Les Jeux de la fin, 30 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hunger Games, Tome 3 : La révolte (Broché)
Débarrassons-nous d'avance des points négatifs : oui j'ai remarqué comme beaucoup d'autres les quelques faiblesses de l'écriture, de l'intrigue et de la psychologie des personnages. Oui, ce dernier tome ne répond pas à toutes les questions, oui il présente quelques longueurs. Et je ne parle pas des nombreuses fautes de français impardonnables relevées dans l'édition française. Mais voilà, les Hunger Games sont captivants. Ce n'est pas seulement qu'après avoir terminé un tome on a immédiatement envie de lire le suivant, c'est aussi et surtout ces fins de chapitres qui ne permettent pas de poser le livre. Suzanne Collins a le don de nous mettre l'eau à la bouche avec des rebondissements. Et là où ça marche vraiment, pour moi en tout cas, c'est que j'ai tellement envie d'avancer dans le livre que je lis naïvement ce qui m'est donné sans me poser de questions et que les rebondissements sont donc, la plupart du temps, inattendus. Parlons de ce dernier tome, puisque c'est celui que j'ai choisi de commenter. Katniss a beaucoup souffert et hésite à tenir le rôle du geai moqueur que les rebelles, très pressants au demeurant, lui demandent d'endosser. D'aucuns ont été déçus de voir Katniss se faire ainsi mener à la baguette. Personnellement j'ai trouvé que c'était très cohérent : Suzanne Collins ne cherche pas à nous faire croire que Katniss est l'héroïne par excellence. Certes, elle est courageuse, mais dès le début l'auteur nous a montré ses failles et les Jeux l'ont brisée comme ils auraient brisé n'importe qui. Elle est le symbole d'une révolution qui la dépasse totalement, elle qui aspire seulement à protéger sa famille et qui doit faire le deuil de sa vie dans le district douze. De ce point de vue, Suzanne Collins ne ménage ni ses personnages, ni ses lecteurs. En témoignent les morts à la pelle, ou encore le triste sort de Peeta et le basculement de Gale dans un côté plus-rebelle-tu-meurs qui laissent à penser que Katniss ne choisira ni l'un ni l'autre. Qu'on préfère Peeta ou Gale (car tout le monde prend parti, comme je l'ai vu dans les autres commentaires), on apprécie l'honnêteté, la gentillesse, l'affection qu'il a pour Katniss du premier et le courage, la lucidité, le caractère volontaire du deuxième. Bon, j'avoue que j'ai toujours préféré Peeta, allez savoir pourquoi. Le fait est qu'ils souffrent, et nous aussi. C'est d'autant plus dur que, même si c'est un monde qui ne ressemble plus tellement au nôtre, on y sent comme quelque chose de bien réel avec des êtres humains, rien que des êtres humains. Quant à la fin, c'est toujours le point qui fâche dans ce type d'histoire. Certains ont dit qu'elle était décevante. Certes, il y a une pointe de fatalisme (encore des jeux, ceux de la vie) mais une bonne dose d'espoir, la promesse d'un monde nouveau en somme et d'un peu de bonheur simple. La lecture de cette trilogie aura été marquante, c'est le moins qu'on puisse dire. Vous auriez tort de vous en priver, même si vous n'êtes plus vraiment un ado. C'est un objet de divertissement et un objet de réflexion. Je n'en demande pas plus à un livre pour me plaire. Alors, j'ai aimé. Réel ou pas réel ? Réel.
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Hunger Games, Tome 3 : La révolte 2266182714
Suzanne Collins
Pocket
Hunger Games, Tome 3 : La révolte
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Les Jeux de la fin
Débarrassons-nous d'avance des points négatifs : oui j'ai remarqué comme beaucoup d'autres les quelques faiblesses de l'écriture, de l'intrigue et de la psychologie des personnages. Oui, ce dernier tome ne répond pas à toutes les questions, oui il présente quelques longueurs. Et je ne parle pas des nombreuses fautes de français impardonnables relevées dans l'édition française.
Mais voilà, les Hunger Games sont captivants. Ce n'est pas seulement qu'après avoir terminé un tome on a immédiatement envie de lire le suivant, c'est aussi et surtout ces fins de chapitres qui ne permettent pas de poser le livre. Suzanne Collins a le don de nous mettre l'eau à la bouche avec des rebondissements. Et là où ça marche vraiment, pour moi en tout cas, c'est que j'ai tellement envie d'avancer dans le livre que je lis naïvement ce qui m'est donné sans me poser de questions et que les rebondissements sont donc, la plupart du temps, inattendus.
Parlons de ce dernier tome, puisque c'est celui que j'ai choisi de commenter. Katniss a beaucoup souffert et hésite à tenir le rôle du geai moqueur que les rebelles, très pressants au demeurant, lui demandent d'endosser. D'aucuns ont été déçus de voir Katniss se faire ainsi mener à la baguette. Personnellement j'ai trouvé que c'était très cohérent : Suzanne Collins ne cherche pas à nous faire croire que Katniss est l'héroïne par excellence. Certes, elle est courageuse, mais dès le début l'auteur nous a montré ses failles et les Jeux l'ont brisée comme ils auraient brisé n'importe qui. Elle est le symbole d'une révolution qui la dépasse totalement, elle qui aspire seulement à protéger sa famille et qui doit faire le deuil de sa vie dans le district douze. De ce point de vue, Suzanne Collins ne ménage ni ses personnages, ni ses lecteurs. En témoignent les morts à la pelle, ou encore le triste sort de Peeta et le basculement de Gale dans un côté plus-rebelle-tu-meurs qui laissent à penser que Katniss ne choisira ni l'un ni l'autre. Qu'on préfère Peeta ou Gale (car tout le monde prend parti, comme je l'ai vu dans les autres commentaires), on apprécie l'honnêteté, la gentillesse, l'affection qu'il a pour Katniss du premier et le courage, la lucidité, le caractère volontaire du deuxième. Bon, j'avoue que j'ai toujours préféré Peeta, allez savoir pourquoi. Le fait est qu'ils souffrent, et nous aussi. C'est d'autant plus dur que, même si c'est un monde qui ne ressemble plus tellement au nôtre, on y sent comme quelque chose de bien réel avec des êtres humains, rien que des êtres humains.
Quant à la fin, c'est toujours le point qui fâche dans ce type d'histoire. Certains ont dit qu'elle était décevante. Certes, il y a une pointe de fatalisme (encore des jeux, ceux de la vie) mais une bonne dose d'espoir, la promesse d'un monde nouveau en somme et d'un peu de bonheur simple.
La lecture de cette trilogie aura été marquante, c'est le moins qu'on puisse dire. Vous auriez tort de vous en priver, même si vous n'êtes plus vraiment un ado. C'est un objet de divertissement et un objet de réflexion. Je n'en demande pas plus à un livre pour me plaire.
Alors, j'ai aimé. Réel ou pas réel ? Réel.
Eternal Sunshine
30 juin 2012
- Général:
5

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