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Ce commentaire fait référence à cette édition : Baudelaire: Le soleil noir de la modernité (Poche)
La collection Gallimard Découvertes se singularise par sa beauté : papier glacé, nombreuses reproductions impeccables de peintures, autographes, gravures (etc.) et, en fin d’ouvrage, un cahier gris réunissant des textes relatif au sujet du livre… Ce Baudelaire – le soleil noir de la modernité de Robert Kopp procure donc un réel plaisir à celui le prenant en main. Le regard se pose tout d’abord sur une superbe couverture représentant le grand Charles avec son regard puissant et inquiétant, striée par des autographes gaufrés rouges du poète. A l’intérieur de l’ouvrage, Robert Kopp raconte de manière brève la vie de Baudelaire, se concentrant principalement sur les influences esthétiques du peintre, son parcours littéraire mince et le procès fait aux Fleurs du mal.Obligé par le format du livre relativement court et l’exigence presque constante de traiter une thématique en deux pages, Robert Kopp doit faire l’impasse sur nombre d’éléments pourtant intéressants. Ainsi, si on apprécie de voir présenter la relation unissant le poète à Delacroix et la façon dont il se rassasie de ses œuvres comme pour se préparer à écrire ou encore si on goûte les remarques de Baudelaire sur l’influence qu’exerça Poe sur son écriture, on regrette que l’auteur soit si silencieux sur nombre de points concernant la vie de Baudelaire comme ses relations avec les femmes, ses débauches et ses phantasmes – car finalement, on ne sait pas si les poèmes des Fleurs et du Spleen de Paris sont tous inspirés par une vie vraiment dissolue ou tiennent plus du fantasme. On apprécie par contre le dernier cahier qui permet de recueillir quelques éléments de défense et d’accusation autour du procès des Fleurs : l’occasion de constater que la défense insista sur le côté duel des textes, expression d’une fascination du Mal, mais aussi comme repoussoir à la manière des Maximes de la Rochefoucauld qui condamnent toute espérance de vertus pour mieux les exalter. Toutefois, les impressions de spécialistes sur Baudelaire reproduites ne sont pas toutes d’un grand intérêt, loin s’en faut. Au final, ce livre déçoit par son contenu, manquant de force et de passion, un peu trop scolaire dirons-nous, mais la beauté de l’ouvrage et son élégance rattrapent ces quelques défauts. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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