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Et pourquoi pas après tout?, 3 octobre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pour une politique de civilisation (Poche)
Dès l'introduction, Edgar Morin place la barre très haut: il s'agit ni plus ni moins de "régénérer la vie sociale, la vie politique et la vie individuelle". Mazette! Edgar n'est pas du genre à se moucher du coude! Sur sa lancée, il renverse le paradigme de notre civilisation moderne: le progrès économique et technique n'est pas (que) vecteur de bonheur; bien au contraire, il part du principe que nous sommes à un moment charnière où le tout économique, le tout technologique nuisent à la solidarité, la convivialité, la fraternité en créant de l'égocentrisme, de l'isolement, de l'immoralité et bien entendu détruisent l'environnement. Bref, ce que l'on sait et ce dont on se rend bien compte actuellement, le développement économique finit par créer du sous-développement humain s'il n'est pas lesté de fortes valeurs morales. Et Edgar d'en appeler à la revitalisation d'une économie solidaire, de proximité, privilégiant la qualité à la consommation imbécile à la (re)création d'emplois sociaux sans - et ça a son importance - rejeter la logique de marché dans ce qu'elle peut avoir d'efficace. Il n'y a pas de cohésion sociale sans progrès économique, mais le contraire est vrai également: il est grand temps de redéfinir les lignes de partage marché / contrôle public.
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Pour une politique de civilisation 2869595808
Edgar Morin
Arléa
Pour une politique de civilisation
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Et pourquoi pas après tout?
Dès l'introduction, Edgar Morin place la barre très haut: il s'agit ni plus ni moins de "régénérer la vie sociale, la vie politique et la vie individuelle". Mazette! Edgar n'est pas du genre à se moucher du coude! Sur sa lancée, il renverse le paradigme de notre civilisation moderne: le progrès économique et technique n'est pas (que) vecteur de bonheur; bien au contraire, il part du principe que nous sommes à un moment charnière où le tout économique, le tout technologique nuisent à la solidarité, la convivialité, la fraternité en créant de l'égocentrisme, de l'isolement, de l'immoralité et bien entendu détruisent l'environnement. Bref, ce que l'on sait et ce dont on se rend bien compte actuellement, le développement économique finit par créer du sous-développement humain s'il n'est pas lesté de fortes valeurs morales. Et Edgar d'en appeler à la revitalisation d'une économie solidaire, de proximité, privilégiant la qualité à la consommation imbécile à la (re)création d'emplois sociaux sans - et ça a son importance - rejeter la logique de marché dans ce qu'elle peut avoir d'efficace. Il n'y a pas de cohésion sociale sans progrès économique, mais le contraire est vrai également: il est grand temps de redéfinir les lignes de partage marché / contrôle public.
Aristide France
3 octobre 2008
- Général:
5

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