au 12eme rang d'une église. J'ai plutôt le sentiment d'être à la meilleure place, bien proche du musicien.
Donc 5 étoiles pour moi :)
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EB
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Lieu : Bretagne

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