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3.0 étoiles sur 5 Religionnaire - Destination Rock, 30 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Road Salt Two (CD)
Hélas pour les troubadours concernés, ce second volet n'était pas aussi attendu que le premier, notamment pour ceux qui déplorent l'orientation prise par le collectif depuis Scarsick. Or le Religionnaire ne saurait oublier que Pain of Salvation demeure l'une des rares formations contemporaines estampillées "prog" à pouvoir être considérée comme audacieuse, une notion à manier avec toute la précaution qu'impose la relativisation. D'un côté, le mélomane pourrait rétorquer que l'approche nostalgique demeure, qu'elle n'a fait que se déplacer d'une décennie vers une autre, du symphonique soixante-dix à l'alternatif quatre-vingt-dix, de Yes à Faith No More, de Focus à Stiltskin (souvenir). De l'autre, certains auditeurs dont l'esprit sait vagabonder au-delà d'une double croche observeront que cette stratégie visait en partie à échapper au carcan du prog nostalgique, un style finalement aussi austère et limité que le public concerné. Si "progressif" et "alternatif" demeurent rockologiquement assimilés au brassage, le premier restreindra toujours davantage son rayonnement en suscitant un élitisme plus marqué. Il convient par ailleurs de préciser qu'il ne s'agit aucunement, ou presque pas, d'une question de génération : l'extrémisme n'a pas d'âge. En misant ainsi sur un public plus ouvert, Pain of Salvation s'offre la possibilité d'une véritable libération, artistique et populaire, à condition que les années quatre-vingt-dix ne restent qu'une étape vers un affranchissement plus définitif.

Cette seconde salaison sonne immédiatement mieux que la première, du moins à l'écoute des trois premières "vraies" chansons. Ces quelques riffs simples et efficaces sur un fond ambiancé instable, oscillant entre un orientalisme factice et la bouse purifiée du sud des États-Unis, le tout parfumé au cannabis "light", ne manquent pas de réjouir le Religionnaire. Hélas, l'effondrement lent et pénible qui suit ne fait que confirmer encore et toujours la même prophétie : "un double album, même déguisé, n'est qu'un simple album qui s'ignore". Il sera donc conseillé aux mélomanes les plus courageux de procéder à une sélection des meilleurs ou moins mauvais échantillons des deux épisodes pour constituer une œuvre digne de ce nom. Le Religionnaire recommande une fois de plus d'éliminer les performances les plus longues qui sont encore ici les plus barbantes, notamment quelques morceaux d'épouvante parodiant la parodie initiée par Uriah Heep il y a quarante ans, l'une d'entre elles étant ponctuée d'insupportables mantras amphétaminés ("Into the wild!!!"). Les ballades se révèlent heureusement mieux conçues que chez Dream Theater (le contraire serait surprenant), la première gagnant même sa place dans la fameuse sélection tant son petit riff s'avère charmant. Si le Religionnaire ne salue donc pas forcément ce résultat insuffisamment consistant, il apprécie la démarche et encourage les suédois à gravir les décennies qui les séparent encore du temps présent.
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Afficher les messages 1-1 sur 1 de cette discussion.
Message initial: 24 déc. 12 16:28:14 GMT+01:00
Barclau dit:
Nous sommes d'accord sur un point, Dream Theater font les pires ballades qui soient, pires que Black Label Society
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Lieu : Paris, France

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