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Claviers et assimilés...,
16 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mr. Hands (CD)
Enregistré en 1980 à San Francisco, ancien fief de Sly and the Family Stone ( hommage volontaire ou signe du destin ? ), Mr Hands poursuit dans la lancée des précédents albums d'Herbie Hancock ( Head Hunters, Future Shock et Rock It en particulier ) un travail expérimental visant à créer une fusion harmonieuse du jazz et du funk.
Mr Hands est un disque à géométrie variable en termes d'effectif. Différents ensembles se succèdent d'un morceau à l'autre, tous menés de main de maître par le pianiste et multi-claviériste.
Le funk réjouissant de "Spiraling Prism" ouvre plutôt bien l'album grâce notamment au bassiste Byron Miller, qui connait bien son affaire.
Le "Calypso" qui suit ( en trio avec Ron Carter et Tony Williams ), tatonnant entre piano acoustique et sonorités électroniques au goût de carillon javanais, laisse un peu plus sceptique.
On oublie vite ces impressions mitigées en découvrant la clé de voute de l'album : "Just Around the Corner" tout d'abord. 7'34 de groove impertubable enclenché par un riff de basse explosif de Freddie
Washington. Se joignent à la fête le batteur Alphonse Mouzon ( ancien de Weather Report ), l'inclassable guitariste Wah Wah Watson, et la percussionniste Sheila E, future collègue de Prince. Rien que ça !
"4 A.M." ensuite. Un morceau plus en retenue, avec un Jaco Pastorius félin mais raisonnable, qui offre aussi bien des passages méditatifs ( l'oncle Herbie entremêle ses différents claviers et expérimente à tout-va ) que des breaks très efficaces ( le batteur Harvey Mason et le percussionniste Bill Summers dynamisent énormément le groupe, sur le thème en particulier ).
On peut encore déguster "Shiftless Shuffle" avec les Head Hunters originaux ( Mason et Summers à nouveau, mais aussi Paul Jackson et Bennie Maupin ) pour un jazz ébouriffé après une introduction
quasiment rock'n roll, puis le final "Textures", pas déplaisant mais un peu fade et suranné, dans lequel Hancock joue de tout et synthétise plus que de raison ! Un morceau qui illustre bien en tout
cas le titre de l'album et les sonorités multicolores triturées du début à la fin. Un album qui reste assez convaincant et attachant trente ans plus tard.
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