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5.0 étoiles sur 5 Rencontrer celui ou celle qui saura qu'on est quelqu'un..., 9 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un Jour (DVD)
Notre histoire est la somme de toutes nos histoires.
Mais leur histoire...
Certaines affinités sont si fortes, que les écrire au quotidien pourrait les ternir. C'est le chemin que suivent certains, se croisant au gré des moments ou des événements, incapables de se lancer sur un sentier commun et meurtris que l'autre marche malgré tout. Une âme soeur peut-elle se fréquenter au quotidien, ou est-elle l'ultime refuge qui doit rester à l'abri de l'usure de l'habitude ? On ne peut perdre un amour qui n'a pas abouti, mais vivre l'amour...est-ce prendre le risque de le rendre mortel, et donc fini car soumis à la maladie, au vieillissement ? Ou est-ce au contraire lui faire le cadeau inestimable de la vie en le rendant réel mais fragile, car humain ?
Leur histoire...
Vingt années où leurs histoires vont se croiser, vingt années où ils vont les vivre. Incapables d'oublier de se voir. Contaminés par le besoin irrépressible de se dire les choses. Avec en filigrane un souci vital, celui de se demander si leurs histoires ne devraient pas se décliner au singulier ?
Son histoire à lui...
La vie qui avance, se nourrissant du manque d'attention pour elle et pour ses proches. Incapable de soutenir la lumière qu'il comprend pourtant dans les yeux d'Emma... Ça, c'est pour Dexter (Jim Sturgess). Carrière, femmes de passage, produits qui font oublier ce que demain sera : un autre jour plein du vide d'une gloire facile autant qu'artificielle.
...et son histoire à elle...
Les années qui passent, se nourrissant de l'espoir de la carrière rêvée, d'un mariage de remplacement réussi, brûlant d'un feu qui la glace depuis cette nuit de ses 18 ans. Prête depuis cette nuit, et même plus tôt déjà, à vivre son amour pour Dexter......Ça, c'est pour Emma (Anne Hathaway).
Et les années vont défiler, nous entraînant dans les pages de leurs histoires. Les époques vont se mêler pour nous perdre dans les émois de ces deux êtres qui ne sont complets que grâce à leur manque...
Deux acteurs d'exception, qui vont nous emmener de leurs 18 ans et d'une nuit passée à deux, à l'âge vraiment adulte. Des époques, des vêtements, des coiffures qui ne changeront rien à l'actualité de leur dépendance mutuelle. Des lieux où nous les suivrons, Londres, Paris et des paysages qui mettront en lumière leurs errements, et tout cela, au son d'une superbe musique de Rachel Portman et d'un thème central tendrement obsédant.
Le tourbillon de ces années vécues, vous mènera vers un final d'une sobriété bouleversante. Il vous dévoilera à sa manière que le miracle de l'amour, c'est de nous dire que sur ces sentiers solitaires où nous ne sommes personne, nous rencontrerons peut-être un jour celui ou celle qui saura que nous sommes quelqu'un...
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Message initial: 11 févr. 12 08:56:15 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 11 févr. 12 08:59:14 GMT+01:00
marialicia dit:
Guy
comme toujours vous savez émouvoir !
comme toujours vous savez nous amener à réfléchir !
comme toujours j'ai envie de poursuivre notre "éternel" dialogue !

Et c'est bien sûr votre premier paragraphe qui me pose des questions :
Qu'est-ce qu'un amour qui n'a pas abouti ?...l'aboutissement peut être sensiblement perçu différemment de la part de l'un ou l'une.
et croyez vous vraiment que l'on ne perde "rien" d'un amour "pas abouti".

L'âme soeur ? quelle belle idée ! les âmes ont rarement des "patrimoine de chromosomes" mais au contraire les âmes qui s'attirent sont souvent de "races" bien dissemblables.

Je n'ai encore pas compris pourquoi l'envie vient d'être totalement soi pour quelqu'un, de ne rien laisser dans l'ombre et de comprendre à travers l'autre son propre mystère...quand à vivre ou ne pas vivre "l'amour" cela dépend peu d'un choix mais de circonstances...sachant que le vécu a ses propres valeurs et le non vécu est certainement glorifié par notre imagination.

Je n'ai pas vu ce film Et vous me donnez envie d'en acquérir le DVD...j'aimerais connaître la fin de ce film....(dévoilez en un peu plus vous effacerez après ma lecture, si vous voulez)
bon week end,
amicalement

En réponse à un message antérieur du 11 févr. 12 22:52:23 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 12 févr. 12 23:56:53 GMT+01:00
Bonjour Marialicia,
Si j'ai su émouvoir, c'est d'abord grâce à ce film qui m'a ému, mais je suis satisfait d'avoir pu transmettre un peu de cette émotion.

Suivre ces deux personnages, c'est faire un chemin bien révélateur. La vie est brutale parfois. Il importe de se dire les choses avant qu'il ne soit trop tard... Ce qui est insupportable, c'est le départ sur un vide de paroles, sur une absence des mots qui nous construisent ou nous reconstruiront. Ne jamais laisser le soleil se coucher sur de l'indifférence, car il pourrait ne pas se lever demain et nous laisser sourd ou muet jusqu'à notre dernier jour.
Je vous laisse regarder ce petit bijou.
Nous reprendrons bientôt le cours de notre conversation. Il y a bien des choses à dire sur l'amour qui n'aboutit pas. L'amour, me semble-t-il, donne un tel potentiel, ouvre en nous un tel espace que l'univers pourrait y tenir. Et une seule personne suffit pourtant à le combler. Et parfois, occuper cet espace infini à deux, le rend trop exigu pour l'un ou l'autre. Je pense que les moments où nous sommes prêts, posent un problème: ils concordent rarement. Et nous peinons souvent à comprendre ces différences, nous ne les disons pas toujours bien ou nous ne les entendons pas toujours...On dit souvent que la parole construit et que le silence guérit, mais je crois qu'en amour, le silence tue. Je veux dire le silence qui suit les demandes et les questions essentielles de l'autre. La patience, c'est de l'amour. Etre capable d'attendre cette réponse non dite, avoir cette patience, c'est aimer, mais c'est aussi vivre un amour non abouti... paradoxe. Ne pas avoir cette patience, c'est vivre un silence qui nous rend transparent, et ça pour la personne en attente, c'est de l'ordre de l'attentat. Ouh là là...on risque de débattre.
Amicalement,
Guy

En réponse à un message antérieur du 12 févr. 12 19:24:28 GMT+01:00
marialicia dit:
Oui Guy nous allons en débattre...

finalement je crois que j'ai vu ce film en novembre dernier (période où je m'abrutissais de films pour ne pas sombrer dans un spleen très automnal)...je l'ai vu, je l'ai aimé et j'avais dit à une de mes filles que les américains ne savent guère terminer leur films, soit ils nous offrent des histoires d'amour aux fins QQ, soit ils encensent l'amour par la disparition éternelle...rendant en ce sens l'Amour plus infini et éternel qu'il n'est dans la réalité (mythe de Roméo et Juliette) ...mais je ne me souviens réellement que du début du film...Avec un départ curieux d'un Amour-amitié qui ressemble à une expérience sexuelle...Le RESTE il faut que je le réapprenne même la fin qui est tragique mais dont je ne me souviens pas .
si vous effacez votre premier paragraphe je ferais de même pour le mien...

Si vous avez vu "l'homme de l'ouest" un western avec Gary Cooper, à voir je le conseille !
la belle héroïne découvre l'amour (qui n'aboutit pas) le beau Coop est un homme marié et s'il est sensible à sa compagne de mésaventures, il ne fléchit pas et elle se met à l'aimer (admiration, respect, reconnaissance)..;elle dira (dur à admettre) que ce sentiment nouveau pour elle l'enrichit et lui suffit pour la vie, on retrouve ces mêmes propos dans la bouche de l'héroïne de "la maitresse du lieutenant français (film extraordinaire, digne de nos plus beaux commentaires "sur la route...", "le prince des ..."). Alors donc, le sentiment amoureux est une richesse incomparable, que l'amour soit partagé ou pas. (abouti ou pas)

///////Ce qui est insupportable, c'est le départ sur un vide de paroles, sur une absence des mots qui nous construisent ou nous reconstruiront./////// je vous cite et vous ne savez pas à quel point cette phrase résonne en moi....Et je crois que c'est le vide le plus insupportable, plus encore que la mort accidentelle.

////
On dit souvent que la parole construit et que le silence guérit, mais je crois qu'en amour, le silence tue. Je veux dire le silence qui suit les demandes et les questions essentielles de l'autre. La patience, c'est de l'amour.
////
je vous ai cité encore...moi aussi, je crois que le silence tue... il ne tue pas l'amour mais l'espoir de l'entente. le silence est une souffrance car nous sommes faits pour PARLER avec nos mots approximatifs, mais aussi notre regard, notre sourire...cette souffrance du silence peut se manifester par un comportement IMPATIENT, je ne le sais que trop !

//
Ne pas avoir cette patience, c'est vivre un silence qui nous rend transparent, et ça pour la personne en attente, c'est de l'ordre de l'attentat.//(encore vous)
//
Je ne comprends pas cette impatience qui nous rend "transparent (e)", s'il s'agit de manifestation de sentiments, de présence à l'autre ? Attentat est un bien grand mot ! Non respect de la liberté de l'autre ? peut-être ?
... mais le respect de cette liberté (de l'autre) doit être circoncise à l'émotion à la douleur du partenaire, le manque de patience devrait être excusé sauf s'il s'agit d'un manque de confiance d'espoir en l'autre.

Je confesse que je suis de nature impatiente (spontanée aussi).
Amicalement

En réponse à un message antérieur du 12 févr. 12 22:02:39 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 13 févr. 12 21:32:45 GMT+01:00
Girard dit:
Guy, Marialicia,
J'hésitais quelque peu à poster ce commentaire de peur de perturber une discussion parfaitement passionnante. Quoi de plus captivant que de parler d'histoires d'amour non abouties, n'est ce pas ?
Je voudrais d'abord te remercier (moi aussi) Guy pour ce commentaire admirable, car il nous transporte et nous interpelle tout autant que le film lui-même semble t'avoir transporté et interpellé. Je suis d'ores et déjà dans mes starting blocks pour aller le visionner. D'autant que je me reconnais un peu dans cette d'histoire... mais n'est ce pas le cas de tout un chacun ? Je vais donc me procurer ce film sans tarder et me réserver le temps de le déguster à sa juste valeur.

La grande puissance de tes commentaires, Guy, est qu'ils suscitent toujours la réflexion, ce que j'admire au plus haut point. Je profite donc de ce passage dans votre échange pour vous livrer, modestement, quelques bribes de mes réflexions sur le sujet (elles changeront peut-être après avoir vu le film). Jai la faiblesse de penser que les amours aboutis n'existent pas, tout au moins pas durablement. Je crois sincèrement que l'amour, et l'état de félicité intérieure qu'il génère, n'est pas un état d'équilibre, mais au contraire un déséquilibre permament, qui peut parfois devenir un déséquilibre stationnaire. C'est une force dynamique qui nous envahit et nous élève dans un état supérieur de conscience sentimentale (le fameux « higher love »), mais reste en perpétuelle évolution oscillatoire.

Nous changeons tous, plus ou moins profondément, au long de notre cheminement de vie. Pouvoir rencontrer l'âme soeur à un moment « opportun » (moment où l'on est prêt à la reconnaître et la recevoir) de notre existence, ou cheminement, est déjà en soi quelque chose d'extraordinaire (sanctifié par le "peut-être" de la dernière phrase du commentaire de Guy), mais imaginer que cette âme soeur puisse ensuite suivre un cheminement identique, parallèle ou convergent, au nôtre me parait à la fois illusoire et improbable. Au mieux les chemins seront compatibles, mais probablement pas fusionnés. De ceci, je tire la conclusion paradoxale - peut-être erronée ? - que l'amour abouti ne peut être qu'éphémère, et pas durable. D'autant que les conceptions masculines et féminines en matière de "grand amour" me semblent être bien différentes. La femme étant en quête de LA bonne personne, quelque soit la durée nécessaire, et l'homme étant plutôt en attente DU bon moment, celui où le besoin intérieur d'engagement partagé prend (enfin) le dessus sur le « je veux être le roi du clan ».

Dans cette vision que j'essaie maladroitement d'exprimer, les histoires en pointillés, comme celle que semble suivre le couple du film, ne sont pas des histoires d'amour amoindries parce qu'inabouties, mais au contraire des histoires fortes de moments, éphémères et multiples, d'amour vrai et intense. J'ai l'habitude de dire au sujet de l'amitié vraie que ce qui importe n'est pas la fréquence des moments partagés mais l'intensité et le sens de retrouvailles pleinement vécues à chacune des opportunités apparues. J'ai envie de dire qu'il en est presque de même en matière d'amour. Je dis bien "presque", puisque le corolaire d'une telle affirmation serait qu'il n'est pas important de vivre avec celui-celle qu'on aime, ce qui à l'évidence serait un non sens.

Je reste néanmoins convaincu que le fait de partager sa vie ensemble - objectif de la quête du bonheur des couples aimant - n'est pas une garantie d'aboutissement amoureux durable. Le secret est sans doute dans l'échange, au sens de communiquer vraiment nos sentiments intérieurs au plus près de leur réalité telle que nous pouvons la ressentir. Oui, je suis d'accord avec vous deux, en matière d'amour le silence est assassin, et pourtant il nait souvent et paradoxalement de la volonté de protéger. Les personnes de naturel spontané - fussent elles impatientes Marialicia - sont en prise directe avec leurs émotions et savent peut-être mieux les communiquer. Mais c'est un autre débat...

Mes écrits sont sans doute bien confus, reflétant donc le trouble de mon esprit, mais je n'ai pu me retenir de vous livrer ces quelques pensées qui, j'en conviens, sont encore bien trop empreintes d'une crédulité embarrasante...

Bien amicalement, Jean-Pierre

En réponse à un message antérieur du 12 févr. 12 23:30:34 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 12 févr. 12 23:33:42 GMT+01:00
marialicia dit:
Réponse à Girard Jean Pierre :
////J'ai l'habitude de dire au sujet de l'amitié vraie que ce qui importe n'est pas la fréquence des moments partagés mais l'intensité et le sens de retrouvailles pleinement vécues à chacune des opportunités apparues. ////ce que vous dites ici je le ressens très profondément.
Dans votre vision à tous deux, l'amour est éphémère ...intense et partagé. Tout autre conception d'un échange impliquant la durée la relation dans le temps est inscrite dans les rapports sociaux établis depuis la nuit des temps où les règles de conduites sont fixées par des codes qui ne doivent pas être transgressés si "la famille" veut survivre. Bien évidemment je ne suis pas contre ces "règles" de vie sociale mais je les trouvent très en marge du sentiment amoureux...
L'amitié (entre deux hommes, entre deux femmes, entre un homme et une femme) est aussi un sentiment très précieux, où l'abandon de soi est important, où nulle "cachoterie" est possible, où la confiance est de mise....
Trahir, (ou être trahi) en ce qui concerne une amitié, est parfois aussi dramatique que perdre une partie vitale...
Oui les impatientes de mon espèce sont en prise directe avec leurs émotions et parfois ces émotions dominent leur raison...des adolescentes attardées !
bien amicalement

En réponse à un message antérieur du 12 févr. 12 23:32:20 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 12 févr. 12 23:41:25 GMT+01:00
Bonsoir Marialicia,
Pour ce qui est de ma phrase concernant l'impatience qui me rend "transparent", je pourrais dire autrement que mon impatience est le signe indéniable (pour moi) que pendant mon attente de réponse ou de réaction, ou pendant l'absence, je perds une grande partie de ma consistance; je me sens comme inexistant ou "transparent" pour l'autre. Mais je me trompe peut-être sur les raisons de ce silence, de cette absence... Mais si le silence de l'autre est une absence d'explications, une dérobade, un refus d'assumer, alors je parle d'un acte qui est de l'ordre de l'attentat, car il peut détruire une part de ce que nous sommes en nous laissant malgré tout en vie. Je sais le mal que cela représente, je le sais...
J'espère avoir été plus précis.
Merci pour ces demandes de précisions dans nos échanges.
Amicalement,
Guy

En réponse à un message antérieur du 12 févr. 12 23:43:05 GMT+01:00
marialicia dit:
Guy ,
Votre phrase je la comprends mieux e je la sens parfaitement (je la vis de cette manière) mais je ne vois toujours pas pourquoi je suis transparent(e) pour l'autre qui est silencieux...je me sens moi inexistante, transparente pour moi même...et quant à ce que vous dites "je me trompe peut-être..." je ne fais que répéter et m'accrocher à cette idée..;(une impatiente qui se raisonne parfois, et qui sait que un jour elle n'en souffrira plus).

En réponse à un message antérieur du 12 févr. 12 23:43:36 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 12 févr. 12 23:45:57 GMT+01:00
Bonsoir Jean-Pierre,
Je découvre avec grand plaisir (mais un peu tardivement) ton message. Merci pour le début, sincèrement et simplement sans rien pouvoir ajouter. Cela me touche.
Merci aussi bien sûr pour la suite, mais là, je prendrai le temps de te répondre plus longuement.
Amicalement,
Guy

En réponse à un message antérieur du 13 févr. 12 11:43:32 GMT+01:00
marialicia dit:
Guy, mon impatience se manifeste à nouveau pour vous réclamez un complément d'explication sur cette "transparence" pour l'autre...alors qu'il me semble que la "transparence-inexistance" est perçue par celui (celle) qui manifeste sa "présence" et non sa transparence....

En réponse à un message antérieur du 13 févr. 12 14:18:42 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 13 févr. 12 16:39:51 GMT+01:00
Bonjour Marialicia,
Attendre de l'intérêt de quelqu'un que l'on considère comme important (peu importe à quel titre il/elle est important/e), attendre qu'il ou elle veuille bien se retourner sur nous, peut nous faire sentir ou croire que nous sommes transparent. L'impatience qui ralentit davantage le passage du temps, rend les choses plus difficiles encore. Regardez par exemple, mon temps de réponse prolonge la durée où vous pouvez vous sentir "transparente", un peu comme si vous n'étiez plus visible ou oubliée (ce qui n'est pas le cas). Or, il y a "juste" des heures qui s'écoulent sur une infinité de choses ET sur nous. Je pense que la souffrance la plus forte est dans l'interprétation que nous faisons des choses et dans les intentions ou motivations que nous prêtons (à raison ou à tort) aux autres.
La vraie question ne serait-elle pas de comprendre la nature de notre impatience? Serait-elle une trace d'une très vieille crainte de ne pas revoir quelqu'un (quand nous étions enfant par exemple)? Serait-elle l'intensification d'un sentiment de ne pas exister sans quelqu'un qui est absent ou silencieux, provoquant une perception erronée du temps vraiment écoulé? Serait-elle le signe que dans un temps qui nous est compté, chaque seconde perdue est un gaspillage inacceptable? Serait-ce l'insupportable sentiment d'être abandonné(e), sentiment qui dès lors devient une réalité; et comment être abandonné pourrait-il ne pas nous sembler infiniment trop long? Autre chose ?
Au plaisir d'une suite qui saura nous apprendre un peu de cette patience...
Guy
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