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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Intéressant, mais un peu court, 11 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comment les médias nous parlent (mal) : Contre le pessimisme médiatique et ses effets politiques (Broché)
Je ne connaissais pas Mariette Darrigrand. Elle est sémiologue, un métier connu à travers les analyses que l’on peut lire, ici ou là, depuis longtemps en Sciences politiques, communication, ou Marketing, notamment.
Sa spécialité, quant à elle, est l’analyse du discours médiatique.
Elle intervient, semble-t-il, dans divers médias, en particulier France Culture, où elle anime une chronique dans une émission intitulée « Le secret des sources », que j’écouterai volontiers un de ces jours…

Le présent essai s’intéresse au caractère néfaste de l’usage excessif de certains mots dans les médias, qui reviennent de manière redondante, selon une certaine forme de panurgisme aux effets qu’elle juge dévastateurs, et selon les modes du moment.
Un thème, donc, parfaitement intéressant et reflet de notre Société.
Un révélateur de l’esprit devenu dominant de la Doxa (parole vide, selon le vocabulaire de nos philosophes antiques) face au Logos (parole pleine).

Le principal reproche émis à l’encontre des médias est l’usage fait du vocabulaire et le pessimisme ambiant dans lequel il nous plonge collectivement.
Non pas que nous n’ayons pas de bonnes raisons d’éprouver certaines formes de pessimisme (par exemple face à la relative léthargie de nos politiques dans leur action), mais parce que ce vocabulaire, loin d’être au service de l’action ou de la réaction, se limite à déplorer, se lamenter, s’auto-flageller de manière stérile, sans véritable souci de comprendre, d’analyser, de construire.

Et le problème est que, dans cette société hyper-médiatisée, nous baignons, du matin dès le réveil et jusqu’au soir, dans ce contexte de pessimisme ambiant et répété, qui finit par jouer sur notre moral ou fausser notre perception.
Facteur d’angoisse, nous sommes alors en partie atteints de maux purement occidentaux que l’on peut nommer, selon Mariette Darrigrand, « mélancolie, nombrilisme, anti mondialisme », surtout lorsque l’information tourne en boucle à longueur de journée et qu’on est « médiavore ».

C’est ainsi qu’un certain nombre de mots prennent une importance exagérée, selon des effets de mode correspondant à une volonté, consciente ou inconsciente, de coller à « l’opinion majoritaire » du moment.
Au service d’un certain moralisme ou d’une volonté de refléter les ressentis présumés des Français, ces mots sont repris à qui-mieux-mieux sans précaution, plus dans un souci de recherche du sensationnalisme et de l’audience que de vraiment analyser et susciter la réflexion.

Mariette Darrigrand, en bonne observatrice des médias, s’intéresse aux mots les plus marquants de 2013 (parfois depuis plus longtemps), à l’instar du mot « fragile », par exemple, mis à toutes les sauces et appliqué à tous les domaines de la vie, des plus quotidiens aux plus emblématiques (personnalités politiques ou autres, situation économique, …), faisant fi de ses origines latines pour en faire un instrument associé à la crise et au désir de s’en remettre à plus grand, à savoir celui qui pourra nous en sortir (l’Etat ?).
Vocable associé aussi à « la tempête » et tout ce qui succède à « l’impuissance » qui prévalait auparavant, à la recherche de celui qui sera « capable de garder le cap dans la tempête » ou face à « l’imaginaire de la pluie te du beau temps », source devenue classique du catastrophisme ambiant, parfois au risque d’en faire trop.

Particulièrement symptomatique est le mot « colère », qui a notoirement marqué 2013 selon Mariette Darrigrand.
Le problème, explique-t-elle, est que ce vocable devient un « fait de société », là où il n’est en réalité qu’un sentiment, une pulsion, « et non une pensée articulée », contrairement au sens positif qu’elle revêtait chez les philosophes grecs, pour qui elle devait être tournée vers l’action.
Elle devient donc, du fait des journalistes, quelque chose de « fictionnel » davantage « de l’ordre de l’idéologie régressive imaginaire » et du « sentiment d’injustice » que de quelque chose qui puisse être véritablement utile et constructif.
De l’indignation stérile au misérabilisme ambiant, ces qualificatifs n’ont pour effet que de jouer sur les émotions et rien d’autre, avec toutes les conséquences négatives que cela peut induire et les fantasmes de la « table rase ».

Tous ces qualificatifs ont pour point commun de faire perdurer l’usage de l’indémodable mot « crise », derrière lequel politiques et journalistes aiment à se réfugier constamment, comme s’il s’agissait d’une fatalité, là où pour les grecs anciens, loin de constituer la maladie, il consistait en un diagnostic (« penser la situation pour agir »).
C’est le dernier mot que l’auteur explore, pour ensuite en appeler, en conclusion, les médias à changer d’état d’esprit et jouer le véritable rôle de contre-pouvoir qui leur est en principe dévolu, loin de tout sensibilisme ou toute complaisance, voire de « mythologie », nous permettant ainsi de « récupérer un peu de liberté », en privilégiant au contraire le pluralisme, l’analyse, la réflexion, ce qui n’exclut pas une part de Doxa, mais qui vise à être rééquilibrée, ne laissant pas aux « faiseurs d’opinion » le soin d’imprimer dans les esprits des idées artificielles et malheureusement qui deviennent dominantes, à l’encontre de ce devrait être la véritable démocratie.

Un petit livre en forme de mise en garde, donc, et qui sonne juste, mais qui m’a semblé très court et assez peu approfondi, malgré les qualités de l’auteur et l’intérêt du thème. Un côté trop instantané, rapide, anecdotique et probablement « vitrine », destiné peut-être à séduire le public qui connait déjà la chroniqueuse et peut avoir plaisir à la retrouver à travers un écrit, ou à élargir la sphère de ceux qui s’intéresseront à ses émissions. A moins que cela ne s’inscrive dans une tendance très actuelle à faire court, pourquoi pas d’ailleurs ; certainement un peu des deux.
Cela dit, l’ensemble demeure néanmoins sympathique, vivant et intéressant en soi, même s’il ne s’agit pas d’un grand ouvrage.
Gageons que l’auteur saura nous proposer, à l’avenir, quelque chose de plus travaillé, sur ce même thème ou un autre voisin. Elle dispose a priori de toute la ressource pour œuvrer en ce sens.
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Message initial: 19 janv. 14 21:42:04 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 19 janv. 14 21:43:06 GMT+01:00
Christelle dit:
Cher Johan,

Votre commentaire est très intéressant et je suis moi-même très critique à l'égard des médias. J'apprécie beaucoup le passage où elle dit que la crise (chez le Grecs) était une manière de penser la situation pour agir. Très intéressant comme concept! Je ne le connaissais pas.

Maintenant, abonnée à philomag, je lis des articles régulièrement. J'en ai lu qui m'a ramenée immédiatement à vous. En voici le contenu. Il éclaire un peu ce que je pressentais et s'intéresse à un sujet qui vous passionne et qui fait débat:

Vincent Peillon, Jean-Fabien Spitz. Peut-on être socialiste et libéral ?



© Franck Ferville pour PM
.
Après le tollé provoqué par Bertrand Delanoë qui s'est proclamé, en mai dernier, libéral, Vincent Peillon et Jean-Fabien Spitz remontent le fil de l'histoire politique française pour comprendre les rapports qui se sont noués entre socialisme et libéralisme. Pour eux, il n'y a pas d'incompatibilité de principe. Explications.



Vincent Peillon

Jean-Fabien Spitz

Publié dans

.

21
03/07/2008

D'un côté, Jean-Fabien Spitz, professeur de philosophie politique à la Sorbonne, auteur du Moment républicain (Gallimard) et l'un des meilleurs connaisseurs du libéralisme. De l'autre, Vincent Peillon, député européen PS, bras droit de Ségolène Royal, docteur en philosophie (auteur de plusieurs essais sur Merleau-Ponty et de La Révolution française n'est pas terminée, à paraître au Seuil). À la Maison des métallos, haut lieu du syndicalisme parisien, ils ont évoqué les liaisons houleuses entre libéralisme et socialisme. Le 22 mai dernier, Bertrand Delanoë publiait un livre programmatique intitulé De l'audace (Robert Laffont), où il se proclamait à la fois socialiste et libéral, provoquant des remous au parti socialiste et la colère de Martine Aubry tout comme celle de Ségolène Royal. Au-delà des manœuvres internes au PS, quels sont les enjeux de ce débat ?



Jean-Fabien Spitz : Pourquoi Ségolène Royal a-t-elle réagi si violemment aux propos de Bertrand Delanoë qui se disait socialiste et libéral, arguant que les deux termes étaient antagonistes ? Vous savez comme moi que c'est faux !



Vincent Peillon : Si nous disons seulement « je suis libéral », l'usage des mots fait qu'aujourd'hui, nous sommes incompris. En France, celui qui est libéral, c'est Alain Madelin.



J.-F. S. : Il n'est pas libéral, il est libertarien. Le libertarisme est une doctrine selon laquelle
les individus ont des droits imprescriptibles attachés à leur personne. Pour les libertariens, prendre à certains ce qui leur appartient afin de le redistribuer à d'autres, c'est du vol et de l'esclavage. On peut sans doute défendre cette position - absurde, selon moi -, mais le libéralisme n'a jamais prétendu cela, y compris chez ses fondateurs, le Britannique John Locke [1632-1704] ou Montesquieu [1689-1755]. Clarifions les termes du débat. Si le libertarisme est à droite, le libéralisme est un terme que la gauche se doit aujourd'hui de réimporter.



V. P. : Je dois admettre que l'opposition entre libéralisme et socialisme me déplaît, car cela fait plus de dix ans que j'essaie d'expliquer aux socialistes qu'ils sont libéraux. Le socialisme, lorsqu'il naît en France dans les années 1830, se revendique du libéralisme, c'est-à-dire de la défense des libertés, tout en constatant une impuissance de cette doctrine à réaliser les libertés, si elle n'est pas accompagnée d'une exigence d'égalité et de démocratie. On le voit avec Pierre Leroux [fondateur du journal Le Globe en 1824, théoricien politique, il est le premier à employer le mot « socialisme » dans le sens qu'il a aujourd'hui, notamment dans son « Discours aux politiques sur la situation actuelle de l'esprit humain », en 1832, Ndlr] : le socialisme des origines n'est en rupture avec le libéralisme que dans la mesure où il cherche à l'accomplir. Et le libéralisme, s'il ne s'accomplit pas en socialisme, trahit les libertés ! On retrouve ça aussi chez Jean Jaurès...



J.-F. S. : ... qui se déclarait lui-même libéral. Quand Ségolène Royal le cite pour contrer Bertrand Delanoë, elle semble l'oublier.



V. P. : Certes, mais Jaurès se revendique d'abord socialiste. À l'origine, les socialistes sont des libéraux, mais ils veulent des libertés pour tous et des libertés réelles. Cela suppose l'instruction, des garanties sociales collectives, la démocratie jusqu'au bout, une intervention de la puissance publique... Sinon le libéralisme est, comme disait Maurice Merleau-Ponty, une mystification. Les mêmes socialistes ne deviennent antilibéraux que lorsque la vulgate marxiste l'emporte sur le socialisme des origines, républicain et démocratique. C'est au moment de cette rupture, lors de la création du parti socialiste en 1905 dans les locaux du même Globe, que la droite nous a volé ce mot et qu'il est devenu synonyme de libéralisme économique. Dire que libéralisme et socialisme sont sans lien est donc une erreur. Opposer les deux termes (comme Ségolène Royal) ou les réduire l'un à l'autre (comme Bertrand Delanoë) me semblent deux régressions intellectuelles, car cette opposition a déjà été dépassée, dès 1830, et ce dépassement se trouve au fondement même du socialisme. Je serais déçu qu'à un moment où la gauche doit se repenser, elle s'enferme dans un débat réglé depuis un siècle et demi.



J.-F. S. : Nous avons un désaccord sur la date de la scission entre les traditions socialiste et libérale, que je daterais plutôt de 1848 [année où une révolution menée par les républicains et les libéraux renverse la Monarchie de Juillet, et inaugure la Deuxième République le 25 février, Ndlr], mais pas sur le processus. Les premiers pas du libéralisme ont produit des inégalités et c'est bien pour les corriger, pour rendre effectives la conquête de nouvelles libertés, que le socialisme s'est bâti. Qu'on songe à Louis Blanc [l'un des principaux acteurs de la Révolution de 1848, Ndlr], à la fois socialiste et libéral. Une de ses inventions est le crédit gratuit. Son but n'était pas de socialiser la propriété, mais il était de permettre à tout le monde de devenir propriétaire ! Le problème est que, à partir de 1848 - 1905 pour vous -, de plus en plus de socialistes ont estimé que le régime de marché et de concurrence creusait les inégalités et alors le mot socialisme a pris un autre sens, celui de la collectivisation des moyens de production. Dès lors, les deux traditions divergent.



V. P. : Nous avons un désaccord historique. Jusqu'en 1905, les socialistes ne sont pas partisans dans leur majorité de l'appropriation collective des moyens de production. Ni Blanc, qui voulait des ateliers sociaux et non des ateliers nationaux, et était déjà pour un État régulateur, ni Jean Jaurès, ne sont pour l'État unique entrepreneur ! Et, d'ailleurs, ils sont d'autant moins enclins à le vouloir qu'en face, les libéraux français ne sont pas aussi puristes que les libéraux britanniques. En clair, même les libéraux qui sont à droite de l'échiquier politique sont pour un libéralisme encadré par l'État.



« La gauche ne doit pas seulement montrer qu'elle veut la justice, mais aussi que la justice est économiquement efficace. »

Jean-Fabien Spitz

J.-F. S. : Bien sûr que non, il y a eu très tôt des ultralibéraux en France ! Voyez Frédéric Bastiat [1801-1850, économiste libéral et député de gauche, Ndlr], Charles Dunoyer de Segonzac [1786-1862, juriste et économiste, préfet de la Somme, Ndlr] ou Gustave de Molinari [1819-1912, fondateur du premier journal économique, Le Journal des économistes, Ndlr] qui voulait privatiser les trottoirs ! Ils n'avaient pas de poids politique, mais un poids intellectuel très important.



V. P. : C'était une branche ultraminoritaire.



J.-F. S. : Oui, mais très influente.



V. P. : Je ne le crois pas. Ni sous Louis-Philippe, ni sous le Second Empire, pas sous la IV e République, pas même sous la V e. Ce que vous appelez le libertarisme ne commence vraiment à jouer un rôle que dans les années 1980.



J.-F. S. : Je trouve que vous avez tendance à minimiser, d'un côté, le rôle de la droite libérale - les libertariens - et de l'autre, ce qui est plus gênant car je ne crois pas que nous en soyons sortis aujourd'hui, l'influence de la gauche étatiste ou collectiviste. Or ce sont deux pôles structurants et solidaires de notre vie intellectuelle. Le libertarisme s'est développé au moment où le socialisme devenait de plus en plus collectiviste. Mais le socialisme étatiste étant en voie de disparition, espérons que le libertarisme disparaîtra à son tour et qu'on pourra revenir à un libéralisme authentique qui ne serait plus ce libéralisme droitisé.



V. P. : Un des grands troubles français est la méconnaissance de notre propre tradition, celle du socialisme démocratique. Depuis 1905, ce refoulé, nous le payons au prix fort. Reprendre possession de notre histoire est donc indispensable pour avoir accès à notre temps.



J.-F. S. : Oui, nous sommes dans un des pays où le mot « libéralisme » est le moins bien compris, car notre vie politique et intellectuelle s'est polarisée entre droite et gauche, entre défense de l'égalité et défense de la liberté. C'est ce dispositif qu'il nous appartient de régler aujourd'hui, car les nouveaux combats pour l'égalité, les nouveaux combats de gauche donc, doivent être accompagnés par la conquête de nouveaux droits. 



V. P. : Je ne crois pas que ce soit l'essentiel, même si c'est important. Le principal problème n'est pas de proclamer de nouveaux droits, mais de rendre effectifs ceux qu'on a déjà proclamés. Le socialisme libéral a deux volets : défense et conquête des libertés, et combat, par l'égalité, pour la réalisation effective de ces libertés. Il ne faut pas lâcher le deuxième morceau, car je crois que c'est là que porte l'essentiel du travail à accomplir : sans le combat pour l'égalité, vous perdez jusqu'à la liberté.



J.-F. S. : Je ne suis pas d'accord. L'égalité hommes-femmes, la lutte contre les discriminations sexuelles et raciales, la question de l'immigration : ce sont de nouveaux droits civils et une partie très importante du combat pour l'égalité.



V. P. : Puisque nous en sommes aux fondamentaux, il y a aussi la question de la fraternité. La crise actuellement n'est pas une crise des libertés, mais davantage celle de la demande d'égalité et de fraternité. Nous n'avons pas de religion civile, car on s'est construit sur la séparation de l'Église et de l'État. La morale sociale qui nous a servi de corpus de valeurs collectives a un nom, la laïcité, qui n'est ni la neutralité ni la tolérance. C'est ce ciment-là, paradoxalement religieux, qui est en crise.



J.-F. S. : Je ne crois que la crise vienne de là. Les sociétés qui achoppent sur la question de la redistribution, de l'égalité, ont nécessairement des problèmes de légitimité. Le mariage entre l'égalité et la liberté est l'épine dorsale d'une société capable de produire de la légitimité.



V. P. : Pas seulement. La France manque de cette dimension civique et spirituelle que les Anglo-Saxons ont. La légitimité s'apprécie et se juge au travers et grâce à une culture, des normes, des valeurs. La reconnaissance de l'autre homme ou de l'autre citoyen comme mon frère et mon semblable doit s'apprendre, et si ce n'est pas le rabbin, le prêtre, l'imam ou le pasteur qui s'en chargent - ce que nous ne souhaitons pas -, c'est bien à la République de s'en occuper.



« Le socialisme libéral a deux volets : conquête des libertés et combat, par l'égalité, pour leur réalisation effective. Sans ce combat, vous perdez jusqu'à la liberté »

Vincent Peillon

J.-F. S. : Il n'y a pas besoin de créer une religion républicaine, d'autant moins que cela conduit à mal poser les problèmes, c'est-à-dire à privilégier le prisme des valeurs aux dépens de celui de l'efficacité. La gauche se débat depuis des années avec des idées très néfastes, comme celles qui voudraient que la redistribution soit contre-productive, qu'elle revienne à de l'assistance sociale, encourage l'irresponsabilité, etc. Il y a toujours ce halo d'arguments à tonalité libertarienne très présent dans le débat public. Face à cela, la gauche ne doit pas seulement montrer qu'elle veut la justice, mais aussi que la justice est économiquement efficace. Il faut montrer que la redistribution, par exemple éducative, est la condition d'un dynamisme social. Les pays qui ont les mécanismes sociaux et redistributeurs les plus solides sont aussi ceux qui ont les meilleures performances économiques. Tant qu'on n'aura pas fait ce travail d'explication, la gauche restera dans l'opinion favorable à la justice quand la droite restera favorable à l'efficacité. Les grands penseurs libéraux américains (comme John Rawls ou Ronald Dworkin) ont compris que c'est sur ce terrain que la gauche devait se battre. Or vous semblez prendre ces questions un peu à la légère.



V. P. : Non, je ne prends pas du tout cela à la légère. Je suis d'accord pour dire qu'une certaine pensée républicaine, depuis les années 1980, s'est égarée en ne comprenant pas l'Homo economicus.



J.-F. S. : Il faut d'autant moins avoir peur d'aller sur ce terrain que, dans les textes fondateurs, aucun théoricien du libéralisme, même pas Adam Smith, n'est ultralibéral, tout simplement parce qu'aucun n'évacue la question de l'égalité.



V. P. : C'est pour cela que le combat autour du mot libéralisme est si important politiquement, au-delà des approximations historiques et philosophiques : pour qu'on défasse l'opinion dominante et fausse, soutenue par des gens qui pensent que le marché seul sera le meilleur protecteur des libertés. Ce qui est vrai, c'est que la gauche doit revendiquer plus fortement sa préoccupation d'efficacité économique, et le fait que celle-ci suppose cohésion sociale, redistribution, règles, puissance publique,
mais aussi initiative, concurrence, innovation. Nous devons revendiquer les libertés, et la jouissance : la justice aussi peut servir à la joie.



J.-F. S. : Si vous réussissez cela, vous n'aurez plus besoin d'une morale républicaine.



V. P. : Et pourquoi donc ? La jouissance sans la loi et l'interdit, c'est encore à inventer ! 

Propos recueillis par Guillaume Allary

En réponse à un message antérieur du 24 janv. 14 11:12:02 GMT+01:00
Bonjour Christelle,

Intéressant, en effet.
La confusion vient à la fois du fait que le libéralisme n'est, en réalité, ni de droite ni de gauche (Frédéric Bastiat siégeait, par exemple, à la gauche de l'Assemblée, comme le rappelle d'ailleurs à un moment Jean-Fabien Spitz) et que le terme "libéral" est bêtement et artificiellement satanisé, pour de basses considérations opportunistes (et très politiques). D'autant plus que le sens de "libéral" n'est pas du tout le même de ce côté de l'Atlantique et en Amérique, ce qui ne simplifie rien.
En réalité, le libéralisme est et ne cessera jamais d'être ce qu'il a toujours été : une philosophie.

Maintenant, il est vrai que certains entendent séparer un libéralisme qui serait de nature purement et uniquement philosophique, et un autre qui serait économique. Ceux qui se proclament libéraux, eux, affirment qu'on ne peut dissocier les deux, que c'est artificiel.

Quoiqu'il en soit, même si Jean-Fabien Spitz (que je ne connais d'ailleurs pas) est annoncé, dans l'article ci-dessus, comme "l'un des meilleurs connaisseurs du libéralisme", cela ne l'empêche pas, de manière partisane, de caricaturer par exemple les libertariens en affirmant que "pour les libertariens, prendre à certains ce qui leur appartient afin de le redistribuer à d'autres, c'est du vol et de l'esclavage". Peu honnête pour un intellectuel qui est présenté comme "connaisseur". On attendrait d'un intellectuel davantage de rigueur d'esprit, quelles que soient ses opinions personnelles, qui sont tout à fait légitimes (mais sans doute ne veut-il pas être suspecté de quoi que ce soit, surtout en présence de socialistes).

On ne peut d'ailleurs affirmer si nettement que le libertarisme est "à droite" (encore une vision schématique, de la part d'un professeur dont la phrase suivante révèle qu'il se proclame clairement "à gauche" et lui enlève donc toute neutralité dans son analyse, ce qui se confirme encore plus après).
Vincent Peillon a en revanche raison lorsqu'il dit "Les mêmes socialistes ne deviennent antilibéraux que lorsque la vulgate marxiste l'emporte sur le socialisme des origines, républicain et démocratique". Ceci semble exact, d'après ce que j'ai également pu lire ici ou là.

Pour le reste, le débat est intéressant. Vincent Peillon me surprend, car (à part peut-être à la toute fin, où les idées soixantuitardes ou "libertaires" resurgissent), il apparaît plus mesuré (ce à quoi il ne nous a pas toujours habitué comme ministre) que son interlocuteur et a un raisonnement plutôt de qualité.

En réponse à un message antérieur du 24 janv. 14 14:40:07 GMT+01:00
Christelle dit:
Johan,

Je vous remercie pour votre réponse argumentée. J'ai l'impression d'avancer sur le sujet. J'ignorais par exemple que le libéralisme était une philosophie. Il n'est jamais présentée comme tel par ses détracteurs. Je ne savais pas non plus que de grands intellectuels de gauche (comme Jaurès que j'apprécie) avait participé à son émergence. On sort donc de toutes les idées reçues...

Le nouveau mot un peu diabolisé serait alors le libertarisme...Mais là encore, je n'aime pas trop ce néologisme, car un "libertaire" est quelqu'un qui considère la liberté comme la plus grande des valeurs. Or, si elle est bien utilisée, elle peut être bénéfique. Il ne s'agit pas de faire tout et n'importe quoi. Il faudra de toute façon toujours un bouc émissaire....le libertarisme semble est le prochain sur la liste.

Comme vous, j'ai trouvé le raisonnement de Vincent Peillon intéressant.

Merci pour votre réponse . Cet article confirme que vous avez raison dans ce que vous défendez. Je ne cherche pas du tout à vendre une politique ou une autre, cette notion m'intéresse pour des questions de justesse et d'honnêteté intellectuelle. Je serai incapable de savoir ce qui est le mieux au niveau économique. Mais je déteste les déformations, les caricatures qui nous conduisent à mal penser.

Bonne journée à vous.

En réponse à un message antérieur du 31 janv. 14 22:10:22 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 1 févr. 14 10:45:20 GMT+01:00
L. ROBERT dit:
Bonsoir Christelle,

Je voudrais ajouter deux remarques à celles de Johan, qui me semblent importantes.

A. D'une part, chère Christelle, lorsque que le Libéralisme devient EXTREMISTE et FANATIQUE, voire HYSTERIQUE, comme il l'est devenu chez les Réactionnaires européens ou les Néo-cons américains, il ne s'agit plus d'une PHILOSOPHIE telle qu'elle existait chez les Lumières du XVIIIèmes siècle et fut mis en oeuvre par leurs disciples lors de la Révolution Française, mais d'une PURE IDEOLOGIE - ce qui n'a RIEN à VOIR !

-----

B. D'autre part, charmante Christelle, il me semble nécessaire de rappeler que Vincent Peillon n'est

PAS SOCIALISTE mais LIBERAL,

tout comme Jean-Fabien Spitz ! Pas étonnant donc que Johan trouve le débat " intéressant ", que Vincent Peillon le " surprenne ", qu'il lui apparaisse " mesuré " et qu'il ait " un raisonnement plutôt de qualité "...

Quant à savoir si le Libéralisme est " de Droite " ou " de Gauche ", chère Christelle, c'est évidemment une question totalement absurde : le Libéralisme nait au XVIIIème siècle, alors que la Gauche ne nait, en France et en Europe, qu'au milieu du XIXème siècle !

Le Libéralisme ne peut donc être que " de Droite " - sauf dans la bouche d'imposteurs comme Vincent Peillon ; Jean-Fabien Spitz sait, au moins, lui, de quoi il parle quand il parle du Libéralisme, le Libéralisme qu'il connait parfaitement et qu'il ne confond pas [comme Johan...] avec l'Ultra-Libéralisme - même s'il est parfaitement exact que lorsque nait le Socialisme, que celui-ci soit " Proudhonien " ou " Marxiste " [les deux formes de Socialisme ayant existé, unies jusqu'au Congrès de Tours en 1920], le Socialisme se réclame des Lumières - et donc du Libéralisme - alors que la " Droite réactionnaire " reste totalement opposée au Libéralisme politique et au Libéralisme social, ne se ralliant qu'au seul Libéralisme économique [ce qui est une trahison du Libéralisme authentique des Lumières !], et que la " Droite libérale " prend ses distances avec certains aspects du Libéralisme des Lumières [par peur de leurs conséquences sociales], rejetant par exemple les Valeurs " d'Egalité " [en " Droit et en Dignité "] et de " Fraternité " [entre " tous les Hommes "] pour ne retenir que la seule Valeur " de Liberté ", alors que cette dernière n'a de véritable signification que lorsqu'elle fait partie de l'admirable trilogie - une et indivisible - " Liberté, Egalité, Fraternité ", trilogie admirable qui constitue les pilliers sur lesquels repose notre Civilisation judéo-christiano-musulmane occidentale.

Le libéralisme est donc indubitablement " de Droite " ; mais de quelle " Droite " ? Comme on le sait, en France, il y a trois " Droites " - pas une de plus, pas une de moins !

Pour ce qui est " des Droites " en France, charmante Christelle, je parts des définitions qu'en donne René Rémond dans " Les Droites en France ", que je reformule comme suit :

1. La " Droite réactionnaire " dérive de la " Droite légitimiste " du XIXème siècle, elle-même issue de la " Droite contre-révolutionnaire ", " Droite réactionnaire " dont les fondateurs en France furent le comte Joseph de Maistre et le vicomte Louis-Gabriel-Ambroise de Bonald, " Droite réactionnaire " dont la Valeur suprême est " la Naissance ", " Droite réactionnaire " que rejoignirent des Libéraux effrayés par la naissance en France de " la Gauche " des 22 au 26 juin 1848, " Droite réactionnaire " qui adopta alors le Libéralisme économique de Frédéric Bastiat tout en rejetant en rejetant le Libéralisme politique des Lumières, " Droite réactionnaire " qui s'engagea massivement dans la collaboration avec l'occupant durant la seconde Guerre Mondiale, " Droite réactionnaire " dont le Grand Homme du XXème siècle fut Philippe Pétain, " Droite réactionnaire " qui est aujourd'hui " Ultra-Libérale " sur le plan économique (et conservatrice comme toujours au plan des moeurs, et toujours extrêmement réactionnaire au plan politique), " Droite réactionnaire " qui est l'équivalent européen (car elle existe dans tous les pays d'Europe) des " néo-cons "américains, " Droite réactionnaire " atlantiste donc anti-européenne comme l'immense majorité de la classe politique française et européenne actuelle, " Droite réactionnaire " qui ne s'est ralliée en France à la République, et en Europe à la Démocratie [sous l'impulsion impérative des Américains], qu'en 1945 ; des Hommes politiques représentatifs de cette " Droite réactionnaire " [aussi appelée " Extrême-Droite "] sont actuellement en France :

- Nicolas Sarkozy [mais pas Jacques Chirac, "Droite gaullienne " !], probable futur Président de la République [2017-2022], qui sera élu sur un programme économique " Ultra-Libéral " [Bidon] et une Magie du Verbe xénophobe époustouflante, Président de la République qui continuera à faire perdurer en Fanfare et dans l'Enthousiasme [Vive la France !] le naufrage européen commencé en 1975 suite à l'adoption catastrophique par l'Europe du Libéralisme en général [adoption du Libéralisme s'étant traduit PAR L'ANEANTISSEMENT QUASI-INSTANTANE DES " TRENTE GLORIEUSES " (que certains CONTINUENT d'attribuer au " choc pétrolier " !), PAR LA DESTRUCTION DES L'INDUSTRIE EN EUROPE, PAR LA DESTRUCTION DES EMPLOIS EN EUROPE, PAR LA DESTRUCTION DE LA CROISSANCE EN EUROPE, PAR LE DEBUT DE L'APPARITION DU CHOMAGE DANS TOUS LES PAYS EUROPENENS, chômage qui constitue un véritable cancer qui DETRUIT lentement et de façon quasi-irréversible LA SOCIETE EUROPENNE, PAR LE DEBUT DE L'APPARITION DE L'ENDETTEMENT DE TOUS LES PAYS EUROPENENS, PAR L'IMPOSSIBILITE, SUITE A L'ADOPTION DE L'EURO PAR UN GRAND NOMBRE DE PAYS EUROPENNS, DE TOUTE RELANCE ECONOMIQUE EN ENROPE, ET DONC EN PARTICULIER EN FRANCE. A ce sujet, voir en particulier l'ouvrage du (seul) Prix Nobel d'Economie français Maurice Allais « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : L'évidence empirique » publié en 1999 et qui reprend et développe une thèse qu'il avait déjà publié en 1994 « Combats pour l'Europe, 1992-1994 »] et le naufrage concomitant de la France en particulier ;

- Jean-Marie Le Pen [mais PAS Marion Anne Perrine Le Pen, "Droite gaullienne " !] ;

- Jean-François Copé [mais PAS François Fillion, " Droite libérale "] ;

- Brice Hortefeux ;

- Christine Boutin ;

- Alain Madelin ;

- Marion Maréchal-Le Pen ;

- Patrick Buisson ;

- Michèle Tabarot ;

- Bruno Gollnisch ;

- Nadine Morano ;

- Bruno Mégret ;

- Marie-Claude Bompard ;

- Claude Guéant.

NB : Croyez-vous vraiment, chère Christelle, que tous ceux qui ont voté pour Jean-Marie Le Pen en 2002, pour Nicolas Sarkozy en 2007 et qui voteront Nicolas Sarkozy en 2017 avaient ou auront conscience de voter pour la " Droite réactionnaire ", alias " l'Extrême-Droite " ? Allons, allons...

2. La " Droite gaullienne " [ou " Droite gaulliste ", ou " Droite autoritaire "], qui dérive de la " Droite bonapartiste " du XIXème siècle, " Droite gaullienne " dont la Valeur suprême est " la Valeur personnelle ", " Droite gaullienne " qui s'engagea dès le premier jour dans la Résistance à l'occupant durant la seconde Guerre Mondiale, " Droite gaullienne " dont le Grand Homme du XXème siècle fut le Général Charles de Gaulle, " Droite gaullienne " européenne car anti-atlantiste - contrairement donc l'immense majorité de la classe politique française et européenne actuelle - " Droite gaullienne " favorable à une République présidentielle, " Droite gaullienne " dont les ennemis les plus féroces sont la " Droite réactionnaire " et la " Droite libérale " [mais aussi " la Gauche " quand elle existait], " Droite gaullienne " dont les représentant politiques actuellement les plus en vue sont :

- [Jacques Chirac] ;

- Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin [Michèle Alliot-Marie a, elle, été " éliminée ", sans doute pour toujours] ; après s'être dégonflé aux dernières Présidentielle, Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin me semble maintenat " grillé " ;

- Nicolas Dupont-Aignan [qui semble persister, mais - à mon sens - n'a pas la carrure d'un Homme d'Etat] ;

- Marion Anne Perrine Le Pen, de la " Droite gaullienne "contrairement aux cadres de son parti, le Front National, qui sont cadres dans leur immense majorité de la " Droite réactionnaire " ; présentant le seul programme économique non intégralement libéral [Protectionnisme aux Frontières de l'Europe face aux Pays à bas coûts ; Dévaluation monétaire par sortie de l'Euro ; Grands programmes " gaulliens" de Hautes technologies...], Marion Anne Perrine Le Pen sera battue en 2017 au second tour par le programme économique Ultra-Libéral [bidon] et la Magie du Verbe xénophobe époustouflante de Nicolas Sarkozy.

3. La " Droite libérale " (dite « orléaniste » au XIX siècle, favorable à une Monarchie constitutionnelle et qui, pendant la Révolution française, vota la mort de Louis XVI), " Droite libérale " qui a comme Valeur Suprême " l'Argent" , " Droite libérale " opportuniste et de façon générale peu engagée sur les grands problèmes de son temps, " Droite libérale " en majorité pétainiste pendant l'Occupation mais qui retourna sa veste immédiatement après le Débarquement, " Droite libérale " atlantiste donc anti-européenne comme l'immense majorité de la classe politique française et européenne actuelle, " Droite libérale " qui s'était ralliée à la République dès 1877, " Droite libérale " dont les représentants les plus célèbres au XX siècle ont été Robert Schuman et Jean Monnet, " pères " du Plan Charbon-Acier, du Plan Euratom et fossoyeurs de l'Europe politique [logique : ils étaient Libéraux !], " Droite libérale " qui, avec les autres " Droite Libérale " européennes, a imposé le Libéralisme à l'Europe de l'Ouest toute entière à partir de 1975 [adoption du Libéralisme s'étant traduit PAR L'ANEANTISSEMENT QUASI-INSTANTANE DES " TRENTE GLORIEUSES " (que certains CONTINUENT d'attribuer au " choc pétrolier " !), PAR LA DESTRUCTION DES L'INDUSTRIE EN EUROPE, PAR LA DESTRUCTION DES EMPLOIS EN EUROPE, PAR LA DESTRUCTION DE LA CROISSANCE EN EUROPE, PAR LE DEBUT DE L'APPARITION DU CHOMAGE DANS TOUS LES PAYS EUROPENENS, chômage qui constitue un véritable cancer qui DETRUIT lentement et de façon quasi-irréversible LA SOCIETE EUROPENNE, PAR LE DEBUT DE L'APPARITION DE L'ENDETTEMENT DE TOUS LES PAYS EUROPENENS, PAR L'IMPOSSIBILITE, SUITE A L'ADOPTION DE L'EURO PAR UN GRAND NOMBRE DE PAYS EUROPENNS, DE TOUTE RELANCE ECONOMIQUE EN ENROPE, ET DONC EN PARTICULIER EN FRANCE. A ce sujet, voir en particulier l'ouvrage du (seul) Prix Nobel d'Economie français Maurice Allais « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : L'évidence empirique » publié en 1999 et qui reprend et développe une thèse qu'il avait déjà publié en 1994 « Combats pour l'Europe, 1992-1994 »], " Droite libérale " qui n'aura pas de représentant au second tour de la Présidentielle de 2017, " Droite libérale " qui, avec " la Gauche " (" socialiste " et " communiste " !) et " l'Extrême-Gauche " (" trotskiste " !), appellera - au sein du " Front Républicain et Sacré " - à voter Nicolas Sarkozy [" Le Fascisme ne passera pas ! "], " Droite libérale " dont les représentants actuels les plus en vue sont [liste non-exhaustive !] :

- [Valery Giscard d'Estaing] ;

- Francois Fillon ;

- François Bayrou ;

- François Hollande ;

- Jean-Louis Borloo ;

- Cécile Duflot ;

- Anne Hidalgo ;

- Bertrand Delanoe ;

- Jean-Pierre Raffarin ;

- Michel Roccard ;

- Daniel Cohn-Bendit ;

- Christine Lagarde ;

- Manuel Valls ;

- Jérôme Cahuzac ;

- Nathalie Kosciusko-Morizet ;

- Gérard Larcher ;

- Laurent Fabius ;

- Gérard Longuet ;

- Bruno Le Maire ;

- Edith Cresson ;

- Pierre Lellouche ;

- Jack Lang ;

- Valérie Pécresse ;

- Francis Mer ;

- Bernard Tapie ;

- Vincent Peillon ;

- Dominique Strauss-Kahn ;

- Éric Woerth ;

- Dominique Bussereau ;

- Thierry Breton ;

- Hervé Morin ;

- Christian Jacob ;

- Xavier Emmanuelli ;

- Christian Sautter ;

- Laurent Wauquiez ;

- Lionel Jospin ;

- Edmond Alphandéry ;

- Jean-Pierre Jouyet ;

- Dominique Perben ;

- Jean Arthuis ;

- Fleur Pellerin ;

- Xavier Darcos ;

- François Loos ;

- Patrick Devedjian ;

- Jacques delors ;

- Jacques Toubon ;

- François Baroin ;

- Jean-Yves Le Drian ;

- Nicolas Hulot ;

- Bernard Kouchner ;

- Jean-Marc Ayrault ;

- Bernard Pons ;

- Paul Quilès ;

- Michel Sapin ;

- Allain Juppé ;

- Ségolène Royal ;

- Michel Barnier ;

- Pierre Méhaignerie ;

- Harlem Désir ;

- Jean Glavany.

PS : Charmante Christelle, j'ai dû en oublier beaucoup ! Bon, mais les principaux Hommes politiques libéraux me semblent y figurer ; bien entendu, si on ajoutais tous les journaleux libéraux, je dépasserais les capacités de la mémoire de mon ordinateur...

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Et " la Gauche ", chère Christelle, me direz-vous ?

- Jean-Luc Mélenchon est un CON - je n'ai JAMAIS dit autre chose [même si, d'une certaine façon, je le regrette...] ;

- En France et en Europe, TOUTE la Classe politique socialiste s'est ralliée au Libéralisme [le PS entre 1980 et 2000 ; les PS européens entre 1950 et 1980], et a donc rejoint " la Droite libérale " traditionnelle ;

- En France et en Europe, il n'y a pratiquement PLUS de classe politique " de Gauche " [le PCF est mort entre 1970 et 1990 - il est aujourd'hui ectoplasmique ; la " Gauche " du PS [les " Sociaux-Démocrates " - les vrais !] est réduite à un seul homme (Benoist Hamon - rien à voir avec Vincent Peillon !) - avec, peut-être, il est vrai, qui sait, Martine Aubry ( ?) - et le " parti de Gauche " réduit à quelques fossiles grabataires que l'on n'ose plus montrer].

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Bon, il n'est pas difficile de comprendre que Johan appartient à la " Droite réactionnaire " !

Quant à vous, charmante Christelle, je jurerais que vos sympaties vont à la " Droite libérale "...

Moi, bien sûr, j'appartiens à la " Droite gaullienne " - celle que tout le monde exècre.

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Finalement, l'essentiel n'est-il pas de ne pas être dupe, et d'être en accord avec soi-même ?

Cordialement.

PS : Le Libéral-Socialisme est à la " Droite libérale " ce que le " National-Socialisme " est à la " Droite réactionnaire ".

En réponse à un message antérieur du 1 févr. 14 01:06:54 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 1 févr. 14 01:23:11 GMT+01:00
L. ROBERT dit:
Cher Johan,

Au cas où vous ne connaitriez pas encore l'oeuvre de Maurice Allais, je me permets de reproduire ci-dessous un message dont l'essentiel du texte est en fait un plagiat des conclusions, souvent recopiées mot-à-mot, de l'ouvrage du (seul) Prix Nobel d'Economie français Maurice Allais « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : L'évidence empirique » publié en 1999 et qui reprend et développe une thèse qu'il avait déjà publié en 1994 « Combats pour l'Europe, 1992-1994 », m'étant limité à ajouter à ses conclusions, à titre d'illustrations, des anecdotes tirées de faits divers de l'époque, et quelques réflexions générales personnelles (mentionnées dans des parenthèses, ainsi que dans le post-scriptum), mais sans modifier, je l'espère et je le pense, l'argumentation originale Maurice Allais.

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« Depuis aujourd'hui trente-cinq ans (c'est à dire de puis 1975, date qui marque la fin brutale des "Trente Glorieuses" en Europe) que l'Organisation de Bruxelles poursuit inexorablement une politique de libre-échange mondialiste, l'économie française (et européenne de l'Ouest) se caractérise, au travers des fluctuations conjoncturelles, par une tendance de fond : la destruction des emplois, la destruction de l'industrie, la destruction de la croissance.

Suivant l'idéologie dominante depuis trente-cinq ans, le libre-échange mondialiste doit bénéficier à tous les pays et, dans chaque pays, à tous les groupes sociaux. L'emploi doit s'accroître et la croissance se développer. Cependant, la réalité est tout autre. CE QUE L'ON A CONSTATE , C'EST UNE DESTRUCTION DES EMPLOIS, UNE DESTRUCTION DE L'INDUSTRIE, UNE DESTRUCTION DE LA CROISSANCE.

La réalité, c'est que, non seulement le taux de croissance a été réduit de plus de moitié entre la période 1950-1975 (AVANT la mise en application de la politique de libre-échange mondialiste de l'Organisation de Bruxelles) et la période 1975-2010 (APRES la mise en application de la politique de libre-échange mondialiste de l'Organisation de Bruxelles), mais que le sous emploi a augmenté démesurément, et que les inégalités se sont considérablement accrues. Le groupes dirigeants de l'économie (par exemple, l'Oréal) sont devenus de plus en plus riches, alors que les pauvres sont devenus de plus en plus pauvres.

En fait, cette évolution mène à une destruction progressive de l'économie française (et européenne) et, par là même, à une destruction inéluctable de la société française (et européenne).

(Bien entendu, il ne s'agit pas de remettre en cause les avantages incontestables et incontestés de l'organisation d'un libre-échange entre des entités économiquement, socialement et politiquement comparables, comme cela a été initialement le cas en Europe de l'Ouest, depuis l'entrée en vigueur du Marché Commun jusque vers 1975. Ce dont il est question ici, c'est du libre-échange mondialiste, c'est-à-dire de l'absence de préférence communautaire européenne).

Les partisans du libre-échange mondialiste soulignent que grâce aux délocalisations et aux importations en provenance des pays à bas salaires, jamais les prix dans les hypermarchés n'ont été aussi bas.

- Mais c'est là oublier que les consommateurs ne sont pas seulement des acheteurs. Ils sont également des producteurs qui gagnent leur vie et qui paient des impôts.

- Mais c'est là oublier que, pour ces consommateurs, la contrepartie réelle de ces importations à bas prix est finalement la perte de leur emploi ou la baisse de leur salaire, et des impôts accrus (il n'y a pas que les impôts directs !) pour couvrir le coût social du chômage et de la politique de l'emploi.

- Mais c'est là oublier que les consommateurs sont aussi des citoyens habitants dans des agglomérations urbaines, et qu'au fur et à mesure que le chômage et la pauvreté générés par la mondialisation augmentent, l'insécurité et l'instabilité des banlieues s'accroissent (Johan, vous exigez des exemples ?).

Dès lors, les avantages APPARENTS des produits bon marché sont plus que contrebalancés par leurs coûts économiques et sociaux de toutes sortes.

QUEL EST LA CAUSE PROFONDE CETTE EVOLUTION ? C'est INCONTESTABLEMENT la politique de libre-échange mondialiste mise en oeuvre depuis trente-cinq ans par l'Organisation de Bruxelles. Personne à ce jour n'a été capable d'en donner une explication alternative en accord avec les données de l'observation (A moins que vous, Johan, ...).

(Bien sûr, il existe des facteurs aggravants complémentaires, tels qu'une immigration excessive depuis les années 1960, ou une instabilité naturelle, et d'ailleurs croissante, du système monétaire et financier mondial - et bien d'autres facteurs encore. Et si vous tenez absolument, Johan, à expliquer par la prise en compte d'effets du troisième ordre, les phénomènes qui relèvent à l'évidence d'effets du premier, libre à vous ! Ne comptez toutefois pas sur moi pour vous suivre dans cette voie)

Les pays à bas salaires représentent aujourd'hui des milliards d'hommes et de femmes (contrairement à l'Irlande, qui ne représentait que quelques millions d'hommes et de femmes), et leur compétition ne peut qu'entraîner inexorablement dans les pays développés (et, tout particulièrement, en Europe) un nivellement des salaires (euphémisme, qui cache une stagnation - en réalité une baisse - des bas salaires par rapport aux coûts du logement, premier poste dans le budget de ces catégories sociales, et un accroissement considérable depuis trente ans des écarts entre ces bas salaires et les très hauts revenus) et une explosion du sous-emploi (ce qui rend désormais, en Europe, Johan, VOUS le savez PARFAITEMENT, toute croissance économique SIGNIFICATIVE impossible, sous quelque hypothèse que ce soit, à quelque horizon que ce soit ! A moins, Johan, que vous croyiez toujours à la relance économique promise en coeur par François Hollande et le MEDEF, suite à la réduction des charges sociales des entreprises, créatrice de un million d'emplois... Oui ?).

Au regard des faits, il est totalement impossible de soutenir que la destruction des emplois, la destruction de la croissance depuis trente cinq ans sont dues au progrès technique, aux rigidités sociales, ou à une conjoncture momentanément défavorable.

Si l'on considère les délocalisations et leurs implications, c'est incontestablement un comportement insensé que de poursuivre une politique économique qui enrichit ceux qui détruisent les emplois nationaux, et qui ruine ceux qui s'obstinent à employer leurs compatriotes.

Une telle politique, à vrai dire suicidaire (et pourtant voulue par la très grande majorité de la classe politique française et européenne, de « Gauche » comme de « Droite », et au service de laquelle se met la très grande majorité de la classe médiatique française et européenne, de « Gauche » comme de « Droite », sans compter quelques « opportunistes » et « carriéristes » de tous poils...), détruit peu à peu l'économie française (et européenne) et, par ses implications de toutes sortes, mène à la destruction de notre société.

Cette évolution va inexorablement se poursuivre, à moins qu'elle ne finisse par susciter partout (en Europe) des désordres sociaux qui contraindraient à un changement radical de politique ceux là même qui veulent imposer au monde une Idéologie erronée (comme toute Idéologie !) et ses Dogmes (On peut toujours rêver... Il est toutefois bien plus probable que les tenants de l'Ordre social et de l'Ordre racial ont encore chez nous de très beaux jours devant eux, n'est-ce pas ?). »

(PS : Si j'étais Chinois, je serais bien évidemment partisan du libre échange mondial, car cela serait alors dans mon intérêt : contrairement à une idée préconçue que l'on trouve encore chez certains idéologues, l'histoire économique du monde au cours de ces trente dernières années nous a empiriquement appris que le libre échange entre des Régions très riches et des Régions très pauvres n'enrichit pas les plus riches et n'appauvrit pas les plus pauvres mais, au contraire, enrichit les plus pauvres et appauvrit les plus riches - même si l'enrichissement des plus pauvres est, peut-être, plus grand que l'appauvrissement des plus riches, rendant ainsi, suivant une expression célèbre, le bilan du libre échange mondial « globalement positif », à la plus grande satisfaction des Adorateurs du libre échange ! Lorsque les Régions sont de richesses sensiblement comparables, comme cela était initialement le cas en Europe occidentale, le libre échange aboutit à ce que la richesse des plus pauvres s'accroît simplement plus vite que la richesse des plus riches - ce qui a effectivement été initialement observé en Europe de l'Ouest avant l'entrée dans l'Union européenne des pays de l'Europe centrale, et ce qui n'est effectivement en rien choquant).

Un commentaire, Johan ? Non, sans commentaire.

PS : Néanmoins, comment résister à l'envie de vous rappelez que la confrontation de la République Populaire de Chine, premier Etat confucianiste de l'Ère moderne, et des États-Unis d'Amérique, dernier Etat judéo-christiano-musulman de l'Ère classique, provoquant un déplacement du centre de gravité du Monde de l'Atlantique vers le Pacifique, sera certainement, avec l'émergence progressive de l'Inde, l'événement majeur du vingt-et-unième siècle. La fin du travail, le réchauffement climatique et la maîtrise génétique de son évolution par l'Homme devraient constituer trois autres événements significatifs du siècle présent. Ces événements devraient avoir des conséquences très importantes sur l'histoire de l'Humanité pour les cinq prochains siècles. Ajoutons pour mémoire - événement mineur celui-là - que la disparition, commencée au début du vingtième siècle, de l'Europe en tant que foyer de civilisation humaine sera probablement achevée vers la fin de ce siècle.

Tout le reste, Johan, fruit de notre aveuglement, est insignifiant.

NB : Si vous ne connaissez pas Maurice Allais, Johan, c'est pour une raison très simple : après son premier ouvrage de 1994 attribuant à la " mondialisation " la fin des " Trente Glorieuses ", il fut interdit de radio, de télévision et d'expression sur tous les journaux, magazines et grandes maisons de presse [seul l'obscur Éditeur Clément Juglar accepta de publier ces ouvrages contraires à la Pensée Unique, qui ne figurèrent jamais sur les présentoirs des libraires, qui furent évidement des flops totals quant aux ventes, et qui furent passés sous silence dans l'ensemble des périodiques français (Maurice Allais était Prix Nobel, tout de même !), à l'exception notable du journal " Le Monde " qui publia une critique incendiaire de « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : L'évidence empirique ». Seul le journal l'Humanité accepta de publier quelques articles de cet économiste LIBÉRAL, tout en précisant que le journal le faisait au titre de la " Liberté d'expression ", mais que les propos de Maurice Allais n'engageaient que lui, et en aucun cas le journal. Je dois avouer, qu'en temps réel, je n'ai jamais entendu parlé de ces ouvrages, même si je connaissais évidemment le nom du Prix Nobel Maurice Allais. Maurice Allais est mort le 9 octobre 2010.

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L'ADOPTION DU LIBÉRALISME PAR L'EUROPE ENTIÈRE EN 1975 S'EST DONC TRADUITE

. PAR ANÉANTISSEMENT QUASI-INSTANTANÉ DES " TRENTE GLORIEUSES " [que certains CONTINUENT d'attribuer au " choc pétrolier " !],

. PAR LA DESTRUCTION DE L'INDUSTRIE EN EUROPE,

. PAR LA DESTRUCTION DES EMPLOIS EN EUROPE,

. PAR LA DESTRUCTION DE LA CROISSANCE EN EUROPE ;

LA CARACTÉRISTIQUE MAJEURE DE L'IDÉOLOGUE HYSTÉRIQUE, FANATIQUE ET EXTRÉMISTE N'EST-IL PAS QU'IL NE TIENT AUCUN COMPTE DE L'EXPÉRIENCE, MÊME LORSQUE L'EXPÉRIENCE DÉMONTRE, SANS L'OMBRE D'UN DOUTE, QUE L'IDÉOLOGIE EN LAQUELLE L'IDÉOLOGUE EXTRÉMISTE " CROIT " EST TOTALEMENT FAUSSE !

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MAIS CA N'EST PAS TOUT !

L'ADOPTION DU LIBÉRALISME PAR L'EUROPE ENTIÈRE EN 1975 S'EST AUSSI TRADUITE :

. PAR LE DÉBUT DE L'APPARITION DU CHÔMAGE DANS TOUS LES PAYS EUROPÉENS, chômage qui constitue un véritable cancer qui DÉTRUIT lentement et de façon quasi-irréversible LA SOCIÉTÉ EUROPÉENNE ;

. PAR LE DÉBUT DE L'APPARITION DE L'ENDETTEMENT DE TOUS LES PAYS EUROPÉENNES, endettement qui avait au début comme fonction de MASQUER PAR UN ECRAN DE FUMÉE les effets catastrophiques sur les sociétés européenne de l'adoption par l'Europe du Libéralisme (Education, Santé, Bien-Etre, Recherche et Développement, Assurance vieillesse...) mais qui, à cause du sur-endettement qui s'est installé en Europe à la suite de " la crise des subprimes " en 2008, est maintenant hors de tout contrôle et parfaitement insoluble - comme TOUS les véritables économistes le savent ;

. PAR L'IMPOSSIBILITÉ, SUITE A L'ADOPTION DE L'EURO PAR UN GRAND NOMBRE DE PAYS EUROPÉENS, rendant IMPOSSIBLE POUR TOUS LES PAYS DONT LA VALEUR DE L'EURO EST SURÉVALUÉE (c'est-à-dire A PEU PRES TOUT LE MONDE, SAUF L'ALLEMAGNE), DE TOUTE RELANCE ECONOMIQUE, EN PARTICULIER EN FRANCE, que SEULE, une dévaluation des monnaies trop fortes [avec la " Préférence européenne ", c'est-à-dire le RÉTABLISSEMENT, tel qu'il existait AVANT 1975, de DROITS DE DOUANE AUX FRONTIÈRES DE L'EUROPE] permettrait [afin de REDUIRE LE NIVEAU DE VIE des populations européennes et, en particulier, de la population française] - ce qui est INDISPENSABLE pour corriger les DEGATS CATASTROPHIQUES engendrés en Europe par le Libéralisme, sans détruire le pays - car tuer le malade n'est jamais un " bon " remède ! On comprends bien pourquoi l'Allemagne, QUI SORTIRA VAINQUEUR DE LA CONFRONTATION EUROPÉENNE ACTUELLE GRACE A L'EURO, tient à faire durer le système jusqu'à ce que ses partenaires, à partir du début de la prochaine décennie, s'écroulent.

Etant, entre autre, d'origine germanique, je ne m'en plaindrai pas trop ; j'aurais quand même aimé que la France s'en sorte avec elle !

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Maintenant, laissons donc, cher Johan, nos lecteurs - et eux seuls - juger !

Cordialement.

En réponse à un message antérieur du 1 févr. 14 02:35:40 GMT+01:00
Christelle dit:
L.Robert,

Je vous réponds par correction, bien que je n'aie pas envie d'entrer dans ce débat. Si vous pouviez faire plus concis à l'avenir, cela m'irait mieux. Vous voulez enfermer les gens dans des cases et ce n'est pas juste. Je ne défends aucun parti dans la mesure où je crois assez peu à la politique, mais plutôt à l'action de chacun au quotidien pour tenter de faire avancer le monde. Vous me demandez où va ma sensibilité à aucun des dirigeants en ce moment. J'aimais les Victor Hugo, les Zola et de Gaulle bien sûr! Des gens morts et pour les deux premiers plutôt des socialistes, mais des vrais, des visionnaires, des hommes engagés qui n'ont pas eu froid aux yeux pour défendre des valeurs auxquelles ils croyaient.

Je trouve que le libéralisme dans son sens premier était une belle philosophie, celle de la liberté. Elle implique évidemment que les hommes ne laissent pas parler leurs bas instincts tels que la cupidité, l'écrasement de l'autre, le pouvoir etc...Peut-on obéir librement? Beau sujet de philosophie.

Bien des hommes n'ont pas accès à cette liberté vraie et pour un certain nombre d'entre eux le libéralisme ne fonctionne probablement pas, car il faut des lois sévères pour leur éviter certains débordements qui conduit parfois à l'exploitation de l'homme par l'homme. Par contre, je pense que vous vous trompez sur l'analyse que vous faites de moi (je vous ai expliqué mes sensibilités) et sur celle que vous faites de Johan que je trouve très honnête. Si tous les hommes étaient comme lui, le libéralisme ne poserait pas de problème à mon sens, puisqu'il a le sens de la mesure, qu'il respecte les autres, ne me semble pas mettre le profit en valeur N°1, mais la liberté. Or, si vous faites un peu de philosophie, vous verrez que savoir user de sa liberté est loin d'être une évidence: il faut faire les bons choix, être autonome (en grec nomos: la loi: savoir se donner à soi-même ses propres lois).

Je trouve que le mot libéralisme est devenu une caricature de ce qu'il signifiait originellement et ne serait-ce que pour son ou ses inventeurs, il est bon d'en revenir à la définition de base qui n'est pas celle utilisée par les médias et beaucoup de gens dont vous.

Pour le reste, je n'ai pas de solution miracle. La seule qui me semble bonne, c'est d'appliquer comme on le peut, au quotidien, ce dont on rêve. La société n'est que le reflet de ce que nous sommes. Les utopies ont souvent mené aux pires totalitarismes, il suffit de songer au communisme (85 millions de morts au nom d'une belle idéologie pourtant: l'abolition des classes!). Quant au nazisme, il était basé sur l'idée de créer une race parfaite, ce qu'on appelle l'eugénisme d'état. Là encore, la catastrophe... Dès qu'on veut gommer les faiblesses humaines, on sombre dans la violence et l'anéantissement de l'homme. Vouloir faire de l'homme ce qu'il n'est pas, conduit aux pires horreurs. Ce qu'il faut, c'est tenter d'être réaliste sans sombrer dans le pessimisme et essayer d'extraire de l'homme ce qu'il a de meilleur.

En réponse à un message antérieur du 1 févr. 14 09:53:39 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 1 févr. 14 11:25:15 GMT+01:00
L. ROBERT dit:
Bonjour Christelle,

Nous sommes encore plus d'accord que je ne le pensais !

Deux points cependant, très mineurs j'en suis certain :

1. " Vous voulez enfermer les gens dans des cases et ce n'est pas juste. "

Je suis un scientifique, et les scientifiques ne raisonnent que sur des MODELES de la réalité [il est IMPOSSIBLE de faire autrement ! Sinon, chère Christelle, on tombe dans la confusion et l'arbitraire le plus total]. Les " trois Droites " sont un MODELE de la Droite française [il y a d'autres MODELES de celle-ci ; ce Modèle, dû à René Rémond, me semble en général - et, de loin - le plus pertinent de tous].

Bien entendu, PERSONNE [ni vous, ni Johan, ni moi] ne rentre exactement dans aucun des tiroirs où on prétend le classer ! il y a 60 millions de Français, TOUS différents les uns des autres ; mais, même si vous vouliez faire de la " politique statistique " à la place de la " politique rationelle " [ce qui, tout comme la " mécanique statistique " par rapport à la " mécanique rationelle ", a bien un sens], une approche scientifique de la politique statistique [tout comme celle de la mécanique statistique] imposerait néanmoins l'existence d'un MODELE de " politique rationelle " [tout comme il existe des MODELES de la " mécanique statistique ", celui de Boltzman étant le plus connu et le plus utilisé].

2. " Je trouve que le libéralisme dans son sens premier était une belle philosophie, celle de la liberté. "

Non, charmante Christelle, vous tombez là dans le piège que nous tendent tous les Ultra-Libéraux et autres Néo-Cons car, le Libéralisme dans son sens premier est une belle philosophie, celle de " la Liberté, de l'Egalité et de la fraternité ".

Imaginez un instant une Société où il n'existe, ni soit " la Liberté ", ni soit " l'Egalité [des Droits et de la Dignité] ", ni soit " la Fraternité " : c'est l'Enfer ! ! ! Enlevez l'UN QUELCONQUE de ces trois termes, et il ne reste RIEN de ce qui fait la grandeur de notre Civilisation judéo-christiano-musulmane occidentale. [il existe d'autres formes de Civilisation, mais là n'est pas la question].

Une fois de plus, ce fut, chère Christelle, un immense plaisir de discuter avec une personne aussi sage, pure et raisonnable que vous.

Très cordialement.

PS : Fus-je, charmante Christelle, assez bref pour vous plaire ?
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Commentateur

Johan Rivalland
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Lieu : LEVALLOIS-PERRET France

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