8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
Un Tabucchi espiègle, 13 janvier 2003
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Requiem (Poche)
Il y a d'abord le Tabucchi élégant, celui qui frappe tout de suite, économe, précis, sourcilleux. Parfois même, il y a un Tabucchi qui pousse l'élégance jusqu'à en être pédant, comme dans "Il se fait tard, de plus en plus tard". Mais il y a aussi un Tabucchi qui parfois se fait espiègle, jovial, presque bon enfant à sa manière. Si le Requiem n'est pas le plus connu de ses livres, il est irrésistible. Construit comme l'inoubliable "Nocturne Indien", comme un savant enchevêtrement du rêve et de la réalité, il glisse presque vers le grotesque, l'autodérision et fourmille d'admirables portraits des petites gens de Lisbonne: chauffeurs de taxi, serveurs, maîtresses de maison, gardiens de cimetières, gitans, contrôleurs de train... Avec le Requiem, Tabucchi se fait grivois et parvient à nous arracher des éclats de rire. En préambule, il prévient son lecteur en citant Drummond de Andrade: "Ce qui vient de la rue me suffit, sans message, et qui, tout comme nous nous perdons, à son tour s'est perdu". Objectif atteint, mention Très honorable.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
Requiem 2264019468
Antonio Tabucchi
Editions 10/18
Requiem
Bienvenue
Un Tabucchi espiègle
Il y a d'abord le Tabucchi élégant, celui qui frappe tout de suite, économe, précis, sourcilleux. Parfois même, il y a un Tabucchi qui pousse l'élégance jusqu'à en être pédant, comme dans "Il se fait tard, de plus en plus tard". Mais il y a aussi un Tabucchi qui parfois se fait espiègle, jovial, presque bon enfant à sa manière. Si le Requiem n'est pas le plus connu de ses livres, il est irrésistible. Construit comme l'inoubliable "Nocturne Indien", comme un savant enchevêtrement du rêve et de la réalité, il glisse presque vers le grotesque, l'autodérision et fourmille d'admirables portraits des petites gens de Lisbonne: chauffeurs de taxi, serveurs, maîtresses de maison, gardiens de cimetières, gitans, contrôleurs de train... Avec le Requiem, Tabucchi se fait grivois et parvient à nous arracher des éclats de rire. En préambule, il prévient son lecteur en citant Drummond de Andrade: "Ce qui vient de la rue me suffit, sans message, et qui, tout comme nous nous perdons, à son tour s'est perdu". Objectif atteint, mention Très honorable.
anonymous
13 janvier 2003
- Général:
5

|
|