11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
En remontant le Mékong, 3 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kampuchéa - prix Nomad's du récit de voyage 2012 (Broché)
Le magazine Lire a consacré Kampuchéa meilleur roman français de l'année. Curieux choix, car il s'agit de tout sauf d'un ... roman. Qu'est-ce d'ailleurs ? Un récit de voyage de l'écrivain/reporter Patrick Deville qui nous livre une vision kaléidoscopique de l'histoire et de la géopolitique du Cambodge et, bien plus largement, d'une région qui englobe les anciens Indochine et Siam. Aucune fiction dans cet ouvrage bourré jusqu'à la gueule d'informations en tous genres. Pour Deville, tout commence avec la découverte accidentelle des temples d'Angkor par Henri Mouhot, en 1860. C'est l'année zéro. Et tout se termine par le procès de Douch, le tortionnaire khmer rouge, en 2010. Entre les deux dates, Deville vagabonde, physiquement, en remontant le Mékong, et en imagination, avec des portraits d'hommes plus ou moins célèbres et relation d'évènements, plus ou moins connus. Pas de chronologie linéaire dans Kampuchéa, les époques se télescopent, des personnages passent : Pol Pot, Conrad, Hô Chi Minh, Malraux, Sihanouk, Greene ..., certains réapparaissant à plusieurs reprises, à différentes périodes de leur vie. Ce n'est pas tout : Deville ne peut s'empêcher de faire référence à ses propres livres. Coucou, voici Brazza, Somoza et pas mal d'autres qui viennent nous saluer. Nul doute que le style de l'auteur est brillant, enlevé et fascinant. On se laisse prendre au vertige, d'ailleurs, du moins dans un premier temps. On n'est pas trop perdu : exploration, colonisation, révolution, c'est bon, on suit. Cependant, au fil des pages, les digressions se font de plus en plus pesantes et la question se pose : où veut donc en venir Deville ? A un moment de son voyage, notre voyageur bute sur la frontière chinoise. Encalminé. Idem pour son lecteur, assommé par le foisonnement erratique d'un livre dont on aurait aimé qu'il soit moins flamboyant et plus sage. Juste un peu, pour ne pas disparaître corps et biens dans les eaux troubles du Mékong.
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Kampuchéa - prix Nomad's du récit de voyage 2012 2020992078
Patrick Deville
Seuil
Kampuchéa - prix Nomad's du récit de voyage 2012
Bienvenue
En remontant le Mékong
Le magazine Lire a consacré Kampuchéa meilleur roman français de l'année. Curieux choix, car il s'agit de tout sauf d'un ... roman. Qu'est-ce d'ailleurs ? Un récit de voyage de l'écrivain/reporter Patrick Deville qui nous livre une vision kaléidoscopique de l'histoire et de la géopolitique du Cambodge et, bien plus largement, d'une région qui englobe les anciens Indochine et Siam. Aucune fiction dans cet ouvrage bourré jusqu'à la gueule d'informations en tous genres. Pour Deville, tout commence avec la découverte accidentelle des temples d'Angkor par Henri Mouhot, en 1860. C'est l'année zéro. Et tout se termine par le procès de Douch, le tortionnaire khmer rouge, en 2010. Entre les deux dates, Deville vagabonde, physiquement, en remontant le Mékong, et en imagination, avec des portraits d'hommes plus ou moins célèbres et relation d'évènements, plus ou moins connus. Pas de chronologie linéaire dans Kampuchéa, les époques se télescopent, des personnages passent : Pol Pot, Conrad, Hô Chi Minh, Malraux, Sihanouk, Greene ..., certains réapparaissant à plusieurs reprises, à différentes périodes de leur vie. Ce n'est pas tout : Deville ne peut s'empêcher de faire référence à ses propres livres. Coucou, voici Brazza, Somoza et pas mal d'autres qui viennent nous saluer. Nul doute que le style de l'auteur est brillant, enlevé et fascinant. On se laisse prendre au vertige, d'ailleurs, du moins dans un premier temps. On n'est pas trop perdu : exploration, colonisation, révolution, c'est bon, on suit. Cependant, au fil des pages, les digressions se font de plus en plus pesantes et la question se pose : où veut donc en venir Deville ? A un moment de son voyage, notre voyageur bute sur la frontière chinoise. Encalminé. Idem pour son lecteur, assommé par le foisonnement erratique d'un livre dont on aurait aimé qu'il soit moins flamboyant et plus sage. Juste un peu, pour ne pas disparaître corps et biens dans les eaux troubles du Mékong.
traversay
3 janvier 2012
- Général:
5

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Détails de l'évaluation
Lieu : Orléans, France
Classement des meilleurs critiques: 53
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