Commentaire client

19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Drakul, 1 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula [Edition Deluxe] (DVD)
Bram stoker avait en son temps révolutionner le roman Victorien avec Dracula à l'instar d' Oscar Wilde et Le Portrait de Dorian Gray. Une époque sur les non-dits et la chasuble en guise de Blue Jean... En effet, deux romans se servant du fantastique pour mieux infiltrer la libido de l'époque sans choquer personne. Oscar Wilde sous prétexte de jeunesse éternelle comme thème discourait sur l'homosexualité tandis que Stoker parvenait sans faute de goût à faire monter la température en imaginant un conte Roumain venant de Transylvanie jusqu'en Europe pour mieux dépuceler des vierges Anglaises si chastes et si niaises. Les morsures et les différentes transformations qu'opérait Vlaad Tépés créature maudite, reniée par la Sainte mère l' église, représentant ainsi tout le bestiaire connu et récupéré des contes de Péreau... Le Loup, La chauve Souris, les rats, la vapeur verte... Autant d'animaux et d'éléments chargés de symbole et d'analogie rattaché aux choses de la sexualité.

Par contre, le roman de Stoker ne faisait jamais état d'un quelconque penchant amoureux pour une des victimes du conte. L'illustration du romancier se bornait uniquement à montrer les manifestations bestiales de ce que pouvait représenté un mâle hétéro assoiffé de sexe sans distinction et appartenance de caste pour l'époque...

Pour le film de Coppola, il est curieux donc de lire sur l'affiche qu'il s'agit là de la version la plus fidèle du roman de l'auteur du 19 ème siècle. Ce n'est pas tout à fait juste.

Pour les circonstances atténuantes qui pousserait le vampire de coppola à mordre et à tuer, il faut plutôt se pencher sur une romancière qui au début des années 80 à réinvestie en grande pompe le monde vampirique avec un éclairage nouveau sur ces caractères. Il s'agit d' Anne Rice; Entretien avec un Vampire, Lestat Le Vampire, Armand etc... Tous ses romans montrent en effet que ces personnages fascinants et dangereux étaient avant tout des humains au par avant et par le biais de leur transformation, leur pouvoirs et leur soif accrue, les ont non pas transformée en Vampire de la définition Larousse ne pensant qu'à montrer les crocs mais à sublimer les sentiments humains et notamment ceux de l'amour. Alchimie donc réussie dans la plupart des romans de cette Américaine Cajun.

Le film proposé donc, est un héritage narratif qui utilise les mêmes références de pudibonderie Victorienne magnifiquement traité avec son imagerie, ses décors et cette ambiance studio reflétant tout à fait les longues descriptions du roman de Stoker, l'aspect épistolaire du roman d'origine est ici traité de même et converge vers une forme inattendue et servant judicieusement le propre récit du film, sa construction, jusqu'à des détails ornementaux. Le film devient ainsi objet visuel non pas d'un film dans le film mais d'un film dans le roman, une mise en abîme qui passerait par les écrits, ses origines pour se transformé au fur et à mesure en une histoire de papier à une histoire en celluloîd et fusionné donc ainsi avec ce renouveau littéraire et moderne orchestré par Anne Rice. Une telle déclaration d'amour à la fiction et au cinéma donc n'avait pas été faite depuis Godard et son Histoire Du Cinéma.

le nouveau Dracula tue peut être mais plus avec plaisir. Il est une de ses créatures romantiques, tristes recherchant depuis des centaines d'année sa défunte amante sacrifié à l'ennemi et aujourd'hui réincarnée sous les traits d'une jeune fille Anglo-saxonne.

Tout y est magnifisciance; les costumes, le nouveau look proposé pour un Dracula campé par Garry Oldman tour à tour inquiétant, attirant, beau, touchant et pathétique.
Alors que Francis Ford Coppola n'avait plus rien à proposer en terme de cinéma, il revient avec un chef d'oeuvre, une synthèse sur l'amour, celui des sentiments et des amants, l'amour du cinéma, de cet objet infini et fascinant, l'amour des histoires, des contes et merveilles, du bestiaire de monstres qui hantent nos nuits et règne sous notre lit.
Tout avait déjà été dit par Lewis Caroll, Perreau, La fontaine... En littérature, peut être au théâtre mais jamais encore au cinéma.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non

[Ajouter un commentaire]
Publier un commentaire
Pour insérer un lien produit, utilisez le format : [[ASIN:ASIN titre-produit]] (De quoi s'agit-il?)
Amazon affichera ce nom avec vos soumissions, y compris les chroniques de clients et les posts de discussion. (Plus d'informations)
Nom :
Badge :
Ce badge vous sera affecté et apparaîtra avec votre nom.
There was an error. Please try again.
Consultez lintégralité des directives ">ici.

Remarque Officielle

En tant que représentant de ce produit, vous pouvez publier un commentaire officiel sur cette évaluation. Il apparaîtra immédiatement au-dessous de l'évaluation, quelle que soit l'emplacement où celle-ci est affichée.   Plus d'informations
Le nom et le badge suivants seront affichés avec ce commentaire :
Après avoir cliqué sur le bouton Publier, vous serez invité à créer votre nom public qui sera affiché avec toutes vos contributions.

Ceci est-il votre produit ?

Si vous êtes l'auteur, l'artiste, le fabricant ou un représentant officiel de ce produit, vous pouvez publier un commentaire officiel sur cette évaluation. Il apparaîtra immédiatement au-dessous de l'évaluation, quel que soit l'emplacement où celle-ci est affichée.  Plus d'informations
Sinon, vous pouvez toujours publier un commentaire normal sur cette évaluation.

Ceci est-il votre produit ?

Si vous êtes l'auteur, l'artiste, le fabricant ou un représentant officiel de ce produit, vous pouvez publier un commentaire officiel sur cette évaluation. Il apparaîtra immédiatement au-dessous de l'évaluation, quel que soit l'emplacement où celle-ci est affichée.   Plus d'informations
 
Délai système expiré

Nous n'avons pas pu vérifier si vous représentez le produit. Veuillez réessayer ultérieurement, ou réessayez maintenant. Sinon, vous pouvez publier un commentaire normal.

Puisque vous avez déjà publié un commentaire officiel, ce commentaire apparaîtra dans la section du commentaire ci-dessous. Vous pouvez également modifier votre commentaire officiel.   Plus d'informations
Le nombre maximal de commentaires officiels a été atteint. Le commentaire apparaîtra dans la section du commentaire ci-dessous.   Plus d'informations
Aller s'identifier
 

Remarques


Trier par: Le plus ancien en premier | Le plus récent en premier
Afficher les messages 1-2 sur 2 de cette discussion.
Message initial: 28 févr. 13 12:21:38 GMT+01:00
pigne dit:
C'était l'adaptation que j'attendais...tout est réussi et le grand Bram doit se réjouir d'ou il est de voir ainsi adapté son magnifique roman.
Dans un style bien différent mais ma foi très intéressant Nosferatu avec Klaus Kinski...Bien amicalement

En réponse à un message antérieur du 28 févr. 13 16:14:04 GMT+01:00
Touzot dit:
...En fait, il y a une autre influence dans ce film. En effet, Coppola tout en essayant de restituer l'ambiance guôtique du roman, utilise les écrits de Anne Rice où l'on évoque le thème du vampire sous l'angle plus humain.
‹ Précédent 1 Suivant ›

Détails de l'évaluation

Article

4.1 étoiles sur 5 (93 commentaires client)
5 étoiles:
 (54)
4 étoiles:
 (15)
3 étoiles:
 (12)
2 étoiles:
 (2)
1 étoiles:
 (10)
 
 
 
EUR 19,90
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Commentateur


Lieu : france

Classement des meilleurs critiques: 30.032