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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les jours heureux : Le programme du Conseil national de la Résistance de mars 1944 : comment il a été écrit et mis en oeuvre, et comment Sarkozy accélère sa démolition (Broché)
"Les jours heureux par le C.N.R" est le titre de la première édition clandestine parue le 24 mars 1944 dans la France occupée par les nazis. Le second titre de cette publication majeure, qui a inspiré toutes les politiques sociales de l'après-guerre, à qui nous devons la Sécurité Sociale (retraite, santé), la reconstruction de la France, une politique de citoyenneté n'excluant pas du tout la liberté d'entreprise, l'ouverture sur l'Europe, ce second titre définissait la brochure : "Programme du Conseil National de la Résistance (C.N.R.)".L'ouvrage commence par la reproduction de ce programme, d'une force étonnante, dont le second article, s'inscrivant dans l'esprit du premier, est la confirmation de la lutte armée : "traquer et punir les agents de la Gestapo et de la Milice de Darnand ainsi que les mouchards et les traîtres". Le C.N.R. regroupa toutes les familles politiques engagées dans la lutte contre l'Occupant allemand, contre la collaboration, pour la Libération de la France et l'affirmation, simple en soi dans l'expression : "Liberté, égalité, fraternité". Simplicité des textes, tous unanimement approuvés, par les représentants des partis et organisations syndicales de gauche à droite, ce programme fut élaboré dans la difficulté des opérations clandestines, des traques, des arrestations, des déportations, des assassinats et tortures. 50.000 résistants sont morts pour la France. Jean Moulin fut l'inspirateur de ce programme, sous la direction volontaire du Général de Gaulle, et son accoucheur. Daniel Cordier, dans son sublime ouvrage d'histoire, secrétaire particulier de Jean Moulin, FFL, "Alias Caracalla" retrace la constitution du C.N.R, dont la direction sera reprise, après la mort de Moulin, par Georges Bidault. Rien n'allait pourtant de soi au commencement : 1/ suspicion des communistes l'allégeance au pacte germano-soviétique était encore fraîche, 2/ ralliement massif de la SFIO (parti socialiste) au maréchal Pétain (vote des pleins pouvoirs, collaboration de plusieurs figures de ce parti - cf. "Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance" de l'historien Simon Epstein, dont l'honneur fut sauvé par des résistants très engagés tels que Gaston Defferre du réseau Brutus (voir "Pierre Sudreau : Un homme libre"), 3/ l'entente entre divers courants (proche des américains, Henri Frenay et gaulliste, Jean Moulin - par exemple), 4/ la découverte, par la gauche politique résistante, que la droite aussi était engagée dès la première heure ("Des royalistes dans la Résistance" de François-Marin Fleutot au contraire de Maurras, responsable de l'Action Française, qui était maréchaliste, antisémite et contre la Résistance...). Rien n'était simple. Ce qui va de soi, le respect de l'héritage du combat de nos Français libres, le pacte social entre générations, un modèle français d'ouverture et d'assimilation, traduit dans le sang, les larmes, le sacrifice de l'élite de notre Nation, n'est plus. 4 octobre 2007, l'ex-maoïste Denis Kessler, vice-président du MEDEF, déclare : "Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer et le gouvernement s'y emploie....Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance !" Kessler traduit 30 années de néolibéralisme à l'oeuvre, commencées sous Giscard, accélérées par Delors - 1983 - encensées par Jospin et en voie d'achèvement par "l'homme qui rit dans les cimetières", le supposé Président, Nicolas Sarkozy, blagueur au Plateau des Glières, dans le plus total mépris des Résistants morts pour la France. Les auteurs décrivent bien la destruction programmée du C.N.R, de l'exposition du citoyen aux barbaries financières, de l'appauvrissement de nos droits, de notre vie au nom d'un idéal contraire. L'actualité des "jours heureux" était une évidence pour moi - fils et petit-fils de Résistants ayant notamment sauvé des Juifs, proche de Bertrand Renouvin (fils de Jacques Renouvin, Chef national des Groupes Francs de Combat, torturé, mort à Mauthausen en janvier 1944 cf. "Dictionnaire historique de la Résistance")- depuis de nombreuses années. La sensibilité familiale, historique, gouverne mon combat de citoyen - voir la description de mon profil sur ce site. Je passe par dessus les quelques faiblesses relevées tant l'argumentation est fondée et riche. NB : merci Gracchus35 de m'avoir invité à découvrir ce livre salutaire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles Remarques
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Message initial:
14 mai 10 09:06:26 GMT+02:00
[Supprimé par Amazon le 19 mai 10 17:48:04 GMT+02:00]
Publié le
14 mai 10 17:14:00 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 14 mai 10 17:14:22 GMT+02:00
BAGRATION dit:
Cher Latour,
Je crains, au regard de ce commentaire, que nous ne soyons déjà "ad patres". Grâce à Dieu, l'énorme raz de marée qui se prépare devrait nous rappeler d'entre les Morts. En ce qui concerne l'inqualifiable conduite de N.S. aux Glières, je partage entièrement votre indignation. Pour le reste, je vois que vous avez hérité de mon morpion. Permettez-moi de porter avec vous ce fardeau anéantissant de bêtise, confondant d'imbecillité et stupéfiant de vide. Entre camarades de Front, cela se fait. Amicalement
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14 mai 10 23:16:33 GMT+02:00
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16 mai 10 12:28:37 GMT+02:00
Leonore54 dit:
Cher Lathour,
vos commentaires sont pour moi, un délice et ils soutiennent généralement mes choix d'un ouvrage. Malheureusement, je n'ai bien souvent que peu de temps ou la flemme de laisser des commentaires sur les livres que je lis, mais mes avis sont assez proches des vôtres. Cela dit, je comprends que l'on puisse aimer ou non un ouvrage, mais je conçois beaucoup moins un tel acharnement d'un lecteur envers un autre. D'autant que la lectrice citée, n'a malheureusement que sa jalousie quasi haineuse à vous opposer, pour des raisons qui la regardent, et qu'aucun contre-argument tangible ne vient étayer ses prises de position, non par rapport au livre, mais par rapport à vos commentaires.Cet état de fait la décrédibilise de fait! désolée de ne pas avoir réussi à me contenir suffisamment pour ignorer cette personne, ce que je ferais dorénavant,mais cet espace d'échange qui nous est permis sur amazon, doit nous servir à nous améliorer, à échanger, à questionner mais en aucun cas,à nous manquer de respect. amicalement
En réponse à un message antérieur du
16 mai 10 16:38:21 GMT+02:00
[Supprimé par Amazon le 9 mars 12 10:45:50 GMT+01:00]
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17 mai 10 08:25:46 GMT+02:00
[Supprimé par Amazon le 19 mai 10 18:07:02 GMT+02:00]
Publié le
17 mai 10 12:40:30 GMT+02:00
gracchus35 dit:
bonjour Latour,
désolé de voir - après un petit moment d'absence sur le site - que les dialogues sont parasités par des questions, disons, plus qu'annexes. A l'heure où les banques se sucrent sur les peuples, où l'on poursuit la démolition de la sécu - (voir le "débat" lamentablement consensuel auquel se livrent nos éditocrates), il me semble que ce bouquin est d'une brulante actualité. Sa diffusion est hélas sans doute limitée à quelques cercles militants (j'ai vu la référence dans l'Huma, la petite mais réjouissante revue Fakir, dirigée par F.Ruffin - l'auteur du chapitre sur la presse- y a consacré un dossier ; je doute que Le point en ai fait la chronique, mais ça fait longtemps que je ne suis pas allé chez le dentiste). Cordialement G35
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17 mai 10 19:13:30 GMT+02:00
[Supprimé par Amazon le 9 mars 12 10:45:57 GMT+01:00]
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18 mai 10 08:43:51 GMT+02:00
[Supprimé par Amazon le 19 mai 10 18:07:14 GMT+02:00]
Publié le
23 mai 10 19:21:35 GMT+02:00
Michel dit:
Je fais partie avec quelques camarades d'un petit groupe de réflexion sur des thèmes touchant au "bien public" et aux perspectives d'une (éventuelle) sortie de la crise actuelle. L'un des points de nos discussions est : que peut-on sauver de l'esprit des réformes de 1945 face à l'actuelle entreprise de démolition ?
Je m'empresse de mettre ce livre dans mon panier. |
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