Le meilleur Mogwai, 28 septembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : mr beast (CD)
Le meilleur du combo écossais, et un des tout meilleurs albums de l'année. Tout à son "devoir de grisaille" et à sa modestie, il n'avait jamais jusqu'alors livré un album aussi cohérent, aussi lumineux. Rien à jeter dans ce recueil de mini-symphonies pour guitares saturées, piano, basse, synthé et batterie (et voix, parfois), et quelques sommets où s'impose enfin une patte, un vrai son Mogwai, transcendant les nombreuses influences du groupe (de Glen Branca à My Bloody Valentine jusqu'à Sigur Ros, en passant par toute la nébuleuse noisy et notamment le trop sous-estimé et pourtant séminal Swervedriver - grande cause perdue des années 90). Les majestueux orages soniques (Glasgow Mega Snake, Travel Is Dangerous, We're No Here, le superbe Folk Death 95) alternent avec des titres plus apaisés (Acid Food, comme sorti d'un album de Air, Team Handed, Emergency Trap, I Chose Horses et sa voix parlée) et dessinent autant de vastes paysages mentaux, bande-son idéale de nos hivers intérieurs dont ils réchauffent les couleurs. Au sommet, le sublime "Friend of the night" et ses entêtantes cadences ternaires, déclinées sur trois simplissimes arpèges de guitare et piano croisés, dont l'ampleur mélancolique évoque une "montée au calvaire" à vous fendre l'âme en deux. Michael Mann, le plus brillant sculpteur d'ambiances du cinéma américain, ne s'y est pas trompé, puisque deux titres de "Mr Beast" se retrouvent en bonne place sur la BoF du très réussi "Miami Vice". PS : l'album mérite de très nombreuses écoutes, car il se bonifie à chaque fois jusqu'à devenir indispensable.
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Le meilleur Mogwai
Le meilleur du combo écossais, et un des tout meilleurs albums de l'année. Tout à son "devoir de grisaille" et à sa modestie, il n'avait jamais jusqu'alors livré un album aussi cohérent, aussi lumineux. Rien à jeter dans ce recueil de mini-symphonies pour guitares saturées, piano, basse, synthé et batterie (et voix, parfois), et quelques sommets où s'impose enfin une patte, un vrai son Mogwai, transcendant les nombreuses influences du groupe (de Glen Branca à My Bloody Valentine jusqu'à Sigur Ros, en passant par toute la nébuleuse noisy et notamment le trop sous-estimé et pourtant séminal Swervedriver - grande cause perdue des années 90).
Les majestueux orages soniques (Glasgow Mega Snake, Travel Is Dangerous, We're No Here, le superbe Folk Death 95) alternent avec des titres plus apaisés (Acid Food, comme sorti d'un album de Air, Team Handed, Emergency Trap, I Chose Horses et sa voix parlée) et dessinent autant de vastes paysages mentaux, bande-son idéale de nos hivers intérieurs dont ils réchauffent les couleurs.
Au sommet, le sublime "Friend of the night" et ses entêtantes cadences ternaires, déclinées sur trois simplissimes arpèges de guitare et piano croisés, dont l'ampleur mélancolique évoque une "montée au calvaire" à vous fendre l'âme en deux.
Michael Mann, le plus brillant sculpteur d'ambiances du cinéma américain, ne s'y est pas trompé, puisque deux titres de "Mr Beast" se retrouvent en bonne place sur la BoF du très réussi "Miami Vice".
PS : l'album mérite de très nombreuses écoutes, car il se bonifie à chaque fois jusqu'à devenir indispensable.
Blits "brunetol"
28 septembre 2006
- Général:
5

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Détails de l'évaluation
Lieu : France
Classement des meilleurs critiques: 3.300
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