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104 internautes sur 116 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre qui donne à réfléchir, 6 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La France Orange Mécanique (Broché)
Détestant le lynchage, aimant me faire une idée par moi-même, je fus attiré par le battage médiatique, présentant le livre "France : Orange Mécanique" et son auteur soit comme un héros porteur de vérité, soit comme "un facho" agitateur.
Ce texte est publié par un petit éditeur, cependant il caracole en tête des ventes bien loin devant des essayistes qui passent constamment dans les médias : il se passe donc quelque-chose avec ce "France Orange Mécanique".

Je découvris l'auteur il y a peu à la télévision. C'est un individu calme, courtois, poli et prêt à débattre de ses écrits.

Mais cette émission de service public, qui passe les samedis soirs en seconde partie de soirée, ressemblait étrangement à une session du Tribunal Révolutionnaire du Comité de Salut Public tant on chercha à détruire non pas seulement la pertinence du propos du livre de M. Obertone (ce qui relève d'un travail de critique légitime s'il est fait convenablement), mais l'auteur lui-même que l'on présenta comme un "sympathisant" du FN, un fasciste, donc comme le diable.

Je commandai le livre le lendemain pour juger, sur pièce, de la « chose ».

M. Obertone dans une prose brillante, mais dotée d'un style froid et cynique qui peut parfois heurter, nous dresse, méthodiquement, avec des exemples terrifiants et des statistiques effarantes, le tableau clinique d'une France malade où le viol, la violence gratuite, l'assassinat ne sont plus considérés, par une frange importante de la population, comme des transgressions graves mais comme la norme.

Pire, la justice abonde dans leur sens. Ces criminels, s'ils sont punis, ne le sont que fort peu au regard de leurs actes : au nom d'un angélisme absurde, on pense que ces gens agiraient ainsi à cause de la misère sociale qui les frapperaient et que ces êtres asociaux peuvent encore être socialisés et réinsérés. Idées folles qui ouvrent la voie à une récidive presque certaine...

Les politiques, de gauche comme de droite, décrits par l'auteur, semblent tous aveuglés et ne veulent pas comprendre que, comme dans le roman d'Anthony Burgess, une part de la société a basculé dans «l'ultra-violence » et que celle-ci ne se gère pas comme les crimes et les délits classiques. Devant une situation qui s'aggrave, devant "l'ensauvagement" d'une partie de notre pays beaucoup de responsables minimisent les faits ou les nient tout simplement.

On me rétorquera que le crime a toujours existé, c'est parfaitement exact. Mais on ne peut pas comparer les Blousons Noirs, les Apaches parisiens ou même les Coquillards de Villon aux « racailles » actuelles : si les premiers étaient bien des délinquants et des criminels, ils n'étaient pas des sauvages sadiques et conservaient un sens ou un "code" de l'honneur.

L'auteur, dont on ressent perpétuellement l'indignation et la colère, exagère peut-être, s'emporte, devient parfois excessif dans certains de ces propos, mais on peut comprendre qu'en entendant les témoignages de malheureuses victimes de brutalités abominables, n'importe qui de normalement constitué ressente monter en lui une profonde rage.

Non seulement ces victimes ne sont pas dédommagées, suivies et soutenues comme elles le devraient, mais c'est leur bourreau qui bénéficie de "soins thérapeutiques" afin de le "remettre sur le droit chemin.

On persiste à vouloir rééduquer les criminels. Cela est absurde : peu de criminels sont capables de comprendre et de corriger leurs dysfonctionnements. Ceux qui le font y parviennent seuls (relisez Dostoïevski) et cela passe par une longue ascèse : la rédemption, pour prendre un terme religieux, n'est réservée qu'à quelques rares personnes.

Ce livre qui n'est certes pas dépourvu de défauts (on note quelques coquilles, on aurait aimé de plus amples citations des études criminologique, une comparaison avec les autres pays de l'OCDE, et une abondante biographie même anglophone) est absolument nécessaire. C'est pour cela que je pense qu'il mérite cinq étoiles.
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Afficher les messages 1-3 sur 3 de cette discussion.
Message initial: 6 mars 13 15:19:28 GMT+01:00
C'est un excellent commentaire !

On ressent en permanence une jolie neutralité dans votre manière d'appréhender le livre de Laurent Obertone et de le juger.

Merci Arkhantos ,

En réponse à un message antérieur du 23 avr. 13 13:10:30 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 23 avr. 13 13:12:36 GMT+02:00
Tornado dit:
Courageux commentaire. Je ne l'ai pas lu, et donc je ne juge pas son contenu. Mais comme toi, j'ai été écoeuré par le lynchage effectué par l'équipe ultra bienpensante de Ruquier.

En réponse à un message antérieur du 18 juil. 13 08:44:38 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 18 juil. 13 08:49:12 GMT+02:00
Arkhantos dit:
Courageux est un grand mot, Tornado ! Lire un livre est une chose, mais l'écrire comme Obertone en sachant qu'il peut se faire agresser physiquement à cause de cela en est une autre.

Mais effectivement, l'émission de Ruquier, où un Aymeric Caron par son agressivité, son inculture crasse, et sa sottise parvient à rendre sympathique - ou tout au moins à transformer en victimes - Frigide Barjot et Véronique Genest en dépit de leurs thèses plus que contestables, est indigne et lamentable : j'ai honte que ma redevance paye le salaire d'un tel individu.

Polony est la Zemmour du pauvre. Et pourtant j'avais d'énormes réserves sur l'original, qui, comme on dit chez nous, est "beaucoup moins sot qu'on ne le dit, mais beaucoup plus qu'il ne le pense".

Quant à Ruquier, n'en disons rien.
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