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Brillant et donne à réfléchir, 12 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Faut-il manger les animaux ? (Broché)
D'emblée on se rend compte que l'on a à faire à un auteur brillant. Le style est incisif. On ne se lasse pas de lire ce livre sur un sujet a priori ardu car à chaque coin de page, une surprise, une rupture de rythme vous attend. Bien que très documenté, cet ouvrage est également subjectif. Non pas dans son analyse, qui laisse le choix au lecteur de se prononcer et évite les leçons de morale; mais dans la narration. L'auteur fait appel à ses souvenirs personnels (les plats de sa grand-mère) ainsi qu'à sa vie présente : la naissance de son enfant, mais aussi l'adoption d'un chien. Du particulier nait une certaine universalité, qui nous invite à réfléchir non seulement sur la consommation de viande et de produits animaux, mais aussi d'une manière générale sur deux autres thèmes universels : notre rapport aux animaux - en dehors de l'alimentation -, et notre rapport à l'alimentation d'une manière générale. Tout cela est évoqué sans gravité, mais au contraire avec un humour juif digne de Woody Allen. Maintenant, sur le fond, que faut-il en retenir ? Comment sort-on de la lecture de cet ouvrage ? Très clairement, tout lecteur censé devrait en conséquence modifier son alimentation, même légèrement. Préférer de la volaille élevée "en liberté" (même le plein air semble fortement critiquable, au moins aux Etats-Unis). Ou (et ce sera mon cas) éviter les crevettes sauvages et le thon. Pourquoi ? Parce que le contenu de votre assiette correspond à un hécatombe d'autres espèces tuées lors de la pêche. Dès lors, cela ne peut sembler qu'un gâchis épouvantable au service d'une petite satisfaction personnelle. Je conseille ce livre à tous ceux qui souhaitent réfléchir sur leur rapport au monde animal, sur leur alimentation, à ceux qui se disent qu'un jour peut-être ils seront végétariens mais qui hésitent, à ceux qui ne considèrent la question que sur un plan personnel (et mes protéines ?), à ceux qui souhaitent vivre leur vie de manière plus responsable, plus respectueuse de la vie. Ce n'est pas un panégyrique pour le végétarisme, et c'est tant mieux. Aucune idée n'est imposée, et chacun placera la limite où il l'entend. Végétariens peut-être pour certains, mangeant moins de produits animaux, ou a minima plus sélectif dans ses achats et dans ses comportements alimentaires. Nul doute qu'animaux comme être humains, nous avons tout à y gagner...
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Faut-il manger les animaux ? 2879297095
Jonathan Safran Foer
Editions de l'Olivier
Faut-il manger les animaux ?
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Brillant et donne à réfléchir
D'emblée on se rend compte que l'on a à faire à un auteur brillant. Le style est incisif. On ne se lasse pas de lire ce livre sur un sujet a priori ardu car à chaque coin de page, une surprise, une rupture de rythme vous attend.
Bien que très documenté, cet ouvrage est également subjectif. Non pas dans son analyse, qui laisse le choix au lecteur de se prononcer et évite les leçons de morale; mais dans la narration. L'auteur fait appel à ses souvenirs personnels (les plats de sa grand-mère) ainsi qu'à sa vie présente : la naissance de son enfant, mais aussi l'adoption d'un chien. Du particulier nait une certaine universalité, qui nous invite à réfléchir non seulement sur la consommation de viande et de produits animaux, mais aussi d'une manière générale sur deux autres thèmes universels : notre rapport aux animaux - en dehors de l'alimentation -, et notre rapport à l'alimentation d'une manière générale. Tout cela est évoqué sans gravité, mais au contraire avec un humour juif digne de Woody Allen.
Maintenant, sur le fond, que faut-il en retenir ? Comment sort-on de la lecture de cet ouvrage ? Très clairement, tout lecteur censé devrait en conséquence modifier son alimentation, même légèrement. Préférer de la volaille élevée "en liberté" (même le plein air semble fortement critiquable, au moins aux Etats-Unis). Ou (et ce sera mon cas) éviter les crevettes sauvages et le thon. Pourquoi ? Parce que le contenu de votre assiette correspond à un hécatombe d'autres espèces tuées lors de la pêche. Dès lors, cela ne peut sembler qu'un gâchis épouvantable au service d'une petite satisfaction personnelle.
Je conseille ce livre à tous ceux qui souhaitent réfléchir sur leur rapport au monde animal, sur leur alimentation, à ceux qui se disent qu'un jour peut-être ils seront végétariens mais qui hésitent, à ceux qui ne considèrent la question que sur un plan personnel (et mes protéines ?), à ceux qui souhaitent vivre leur vie de manière plus responsable, plus respectueuse de la vie. Ce n'est pas un panégyrique pour le végétarisme, et c'est tant mieux. Aucune idée n'est imposée, et chacun placera la limite où il l'entend. Végétariens peut-être pour certains, mangeant moins de produits animaux, ou a minima plus sélectif dans ses achats et dans ses comportements alimentaires. Nul doute qu'animaux comme être humains, nous avons tout à y gagner...
pg94 "être humain"
12 février 2011
- Général:
5

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Détails de l'évaluation
Lieu : Ile de France
Classement des meilleurs critiques: 708
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