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Le roman des romans,
24 avril 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une veuve de papier (Poche)
"La veuve de papier" est un livre où pratiquement tous les personnages, sauf le policier Harry, sont écrivains. Ça donne à Irving l’opportunité pour des considérations très importantes sur la nature, le fin et la technique du roman qui font part, pour moi, de la fascination d’un livre qui pourrait bien être décrit par ces mots d’un des personnages, Ruth : "Tout romancier digne de ce nom doit être capable d’inventer un personnage plus intéressant qu’une personne réelle" et aussi par la phrase "des personnages subtils et complexes, et des histoires déchirantes étaient des impératifs catégoriques pour tout roman digne de la postérité".
C’est ainsi le cas de "La veuve de papier", un livre qui laisse au lecteur une impression de beauté tranquille et mélancolique. Tous les personnages sont en fait "subtils et complexes", et l’histoire est décidément "déchirante" (à voir la touchante histoire de la morte de Thomas et Timothy, les deux fils de Marion et Ted, dans un accident de la route).
Pour moi, c’est un roman à la hauteur de "L’œuvre de Dieu, la part du Diable" et de "Le Monde selon Garp" et, comme on lisait sur la jaquette de édition américaine, "a joy to read".
En plus, quelqu’un devrait réellement écrire les merveilleux contes pour enfants de Ted Cole, dont l’auteur nous présente seulement quelques morceaux exquises.
Ils auraient un succès immédiat.
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