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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Indispensable mais..., 31 décembre 2012
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Glenn Gould Bach Edition (CD)
Arrivant après la bataille (puisque plein de commentaires ont déjà fait le travail avant moi), je ne vais pas y aller de mes dithyrambes sur Gould jouant Bach... Comme beaucoup, je suis ravi par ce coffret, et suis très heureux qu'on me l'ait offert... L'intelligence musicale supérieure du pianiste le plus controversé de l'histoire me fascine depuis des décennies, et je ne vais pas essayer de convaincre les allergiques à son jeu du bonheur que donnent les disques de Gould... Un tel coffret était indispensable et vient combler une attente enfin satisfaite.
Je souhaite juste faire état de petites critiques que j'espère utiles sur cette édition intégrale. En effet, si l'objet est beau, si les enregistrements me semblent rendre justice aux originaux (ça sonne bien), la conception matérielle de la chose me fait avoir quelques regrets :

- le parti pris très en vogue de "faire analogique" dans la présentation, reproduisant à l'identique les pochettes des éditions vinyle originales, et dans l'ordre de leur parution, s'il est charmant et donne un petit goût d'authenticité tout en cultivant un effet de mode "vintage" conforme au fétichisme ambiant, a le défaut de diviser par 6 la taille d'origine, ce qui implique que les caractères des textes au dos des pochettes sont eux aussi divisés par 6, les rendant illisibles sans loupe, même, je pense, avec une bonne vue, d'autant qu'à cette taille-là, ils ont une mauvaise définition... Dommage. Bien sûr, c'est ce texte qui est repris dans le livret (mais j'y reviendrai), mais alors pourquoi l'avoir laissé au dos des pochettes au lieu d'y mettre un "track listing" clair ?
- Du coup, sur la plupart des galettes (elles aussi affublées d'un aspect vinyle), on a seulement 30 à 40 minutes de musique, soit la moitié de ce qu'on peut mettre sur un CD, doublant inutilement le nombre de CD du coffret, et augmentant donc son coût, évidemment...
- le livre/livret fourni avec, de bien belle qualité et broché, et comportant de belles photos imprimées avec soin, présente lui aussi quelques inconvénients : d'abord, son format rectangulaire, pas calqué sur les CD, a nécessité de faire un coffret pouvant le contenir, ce qui a agrandi la largeur du coffret d'un bon tiers, puisque la surface horizontale du coffret fait celle du livre rangé à plat, et l'espace vide, pas occupé par les CD, est comblé par du vulgaire carton blanc, là où, tant qu'à faire, on aurait aimé, quitte à occuper cet espace inutile et assumer le fétichisme de ce genre d'édition, voir placer des documents inédits supplémentaires, un ou deux gadgets "collector", tant qu'on y est... Bref, les disques occupent moins des deux tiers du coffret, et le livre venant se mettre au-dessus, ça nous donne une boîte de 22cm de large, 15 cm de profondeur, et surtout 16 cm de haut, ce qui, chez un mélomane organisé qui a des meubles conçus pour accueillir les CD, pose un problème technique que je n'ai pas encore résolu : où ranger ce truc aux proportions inusitées, et trop gros ? Pour le moment, je n'ai pas trouvé de solution (inutile de me proposer de m'en débarrasser, je vous vois venir...). Au moins, les énormes coffrets Brilliant Classics respectent le format CD...
- autre critique mesquine et bassement matérielle sur le beau livret qui accompagne cette édition, avec un très beau papier épais, mat et lisse, qui ne comporte pas moins de 192 pages : si le texte de présentation générale est en trois langues, dont le français, en revanche, les commentaires de chaque disque sont uniquement en anglais, se contentant de reprendre à l'identique le texte au dos des pochettes. Pas grave tant qu'il ne s'agit que des "track listing", que tout le monde comprend, mais ceux qui ne maîtrisent pas bien l'anglais ne peuvent donc pas profiter vraiment des commentaires souvent intéressants sur l’œuvre ou l'interprète... Bien sûr, on peut penser que beaucoup de mélomanes lisent assez facilement l'anglais. C'est globalement mon cas, mais je constate que l'anglais des commentaires n'est pas forcément l'anglais international si répandu et à la portée d'à peu près tout le monde aujourd'hui : il n'est en effet pas rare de trouver ici un style soutenu, nécessitant la connaissance d'un certain nombre de tournures idiomatiques... Une traduction aurait été bienvenue... Or, à l'époque des éditions originales, on n'hésitait pas à adapter la langue des livrets aux marchés de destination selon les pays... Et ça revenait pourtant plus cher alors... Pourquoi ne l'a-t-on pas fait ici ? Les joies d'un marché mondialisé où on ne s'embête plus à adapter le produit à la demande...
- Enfin, les pochettes des CD reproduisant les originales sont conçues comme elles, et comportent donc sur le dos les références des disques. C'est donc ces dos qui sont apparents quand on ouvre le coffret et qu'on veut choisir... Très bien, mais ce coffret s'ouvrant par le dessus, ça signifie que les pochettes ont les fesses en l'air, si je peux me permettre cette hardiesse... Or, à votre avis, de quel côté de la pochette est l'ouverture pour saisir le CD ? Comme pour un vinyle, à l'opposé, bien sûr... A ben oui, mais alors, quand on prend la pochette pour la sortir du coffret, ça veut dire que l'ouverture est à l'opposé, en-dessous, vers le fond de la boîte ? Oui, c'est exactement ça, et si vous ne pincez pas assez la pochette pour bloquer en même temps le CD qu'elle contient, et bien le CD glisse, sort de sa pochette, et tombe dans le coffret, et vous retirez une pochette vide, à condition que le CD ne tombe pas un peu plus tard, quand votre main n'est plus au-dessus de la boîte... Astucieux, non ?
- Dernier petit détail matériel agaçant : les pochettes doubles, accueillant donc deux CD, sont ouvertes non pas sur l'extérieur, mais vers l'intérieur, au pli central de la pochette ouverte, contrairement à une double pochette d'édition vinyle, ce qui oblige à une gymnastique délicate pour aller chercher chacune des deux galettes, avec les doigts, en tirant bien, car elles ne sortent pas toutes seules en glissant, et en essayant de ne pas tordre la pochette... Je sais que ça n'embarrasse que les mélomanes maniaques, mais je sais aussi que nous ne sommes pas rares dans cette communauté, et que les petits inconvénients évoqués vont en faire sourire quelques-uns... Et, tant qu'à copier les pochettes originales, pourquoi ne pas en avoir respecté le système d'ouverture ?
Bon, j'avoue, j’ergote, mais ça n'est quand même pas très futé...

Quelques remarques sur le contenu, maintenant :

- on aurait pu nous épargner la version "stéréophonisée" en 68 des Goldberg (CD 14), qui sonne moins bien que l'enregistrement de 55... Avec cette mouture absolument sans intérêt, ça fait tout de même 5 CD du coffret consacrés à ces variations (4 versions plus ce truc inutile) ...
- Je passe sur le CD 35, livrant une interview de Gould de 54 minutes, ainsi que sur le 37, où figure une discussion sur les Goldberg, pour évoquer plus incongru et cette fois totalement inutile : le CD 36, où l'on entend Gould dire en allemand un commentaire sur son travail et sur la musique de Bach, dont on trouve la traduction en anglais dans le livret ! Gould parlait allemand, c'est sûrement bon à savoir, mais bon... Et le CD dure 17 minutes.
- Le dernier CD du coffret vaut aussi son pesant de cacahuètes : des bouts de prises loupées où l'on entend Gould commencer à jouer puis s'arrêter, parler, et ainsi de suite... On ne l'entend pas chantonner dans les toilettes du studio, mais si ça existe, faut l'ajouter à la prochaine édition...
- Enfin, parlons des DVD. En ce qui me concerne, je les trouve très intéressants, mais il faut tout de même remarquer que, allez savoir pourquoi, les trois premiers, où Gould parle à plusieurs reprises, ne sont pas sous-titrés, alors que les 3 autres le sont... Négligence ?

Voilà, j'ai fini de faire le ronchon, et tout ça ne m'empêche pas de me délecter des bijoux rangés dans ce coffret, mais ces défauts mis bout à bout me donnent vraiment l'impression d'une opération commerciale pas pensée avec tout le soin souhaitable... Coffret pas pratique, surdimensionné, disposition des CD discutable, livret unilingue réservé aux anglophones, quelques documents sans intérêt, des sous-titres manquants, le tout pouvant tenir sur presque 2 fois moins de galettes... En supposant le coffret mieux conçu, moins "luxueux" (le luxe ici ne consiste que dans un habillage tissu et le livret, point barre), et le tout reporté sur 25 galettes maximum, ça aurait sûrement permis de rendre heureux beaucoup plus de mélomanes encore, notamment les désargentés, car je pense que tout ça aurait très bien pu ne coûter que 40 ou 50 euros...

Mais patientez : avec un peu de chance, si le support CD ne meurt pas dans les années qui viennent (c'est pas gagné), une édition économique, dans un boîtier ordinaire, sans livret, juste avec le "track listing", sera peut-être achetable deux fois moins cher...

C'est ce qui justifie les 4 étoiles, étant entendu que le contenu discographique en vaut plus de 5...
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Message initial: 10 janv. 13 23:36:28 GMT+01:00
Mouais... Tout ce que que vous évoquez en ronchonnant n'est pas dénué d'un certain bon sens. Mais vous exagérez sur de nombreux points.

- Sur le format : à contenu exceptionnel format exceptionnel, et c'est tant mieux. Allez, vous trouverez bien un endroit où le ranger, ce n'est pas non plus une armoire normande ! Et du coup, le livre est agréable à lire et à manipuler, ce qui n'est pas si souvent le cas dans les coffrets de CD (je ne parle même pas de Brilliant dont les livrets sont parfois nuls ou transférés sur des cédéroms pratiquement inutilisables).

- Sur l'aspect vintage en format réduit : c'est vrai que c'est petit mais ça a quand même de la gueule, non ? Et surtout, les textes sont reproduits par ailleurs, très bien mis en page dans le livre, alors je ne vois pas l'inconvénient.

- Sur le rangement des disques ouverture en bas : à moins de réserver l'usage de vos disques à des orgies grunge fréquentées par des épileptiques maladroits, une manipulation normale ne présente aucun risque, faudrait pas pousser non plus...

- Sur l'anglais non traduit : ben oui, Columbia est une marque américaine, GG un artiste anglophone, les auteurs des notices aussi, il vaudrait mieux se réjouir de pouvoir accéder à l'ensemble de ces textes (dont certains - pas tous - sont passionnants) et remercier cette publication de nous faire profiter de ce bel anglais qui nous change du globish en vogue (chez Brilliant notamment, encore !).

- Sur la durée des CD : là c'est le pompon ! 30 à 40 minutes, mais oui, heureusement, respect du programme original, conforme à une capacité d'attention optimale de l'auditeur, et conforme à l'intention des artistes. Rien de plus insupportable que cette manie de bourrer les disques jusqu'à 80 minutes sans réelle nécessité ou cohérence artistique. Ici bien souvent on peut revivre les sessions d'enregistrement comme si on y était (façon de parler...) sans trop de sauts temporels absurdes. Vous avez accès à ces séances telles que Gould les a voulues, et ça ne vous convient pas ? Là je ne vous suis plus.

S'il y a bien un "produit commercial" qui a fait l'objet d'un soin particulier et d'un respect vis-à-vis des oeuvres et de l'interprète, c'est bien celui-ci, oasis de qualité dans le désert actuel de l'édition discographique (la version 2012 du Ring wagnérien de Solti fait aussi exception, en bien plus dingue, allez jeter un oeil !).

Cela dit, entièrement d'accord avec vous sur les doubles, le système de pliage et d'ouverture est débile, n'a rien d'authentique et n'est bon qu'à fatiguer les disques, les pochettes et les nerfs ! C'est une économie injustifiable.

Enfin, tant qu'à ronchonner, vous auriez dû vous en prendre aux quelques rares vraies lacunes : absence d'index des oeuvres, fautes de timings répétées dans les "tracklistings". Et surtout la présence superflue de quelques disques dont le contenu n'apporte rien à l'ensemble Bach/Gould : le concerto couplé avec celui de Beethoven qu'on retrouve (même enregistrement) dans un autre volume, la B.O. de Slaughterhouse 5 qui non seulement n'apporte rien d'autre que des enregistrements préexistants mais en plus n'est pas complète (la pièce d'orgue par L.Rogg a été retirée du CD pour des questions de droits alors qu'elle est commentée par GG dans le texte original !), et The little Bach Book, simple compilation dont toutes les plages se retrouvent ailleurs dans le coffret. Et peut-être aussi le bidouillage en fausse stéréo des Variations de 1955, peut-être amusant en 1968 mais sans intérêt réel. Les textes d'accompagnement de ces 4 disques auraient amplement suffi, étant donné que les musiques (de Bach par Gould) font de stricts doublons au sein même du coffret. Mais bon, pour quelques disques de plus, je veux bien admettre qu'il fallait respecter le concept d'"intégrale" jusqu'au bout.

Bon, allez en paix, restez critique mais sachez profiter de ce qui est peut-être hélas l'un des derniers feux de la musique éditée physiquement. Après il sera trop tard : Bach, Gould, l'harmonie, l'histoire, la civilisation, l'humanité... Tout le monde s'en foutra bien quand les livres et les disques auront définitivement disparu et que seuls les "amis" de la "face de bouc" garderont leur sourire, figé et virtuel !

En réponse à un message antérieur du 10 févr. 13 23:05:37 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 11 févr. 13 11:35:04 GMT+01:00
EB dit:
Bonjour,

désolé de répondre si tard, mais ça n'est pas simple de trouver le temps de le faire de façon circonstanciée...
Vous allez sûrement me pardonner de vouloir défendre ma position...

Je crois que la différence entre votre point de vue et le mien, c'est que le vôtre ne refuse pas une pointe d'élitisme et de fétichisme (il n'y a rien d'insultant dans ces termes) d'une édition plus onéreuse, plus gadget et moins pratique qu'elle pourrait l'être, point de vue que je n'adopte pas. En effet, je privilégie le côté pratique, lorsqu'il s'agit de CD, qui ne rivaliseront jamais avec le luxe des éditions vinyle, et qui courent absurdement après une mode les singeant d'une manière mesquine, à cause principalement de leur taille beaucoup plus petite...
Non, je ne vois aucun intérêt à copier les pochettes originales, quelque sympathique que soit la démarche : quand on a un certain nombre des Gould en vinyle (ce qui est mon cas et sans doute aussi le vôtre), l'aspect des éditions CD paraît ridicule et déplacé, puisque la conception d'origine ne convient pas à une pochette aussi petite... Mieux vaut concevoir un nouvel habillage adapté au support, et ne pas essayer de faire passer un CD pour un vinyle. J'ai toujours ma discothèque anté-numérique, mais ne suis pas nostalgique, et trouve confortable d'utiliser les avantages que les CD peuvent offrir, comme le fait de pouvoir regrouper par exemple les Toccatas sur un seul CD, ou le Clavier bien tempéré sur un minimum de galettes etc... Ça fait trop long d'un coup ? Oui, sans doute, mais c'est l'auditeur qui choisit d'arrêter l'écoute quand il le souhaite... Il est bien clair qu'on n'écoute pas le clavier bien tempéré d'une traite, mais je n'ai pas besoin que l'édition choisisse à ma place quand arrêter l'écoute...
Justement, quand vous dites que le respect des durées originales des disques correspond au choix des artistes et des sessions, je crois surtout qu'il s'agit des limites techniques du support de l'époque, dont chaque face pouvait difficilement dépasser les 20 minutes...

On pouvait très bien envisager une intégrale par ½uvres et pas par date de parution des enregistrements... Tout cela est bien du fétichisme, certes flatteur et plaisant, mais discutable.

Pour ce qui est de la traduction absente, je me permets de maintenir là encore mon point de vue. Cette absence est sans doute surtout due à une paresse éditoriale, et à la façon dont fonctionne aujourd'hui un marché mondialisé, imposant au monde entier un produit unique, indifférencié, les maisons de disques ne faisant plus l'effort d'adapter le produit au marché (français par exemple), comme cela se faisait pourtant à l'époque du vinyle, comme l'attestent les commentaires sur les pochettes des Gould que j'ai... C'est simplement une économie sur un coût jugé inutile, et non le noble souci de respecter le texte original... Et puis, même si vous maîtrisez cet anglais parfois exigeant des pochettes originales, ce qui est aussi à peu près mon cas, vous devez bien concéder que ça n'en facilite pas l'accès aux mélomanes à qui ces textes restent obscurs... C'est là votre pointe d'élitisme que je signalais tout à l'heure. Or on ne peut tout de même pas reprocher à des gens capables d'aimer le jeu de Gould de ne pas en maîtriser la langue... Excusez-moi de trouver ça tout de même un peu choquant... Et puis ces textes n'étant pas de la littérature, et encore moins de la poésie, à moins de considérer les mots exacts de Gould et des autres rédacteurs comme paroles d'évangile, je ne vois pas ce qui justifierait vraiment de ne pas les traduire...

Sinon, quand je parlais des coffrets Brilliant, vous avez raison de souligner leur nullité éditoriale en ce qui concerne les livrets... Mais le format des coffrets arrange tout le monde, ou presque... C'est à ça que je faisais allusion, et, personnellement, j'apprécie cette optimisation de l'espace, tout en gardant un aspect global correct.

Je persiste donc à penser que cette édition n'est qu'à demi soignée, qu'elle pourrait être mieux faite, et surtout coûter moins cher si elle avait été un peu mieux conçue (je ne parle pas, néanmoins, de bourrer n'importe comment les CD, mais de façon logique, thématique et pertinente, comme Columbia l'a fait pour des éditions séparées des concertos, par exemple)... Or, si cet argument ne vous touche peut-être pas, ce que je peux comprendre, acceptez l'idée que d'autres y soient sensibles...

Enfin, avouez que, depuis votre réponse, il vous est arrivé au moins une fois de voir glisser le CD hors de sa pochette, ou d'essayer traitreusement de le faire, au moment où vous saisissez l'une d'entre elles dans le coffret... N'étant pas plus manche que la moyenne, cela m'est arrivé plusieurs fois, non pas avec chute de la galette, mais juste l'amorce du glissement que l'on empêche parce qu'on s'en est rendu compte...

Sinon, j'ai ajouté dans mon commentaire quelques remarques sur le contenu (je n'avais pas pris le temps de le faire plus tôt), pour être à peu près complet dans mes récriminations (je n'évoque pas l'absence d'index, car ça ne me gêne pas, connaissant assez bien l'ordre et la répartition des enregistrements de Bach par Gould)... Et je fais partie, bien sûr, car je suis d'accord avec vous sur les points que vous évoquez, de ceux qui ont jugé votre commentaire utile... Nous sommes en désaccord sur des broutilles, en fait... Mais ça fait causer...
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