Commentaire client

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ne te bagarre pas avec les brutes et les goujats, 17 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hunky Dory (CD)
Hunky Dory est pour moi un disque spécial à de nombreux égards. Une des pierres angulaires de ma discothèque :
- Mon premier disque de Bowie, devenu depuis un de mes artistes fétiches.
- Ma première rencontre, intimidante d'abord puis vite rassurante, avec un classique intemporel du rock, avant les Beatles, les Stones, Elvis, le Velvet.
- Le disque sur les partitions duquel j'ai commencé à apprendre la guitare, bien que beaucoup de chansons soient jouées au piano.

Cette découverte fondatrice a eu lieu il y a près 20 ans, 20 ans après la sortie du disque, et encore 20 ans plus tard Hunky Dory n'a a l'évidence rien perdu de sa consistance ni de sa pertinence. Je l'ai écouté en boucle, j'ai cru en explorer le moindre de ses recoins mais aujourd'hui encore chaque nouvelle écoute me révèle des détails auxquels je n'avais pas suffisamment prêté attention.

Assez éloigné musicalement des deux albums qui l'entourent dans la discographie de Bowie, à savoir The Man Who Sold The World et Ziggy Stardust, bien plus agressifs et outrés, Hunky Dory est avant tout un disque ravissant rempli de magnifiques chansons pop, aux mélodies sophistiquées et accrocheuses et aux arrangements fastueux (piano, cordes, cuivres).
C'est beau, ensorcelant, facile à apprécier, agréable à l'oreille, remarquablement travaillé et inspiré.

Les quatre premières chansons s'appuient essentiellement sur un délicieux piano alerte, ainsi que sur la voix inimitable de Bowie. Parmi elles, le tube 'Changes' et son fameux refrain 'Ch-ch-ch-ch changes', le superbement enlevé 'Oh You Pretty Things' et ce que je considère comme une des plus étourdissantes chansons pop de tout les temps, la merveilleuse 'Life On Mars', dont je ne me lasserai je crois jamais.

La sémillante chanson écrite pour son fils Zowie, 'Kooks' est touchante et réjouissante. 'Kooks' et le primesautier 'Fill Your Heart' s'apparentent à des plaisirs coupables, des gourmandises dont on se délecte avec un peu de mauvaise conscience, légères et collantes, aux mélodies et arrangements qu'on aimerait débiner et trouver un peu faciles sinon racoleurs mais qui en fait nous remplissent systématiquement de joie et d'allégresse.

Chacune des deux faces se termine par un morceau plus tourmenté et surprenant, les magistraux Quicksand et The Bewlay Brothers, dont l'instrumentation et la tonalité générale rappellent beaucoup les longues compositions qu'on peut trouver sur Space Oddity.

Une bonne partie de la deuxième face remise les claviers pour faire la part belle aux guitares et aux hommages de Bowie aux artistes qui l'ont marqué. Andy Warhol, Song For Bob Dylan, les noms parlent d'eux-mêmes tandis que Queen Bitch puise son inspiration chez le Velvet de Lou Reed, et constitue une transition idéale vers le son plus musclé de Ziggy Stardust.

Touche à tout de génie très bien entouré, fan avisé de musique à l'affût des nouvelles (et futures) tendances, compositeur au sommet de son art, David Bowie digère à merveille ses influences pour proposer avec Hunky Dory un de ses premiers chefs d'oeuvre absolu, un des plus accessibles, qui demeure l'un des points culminants de cette période faste qui le verra enchaîner les disques exceptionnels tout au long des années 70.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non

[Ajouter un commentaire]
Publier un commentaire
Pour insérer un lien produit, utilisez le format : [[ASIN:ASIN titre-produit]] (De quoi s'agit-il?)
Amazon affichera ce nom avec vos soumissions, y compris les chroniques de clients et les posts de discussion. (Plus d'informations)
Nom :
Badge :
Ce badge vous sera affecté et apparaîtra avec votre nom.
There was an error. Please try again.
Consultez lintégralité des directives ">ici.

Remarque Officielle

En tant que représentant de ce produit, vous pouvez publier un commentaire officiel sur cette évaluation. Il apparaîtra immédiatement au-dessous de l'évaluation, quelle que soit l'emplacement où celle-ci est affichée.   Plus d'informations
Le nom et le badge suivants seront affichés avec ce commentaire :
Après avoir cliqué sur le bouton Publier, vous serez invité à créer votre nom public qui sera affiché avec toutes vos contributions.

Ceci est-il votre produit ?

Si vous êtes l'auteur, l'artiste, le fabricant ou un représentant officiel de ce produit, vous pouvez publier un commentaire officiel sur cette évaluation. Il apparaîtra immédiatement au-dessous de l'évaluation, quel que soit l'emplacement où celle-ci est affichée.  Plus d'informations
Sinon, vous pouvez toujours publier un commentaire normal sur cette évaluation.

Ceci est-il votre produit ?

Si vous êtes l'auteur, l'artiste, le fabricant ou un représentant officiel de ce produit, vous pouvez publier un commentaire officiel sur cette évaluation. Il apparaîtra immédiatement au-dessous de l'évaluation, quel que soit l'emplacement où celle-ci est affichée.   Plus d'informations
 
Délai système expiré

Nous n'avons pas pu vérifier si vous représentez le produit. Veuillez réessayer ultérieurement, ou réessayez maintenant. Sinon, vous pouvez publier un commentaire normal.

Puisque vous avez déjà publié un commentaire officiel, ce commentaire apparaîtra dans la section du commentaire ci-dessous. Vous pouvez également modifier votre commentaire officiel.   Plus d'informations
Le nombre maximal de commentaires officiels a été atteint. Le commentaire apparaîtra dans la section du commentaire ci-dessous.   Plus d'informations
Aller s'identifier
 

Remarques


Trier par: Le plus ancien en premier | Le plus récent en premier
Afficher les messages 1-1 sur 1 de cette discussion.
Message initial: 8 déc. 10 23:28:55 GMT+01:00
Pierre dit:
Bon commentaire!
Qu'écrire en effet en 2010 sur cet album, dont (presque) tout a déjà été dit?
Tout à fait d'accord avec "un de ses premiers chefs d'oeuvre absolu", un peu moins avec "compositeur au sommet de son art" (à moins que l'on ne considère qu'il l'a TOUJOURS été, jusqu'à SCARY MONSTERS en tout cas...)
Personnellement, j'aurais tendance à situer ce "sommet" un peu plus tard, disons vers 1976, et plus précisément avec STATION TO STATION, mais c'est là une question d'appréciation subjective, évidemment.
Enfin, bravo pour ton titre extrait de la chanson "Kooks", traduction (très correcte!) de "Don't pick fights with the bullies or the cads".
‹ Précédent 1 Suivant ›

Détails de l'évaluation

Article

4.5 étoiles sur 5 (20 commentaires client)
5 étoiles:
 (13)
4 étoiles:
 (6)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:
 (1)
 
 
 
Ajouter à votre liste d'envies
Commentateur


Lieu : Tours, France

Classement des meilleurs critiques: 418