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L'habit ne fait pas le moine... ou le majordome,
24 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Albert Nobbs [Blu-ray] (Blu-ray)
À la fin du 19e siècle, à Dublin, une femme qui se fait passer pour un homme depuis 30 ans, aspire à un changement de vie.
Le problème avec les stars qui adorent les rôles de travestis c'est que, quelque soit leur talent, il est impossible de ne pas les reconnaître, impossible d'oublier le côté performance d'acteur. Il en allait ainsi de Julie Andrews dans "Victor/Victoria". Il en va de même avec Glenn Close dans "Albert Nobbs".
Close a joué ce rôle il y a 30 ans sur les planches (où l'illusion est plus facile à maintenir et avant qu'elle ne devienne une star) et elle rêvait d'en faire l'adaptation sur grand écran. Malheureusement, le temps qui a passé ne lui a pas été favorable et l'a éloigné de toute crédibilité : à l'instant où Albert Nobbs paraît, on reconnait en lui la femme qu'est Close et on ne croit pas à instant à son personnage. De plus, il faudra mieux qu'elle accepte un jour son âge : Nobbs s'est travestie à 14 ans, il y a 30 ans. On a du mail à croire que ce sexagénaire ait une quarantaine d'années...
Mais ce n'est pas tout, Nobbs est forcé de partager sa chambre avec un peintre. Je ne veux pas trop gâcher le suspense pour ceux qui voudront voir le film (et si vraiment vous êtes allergique au moindre spoiler, sautez ce paragraphe) mais comme ce fait intervient dans le premier quart d'heure, je pense pouvoir le révéler. On n'a aucun doute, l'homme qu'elle est forcée d'héberger est aussi... une femme. Janet McTeer n'a pas la notoriété de Glenn Close, le fait qu'on l'identifie tout de suite montre à quel point ce film est mal construit et peu crédible.
Mais acceptons un instant l'idée, suspendons notre incrédulité. Que se passe-t-il alors ? Un film long et dénué d'une vraie trame narrative. Un scénario sans véritable enjeu et une fin... alors là, une fin, qui tombe complètement à plat. On se demande alors quel était le propos de ce film...
Le blu-ray est cher pour un film dont la qualité d'image n'a pas été la préoccupation première. Et qui demeure d'une incroyable pauvreté, digne de l'Irlande au 19e siècle, en matière de bonus.
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