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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Mauvais Anges (Poche)
Pierre et Gérard ont quinze ans, sont cousins, vivent sous le même toit, avec leurs deux pères veufs. Ils ont l'âge des premiers émois, de la découverte libidinale. Ils s'aiment, se haissent, se blessent, s'entretuent. Eric Jourdan, son auteur, l'aurait écrit à l'âge de 16 ans. C'est impressionnant.J'ai lu ce livre dans la journée, il n'a pas été sans me rappeller le style légèrement érotique, l'amour de la France d'avant. Les temps ont bien changé, on ne s'aimait pas au début du siècle passé comme on s'aime aujourd'hui. Si les relations hétérosexuelles étaient enlisées dans des codes de conduite lourds et ridicules, rien ne réglait la question de l'homosexualité, si ce n'est une interdiction, la maladie mentale, le pêché, la bonne morale. Pierre et Gérard s'aiment, et ce n'est pas rien. Face à un amour passionnel, qui nous dévore tout au long de la lecture -en deux actes, le premier du par Pierre, le second par Gérard-, tout est possible. L'amour est la violence se conjuguent avec la même force, créant une relation amoureuse particulière, mais terriblement forte, puissante, ennivrante. On comprend la souffrance des amours masculins de l'époque. S'aimer à la folie, et ? Quel avenir ? S'installer dans un trois pièces dans le marais, possible aujourd'hui, pas à l'époque. Le seul choix est de renier l'amour, renier sa vie, ses envies, sa sexualité, son instinct, au profit d'une vie bien rangée. L'alternative, ultime moment d'amour, est de figer à tout jamais cette relation dans l'état ou elle se trouve. Belle, puissante, et destructrice. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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Lieu : Paris, France
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