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5.0 étoiles sur 5 La mort aux frousses, 5 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shining [Blu-ray] (Blu-ray)
Écrivaillon en mal d'inspiration, Jack Torrence accepte de garder un grand hôtel vide et au milieu des montagnes pendant toute la saison d'hiver. Pendant que lui essaie d'écrire son roman, sa femme et son fils (ce dernier ayant le "shilling", sorte de don médiumnique) ont du mal à s'habituer à cette solitude forcée et au mystère qui entoure la chambre 237 où se déroulèrent jadis de bien sinistres évènements.

Adapté librement du roman de Stephen King (qui se décrira à la fois satisfait comme spectateur et mécontent comme auteur de l'oeuvre originale), "Shining" est un des plus justement célèbres films d'horreur. Quand il est sorti, j'avais l'âge du garçonnet justement et il n'était pas question que mes parents m'emmènent le voir mais je me souviens distinctement des reportages à la télé et des extraits, centrés sur la fameuse séquence où Jack détruit à coup de hache la porte de la salle de bains où s'est réfugiée sa femme et quand il passe sa tête de fou dans l'embrasure en murmurant "C'est moi". Ces images me faisaient hurler de peur, forçant ma famille à éteindre le poste. Puissance de l'imaginaire, cela m'a tellement marqué que j'ai mis des années avant d'envisager de voir le film en entier et j'ai même assisté à tous les autres Kubrick dans des rétrospectives de cinéma d'art et d'essai en évitant consciencieusement celui-ci. Puis, je l'ai vu, et plusieurs fois depuis lors, et cela ne m'effraie plus tout à fait autant. Néanmoins, quelle expérience forte encore aujourd'hui !

Bien sûr, "Shining" est porté par la performance hallucinée de Jack Nicholson et, dans une moindre mesure, par Shelley Duvall au physique si "particulier" (pardon !) mais si approprié ici. Mais c'est avant tout un film-monde où l'on a l'impression de circuler dans les volutes de la pensée de Kubrick, dans son cerveau torturé. Car la folie du réalisateur ne fait guère de doute, même si on le considère par ailleurs comme génial. Mais ses obsessions, ses comédiens qu'ils torturait psychologiquement, son goût maniaque, ses tournages interminables, tout cela apparaît à peine transfiguré dans ce film (jusqu'au labyrinthe de buis évidemment). C'est pourquoi on ne s'étonnera pas qu'il ait tant modifié le roman de King (et que ce dernier se soit senti "trahi"), Kubrick avait besoin de cette "réappropriation", avait besoin de faire ce film sien.

La reconstitution de l'hôtel Overlook est fabuleuse (car presque tout a été tourné en studio), chaque image est signifiante (amenant les exégètes à sur-interpréter les détails) et la mise en scène d'une élégance et d'une efficacité à couper le souffle. Rien ne l'illustre mieux que l'utilisation de la steadycam. Bien connu aujourd'hui mais encore révolutionnaire en 1980, ce procédé permet au caméraman de "coller" à l'action et aux héros sans heurts, avec une fluidité à couper le souffle. Et le souffle coupé est bien le sentiment qu'on éprouve pendant ce film qui reste l'un des plus terrifiants jamais tournés.
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Message initial: 6 déc. 13 06:22:21 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 6 déc. 13 06:28:50 GMT+01:00
Merci de votre commentaire on ne peut plus pértinent sur un film extraordinaire.

Il y a quand même un petit détail sur lequel j'aimerais tirer l'attention de toute personne qui regarde The Shining et qui n'a pas une connaissance étendue de la culture américaine, car il éclaircit une réplique sans doute peu compréhensible pour eux.

Dans la séquence à laquelle vous faites référence, Jack, le personnage joué par Nicholson, détruit à coup de hache la porte de la salle de bain, et il y enfonce la tête en criant "Here's Johnny!"

Aux frissons de terreur éprouvés par tous les spectateurs de cette scène, quelque soit leur pays d'origine, s'ajoutait pour un américain à l'èpoque du film (et pour ceux qui se souviennent encore de cette èpoque) un rire involontaire. Car en fait les mots "Here's Johnny!" étaient ceux par lequels on présentait tous les soirs à la télé Mr. Johnny Carson, qui menait un "late night talk show" très apprécié pendant bien des années sur la chaine privée NBC.

Entendre cette phase, habituellement employée pour présenter une personne surtout débonnaire et affable, sortir de la bouche d'un homme fou prêt à égorger sa famille, provoque chez ceux qui possèdent la clé de l'énigme une double émotion, une qui rélève à la fois du terreur et de l'amusement.

C'est là un des effets le plus inattendu et le plus piquant de ce film qui est avant tout original et insolite.

En réponse à un message antérieur du 6 déc. 13 12:18:25 GMT+01:00
Merci pour cet éclairage qui m'incite en effet à revenir sur le problème culturel que pose une adaptation. Dans la version original, l'enfant est surnommé "Doc" par ses parents, en référence à la célèbre phrase d'accroche de Bugs Bunny: "Hey, what's up, Doc ?" ("Mmmm, quoi de neuf, docteur ?"). Mais les adaptateurs n'ayant manifestement pas fait le rapprochement, ils ont compris "Duck" et non "Doc". C'est ainsi que que dans la version française, le garçonnet est surnommé "Canard" tout du long, ce qui est parfaitement stupide.
Dans la VOST cette fois, le texte que Jack tape frénétiquement est sous-titré "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras" ce qui, là aussi, n'a aucun sens.
Traduttore traduttore...

En réponse à un message antérieur du 6 déc. 13 15:58:33 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 7 déc. 13 15:32:49 GMT+01:00
En effet, traduttore traditore. (Et je parle en toute connaissance de cause, ayant traduit plusieurs pièces françaises pour le théâtre américain.)

Mais ces deux exemples (scène de la hache, scène de la machine à écrire) illustrent bien pourquoi il est difficile, sinon impossible--même pour un traductuer de talent--à rendre compte à la fois du sens apparent et du sens caché d'une réplique. Surtout si le sens caché releve d'un contexte culturel inconnu du public auquel est destinée la traduction.

Apparemment, l'adapteur qui a fait les sous-titres du VOST française du Shining s'est baissé les bras devant les problèmes posés par la phrase que tape Nicholson: "All work and no play makes Jack a dull boy." En effet, comme "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras" c'est un simple proverbe, mais celui en anglais insiste sur le fait qu'un peu d'amusement fait du bien. Et puisque le proverbe anglais utlilse le prénom "Jack," qui est aussi le nom du personnage de Nicholson, cela ajoute à l'ironie de la situation: Jack évite de de faire son travail d'écrivain en tapant sans cesse cet aphorisme banal alors que sa femme croit qu'il est en train d'écrire son roman.

Décidément, à moins de pouvoir trouver un proverbe français exprimant le même sentiment et qui, en plus, fait référence au nom peu français de Jack, je ne vois pas comment notre pauvre traducteur pourrait s'en sortir victorieux. Il est, hélas, voué à l'échec, car la bataille est perdue d'avance.

Par contre, pour ce qui concerne la méprise au sujet du nom du garçon ("Duck" au lieu de "Doc"), j'ai moins d'indulgence pour le travail fait par le traducteur. C'est tout simplement une grosse erreur de sa part.

Avouons pourtant que Stephen King, dont les oeuvres sont fortement empreintes de la culture poplulaire américaine ne fait pas de cadeau à ses traducteurs ou adapteurs étrangers.

En réponse à un message antérieur du 23 déc. 13 20:13:03 GMT+01:00
L’émission en question n'était pas Temps X des Bodganove ?

En réponse à un message antérieur du 24 déc. 13 01:21:49 GMT+01:00
Sans doute aussi, Bruce, mais j'ai en tête surtout les journaux télévisés de 13 h et de 20 h où cet extrait était diffusé et me terrorisait. J'ai mis longtemps à réaliser qu'avoir peur pouvait être aussi bon ! :)
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