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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Cercle fermé (Broché)
On retrouve ici les personnages de Bienvenue au club, adolescents du Birmingham des années 70 devenus quadras dans la nouvelle Angleterre de Tony Blair. Très prenant et vite avalé en dépit de ses 500p., le roman dégage une infinie mélancolie. Qu'on ne s'attende pas à retrouver l'humour et les francs éclats de rire que suscitaient Testament à l'anglaise et la Maison du sommeil : même la satire des milieux d'entrepreneurs ultra-libéraux reste assez timide. La raison de ce changement de ton réside dans l'infinie tristesse qu'inspire à l'auteur l'évolution de l'Angleterre blairiste. Tristesse répercutée et amplifiée chez les personnages principaux, incapables de concilier leurs rêves de jeunesse et la vie terne que les circonstances de la vie les ont conduit à adopter (thème cher à Coe). Ce n'est sans doute pas un hasard si c'est aux détours de séjours en France, en Italie ou au Danemark que les personnages parviennent, fugitivement, à se réconcilier avec eux-mêmes : l'exil comme solution au mal-être ?Les derniers passages du livre consacrés à Benjamin sont proprement ahurissants de désespoir et figurent parmi les meilleures pages jamais écrites par Coe. Je suis prêt à parier que Benjamin Trotter va devenir un type littéraire : c'est la Madame Bovary de notre jeune siècle. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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