|
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
Ce commentaire fait référence à cette édition : France Culture : La destruction programmée d'une université populaire (Broché)
J'ai un point commun avec la mère de l'écrivaine Catherine Cusset : non, aucun de mes rejetons n'a encore percé en littérature. C'est plus simple que cela: je compte parmi les auditeurs fidèles, enthousiastes, voire carrément accros de France Culture. C'est donc tout naturellement que je me suis jeté sur ce court essai signé Patrick Broguière.Le sous-titre donne le ton de l'ouvrage : l'auteur s'insurge contre les orientations récentes de la radio en matière de programmation. La "destruction programmée" dont il est question correspond au tournant stratégique des années 97-99, lorsqu'une nouvelle direction se donna pour objectif de faire de cette station une chaîne "comme les autres". Après le printemps radiophonique, venait enfin le temps redouté et pourtant attendu de la normalisation, les chars en moins, mais avec une certaine brutalité quand même, d'après l'auteur. La qualité du livre est d'expliquer clairement et de manière concise (merci) ce qui distinguait le France Culture d'avant 97 des autres stations. Il montre également ce qui a changé depuis. J'ai apprécié ce que Broguière écrit des auditeurs, je me suis bien retrouvé dans la description de ce qui fait l'attrait de la station. Difficile également de ne pas acquiescer aux critiques pertinentes, justes et mesurées portées sur les nouvelles grilles. J'ai aimé ce livre parce qu'il évoque une page d'histoire de ma station préférée. Les arguments de Broguière sont convaincants, malgrè cette pointe d'amertume de celui qui ne crois plus vraiment au retournement providentiel. Comme nous d'ailleurs. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
Détails de l'évaluationArticle
D'occasion et Neuf à partir de : EUR 5,00
Commentateur
![]() |