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4.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST, 27 novembre 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fly To The Raimbow (CD)
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST MARS 1982 N° 164 Page 46/47
2° Album 1974 33T Réf : RCA PPL.1.40251
...Pris de cour par la défection de Michael, les Scorpions cessèrent d'exister pendant quelques mois, mais dès l'été 1973; ils réapparaissent sous une formation totalement remodelée, seuls les inamovibles Rudolf et Klaus restant du team précédent. En plus d'une section rythmique totalement renouvelée, en personnel comme en esprit (avec l'arrivée de Francis Buchholz, le solide et sympathique bassiste blond, et de Jürgen Rosenthal aux drums), les Scorpions avaient su trouver la perle rare pour remplacer Michael Schenker ; ils avaient, en effet débauché un jeune hystérique du manche du nom d'Ulrich Roth, Uli pour les amis, pur produit moustachu de l'ère psychédélique et hippie, mais surtout hallucinant guitariste, très imprégné de Jimi Hendrix, qui n'allait avoir aucun mal à faire oublier son prédécesseur.
Il faut dire que depuis qu'il est apparu, Roth a toujours fait partie, sans aucune contestation possible, du club très sélect et très fermé des vingt guitaristes les plus doués et les plus inspirés de la planète. En fait, c'est un groupe totalement métamorphosé, beaucoup plus métallique et enflammé, qui apparaît alors. Ce n'est qu'avec cette formation que l'on peut vraiment considérer nos venimeux comme un groupe de hard, et dès le début, un des meilleurs.
Le public allemand est tout secoué de cette transformation et adhère instantanément à ce groupe sévérement plus plombé. Les Scorpions new look décrochent très vite un nouveau contrat avec RCA et enregistrent dans la foulée leur second album "Fly to the rainbow".
Il y a évidemment un monde entre ce disque et "Lonesome crow". "Speedy's coming", le prologue ahuri et échevelé, fait tout de suite comprendre que nos Teutons ont remisé leur attirail d'envoûteurs et ont décidé de faire parler la poudre. Klaus a trouvé sa vraie voix, Rudolf a passé ses riffs à la meule à aiguiser, et il y surtout ce lyrique pyromane de Roth qui enflamme le tout. Certes, "Fly to the rainbow" n'est pas encore du pur Scorpions hard, il s'agit d'un album de transition ; la superbe ballade de "Fly people fly", le crescendo sophistiqué de "Fly to the rainbow" aux atmosphères parfois Pink Flyod, les préludes acoustiques où la voix de Meine monte et s'étire comme celle d'un Anderson dans Yes, tout cela montre que les Scorpions ne sont pas encore de purs fils de l'acier. Mais le reste exulte, vibre et pétille de belle façon. De toute évidence, la part d'Uli Roth dans cette éruption est énorme. Sa guitare pleine de verve et d'emphase, tantôt gouailleuse et agressive, tantôt incroyablement aérienne, transfigurerait, il est vrai, le rock le plus balourd. Mais celui des Scorpions est loin de l'être : Rudolf, passablement aidé par Michael, a pondu ici ses premières grandes oeuvres. Mais l'arc en ciel, c'est cet artiste de la nitroglycérine qu'est Uli. Ceux qui cherchaient le fils caché d'Hendrix venaient enfin de découvrir dans "Drifting Sun" , d'ailleurs chanté par Uli lui-même, dont la voix doucement éraillée prendra désormais régulièrement le relais de celle de Klaus , pourtant affirmée, affermie et superbe.
Les choses se mettent dès lors à bouger pour le groupe. Il se voit confier des premières parties conséquentes lors de tournées allemandes de groupes anglais (Edgar Broughton notamment). Un manager luxembourgeois leur ouvre les portes du Benelux et de la France, et ce d'autant qu'ils échangent Rosenthal contre un batteur belge, Rudy Lenners courant 1974. Certes, leurs premières incursions en France, en 1975, sont obscures et faméliques, mais ceux qui les virent alors ne furent plus près de les oublier : Scorpions est de ces groupes qui ne rechignent jamais à faire flamber somptueusement leur rock, ne serait de que pour vingt personnes. Mais il n' y a que ces groupes-là qui y arrivent, croyez-moi. Par contre, en Allemagne, la même année, on commence à comprendre que le poison hard de ces gaillards est plutôt virulent.
C'est d'abord Sweet qui regrette amèrement de les avoir pris en première partie car, passant après nos insatiables dérapeurs, ils ont franchement l'air de ce qu'ils sont, des gros lards. Peu après, au festival de Düsseldorf, nos Scorpions assomment tout le monde sur le coup de 3 du mat', et Ginger Baker alors avec son Airforce ou Savoy Brown, vedettes en titre, prennent un sérieux coup de vieux cette nuit là. Cela finit par mettre la puce à l'oreille à l'autre ingénieur-producteur allemand de renom, le fameux Dieter Dierks, qui décide de produire dans ses studios de Cologne ce petit animal teigneux qui fait peur aux plus gros mammouths. Cette association dure toujours, et son premier fruit est le légendaire, l'indispensable "In Trance", le bien nommé, l'album qui va tout débloquer.
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Afficher les messages 1-1 sur 1 de cette discussion.
Message initial: 19 déc. 11 22:45:03 GMT+01:00
Brutor dit:
Longtemps décrié, parfois vilipendé à l'époque des "Lovedrive" et "Animal Magnetism", cet album recelle pourtant de forts bonnes choses. Il serait dommage de passer à côté.
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