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18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique, 3 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick of the Tail (2007 Digital Remaster) (CD)
Sorti en 1976, ce disque est le premier album de Genesis de la seconde époque (avec Phil Collins au chant, tout en conservant son poste de batteur). Fort de 8 titres absolument grandioses, d'une durée fort respectable de 51 minutes, doté d'une pochette qui laisse rêveur et qui illustre les différentes chansons, A Trick Of The Tail est un chef d'oeuvre.
Autant le dire tout de suite, cet album est parfait. Rarement un disque aura été aussi enchanteur. Il vous emporte carrément dans un autre monde, on se plaît à s'imaginer dans la peau des personnages des chansons. Chacune des chansons, d'ailleurs, offre une petite histoire, exception faite du final bien nommé, Los Endos, qui est un instrumental récapitulant les différents thèmes musicaux de l'album (et qui sera joué à chaque concert, en final, comme il se doit).
L'album s'ouvre par une des plus belles chansons du groupe, Dance On A Volcano, dont l'intro est tout simplement majestueuse. Passée cette intro qui va en puissance, lentement mais sûrement, la voix de Collins déboule, pour un grand moment dans l'histoire du rock progressif. La fin (leet the daance begiin, avec la voix alourdie de Collins) est un grand moment de folie douce, le morceau part littéralement en live, les bandes s'accélèrent, et pourtant, ça reste totalement maîtrisé. Changement de style radical avec le morceau suivant, Entangled, une ballade magistrale qui est probablement le moment le plus lyrique et émouvant du disque (ne serait-ce que pour sa fin, belle à pleurer, ces nappes de mellotron imitant des choeurs féminins - un passage réellement beau, émouvant, les yeux piquent).

Immédiatement suivi de l'énergique (voir son intro !) et délirant Squonk, chanson parlant d'un chasseur à la recherche d'un Squonk. Le Squonk, comme dit dans le livret, juste en-dessous des paroles, est un petit animal mythique, innoffensif, et remarquablement laid, une petite bête à fourrure (représentée sur la pochette) qui, à cause de sa laideur, vit seul, et ne cesse de pleurer amèrement toute la journée. Il est une proie facile pour les chasseurs (il suffit de suivre la piste de larmes au sol), et se laisse choper assez facilement. Mais une fois chopé, il se dissout, il fond littéralement en larmes (just a pool of tears), il disparaît. Pour ne pas revenir. Comme dit dans les paroles, all in all, you're a very dying race. On imagine que lorsqu'un Squonk fond totalement, il meurt. Sous ses aspects légers et vifs, Squonk est un fait une chanson assez triste.
Mad Man Moon, morceau le plus long de la première face (7,30 minutes), terminait ladite première face, sur une ballade sublime, riche en changements de rythmes, et sur laquelle la voix de Collins est tout simplement magistrale (les refrains sont beaux à chialer). La seconde face s'ouvrait sur le titre le plus anodin de l'album (il est néanmoins excellent), Robbery, Assault And Battery, chanson narrant les faits et méfaits d'un cambrioleur assassinant le propriétaire des lieux se rendant compte de sa présence (You've done me wrong !). Assez amusante, cette chanson est la plus simple du disque, et donc, la moins intéressante.

On passe ensuite au gros morceau de l'album, le titre le plus long (8 minutes), le sublimissime Ripples..., que le groupe, lors de sa dernière tournée (2007 - j'ai eu la chance de les voir au Parc des Princes le 30 juin 2007), a chanté, immense joie des fans. Cette chanson parle (et d'une sublime manière) des ravages du temps qui passe ('ripples' : 'rides'), Sail away, away, ripples never come back. Une vieille femme se regardant dans un miroir, et se voyant, jeune, du temps passé, style 'Portrait de Dorian Gray' en sens inverse. Superbe titre.
Le morceau suivant porte le même nom que le disque, à savoir A Trick Of The Tail. On y suit, apparemment, les découvertes d'un peuple étrange ayant découvert une nouvelle civilisation, la nôtre (they got no horns and they got no tails, they don't even know of our existence/Am I wrong to believe in a city of gold that lies in the deep distance, he cried : 'ils n'ont ni cornes, ni queues, ils ignorent notre existence/Ais-je tort de penser qu'une ville dorée se trouve dans le lointain ?'). Sur un rythme enlevé, une chanson vraiment sympa, qui, il me semble, a servi de lancement au disque, et sortit en single. On passe à la fin, Los Endos, qui récapitule l'album (bribes musicales de Squonk, Dance On A Volcano, par exemple) tout en proposant une conclusion imbattable, lyrique et donnant carrément envie de se replonger dans l'album.
A Trick Of The Tail est le pendant ensoleillé (surtout rapport à sa pochette) de l'album que Genesis sortira un an après, le magistral Wind And Wuthering. Tout aussi beau et indispensable que Wind And Wuthering (même si je préfère l'album de 1977, plus sombre et glacial), A Trick Of The Tail est un des trois plus beaux disques du groupe avec Wind And Wuthering (justement) et Selling England By The Pound (de 1973). En seconde position, l'album de 1977 se trouvant en first, et celui de 1973, en troisième.
Vous voulez du grand rock progressif ? N'attendez plus ! Ecoutez ce mémorable A Trick Of The Tail !
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Message initial: 4 janv. 11 01:23:59 GMT+01:00
Jp Le Goff dit:
C'est bien beau d'oublier si rapidement Peter Gabriel en ne voyant plus que Phil Collins,
mais que dire d'autre que sans Tony Banks, Genesis n'existerait pas... et c'est valable jusqu'en 2007 (When in Rome)... n'oubliez pas Tony !!!

En réponse à un message antérieur du 7 août 11 21:52:53 GMT+02:00
Vincent dit:
Superbe compte rendu. Ne connaissant à ce jour que partiellement cet album grâce au DVD "When in Rome", je me fais un devoir de me le procurer dès à présent. "Ripples" est d'ailleurs l'un des grands moments de ce DVD. A en pleurer !
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Lieu : Menucourt, Fr

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