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une page d'histoire de la pop, 16 janvier 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Smiley Smile & Wild Honey (CD)
Début 67: nous voici à une période charnière pour les Beach Boys. Après le succès critique et l'echec commercial du chef d'oeuvre "Pet Sounds", Brian Wilson veut aller plus loin. Il s'agit surtout de dépasser les Beatles, dont le "Revolver" a impressionné le leader alors incontesté de la pop américaine. Hélas, le projet "Smile" ne verra jamais le jour : dépassé par sa trop grande ambition, par des pression de tous ordres. Fragilisé psychologiquement, Brian Wilson consent à sortir un ersatz, "Smiley Smile", et quel ersatz ! Les restes de "Smile" sont tout bonnement stupéfiants, marqués par la grâce : "Good Vibrations", "Heroes and Villains", "Wonderful", Wind Chimes, etc. Plus rien à voir avec le surf ! "Wild Honey", sorti la même année, semble venir d'un autre groupe : un disque presque "soul", dynamique, assez dépouillé, mais regorgeant encore de trésors ("Darlin'", "Wild Honey", "Let the Wind Blow", Aren't you glad", etc.). Blessé par l'échec de "Smile", Brian Wilson exprime toute sa douleur et sa frustration. Désormais, il ne sera plus qu'un Beach Boy parmis les autres... le génie en plus, l'ambition en moins... Ce disque est un document passionant, à l'image des notes de pochette, très complètes et des bonus (inédits et versions alternatives). Finalement, deux albums complémentaires, beaucoup moins datés que leurs prédécesseurs, et qui annoncent d'autres pépites ("Friends" de 68, "Sunflower" de 70 et "Surf's Up" de 71).
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Smiley Smile & Wild Honey B00005ABX0
Beach Boys
Capitol Music
Smiley Smile & Wild Honey
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une page d'histoire de la pop
Début 67: nous voici à une période charnière pour les Beach Boys. Après le succès critique et l'echec commercial du chef d'oeuvre "Pet Sounds", Brian Wilson veut aller plus loin. Il s'agit surtout de dépasser les Beatles, dont le "Revolver" a impressionné le leader alors incontesté de la pop américaine. Hélas, le projet "Smile" ne verra jamais le jour : dépassé par sa trop grande ambition, par des pression de tous ordres. Fragilisé psychologiquement, Brian Wilson consent à sortir un ersatz, "Smiley Smile", et quel ersatz ! Les restes de "Smile" sont tout bonnement stupéfiants, marqués par la grâce : "Good Vibrations", "Heroes and Villains", "Wonderful", Wind Chimes, etc. Plus rien à voir avec le surf ! "Wild Honey", sorti la même année, semble venir d'un autre groupe : un disque presque "soul", dynamique, assez dépouillé, mais regorgeant encore de trésors ("Darlin'", "Wild Honey", "Let the Wind Blow", Aren't you glad", etc.). Blessé par l'échec de "Smile", Brian Wilson exprime toute sa douleur et sa frustration. Désormais, il ne sera plus qu'un Beach Boy parmis les autres... le génie en plus, l'ambition en moins... Ce disque est un document passionant, à l'image des notes de pochette, très complètes et des bonus (inédits et versions alternatives). Finalement, deux albums complémentaires, beaucoup moins datés que leurs prédécesseurs, et qui annoncent d'autres pépites ("Friends" de 68, "Sunflower" de 70 et "Surf's Up" de 71).
"vinzhove"
16 janvier 2003
- Général:
5

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Détails de l'évaluation
Classement des meilleurs critiques: 63.607
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