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14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le serpent mors encore, 9 avril 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Forevermore (Edition limitée inclus DVD) (CD)
Qu'il est difficile d'avoir un passé prestigieux, car quoi qu'on fasse, la comparaison est toujours de mise. Prenons David Coverdale par exemple... Il était encore inconnu qu'il enregistrait en 1973 « Burn » avec Deep Purple. 5 ans plus tard il fondait Whitesnake, dont le hard-rock bluesy allait progressivement conquérir la planète entière avec des albums aussi influents que « Trouble », « Love hunter », « Ready `n willing », avec Jon Lord à l'orgue hammond. Le « Live in the heart of city » , maitre-étalon du genre, résume à lui seule cette période glorieuse du hard britannique. Whitesnake a ensuite marqué la scène musicale des années 80 en offrant des galettes de plus en plus rutilantes et chromées, dont « Whitesnake 1987 » est le point d'orgue (d'ailleurs, il n'y a point d'orgue -exit Jon Lord- mais des synthés classieux !!). Exit le vieux blues hérité de Free et de Cream, place au « hair metal » dont Whitesnake, en s'installant aux States, devient le chef de file. Coverdale change de coiffeur et de femme, s'adonne à la chirurgie esthétique et Whitesnake perd beaucoup de son âme en perdant son duelliste de guitaristes bluesy (Bernie Marsden et Micky Moody, notamment). « 1987 » fut un succès planétaire... Coverdale, qui ne s'en est jamais remis, essaie depuis de reproduire la formule, sans y réussir totalement. Pour preuve « Slip of the tongue », « Restless heart » (à moindre mesure) et surtout « Good to be bad », albums sympathiques et agréables mais tout de même peu marquants avec le recul (mais tout est une question de goût). Personnellement, je n'attendais pas forcément grand chose de « Forevermore » et par conséquent je suis plutôt satisfait du résultat : je le trouve globalement plus varié et moins surproduit que son prédécesseur. Les mélodies font souvent mouche, même s'il plane une impression de « déjà entendu ». Le seul véritable défaut de « Forevermore » est d'être un peu trop long (il avoisine les 70mn) et de comporter quelques chansons pénibles, comme ces ballades sirupeuses, mille fois rabâchées (la gluante « easier said than done »). L'album commence fort avec des 3 titres francs du collier dont le single enthousiasmant « love will set you free », digne des standards de « 1987 » (la vidéo met en scène la sexy Cindy, madame Coverdale à la ville, dans ses activités de go-go danseuse acrobatique). Puis vient la ballade citée plus haut et un « tell me how » sans envergure, repiquant sans vergogne le riff de « still of the night ». « I need you », avec son refrain léger et accrocheur, nous renvoie aux fastes de « Slide in it », avant une nouvelle ballade (« one of the these days »), country US celle-là, moins chiante que la première mais pas brillante pour autant. Qu'il semble loin le temps des « soldier of fortune », « blindman » et autre « we wish you well ». « love will treat me right » avec sa slide guitar renoue aussi avec le style plus vintage de l'époque Micky Moody et ça me plait bien. Le pétaradant et couillu « dogs in the streets » est dans le genre du « bad boys » de « 1987 » et ça fait toujours plaisir . La nouvelle ballade, « fare three well » est nettement meilleure que les deux autres : sans être géniale, elle dégage un peu plus d'émotion, notamment grâce à la voix de David. Il faut d'ailleurs signaler que Coverdale chante encore excellemment bien sur cet album en évitant de forcer dans les aigus (ce qu'il faisait encore beaucoup trop sur « Good to be bad »). L'alerte qu'il a eu lors de la précédente tournée (écourtée pour cause d'extinction de voix du maître-chanteur) a du lui mettre du plomb dans la tête. Le zeppelinien « whipping boy blues » est peut-être le titre où David se laisse le plus aller dans ses hurlements à la Robert Plant, et c'est un pur bonheur, mais Coverdale doit y aller mollo pour ne pas définitivement perdre sa belle voix. Le nouveau batteur Brian Tichy (ex Foreigner et Billy Idol) introduit le turbulent et gueulard « no evil ways », pas grandiose en évoquant Van Halen et Aerosmith, avec un clin d'aeil à Cream à un moment. Le chef d'aeuvre de « Forevermore », c'est son morceau-titre conclusif, s'étalant sur plus de 7mn. Il s'agit du premier titre progressif jamais écrit par David Coverdale (aidé ici par le guitariste Reb Beach), meilleur encore que les épiques « sailing ships » (« Slip of the tongue ») ou « till the day I die » (« Come and get it »). Au final, ce nouveau Whitesnake sans être révolutionnaire, ni même un peu original, se révèle une très bonne surprise pour les fans de Coverdale. Ceux qui l'ont enterré trop vite en seront pour leur frais.
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Message initial: 10 avr. 11 00:46:15 GMT+02:00
excellente critique, et assez d'accord avec toi. au moins il est largement supérieur à son prédécesseur, et même si on est bien loin des albums que tu cites, çà tient la route, on tape du pied, malgré pâs mal de morceaux inutiles. VU

Publié le 27 avr. 11 18:00:00 GMT+02:00
Longue critique mais intéressant et juste point de vu d'un ancien qui comme moi a du vivre les meilleures années du groupe (Et même peut-être présent à Donington en 83? qui sait?). A part que pour moi l'album 1987 était certes bon mais déjà trop "hair métal hurleur", après un Slide It In et un Saint'n'Sinners en apothéose. J'écouterai certainement ce Forevermore mais il y a fort à parier que, comme ses prédécesseurs, je ne l'achèterai pas. Et quid du DVD inclus?

En réponse à un message antérieur du 6 juil. 11 19:47:15 GMT+02:00
bof le DVD : tres beauf et tres bof ! a + , et même constat amer que franky le finisseur, mais bon, c'est quand même mieux que l'horreur absolue parue il y a deux ans : "bad to be so bad". Just'in remark : Till the day I die............. impossible de l'égaler, et tant que vous y êtes tous, branchez vous sur You tube, cliquez Marsden-Moody, avec ce titre, asseyez vous-appuyez sur play, et ensuite .... pleurez ! Whitesnake était immense.

Publié le 9 mars 12 08:18:25 GMT+01:00
Mord.
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